TUMEUR
destinée à recevoir un I)ouchon percé d'un trou par lequel passe un tube. Tout appareil muni d'une ou de plusieurs tubulures est dit tubidé. La communication d'une cliaudièrc à vapeur avec ses bouilleurs, avec le tuyau de la pompe alimentaire et le tuyau de distribution, se fait au moyen de tubulures.
TUE- BREBIS, nom vulgaire de la Grassctte commune.
— Tue-chien, le Colchique d'automne, l'Aconit napel et la Noix vomique. — Tue-loup, l'Aconit lycoctone. — Tuemouche, une Agaricinée {Amanila muscarià). — Tuepoisson, la Daillèrc ou Clibadium.
TUF (du lai. tophus). On donne vulgairement ce nom à un sous-sol compact et improductif, qu'on trouve dans certains pays au-dessous de la terre végétale. — Dans une acception plus rigoureuse, le mot tuf s'applique aux dépôts calcaires, ordinairement poreux, que certaines eaux très calcaires déposent sur le sol où elles coulent. Ces tufs sont plus ou moins fins, plus ou moins résistants. Quelquefois ils s'émiettent sous les doigts : d'autres fois ils sont assez durs pour recevoir un poli comparable à celui du marbre. Quelques-uns, notamment en Italie, sont employés comme pierre de construction. L'origine des tufs est analogue à celle des stalactites : ils résultent de ce
aue les eaux chargées de calcaire à la faveur d'un excès 'acide carbonique, déposent ce calcaire, en perdant leur acide au contact de l'air. On trouve un exemple de dépôts de ce genre au château d'Etuf (Hte-Marne). — On appelle tufs volcaniques, des roches à texture lâche et poreuse qui résultent de l'accumulation des cendres volcaniques soit au fond de la mer, soit à la surface du sol.
TUFFEAU ou tufau, variétés de craie moins compacte et moins homogène que la craie blanche, durcissant à l'air, généralement micacée et de couleur jaunâtre. Elle forme des dépôts considérables dans une partie du bassin de Paris, notamment dans la Touraine. On l'exploite comme pierre à bâtir; mais elle ne fournit que des matériaux de qualité médiocre. Quand elle est ameublie par les agents atmosphériques, on l'emploie souvent au marnage des terres. — On désignait autrefois sous le nom de craie tuffeau l'étage turonien. Voy. ce mol.
TUILE (du lai. tegula), carreau de peu d'épaisseur, qui, de même que la brique [Voy. ce mot), est fait de terre grasse pétrie, séchée et cuite au four, et dont on se sert pour couvrir les bâtiments. On appelle : T. plates ou à crochet, celle dont on se sert ordmairement pour couvrir les maisons; T. failitres ou courbes, celles qui sont larges, de forme circulaire et destinées à couvrir les faîtages des maisons ; T. cornières ou gironnées, celles qui se mettent sur les angles, arêtes ou encoignure des toits.
— Les fabriques de tuile prennent le nom de tuileries. Tuile se dit également de morceaux de marbre, de
pierre ou de métal, qui servent aux mêmes mages que les tuiles de terre cuite. On a fabriqué des tuiles de ce genre en fer, en tôle, en verre, etc.
En termes de Draperie, tuile se dit d'une petite planche recouverte d'un mastic, avec laquelle les tondeurs donnent aux draps la dernière façon : cette opération s'appelle tuilage.
TUILÉE, nom vulgaire de la Tridacne géante et de la Tortue caret. Voy. ces mots.
TUILER : c'est, en termes de Franc-Maçonnerie, constater si celui qui se dit maçon l'est réellement.
TUIT, un des noms vulgaires du Pouillot.
TULIPE (du persan), Tjdipa, genre de la famille des Liliacées, type de la tribu des Tulipacées, renferme des plantes herljacées, qui naissent d'un bulbe solide, blanc, recouvert d'une tunique brune ou marron; leurs tiges nues sont munies de 2 à 4 feuilles lancéolées, embrassant la tige, pliées en gouttières, d'un vert glauque, et portent une ou deux fleurs inodores, grandes, en forme de cloche. La plus belle espèce est la Tulipe des jardins ( T. gesneriana), qui varie à l'infini, par la couleur de sa fleur, ainsi que par le nombre et la distribution de ses nuances. Elle est origmaire de Syrie, et croît naturellement dans les montagnes de la Savoie. Gesner la vit pour la première fois a Augsbourg, en 1559, dans le jardin d'un amateur qui l avait reçue de Constantinople. La tulipe est singulièrement estimée des Turcs : au mois d'avril ils célèbrent une fête sous le nom de Fête des tidipes. On sait qu'en Europe, et surtout en Hollande, le goût des tulipes fut pendant quelque temps une véritable passion : elles étaient cotées a la bourse de Harlem, et certains oignons attei-
gnirent une valeur fabuleuse. Les connaisseurs dédaignent les tulipes doubles : pour eux, îa tulipe parfaite est la tulipe simple ; mais elle doit s'ouvrir avec grâce et former un vase régulier : ses pétales doivent être larges et étoffés à leur base ; ses étamines ou paillettes, brunes ou noires; elle doit présenter des panaches bien tranchés et jamais fondus avec le fond de la couleur des pétales ; on exige aussi que ces panaches paraissent également sur les deux faces et soient bordés d un liséré noir. C'est par les semis, et non par les oignons, que l'on se procure de nouvelles variétés ; mais il faut 4 ou 5 ans pour que les tulipes commencent à se panacher.
