UNIVERSITE
UNIPERSONNEL (verbe). Voy. impersonnel.
UNIPÉTALE, se dit, en Botanique, d'une corolle qui n'est l'orniée que d'un seul pétale : X'Ainorpha fruticosa en olfre un exemple.
UNISEXUÉ, uMSExnEL, se disent, en Botanique, des ileurs qui ne renferment que des organes d'un seul sexe, ou des plantes dont toutes les Ileurs sont d'un seul sexe (Chanvre. Palmier, cle.).
UNISSON (du iat. uni-sonus), union de deux sons dont l'intonation est absolument la même, qui sont au même degré, l'un n'étant ni plus grave ni plus aigu que l'autre. L'unisson est produit par un égal nombre d'oscillations de deux corps égaux, cordes vibrantes, voix humaines, etc., vibrant dans un égal espace de temps. — Dans les partilions, le mot unissoni, et en abrégé unhs., écrit à la partie vide du second violon, de la deuxième flûte, du deuxième haulljois, etc., indique que ces parties doivent jouer à l'unisson avec la première partie de l'instrument de leur espèce.
UNITAIRES. Voij. le Dicl. d'Hisl. et de Géogr.
UNITÉ (du Iat. unilas^, qualité de ce qui est un, ou de ce que l'on considère individuellement. On l'oppose à pluralilé. — En Mathématiques, le mot a des sens divers. 1° C'est le ternie de comparaison qui sert à mesurer une quantité quelconque [loy. mesure). Le mètre est l'unité qui sert à mesurer les longueurs. Le résultat de la mesure est un nombre. Ce nombre change naturellement avec l'unité choisie. Le système métrique, le système C. G. S. (centimètre-gramnie-seconde), sont des systèmes d'unités, |x)ur les diverses grandeurs, appropriés aux besoins de la pratique ou de la science. Les unités principales comjjortent des multiples ou des sous-mulliples. (|ui peuvent à leur tour être pris pour unités. Pour le changement d'unités, voy. encore le mot mesure. — 2" Si l'on considère une collection ou groupement d'objets, cliacun de ces objets, indépendamment de sa nature, considéré seulement en tant qu'il est tlislincl des autres, est une unité : à cette collection d'objets correspond un nombre entier qui exprime combien il y a d'objets dans la collection : ce nombre entier est composé d'unités (unités simples). — 3" Dans la théorie de la numération (Voy. ce mot), on regarde les dizaines, centaines,... comme des unités secondaires ou composées : chacune d'elles remplace un groupe d'unités simples, dix, cent Les dixièmes, centièmes,... prennent aussi
le nom d'unités décimales, parce que l'on compte par dixièmes, centièmes.... Voy. métrique (système) et décimale [numération].
En Philosophie, on distingue : Vttnité mathématique, qui n'est que la conce|)tion abstraite d'une quantité; I'mnité phy signe d'un corps, qui est une unité imparfaite, un tout, puisqu'un cor|)s est divisible; l'unité spirituelle de l'àme, qui se connaît comme simple et indivisible dans la conscience qu'elle a de sa pensée ; et celle de Dieu, qui est le créateur de l'univoi-s (loy. âme, dieu). — Py'hagore plaçait dans l'unité et dans les nombres qu'elle engendre, le principe de toutes choses ; les monades de Leibniz, élçments de tout composé, ne sont aussi que des imités. — Quelques philosophes (Parménide, Spinoza, etc.), dans l'impossibilité lie comprendre le passage de l'unité à la pluralité, ont nié la pluralité et ont été conduits à Vunité de substance. Voy. monisme, panthéisme.
En Histoire naturelle, on entend par unité de composition l'identité ties matériaux qui composent les orirancs des animaux, matériaux qui, bien que diversifiés à l'inlini dans leur forme, leur volume, leurs usages, restent au fond les mûmes chez touF et révèlent un seul et unique pian : celte hypothèse a été introduite dans le règne animal par Gcofl'ioy St-llilaire, et appliquée par Gœthe et Candolle au règne végétal.
Les théories modernes de la chimie, qui entrevoit sous les divers corps simples une substance unique, et de la physique, qui ramène toutes les forces au mouvement, soïil une extension et une généralisation de la même idée.
Dans les Arts et en Littérature, Vunité a de tout temps été considérée comme une des conditions essentielles de la beauté. Horace a dit (Art poét., 23) :
.... Sit quodvis simplcx duutaxal et unum.
