‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1637 sur 1729 · TUMULUS · texte numérisé non relu

TUMULUS

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>urvonir au dclmt. C'est le plus souvent par ankylose qu'elle s'eircctuc.

La maladie débute par une douleur, tantôt dans un point fixe, isolé, tantôt dans tout le pourtour de l'articulation, quelquefois dans la joinlure située au-dessous de celle qui est aîrectée, douleur qui s'accompagne bientôt de gonllement. Les mouvements deviennent difficiles ou même imjMjssiblcs. La fièvre se déclare, avec perle de l'appétit et du sommeil, amaigrissement progressif.

Le traitement consiste au début dans l'immobilisation en bonne attitude, dans l'extension continue, associées au traitement général reconstiluaiil. Dans ces derniers temps on a utilisé les injections de chlorure de zinc, méthode sclérogène de Lannelongue. Les méthodes chirurgicales consistent dans l'ouverture de l'articulation (arthrotomie), lévideinent des points malades, la résection et l'amputation, dont nous ne nous pouvons formuler ici les indications.

Tumeur variqueuse, petite tumeur aplatie, circonscrite, molle, compressible, de couleur violette ou bleuâtre, qui se développe sur les diverses parties de la peau ou à l'origine des membranes muqueuses, et est formée par la dilatation <iu tissu capillaire. Voy. varice.

TUMULUS, mot latin francisé par l'usage, désigne un grand amas de terre ou une construction en pierres, en forme de cône, que les anciens élevaient au-dessus des sépultures pour servir de tombeau. — Du mot lumulus on a formé lumulaire, qu'on applique à tout ce qui appartient aux tombeaux : pierre tumulaire, inscription lumulaire.

TUNGSTÈNE (de l'allcra. Tunqstein, pierre pesante) ou woi.Fi\AMiu5i, corps simple métallique {tu ou W :^ 184), mal connu à l'état de lil)erté. On le trouve en combinaison avec le calcium lians la schéelite (tungstate de calcium), avec le plomb dans la schéelitine (tungstate de plomb), avec le fer et le manganèse dans le wolfram (tungstate de fer et de manganèse), minéraux qu'on rencontre, en France, dans les granités de Chaiiteloube et d(! Puy-les- Vignes (Haute-Vienne). — Le plus imiwrtant des composés oxygénés du tungstène est l'anhydride tungstique [TuO'], jwudre jaune, insoluble dans l'eau, solublc dans l'ammoniaque et dans les solutions alcalines. L'anhydride tungstique est réductible par l'hydrogène et par le charbon ; le métal ou plutôt la fonte de tungstène ne peut être fondu qu'au four électrique. De petites quantités de tungstène introduites dans un. acier lui donnent de la dureté: les aciers au tungstène sont recherchés comme métal à outils.

— Schéele parvint le premier, en 1781, à extraire du wolfram l'acide tungstique, d'où les frères D'Elhuyarl isolèrent, un peu plus tard, le tungstène métallique.

TU N ICI ERS, nom donné pr Lamark à une classe de Mollusques, que Cuvier appelait Acéphales sans coquilles. Auj. on en fait un embranchement spécial, ou bien on les considère comme des vertébrés voisins de l'Amphioxus, mais régresses et dont la structure s'est réduite par le fait de la fixation. Ces animaux n'ont point de coquille, mais leur peau se durcit souvent comme un cuir. Leur forme est en général celle d'une outre à deux ouvertures, lx)uchc et anus. La première partie du tube digestif sert à la respiration, le reste à la digestion. Leur cœur se contracte alternativement dans un sens et dans l'autre. Leur système nerveux est formé d'un ganglion unique. Tous sont lierinaphrodites. A la sortie de l'œuf, ils ressemblent à des têtards, et chez nombre de Timiciers ces têtards engendrent par gemmiparité des individus, semblables non à euxmêmes, mais à leurs parents, et, comme ceux-ci, ovipares. Leur enveloppe renferme une substance voisine de la cellulose, et appelée tuniciue. — La classe des Tuniciers se divise en trois ordres ou familles : les Appendiculaires, les Ascidies et les Salpes.

TUNIQUE (du lat. tunica), vêtement de dessous que portaient les anciens : la tmiique étidt très courte, et se plaçait sous la toge et sur la peau, comme notre chemise. Dans les premiers temps, la tunique était de laine; elle fut ensiute de lin. Du reste, la forme en varia beaucoup.

— Auj. on donne ce nom à une redingote d'uniforme que portent certains corps de l'armée et les élèves des lycées, ainsi qu'à un habillement que les évêques revêtent sous une chasuble quand ils officient pontificalement, et à la dalmatique des diacres et des sous-diacres.

