‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1638 sur 1729 · TURQUOISE · texte numérisé non relu

TURQUOISE

«entant une bouche pourvue en avant d'un canal respiratoire allongé, et do 3 à 5 nlis sur lo labre. Les Turbinclles se trouvent à l'état fossile dans l'étage falunien ; elles habitent auj. les mers chaudes. On remarque surtout la T. cornigère ou Dent de chien et la T. de Céram ou Chmisse-lrape.

TURBINOLIE (du lat. turbo], Ttirbinolia, genre de Zoanthaires, lv|)e de la famille des Turhinolidcs, caractérisé par son calice libre, simple, de forme conique, ses cloisons formant des côtes longitudinales en dehors de la muraille. Les Turbinolies font leur apparition dans les terrains éocènes et existent encore dans les mers actuelles.

TURBITH (mot arabe-persan). En Botanique, on donne ce nom à la racine d'une Convolvulacée, VIpomea lurpelhum, qui croît dans l'île de Ceylan, et qu'on prescrivait autrefois comme purgatif : celte racine est de couleur jaune. — On appelle : Turbilh blanc, Xn Globulaire; T. de Monlpellier (Séséli-turbilh), une plante ombellifère du genre l'eucédane ; T. noir, une espèce d'Euphorbe.

En Chimie, on nommait, à cause de leur couleur : Turbilh minéral, le sulfate basique jaune de mercure; — T. nilreux, un azolale basique de mercure, qui est également de couleur jaune.

TURBO, vulg. bobot, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des l'ectinibranches, famille des Trochidécs : coquille ovale, nacrée, à spire saillante, présentant une bouche ronde dont les bords sont quelquefois modifiés par le retour de la spire; l'opercule est spiral. Les Turbo vivent aujourd'hui dans toutes les mers ; ils ont des représentants fossiles depuis l'étage silurien. Pai-mi les espèces vivantes, les amateurs recherchent : le T. petit deuil, blanc tacheté de noir; le T. bouche d'or, le T. bouche d'argent, le T. oiididé ou Peau de serpent, le T. marbré ou Limaçon, dit aussi Burgau et Princesse, qui fournit une très belle nacre. — Voy méléagris.

TURBONILLE, Turbonilla, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Littorinidécs : coquille allongée, turriculée, à bouche entière, ovale ou anguleuse ; columelle souvent pourvue de dents ; labre mince, tranchant et droit. Les Turbonilles habitent auj. toutes les mers; elles ont des représentants fossiles depuis l'étage suossonien.

TURBOT, lihombus, genre de Poissons malacoptérygiens subbrachiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Pleuronectes, renferme des poissons do mer d'assez grande taille, au corps comprimé, haut verticalement et de forme rhomboïdale ou en losange. Le Turbot fréquente les mers de l'Europe. On distingue : le T. propr. dit [R. maximus], qui atteint parfois jusqu'à 5 m. de circonférence et pèse jusqu'à 15 kilogr. ; du côté brun, son corps est hérissé de petits tubercules calcaires à base étroite : il se nourrit de petits poissons, de vers et de petits crustacés qu'il vient poursuivre à l'embouchure des rivières : celui que l'on vend à Paris, provient des côtes de Normandie, et particulièrement de l'embouchure de la Seine à celle de l'Orne ; la Barbue [Passer rhombus), qui a le corps plus ovale que le Turbot et non hérissé de tubercules; sa chair est moins ferme mais plus délicate que celle du Turbot commun : son nom vient des barbes qui terminent les premiers rayons de sa dorsale; la Calimande ou Cardine [Podas], que l'on prend sur les côtes de la Manche, et qui est moins grande que les espèces précédentes ; le Targeur (H. punctatus), qui se trouve sur les côtes d'Angleterre, etc.

La chair des turbots est blanche, feuilletée et délicate : c'est un des meilleurs relevés de potages. On cuit le poisson dans des vaisseaux de cuivre faits exprès, qui ont la forme du poisson, et qu'on nomme turbotières. — Le turbot était très estimé des gourmets romains : on connaît la discussion qui, selon Juvénal [Sat. iv), fut ouverte dans le sénat de Rome, par ordre de l'empereur Domitien, pour savoir comment on devait accommoder un turbot d'une énorme dimension, spatium admirabile rhombi.

TURC, petit ver qui se développe entre l'écorce et le bois des arbres, surtout des poiriers de bon-chrétien, et qui en suce la sève : c'est la larve d'un insecte qui n'est pas bien connu. — Les jardiniers donnent aussi ce nom à la larve du hanneton.

TU RCIE, autrefois Turgie, levée ou chaussée de pierre en forme de digue, pour empêcher le débordement des rivières.