Parmi les autres espèces, on remarque : la T. à fleurs pointues [T. acutifolia), dite aussi Œil de soleil: corolle tirant sur le rouge, avec une longue tache d'un bleu noir, bordée de jaune sur chacune de ses divisions; la T. odorante [T. suaveolens), vulg. le Duc de Thol, qui sert d'ornement à nos cheminées pendant l'hiver et une partie du printemps : fleur rougeâtre, jaune à ses deux extrémités ; la T. sauvage ( T. sylvestris] : fleurs de couleur jaune ; elle fleurit au printemps dans les prés des montagnes ; la T". de l'Ecluse ( T. clusiana) : fleur blanche, bigarrée de pourpre ou de violet fonce; on la trouve dans les vignes, aux environs de Toulon.
Tulipe du Cap, plante. Voy. hémanthe.
Tulipe de mer, nom vulgaire des Balanes; — T. d'Inde, nom vulgaire de la Fasciolaire.
TULIPIER, Liriodendrum, genre de la famille des Magnoliacées, établi pour un grand et bel arbre de l'Amérique septentrionale, qui s'élève à 20 et même à 35 m. : tronc droit, écorce d'abord lisse et purpurine, et plus tard crevassée et grise ; rameaux nombreux ; feuilles alternes, suspendues à de longs pétioles ; fleurs en forme de larges tulipes de couleur jaune tendre, mêlé de vert; le fruit est un cône allongé et écailleux. Le bois est d'un blanc jaunâtre, à larges veines, odorant et |)ropre aux constructions. Le T. de Virginie [L. tulipifera), introduit en Europe en 1732 par l'amiral de la Galissonnière, n'existe encore chez nous que comme arbre d'ornement. Aux Etats-Unis, son écorce et sa racine sont employées comme succédanées du quinquina.
TULLE, sorte de tissu très mince et très léger, en forme de réseau ou de (îlet, assez semblable à de la dentelle, mais qui se fabrique sur une espèce de métier à bas. Il se fait ordinairement avec du fil de lin ou avec de la soie. On distingue le T. Bobin, le T. Mecklin, le T. de St-Quentin, etc. — On a prétendu que celte sorte de dentelle tirait son nom de la ville de Tulle (Corrèze), mais il n'y a jamais eu, ni à Tulle ni aux environs, (le fabrique de cette espèce. C'est à Noltingham, en Angleterre, qu'ont été établies, vers la fin du xviii' siècle, les premières fabriques de tulle. Celte industrie ne s'établit guère en France qu'en 1817. On ne fabriqua d'abord que du tulle uni; mais, en changeant la disposition de quelques fils et en les tordant à des intervalles réguliers, on produisit sur le fond du tissu une petite mouche qui en rompit l'uniformité ; c'est le point d'esprit, importé en France en 1834, et qui donna bientôt naissance au tulle brodé : ce dernier fut trouvé, en 1852, par l'application du sjstème Jacquart à la production du tulle. Depuis on a lait des tiUles chenilles, 7nuuchetés, etc., très recherchés pour voilettes de chapeaux de dames. Les localités où se trouvent les principales fabriques françaises sont Lyon, Calais, St-Quentin, Lille, Pans, etc.
TUMEUR (du lat. tumor), nom donné, en Médecine, à tout néoplasme, c.-à-d. à tout tissu de nouvelle formation, ayant de la tendance à pei-sister ou à s'accroître. On les divise en T. bénignes, qui ne gênent que par leur volume, comme le lipome, et en T. malignes, qui se généralisent et après ablation récidivent, comme le cancer.
Tumeur blanche, arthrite tuberculeuse caractérisée par la présence de fongosités. Celles-ci, prenant naissance dans les os ou la synoviale, ne sont autre chose que des bourgeons charnus infiltrés de follicules tuberculeux [Voy. tcberculose). L'articulation se désorganise alors lentement; les ligaments ramollis et détruits, les surfaces articulaires usées et altérées permettent la dislocation. En même temps, des abcès, de nature tuberculeuse également, s'ouvrent au dehors, faisant ainsi communiquer la jointure avec l'extérieur. Si à cette époque le malade n'a pas succombe à une généralisation tuberculeuse du poumon et des méninges, il est emporté par riieclicilé. La guérison peut néanmoins