En Histoire naturelle, on appelle tuniques les diverses membranes qui enveloppent les organes des animaux : telles sont les tuniques de l'œil, de l'estomac, de la

vessie, du foie, etc. : les pellicules qui enveloppent les semences, celles dont se composent les divers oignons, etc. TUNNEL, mot anglais qui signifie proprement tuyau, entonnoir, a été appliqué à tout passage souterrain, d'une grande section et dune certaine largeur. Les uns servent à faire franchir une colline à un canal [canal de St-Quentin. canal de Hourgogne à Pouilly (Côte-d'Or)j ; d'autres, à facihter le passage des piétons sous un fleuve (tunnel de la Tamise, construit en 1824-42 par Bninel). Le plus grand nombre se rencontrent sur les voies ferrées. Quelques-uns comptent parmi les plus beaux travaux de l'art de l'ingénieur. On peut citer comme exemples les tunnels du Mont-denis, du St-Gothard, de l'Arlberg, qui ont de 10 à 15 kilom. de longueur et travei-sent de

Euissants massifs montagneux. On n'a pu mener à bien ces eaux travaux que grâce à l'emploi des machines perforatrices (Voy. AIR comprimé), qui ont permis de réaliser des avancements de 5 à 7 m. par jour. Grâce à elles, le

Percement d'un tunnel sous la .Manche, entre la France et Angleterre, qui aurait 40 kilomètres de longueur, est parfaitement réalisable et serait auj. en pleine exécution si la question politique pouvait être résolue.

TUPAIA, Cladoùates, genre de l'onlre des Mammifères, de l'ordre des Insectivores, famille des Erinacidés, renferme des animaux de rarcliinel Indien qui courent sur les arbres avec l'agilité de l'écureuil : corps allongé, cylindrique: tête pointue, veux grands, oreilles larges et peu élevées, museau allongé ; pattes terminées par 5 doigts armés d'ongles aigus ; queue longue, velue. Leur pelage est doux et très fourni.

TURBAN, mot arabe, coiffure des Turcs et de plusieurs autres peuples orientaux, est faite d'une longue pièce de toile ou de taffetas qui est roulée et entrelacée autour d'un bonnet. Les turbans sont plus ou moins riches, suivant la condition de ceux qui les portent. Il n'est permis de porter le turban vert qu'à ceux qui sont issus de la race de Mahomet. Auj. le (urban commence à disparaître : il est souvent remplacé par le tarbouch, bonnet de couleur rouge, à gland bleu.

En Conchyliologie, on nomme : Turban rouge on T. turc, les lialanes; — T. persan, le Turbo cidaris; — T. de Pharaon, le Monoaonta Pharaonis.

En Cuisine, on appelle turban toutes viandes, poissons, etc., affectant la forme de petits filets et servis en couronne sur le plat.

TURBAN ET ou bonnet turc, espèce de Potiron.

TURBELLARIÉS, classe d'Helminthes, voisins des Cestodes. Ce sont des vers rubanaires, presque tous marins ou fluviatiles : leur corps n'est pas composé de plusieurs articles, mais d'une seule masse susceptible de s'allonger ou de se raccourcir beaucoup. La force de reproduction est très grande chez ces animaux, car lorsqu'on les prend vivants et qu'on les place dans l'eau, ils se divisent en fragments qui continuent à vivre assez longtemps. — On les divise en yéniertes et en Planaires. Voy. ces mots.

TURBINE (du lat. turbo), sorte de machine hydraulique, dont les orifices d'entrée et de sortie de l'eau sont distincts et précédés de canaux directeurs : leur axe est en général vertical. Elles se composent essentiellement : 1° d'une couronne fixe réunissant les aubes directrices; 2" d'une couronne mobile réunissant les aubes mobiles; 5° le vannage, qui permet de régler le débit des orifices ; 4" la suspension de la couronne mobile. Les turbines l'emportent de beaucoup sur les roues verticales à lames, à augets, etc., par la vitesse de leur rotation, par l'avantage qu'elles ont d'utiliser la plus grande partie de la force de l'eau, de diminuer beaucoup les engrenages, et de pouvoir continuer leur travail pendant les grandes eaux et pendant les gelées. Les turbines ont été successivement perfectionnées par Burdin,Fourneyron, A. Kœchlin, Passot, Fontaine-liaron, Mellet, Girard, Porro. etc. : les moulins de St-Maur (Seine) en offrent de très puissantes. — Consulter : Poncelet, Théorie des effets mécaniques de la twbine Fowneyron (1838) ; Houzeau, Des turbines, de leur construction, du calcul de leur puissance (1839) ; les Mémoires de MM. k. Morin, Piobert, Tardy, etc.

Turbines atmosphériques, se dit des moulins à vent perfectionnés, à cause de leur analogie actuelle avec les turbines hydrauliques.

TURBINELLE. Turbinella. genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Fusidées : coquille allongée fusiforme, à spire saillante, pré-

TURBINOLIE

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