‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1669 sur 1729 · VEUVAGE · texte numérisé non relu

VEUVAGE

nombre d'ospèccs, la plupart rôpanduos dans nos contrées aussi bien que dans le reste du globe. Ces cbauves-souris sjnt de petite taille. Klles ont les yeux 1res petits; mais le sens du toucher et celui de l'ouïe sont 1res développés cbez elles. Quelques espèces présentent sur le nez une membrane en forme de feuille. Les Vespertilions sont nocturnes ou crépusculaires. Us sont presque lous insectivores. — l'armi les principales espèces, on remarque la Sérotine, la BarbasteÙe, la Noctide, la Pipistrelle, le Mulotvolant, etc.

SOIJ. CIIACVES-SOURIS.

VESPÉTRO, sorte de ratafia employé comme stomachique et carminatif. On y fait entrer des semences d'anis vert, de f(>nouil, de coriandre, de céleri, de carvi, avec des zestes d'orang-e et de citron.

VESSE-DE-LOUP, nom vulgaire des Champignons du genre Lycopenlon. Voy. i.vcoperdon.

VESSIE (du lat. vesica], réservoir musculo-membrancux, destiné à recevoir l'urine et à la contenir jusqu'au moment de son expulsion; il est de forme conique, et situé derrière le pubis. On api)el!e col de la vessie l'orifice de l'urètre, lequel est arrondi et présente en bas un tubercule plus ou moins saillant qu'on nomme luette vésicule. — La vessie est sujette à un grand nombre de maladies plus ou moins graves, telles que l'inflammation [cystite], le catarrhe, les ulcères, la gravelle, la pierre, etc.

Vessie natatoire, sac membraneux, rempli d'air, qui se trouve placé au-dessous de la colonne vertébrale chez la plupart des poissons, et qui est destiné à les rendre plus ou moins légers, selon qu ils veulent monter ou descendre dans l'eau. On la nomme aussi vésicule aérienne.

Vert de vessie. Voy. vert.

VESSIGON ou vÉsiGox (dimin. de vessie], tumeur molle

aui survient souvent aux parties latérales des articulations es membres du cheval et qui est duc à la distension des synoviales par suite d'inflammation chronique.

VEST (de l'anc. franc, vestir]. Dans notre ancien Droit, on appelait vest et dévest une formalité le plus souvent supposée par laquelle le vendeur était censé transférer la propriété de la chose vendue en s'en désinvestissant pour en investir l'acheteur.

VESTA, 4« petite planète, trouvée le 29 mars 1807 par Olbers, à Brème. Voy. planètes.

VESTALES, prêtresses de Vesta. Voy. ce mot au Dict. d'ilist. et de Géogr.

VESTIBULE (du lat. vestibuhtm], pièce par laquelle on entre dans un grand bâtiment : c'est la pièce qui s'olfre la première à ceux qui entrent, et qui sert de passage pour aller aux autres pièces. Chez les Romains, le vestibidum, ou area, était une place ménagée extérieurement sur le devant d'une grande maison, une partie rentrante quelquefois encadrée par des portiques, où pouvaient stationner les clients avant l'ouverture des portes. — Dans les habitations modernes, vestibule se dit seulement des grandes pièces d'entrée des habitations luxueuses. Dans les demeures ordinaires, ces pièces sont appelées antichambres. Les édifices publics sont pourvus de vestibules très vastes et richement décorés ; tels sont les salles des pas perdus dans les palais de justice et les grandes salles d'accès des mairies, hospices, gares de chemin de fer, etc.

Vestibide, cavité de l'oreille interne. Voy. OREtLLE.

Vestibule commun. Voy. CLOAQnE.

VESTIÉES, tribu de la iamillc des Solanées.

VÊTEMENT (du lat. vestimentum]. Les vêtements doivent être adaptés aux saisons, aux pays, aux âges, aux tempéraments. Les vêtements de laine ou de peau retiennent la chaleur du corps : ils conviennent pour ce motif aux pays froids et aux saisons froides. Les vêtements de lin, de chanvre, de coton, étant ordinairement faits d'étoffes minces et légères, conviennent aux pays chauds et aux saisons chaudes. — Dans la jeunesse, les vêtements doivent être larges, pour permettre tous les mouvements ; ils doivent être en laine , pour mieux protéger contre les vicissitudes de la température, mais ils ne doivent pas être trop lourds, car ils auraient l'inconvénient de provoquer la transpiration, de disposer aux congestions cérébrales, etc. Dans l'âge avance, il est utile de porter des vêtements chauds afin de favoriser la transpiration, de ramener la chaleur à la périphérie et de ralentir les progrès de la concentration qui caractérise la vieillesse.

