UNIVOQUE
URDA
Îlaules-Etudes, le Muséum d'histoire naturelle, l'Ecole dos Chartes, l'Ecole des langues orientales vivantes, les ctablissanents astronomiques et météorologiques (Enseignement supérieur) ; 2° des lycées de garçons (au nombre de 402, y compris les colonies], des lycées de jeunes filles (au nombre de 52) et 27 collèges de garçons et 25 collèges de jeunes filles (Enseignement secondaire) ; 3° des Ecoles normales d'instituteurs et d'institutrices, et des Ecoles primaires (Enseignement primaire). — Ou bien ce mot s'applique particulièrement au corps des Facultés, chargées de l'enseignement de la théologie, du droit, de la médecine, des sciences et des lettres (c'est dans ce sens qu'on parle des Universités de Fisc, d'Oxford, de Coimbrc, de Berlin, de Heidelberg, de Leipzig, etc.). Et il servait à désigner jusqu'à la Révolution les Universités régionales, telles que celles de Paris, Toulouse, Montpellier, Orléans, Grcnoljle, Caliors, Strasbourg, Kancy, Bordeaux, etc. Une tentative a été faite pour rétablir ces Universités; mais le projet de loi relatif à leur constitution, déjx)sé par le Gouvernement le 22 juillet 1890, n'a pas abouti encore (1895). Un nouveau projet vient d'être soumis au Parlement. Les corps des Facultés jouissent pour le moment de la personnalité civile.
L'Université de France a été fondée sous Napoléon I""
Îar la loi du 10 mai 1806, et organisée par les décrets des 7 mars 1808 et 15 novembre 1811. Quant aux Universités régionales, elles sont sorties des Ecoles de Paris, où enseignaient au xn° siècle Guillaume de Champcaux et Abélard. On ne connaît pas la date exacte do leur disparilion. Napoléon I"' en 1808 remit en vigueur dans le décret constitutif de l'Université impériale l'ancienne appellation de Facultés. — A consulter : l'article université dans notre Dwt. d'HisL et de Géogr. et dans le Dict. de pédagogie de Buisson (t.I»"' de la 2' partie). On y trouvera la bibliographie de la question, à laquelle on peut ajouter le Charlulariujn Universitalis Parisicnsis par le P. Deuifle et Em. Châtelain (Paris, Delalain, en cours de pubbcation) et l'ouvrage de M. Liard sur \' Enseignement supérieur en France de 1789 à 1893 (Paris, Colin, 1888-1894, 2 vol. in-S").
UNIVOQUE (Math.), qui n'a qu'une seule valeur. Sin x est une fonction univoqiie (ou uniforme) de x parce que à chaque valeur de x ne correspond qu'une valeur de sin x. \x n'est pas une fonction univoque.
UNONA. Voy. axone.
UPAS (du malais oupas, poison). On distingue l'Upas tieuté, grande liane dont la racine est vénéneuse {Voy. STRïciiNos), et le Boun-itpas, espèce d'Antiaris, arbre oc l'île de Java, d'où découle un suc qui est aussi très vénéneux. Voy. AXTIARIS.
UPENEUS, subdivision du genre Mulle {Voy. ce mot), caractérisée par 4 rayons aux branchies, une petite épine à l'opercule, une vessie natatoire, et des dents aux deux mâchoires. Ces poissons habitent les mers tropicales.
UPUPA, nom latin scientifique du genre Huppe.
URACOMSE. Voy. zippéite.
URANE. Voy. cramum.
CRANE OXYDUI.É. Voy. PÉCIICRANE Ct GUMMITE. CRANE PHOSPHATÉ. Voy. CHALKOLITHE et URANITE. CRANE SULFATÉ. Voy. ZIPPÉITE.
URANIA, nom latin bot. du Ravenala, a servi à former le mot Uraniées, tribu des Musacéos. Voy ravenala.
URANIE, Urania, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, intermédiaire entre les Diurnes et les Nocturnes, renferme des espèces propres à l'île de Madagascar et remarquables par l'éclat des couleurs, où dominent le vert doré, le noir et le rouge violàtre. Une dos principales est VU. riphée.
URANIE, 30° petite planète, trouvée le 22 juillet 1854 par llind à l'Observatoire de M. Bisbop, à Londres. Voy.
PLANÈTES
URANITE, phosphate d'uranium ct de calcium hydraté [Ca0.2U^03.psû3.f 811*0], en paillettes orthorhombiques d un jaune vif, se rencontre dans des pegmatites aux environs d'Aulun et de Limoges. On l'appelle aussi Autunile.