TURCOS ou TIRAILLEURS ALGÉRIENS, troupe indigène

recrutée en Algérie ; ils forment 3 régiments à 4 bataillons chacun, plus \ compagnie de dépôt. Les cadres sont français en totalité pour les officiers supérieurs, les capitaines, les sous-ofiicicrs comptables; ils sont indigènes pour la moitié des sous-lieulcnants et lieutenants et pour les cadres subalternes. — Leur uniforme comporte la veste, le pantalon bleus de la même forme que celui des zouaves; comme coilfure, les hommes portent la chéchia.

TURDIDÉS (du lat. ttirdus, merle ou grive), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, renferme les genres Merle, Grive, Cincle, Martin, Philédon Lyre, etc.

TURF, mot anglais qui veut dire gazon, pelouse, a été importé dans la langue française pour désigner le terrain sur lequel ont lieu les courses de chevaux et les paris auxquels elles donnent lieu. Le lx)is de Boulogne, à Paris; la Marche, Salory. Chantilly, Porchefontaine, la Croix-de- Berny, aux environs de Paris; Epsom, Newmarket, en Angleterre, sont les turfs les plus renommés. — Voy. E. (ihapus, le Turf ou les Courses de chevaux (1855].

TURGESCENCE (du lat. turgescere, se gonfler), se dit de tout gonflement en général, et en particulier de toute enflure déterminée par une surabondance d'humeurs. La turgescence des cellules végétales intervient dans le mécanisme de la croissance des végétaux.

TU R ION (du lat. turio), bourgeon souterrain qui naît du collet des racines de certaines plantes herbacées vivaces. et qui, après s'être étendu sous terre à quelque distance de la tige mère, se relève et forme chaque année de nouvelles tiges : la i)artie de l'Asperge que l'on mange est le turion de la plante de ce nom. Les Sumacs, l'Acacia, en un mot tous les arbres à souche traçante, émettent de leurs racines superficielles de véritables titrions. Ce sont des espèces de marcottes naturelles qu'il suflit de séparer en temps convenable pour former de nouveaux individus.

TURLUPINS, hérétiques. Voy. IcDict. d'Hist. etde Géogr.

TURNEPS ou liave du Limousin. Voy. navet.

TURNÉRITE, variété de Monazite , du Mont-Sorel (Dauphiné).

TURNIX, le Tridactylus de Lacépède, VHemipodius de Temminck, l'Ortygis d'Illiger, genre d'Oiseaux, voisins des Tinamous et surtout des Cailles, dont il ne diffère que par l'absence du pouce, est rangé tantôt parmi les Gallinacés, tantôt parmi les Echassicrs macrodactyles : trois doigts diriges en avant et tarses allongés. On (lislinguc le Turnix lachydrome, le T. combattant, que l'on élève à Java, comme notre caille commune, pour servir de spectacle en combattant; le T. bariolé, de l'Australie, etc.

TURONIEN (étage) (de Turones, Tours), anciennement appelé Craie tuffeau ou C. marneuse, celui des étages crétacés qui succède à l'étage cénomanien et précède l'étage sénonien. Dans le bassin de Paris il est généralement composé de craie marneuse grise ou blanche, souvent micacée ou sableuse dans le sud du bassin, où la faune se rapproche davantage de celle des régions méridionales, grâce à la communication qui avait lieu par le détroit poitevin. Les l)rincipaux fossiles sont : à la base, Belemnites plenus, lihynchonella Cuvieri, Terebratella carentonicnsis, Inoceramus labiatus; au sommet. Ammonites Woolgari, A. peramplus, A. papalis, Ostrea columba, 0. gigas. Dans le bassin de l'Aquitaine et dans les régions méditerranéennes, des couches à hippurites et à radiolites viennent s'intercaler dans les couches à céphalopodes.

TURPETHUIVI, nom latin botanique d'une espèce d'Ipomée. Voy. turbitii.

TURQUET, tcrquis, noms vulgaires du Maïs ou Blé de Turquie, et d'une variété de Froment.

TURQUETTE, nom vulgaire de \' Herniaire glabre.

TURQUIN (di.eu), bleu foncé, bleu couvert.

TURQUIS. Voy. tdrquet.

TURQUOISE. On donne ce nom à deux substances différentes, remarquables par leur belle couleur bleu clair ou bleu-verdâtre. — i" La Calaïte est un phosphate d'aluminium [2A1^0'.P*0^.5H*0] contenant généralement un peu de cuivre. Elle est compacte, opaque, rave le verre, mais est rayée par le quartz. On l'emploie en joaillerie, taillée en cabochon, et on en fait des parures assez recherchées. On la trouve en rognons disséminés dans des couches siliceuses ou ferrugineuses à Nichabour dans le Khoraçan (Perse). On l'appelle dans le commerce turquoise vieille roche. — 2" La T. nouvelle roche, appelée aussi Odonto-

TURRIMTE

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