Dans l'Art dramatique, on distingue Vunité de temps, Xunité de lieu cl Vunité d'action : l'auteur doit respecter ces trois unités s'il veut observer la vraisemblance, faciliter l'illusion et exciter l'intérêt : c'est ce qu'on appelle la
lègle des trois unités, règle formulée par Aristote, dans sa Poétique, et heureusement exprimée par Boileau dans ces deux vers :
Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli Tienne jusqu'à la Ihi le théâtre rempli. {Art poét., III, 45.)
De nos jours, on convient généralement nu'il faut une unité dans une œuvre d'art; mais que, qu'elle soit d'action, de lieu, de temps ou seulement a'impression générale, il n'importe pas.
unités absolues ou unités c. g. s. Les dilférentes grandeurs que l'on considère en Mécanique et en Physique feuvent s'exprimer en fonction de trois d'entre elles, que on peut d'ailleui*s choisir de plusieurs manières. Ainsi, quand l'unité de longueur csi fixée (p. ex., le centimètre), l'unité de surface (centim. carré) et l'unité de volume (centim. cube) s'en déduisent. De même, en fixant de plus l'unité de temps (seconde), l'unité de vitesse est celle d'un mobile qui parcourt d'un mouvement uniforme et rectiligne un centimètre par seconde. L'unité de masse étant prise égale à celle d'un centimètre cube d'eau distillée à 4°, ou gramme-masse, plus exactement à la 1000° partie de la masse de platine déposée aux Archives, et qu'on appelle le kilogramme, l'unité de force est celle qui appliquée à la masse d'un gramme lui donne par seconde une augmentation de vitesse de 1 cm. par seconde. Le système ainsi défini s'appelle le système absolu ou système C. G. S (initiales de centimètre, gramme-masse, seconde). Quelques unités dérivées ont reçu des noms particuliers : la dyne, unité de force; Verg, unité de travail; le watt, unité secondaire de travail (Voy. ces mots).
UMTÉs électriques. En Electricité, la base du système de mesures est encore le système C. G. S. On distingue deux systèmes principaux : le S. électrostatique et le S. électroinagnétique. Dans le premier, la quantité d'électricité se définit comme celle qui, agissant sur une quantité égale jjlacée à la distance 1, la repousse avec une force égale à 1 ( l dyne); on arrive ainsi à mesurer le potentiel, la capacité, etc. Dans le système électromagnétique on part de l'unité de magnétisme. C'est la quantité qui, agissant sur une quantité égale placée à l'uiiilé de distance, la rej)ousse avec une force égale à 1. On arrive ainsi à définir l'unité de courant. Cette unité est un peu grande; sou dixième s'appelle un ampère (Voy. ce mot). Dès lors on appelle coulomb la quantité d'électricité «[ui passe en une seconde dans chaque section d'un conducteur parcouru par un courant d'un ampère. Pour les unités dérivées, ohm, volt, farad, etc., voy. ces mots.
UNiVALVE, se dit, en Conchyliologie, des coquilles formées d'une seule pièce, comme celles des Concs, des Strombes, des Porcelaines, etc., el, en Botanique, des péricarpes qui s'ouvrent d'un seul côté.
UNIVERS (du Iat. itnivcrsns , entier), se prend tantôt comme synonyme de monde, tantôt pour la terre avec tous ses habitants. Le nova d' Univers, pris dans ce dernier sens, a été adopté pour titre de plusieurs publications soit historiques et géographiques, comme Vinivers pittoresque, publié par MM.Didot; soit politiques et polémiques, comme le journal VUnivers, soit illustré, comme Vinivers illustré.
UNIVERSEL, UMVERS.\rx. En Logique, universel est synonyme de général. Les Scolastiqucs appelaient iinisaiix (universalia) les idées universelles ou idées générales aussi bien que les termes qui les expriment. Ils avaient distribué ces idées, d'après Aristote, en un certain nombre de classes appelées catégories. En outre, ils distinguaient, sous le rapport de leur oflice, cinq sortes d'universaux : le genre, Vespèce, la différence, le propre et Vaccident (Voy. tous ces mots). — Les univcrsaux donnèrent lieu dans l'Ecole, pendant le moyen âge, à une célèbre dispute, les uns prétendant que les idées générales ont une réalité extérieure, qu'elles existent a parte rei, les autres n'y voyant qu'une conception de l'esprit et soutenant qu'elles n'existent qu'a parte mentis, ou même les confondant avec les noms qui les exprimetrt : les premiers sont dits Héalistes, les seconds Conceptualistes, les troisièmes Nominalistes. Voy. ces mots au Dict. d'IIist. et de Géogr.
UNIVERSITÉ. Le mot Université a un double sens. Ou bien il désigne, comme le dit Littré, le corps enseignant, unique pour toute la France, placé sous la direction du ministre de l'instruction publique. 11 a celte significa-