‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1639 sur 1729 · TYMPAN · texte numérisé non relu

TYMPAN

lithe, est constituée par «les dents de mastodontes ou d'autres inammilèrcs fossiles colorées par de l'oxyde de cuivre, c'est donc essentiellement un mélange de carbonate et de phosphate de calcium. Elle est bleu-verdâtre, moins dure et beaucoup moins estimée que la turquoise vieille roche. On la trouve à Simorre (Gers), en Bohème, en Suisse, en Sibérie, en Cornouailles, etc.

TURRILITE, Turrililes, genre de Mollusques céphalopodes fossiles, voisins des Ammonites, mais s'en distinguant Car ses tours enroulés en hélice de droite à gauche. Les urrilites se rencontrent surtout dans l'étage cénomanien.

TURRITELLE. Turnlella, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Littorinidées; coquille allongée, turriculce, à tours anguleux ou arrondis; bouche arrondie ou quadrangulairc, à bords désunis antérieurement; labre saillant, et |)0urvu d'un léger sinus. L'animal a la tête munie d'une trompe et de tentacules allongés, et son pied court porte un opercule corné. Les Turritellcs habitent auj. toutes les mers; on en trouve de fossiles depuis l'étage néocomien.

TURSIOPS, genre de Cétacés cétodontes, de la famille des Delphinidcs. Voy. ce mot.

TURTUR, nom latin du genre Tourterelle.

TUSSILAGE, Tussilago du lat. lussis, toux), genre de la famille des Composées, tribu des Astéro'idées, renferme des plantes herbacées vivaces, communes dans les terrains argileux : Heurs en capitules multiflores : involucre à folioles disposées sur 1 ou 2 rangs; fleurons de la circonférence étroitement ligules, disposés sur plusieurs rangs. — Le T. pas-d'âne [T. farfara], dit aussi Tacomiet, a des fleurs jaunes, grandes et belles, portées sur une hampe simple, uniflore, cotonneuse et rougeàti-c, couverte d'écaillés éparses, lancéolées, membraneuses; des feuilles grandes, pétiolées, ovales, en cœur, blanches et cotonneuses en dessous ; ces feuilles ne paraissent qu'après la floraison : d'où le nom de fîlius anle palrem, donné jadis à la plante; on a aussi comparé ces feuilles au /)/«/ d'un âne et aux feuilles d'un peuplier blanc que les Latins appelaient farfarus. Cette espèce est pectorale et adoucissante. Le T. pétasile [T. pelasites) a des fleurs purpurines, mélangées de blanc, et réunies en un thyrse élégant ; des feuilles grandes et larges, pubescentes en dessous; il passait pour guérir la teigne des enfants : d'où son nom d'Herbe aux teigneux.

TUTELLE (du lat. tutela, défense). La tutelle est une charge civile et gratuite qui consiste à prendre soin de la personne et à administrer les biens d'un mineur ou d'un mterdit. Celui à qui la tutelle est déférée prend le nom de tuteur [Voy. ce mot). 11 ne peut refuser cette charge, à moins qu'il ne fasse valoir une légitime cause de dispense. Le Code civil (art. 427-449) indique les causes de dis|)cnse, d'incapacité, d'exclusion et de destitution de la tutelle. — Tantôt la loi désigne directement la personne sur laquelle tombe l'obligation d'accepter la tutelle (T. légale) : ainsi, elle appartient de plein droit au père, à ia mère, ou, à leur défaut, aux ascendants, et, dans certains cas (enfants trouvés), aux hospices (C. civ., art. 589-9G, 402-04), tantôt la tutelle est déférée, par testament des père et mère [T. testamentaire, art. 597-401); tantôt elle est déférée par le conseil de famille, à défaut de tutelle légale ou testamentaire (T. rfa/ù-e, art. 405-19) ; tantôt enlin, c'est un moyen oll'erl à certaines personnes d'exercer leur bienfaisance et de s'attacher par un titre légal un enfant qu'elles pourront plus tard adopter [T. officieuse) : c'est alors une sorte de contrat par lequel une personne âgée de plus de 50 ans, sans enfants ni descendants légitimes, s'oblige à élever gratuitement un mineur âgé d'au moins 15 ans, à administrer sa personne et ses biens, et à le mettre en état de gagner sa vie (art. 3G1- 570). La loi du 24 juillet 1889 a établi la tutelle administrative sur les enfants dont les parents ont été déclarés déchus de leur puissance paternelle.

Conseil de tutelle, conseiller spécial que le père mourant peut nommer à la mère survivante et tutrice, et sans l'avis duquel elle ne peut faire aucun acte relatif à la tutelle. Celte nomination ne peut se faire que par un acte de dernière volonté, ou par une idéclaration faite devant le juge de paix assisté de son grcflier, ou devant notaire (art. 391-392).

