‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1632 sur 1729 · TROU · texte numérisé non relu

TROU

arêtes; lo, Ironc de prisme quolconf|iio a pour mi^urc le produit (le sa base inférioiirc par la perperKliiiilairc abaissée sur cette base <lu centre de gravite de la base supérieure.

TRONCATELLE, Truncatella, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Paludinidées : coquille turricuiée, cylindrique, tronquée au sommet et sans épiderme ; ouverture courte, à bords contigus, et disposés dans un plan parallèle à l'axe. L'animal a la partie antérieure de la tête épaisse et biiobée; les tentacules sont courts; le pied est court, arrondi et divisé par un siphon médian. L'opercule est corné et mince. — Les Troncatelles ont des habitudes terrestres et habitent les pays chauds.

TRÔNE (jadis Ihrone, du lat. thronus, du gr. Ssoô'JOi], siège élevé, où les rois, les empereurs, etc., sont assis dans les fonctions solennelles de la souveraineté. Le trône est ordinairement élevé sur plusieurs marches et surmonté d'un dais. — Trône cpiscopal, siège qui est au liant du chœur, dans les églises calliédrales, et où l'cvèque se place quand il officie ponlificalement; un trône provisoire est dressé dans les églises autres que les cathédrales lorsque l'évoque vient y officier ou y administrer la confirmation.

Trônes, troisième ordre de la première hiérarchie céleste. Voy. ange.

TRONQlJÉ (du lat. truncalus). Cône tronqué, pyramide tronquée, prisme et parallélépipède tronqués. Voy. TRoxc.

Colonne tronquée, moitié de fût de colonne, servant de support à un vase ou à im buste. C'est aussi un fût de colonne brisé par le liant que l'on dresse sur une tombe.

TROOSTITE, var. manganési l'ère de Willémite {Voy. ce mol).

TROP/EOLUM, nom latin botanique de la Capucine.

TROPE (du lat. tropus, du gr. toô-tioî), nom donné en Rhétorique à toute figure dans laquelle on emploie les mots dans un sens détourné ou figuré, comme quand on (Ut cent voiles pour cent vaisseaux. Les principaux tropes sont : la métonymie, la calachrèse, la synecdoque, la métaphore, ['allégorie, Vallusion, la mctalepsc, l'hyperbole, la litote, l'ironie, clc. [Voy. ces mots). — Consulter le Traité des tropes de Uumarsais, et le Manuel des tropes de Fonlanier.

TROPÉOLÉES ou TROPiCOLÉEs, petite sous-famille de la famille des Géraniacées, a pour genre-type la Capucine [tropxolum) et ne renferme guère que des espèces originaires de l'Amérique.

TROPHÉE (du gr. TpOTratov). Dans l'origine, les trophées n'étaient qu'un simple faisceau d'armes enlevées àrcnncmi. et que l'on mettait sur un tronc d'arbre dont on avait coupé les Branches. Dans la suite, on ne se contenta plus de ces trophées peu durables, on en érigea de marbre et de bronze. Dans les triomphes, on portait des trophées devant le char du triomphateur. — Les trophées ont toujours été en usage, même chez les peuples étrangers à toute civilisation. Chez les anciens, les trophées étaient consacrés à Jupiter, à Mars et à Bellone. C'eût été un sacrilège de les renverser.

En Peinture et en Sculpture, on nomme trophée un ornement imité des trophées des anciens, et consistant, comme ceux-ci, en un groupe d'armes appcndu à une colonne, à une muraille, etc. — Par extension, on donne ce nom à des ornements représentant un assemblage des divers objets employés dans une science ou dans un art, et qui en font comme les attributs : c'est ainsi qu'on figure des trophées de musique, de chasse, d'agriculture, etc.

'TROPHOSPERME (du gr. Toocsôç, qui nourrit, ot cirspiia, çraiiie). Quelques Botanistes désignent ainsi le point de 1 ovaire auquel s'attachent les graines à l'aide du lunicule. Voy. placenta.

TROPIQUES (du lat. tropicus). On appelle ainsi les deux parallèles de la sphère terrestre situés, l'un dans ["•lémisphère boréal, l'autre dans l'hémisphère austral, à 23° 28' de l'équateur. Le premier est le tropique du Cancer, le second celui du Capricorne. Comme la longitude du soleil, le jour du solstice d'été ou d'hiver, est précisément de 25'' 28', il s'ensuit que les tropiques sont les parallèles terrestres, au zénith desquels le soleil passe a midi les jours des solstices. La position des tropiques varie lentement avec l'inclinaison de l'équateur sur lécliptique : la ville de Syène (Assouan) dans la Ute-Egvptc, qui était sur le tropique austral à l'époque d'Hipparque, puisque le soleil à midi, le jour du solstice d'été, y envoyait

ses rayons jusqu'au fond des puits, en est aujourd'hui à plus de 16'. — La partie de la surface de la terre comprise entre les deux tropiques a reçu le nom de zone lorride, parce que c'est là que la température moyenne est la j)lus forte. Voy. zone.