URANIUM (de la planète (/mnws), corps simple métallique (U = 240), encore mal connu à l'état de liberté. Le Pechblende est un oxyde d'uranium impur (U^O^), et c'est dans ce minéral qu'il a été caractérisé comme un élément
nouveau par Klaproth en 1789. On regarda tout d'abord l'oxyde U'O* (oxyde vert) comme un protoxyde, auquel on donne le nom A'in-ane, et le produit de sa réduction par l'hydrogène, comme le métal. En 1842, Pcligot montra que ce prétendu métal était un composé oxygéné UO^ ct isola le métal en réduisant le chlorure UCl* par le sodium. L'uranium n'était connu que sous la forme d'une poudre grise infusible, loreque, en 1894, M. Moissan réussit à réduire l'oxyde par le charbon, en grande masse, dans un. four électrique et l'obtient, fondu, allié toutefois à du carbone. Cotte fonte d'uranium est extrêmement dure; il suffit d'agiter des fragments de cette substance dans un flacon de verre pour obtenir des étincelles très brillantes. Les sels de l'oxyde UO'* {uranyle) sont jaunes avec fluorescence verte; de petites quantités d'oxyde d'uranium introduites dans un verre donnent les verres d'urane^ remarquables par leur couleur jaune à reflets verts.
URANOCRE, syn. d'uRACOMSE et de zippéite.
URANOGRAPHIE (du gr. ojpavôî, ciel, et ypâ'^w, décrire), science qui a pour objet l'élude, la description des phénomènes célestes : ce nom est à pou près synonyme de cosmographie et i^ astronomie. Francœur a donné sous le titre aUranographie (1828) un traité élémentaire d'Astronomie.
URANOPHANE, silicate hydraté d'uranium et d'aluminium avec calcium, antimoine et bismuth. En très petits cristaux jaunes, orthorhombiqucs, à Kupferberg (Silésie).
URANORAMA (du gr. oypavô;, ciel, et opa|xa, vue), globe mobile au contre duquel le spectateur peut se placer et qui sert à l'exposition du système planétaire et des mouvements des astres. Voy. panorama.
URANOSCOPE (du gr. ojpavdç, ciel, et (jxotow, regarder), Uranoscopus, genre ne Poissons acanlhoptérygiens, do l'ordre des Squamodermes, famille des Percoïdes, et très voisin des Vives; ils sont ainsi nommés parce qu'ilsont les yeux placés sur le milieu de la face supérieure, de façon qu'ils ne peuvent regarder que le ciel. L'espèce principale, VU. scaher, de la Méditerranée, était connue des anciens sous le nom de Callionyme.
URANUS (nom mythol.), l'une des planètes supérieures, découverte par llcrschel en 1781, représentée par le signe ^ . 'Sa dislance au Soleil est égale on moyenne à 19 fois le rayon do l'orbite terrestre, ou à plus de 722 millions de lieues de 4 kilomètres. Son diamètre est 4 fois plus grand que celui de la Terre; son diamètre apparent s'écarte pou do 3",4, son volume 75 fois plus grand, sa masse 13 fois plus grande. Sa densité n'est que le quart de celle de la Terre. Sa révolution sidérale autour du Soleil dure 84 ans, ct s'effectue sur une orbite inclinée de 48' 28",4 au plan de l'écliptique. La durée de sa rotation sur son axe est inconnue. — Uranus est entoure de 4 satellites, Ariel, Umbriel, Titania, Obéron {Voy. ces mots), dont l'éclat est à la limite do visibilité dans les plus puissants télescopes ; ils présentent une exception à la disposition générale du système solaire : leurs orbites sont circulaires; les plans de ces orbites, au lieu d'être voisins du plan de l'écliptique, font avec ce plan un angle de 82°; enfin les satellites les parcourent, contrairement à tous les autres astres, d'un mouvement rétrograde, c.-à-d. d'orient on occident. MM. Henry en 1884 ont aperçu sur Uranus des bandes parallèles symétriques jiar rapport au centre et, les supposant parallèles à l'équatcur, ont conclu que cet équateur fait avec le plan de l'orbite des satellites un angle de 41°. — La planète Uranus est à la limite de visibilité à l'œil nu.
URANYLE. Voy. uranium.
URAO, sesqùicarbonatc de sodium hydraté naturel [(C0*)3(Na«0)*H-0 + 2H20 ou 3ir^0], en prismes clinorhombiqucs rares, plus souvent en masses fibreuses ou compactes, se trouve au Venezuela, près de Mérida [Urao propr. (lit), en Egypte, au Tibet, dans l'Inde (variété Trôna) .
U RATES, sels 00 l'acide urique. Voy. crique (acide).
URCÉOLAIRES (du lat. wceolus, petite tasse), genre d'Infusoires ciliés, voisins des Paramécies et des Vorticelles, se distinguant des premiers par leurs cils buccaux rangés en spirale et des seconds par l'absence de pédoncule.
URCÉOLÉ (du lat. urceolus], se dit, en Botanique, d'un organe renflé à sa partie moyenne, resserré à son orifice ct dilaté à son limbe, en grelot ; ce mot s'applique â la corolle do certaines fleurs.
URDA, 167" petite planète, trouvée le 28 août 1876 par C. H. F. Peters, à Clinton (Etats-Unis). Voy. planètes.
UHÉASK