TUTEUR (du lat' tutor), celui qui remplit les fonctions de la tutelle. Le tuteur exerce toutes les actions du mineur, soit en demandant, soit en défendant; il peut agir tantôt seul (actes d'administration, baux de courte durée.

placement de fonds, etc.), tantôt avec l'autorisation du conseil de famille (accepter ou répudier une succession ou donation, etc.), tantôt il faut de plus l'homologation du tribunal de 1" instance (aliénation d'immeubles, constitution, hypothèques, emprunt, etc.), tantôt enfin, il faut de plus lavis de trois jurisconsultes (transaction). Le tuteur ne peut se rendre adjudicataire, sous peine de nullité, par lui ni par personnes interposées, des biens du mineur (Code civil, art. 450-76i. — Le tuteur qui a de graves sujets de mécontentement contre le mineur peut obtenir du conseil de famille l'autorisation de provoquer sa détention dans une maison de réclusion (art. 468).

On appelle : tuteur ad hoc, celui qui est nommé à un mineur pour un objet détermhié : à défaut de parents, l'enfant naturel mineur ne peut se marier avant 21 ans qu'avec le consentement d 'un tuteur ad hoc (art. 159) ;

— subrogé tuteur, celui qui est nommé pour empêcher que le tuteur ou la tutrice ne fassent rien contre les intérêts du mineur (art. 420-26); — cotuteur, celui qui e.'it chargé d'une tutelle avec un autre : autrefois la mère mineure de 25 ans ne pouvait être donnée pour tutrice à ses enfants qu'en faisant nommer un cotuteur qui demeurait responsable solidairement de l'administration par elle faite durant sa minorité ; aujourd'hui, si la mère se remarie, son second mari devient nécessairement cotuteur et responsable avec elle (art. 395, 396) : — protuteur, celui qui est chargé d'administrer les biens situés aux colonies d'un mineur domicilié en France, ou réciproquement; son administration est indépendante de celle du tuteur (art. 417).

En Horticulture, on appelle tuteurs des perches ou des baguettes qu'on met en terre à côté des jeunes arbres ou des tiges flexibles, et auxquelles on les attache |)our les soutenir ou les redresser : la vigne, la tige des œillets ont besoin de tuteurs.

TUTIE ou TUTHiE, synonjTne de Cadmie des fourneaux.

Voy. CADMIE.

TUTTI, mot italien qui signifie tous, s'emploie en Musique pour indiquer sur les partitions que toutes les parties doivent se faire entendre ensemble.

TUTU, oiseau. Voy. nomot.

TUYAU (du lat. tubellus, dimin. de lubus, canal ou conduit destiné à l'écoulement des liquides, «les gaz, de la vapeur, de la fumée, etc. On les fait, selon leur destination, en tôle, en fonte, en fer, en fer-blanc, en plomb, en zinc, en cuivre, en terre cuite, etc. Les tuyaux qui distribuent l'eau potable dans les villes sont en fonte, à l'exception de ceux qui vont de la rue aux habitations : ces derniers sont en plomb et ont l'inconvénient de s'incruster quelquefois de sels vénéneux ; on obvierait à ce danger en employant des tuyaux doublés intérieurement détain. Voy.

CONDUITE DES EACX et GAZ.

Les Tuyaux d'orgues sont en Ijois, en étain ou faits avec un mélange métallique appelé étoffe.

En Acoustique, les résultats expérimentaux et théoriques les plus nets se rapportent aux tuyaux sonores cylindriques dont la longueur est assez grande par rapport au diamètre. Les lois expérimentales sont les suivantes : 1" le nombre de vibrations du son le plus grave que peut rendre un tuyau [son fondamental) est en raison inverse de sa longueur, et ne dépend ni du diamètre ni de la substance; 2° le son fondamental d'un tuyau fermé est le même que celui d'un tuyau ouvert de longueur double ; 5° les tuyaux ouverts peuvent rendre, outre le son fondamental, les harmoniques successifs de ce son [Voy. sox); 4° les tuyaux fennés rendent les harmoniques impairs du son fondamental. La théorie de ces tuyaux est due à Daniel BernouUi.

— On peut faire parler un tuyau sonore soit par une embouchure de flûte (flûte, flageolet, tuyau d'orgue), soit par une anche (hautbois, clarinette, etc.); l'anche est constituée par les lèvres dans les instruments à bocal (cor, trombone, trompette).

TYCHE, 258° petite planète, trouvée le 4 mai 1886, par R. Luther, à Dûsseldorf. Voy. planètes.

TYLOS, genre de Crustacés isopodes, voisins des Armadilles [Voy. ce mot) ; se trouvent en Algérie et en Egvpte.

TYMPAN (du gr. x'jfiravov, tambour], membrane lisse, mince et transparente qui constitue l'oreille moyenne. Voy. oreille.

En Architecture, on nomme tympan l'espace du fronton compris dans le triangle formé par les deux corniches et l'imposte : on y place quelquefois des figures, des bas-

TYMPANITE

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