Année tropique. Voy. année.

TROP-PLEIN, vase dont le bord est échancré de manière que l'eau y arrivant ne puisse s'élever au-dessus de l'échancrure par laquelle l'excès d'eau s'écoule continuellement ; c'est un moyen, d'avoir un niveau constant.

TROQUE (de troquer, échanger; de l'espagn. irocar), nom donné sur la côte du Sénégal h un commerce qui s(; fait unicjuemenl par voie d'échange do denrées : on obtient les produits du pays en livrant aux naturels des articles d'Europe, de la poudre, des tissus tels que yuinées et autres.

TROQDE, Mollusque. Voy. trochus.

TROSCART, Triglochinus, genre de la famille des Juncaginées : c'est une plante herbacée, |)ropre aux lieux humides, tempérés et froids des deux hémisphères. Deux espèces, le 7'. des marais et le T. maritime, fournissent un excellent fourrage. Le premier est bisannuel, et croît sur les bords des étangs et dans les bois humides; le second est vivace, et se trouve dans les flaques d'eau salée, sur les bords de la mer.

TROT (de trotter, du lat. tolulare), allure du cheval el des autres bêles de somme (mulet, âne, chameau, etc.), entre le pas et le galop : c'est une allure sautée, eu deux temps, par bipèdes diagonaux, c.-à-d. que l'animai pose à la fois à terre un membre de devant et le membre de derrière opposé (par ex. droit de devant et gauche de derrière) tandis qu'il tient en l'air les deux autres membres. Sa vitesse moyenne est de 500 m. à la minute, mais dans l'armée le trot réglementaire est à la vitesse de 240 m. — Dans le trot ordinaire, le pied de derrière vient se poser à la place qu'occupait le pied de devant du même côté : dans ce cas l'animal se juge; dans le T. allongé, le pied de derrière vient se placer en avant de la place du pied de devant : l'animal se méjuge ; dans le T. raccourci, il se place en arrière : l'animal se déjuge. — Pour le cavalier, on distingue le 7'. assis, dans lequel le siège reste sur la selle, et le T. enlevé ou à l'anglaise, dans lequel le cavalier s'enlève sur ses élriers pendant une foulée sur deux de manière à éviter la réaction du cheval. Ce dernier, actuellement réglementaire dans l'armée, est moins fatigant pour le cavalier ainsi que pour sa monture. Les chevaux droits sur leurs boulets et qui lancent fortement leurs membres en trottant sont durs pour le cavalier, mais généralement très solides.

TROTTOIRS (de trotter). L'usage des trottoirs était général dans l'antiquité : les grandes routes, comme les rues des villes, en étaient bordées ; on voit encore à Pompéi les trottoirs de cette ville antique. Chez les modernes, le peu de largeur des rues et la multitude des voitures furent longtemps un obstacle à l'introduction des trottoirs. Londres la première les adopta vers le milieu du xvn" s. ; Paris na commencé à en avoir que depuis le commencement du xix° siècle. — La loi du 7 juin 1845 permet de déclarer d'utilité publicjue l'établissement de certains trottoirs, et de mettre à la charge des propriétaires riverains la moitié de la dépense. — Les premiers trottoirs furent faits en pavés refendus; on en fit eu (uile, en cailloux roulés, en briques posées de champ ; mais leurs aspérités, fatigantes pour les pieds, les ont fait abandonner pour le dallage en pierres [Voy. dalle) ; on en fait aussi beaucoup en bitume avec une bordure de granit.

TROU (du lat. barb. traugus), toute ouverture de forme à peu près circulaire, naturelle ou artificielle.

En Anatomie, on nomme trou l'orifice d'un canal, ainsi que toute cavité percée de part en part. Le trou de Dotal est une ouverture située dans la cloison médiane des oreillettes du cœur, et propre au fœtus : elle permet au sang de passer de l'oreillette droite dans la gauche sans traverser le poumon qui n'a pas encore respiré. Elle doit son nom à L. Botal, médecin du xvi" siècle ; il paraît toutefois qu'elle était déjà connue de Galien. — Le trou ovale est le trou maxillaire inférieur du sphénoïde. — Pour le trou occipital, voy. occiput.

Au jeu de Trictrac, on nomme troïc l'avantage de douze points, avantage que le gagnant marque par une fiche qu'il met dans un trou. Voy. tiucthac.

Trou du chat. Voy. hune.

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