Les habits de laine s'imbibent lentement d'eau (sueur, pluie) et ne l'abandonnent aussi qu'avec lenteur. De cette façon ds préviennent les refroidissements subits. — Les

étoffes blanches, étant plus propres à réfléchir le calorique et le transmettant moins facilement, semblent être les plus convenables jMur toutes les saisons et pour tous les climats : en été et dans les pays chauds, elles garantissent de la chaleur; en hiver et dans les pays froids^ elles conservent la chaleur naturelle du corps. Au contraire, les étoffes noires absorbent et émettent facilement la chaleur. Mais ces différences d'absorption ne sont sensibles que pour l'exposition au soleil.

Les vêtements constituent un dangerjlorsqu'ils ontséjourné dans un milieu infectieux. Les draps à long poil sont particulièrement redoutables à cet égard, en retenant les germes morbides dans leurs villosités. C'est ainsi que les vêtementsachetéschcz les fripiers, les coussins des voitures peuvent devenir des véhicules d'épidémies. — Les chaussures sont en général, soit par mode, soit par coquetterie, la partie du. vêtement la moins bien adaptée à la forme des parties qu'elles doivent recouvrir. Les chaussures à bout poinlu font en général chevaucher le 2° orteil sur le 1"', qu'elles, luxent en dehors en le rapprochant du 5". La chaussure dite rationnelle permet au contraire au gros orteil de seloger à l'aise. Voy. à ce sujet Arnould, Traité d'hygiène.

11 faut que les vêtements soient aisés : autrement ils. font obstacle à la circulation du sang et des humeurs et peuvent occasionner de graves accidents.

VÉTÉRAN (du lat. veteranus], nom donne, chez les Romains, aux soldats qui avaient fait un certain nombre de campagnes. Ce nombre était de 10 pour les cavaliers, et de 20 pour les fantassins. Une des récompenses ordinairement réservées aux vétérans était la concession de quelques arpents de terre dans les colonies.

Dans les lycées et collèges, on appelle vétérans les. élèves qui redoublent leur classe.

VÉTÉRINAIRE (art) ou médecine vÉTÉRtXAiRE (du lat. veterina), art qui a pour objet le traitement des animaux domestiques, tels que les chevaux et autres bêtes de somme, ou même les bestiaux de tout genre, ainsi que tout ce qui intéresse leur éducation et leur santé. Il comprend l'étude de l'anatomie et de la physiologie animales. On désignait autrefois sous le nom d' hippiatrique la partie de cet art qui s'occupait plus spécialement des maladies des chevaux. L'Art vétérinaire est de la plus haute importance pour l'agriculteur; il lui tloil non seulement la conservation, mais aussi l'amélioration de ses bestiaux. Trois écoles spéciales existent en France pour l'enseignement de cet art : ce sont celles d'Alforl, près Charenton, de Lyon et de Toulouse.

L'Art vétérinaire n'existait pas, à proprement parler, chez les anciens : Végèce et Columelle, qui ont traité des maladies des animaux, ne nous ont transmis que les. erreurs et les préjugés accrédités de leur temps. On trouve cependant quelques indications intéressantes clans les- Géon/iques de Virgile. Bourgelat, qui vivait au ivin"" siècle, est considéré comme le fondateur de la médecine vétérinaire. Elle a été perfectionnée après lui par Cbabert, Flandrin, Gilbert, lluzard, Gérard, Dupuy, etc., puis par Renault, Leblanc, Delafond, Magne, Bouley, etc. Voy.

CHEVAL

Les vétérinaires militaires constituent un corps spécial, comprenant 10 V. principaux dont 5 de 1'* et 5 de 2* classe. 143 F. en premier, 151 V. en second, W'a aides-vétérinaires; ils sont assimilés aux officiers, le plus haut degré de leur hiérarchie correspondant au lieutenant-colonel, le plus bas à sous-lieutenant. Chaque régiment de cavalerie ou d'artillerie possède 5 vétérinaires, dont 1 aide ; il y en a un par régiment du génie et par escadron du train des équipages.

VÉTIVER (du lat. vctarc, empêcher, et vermis, ver), plante aromatique dont on se sert pour préserver des mites les vêtements de laine et les fourrures : c'est une espèce d'Andropogon, VA. squarrosus ou niuricatus.

VETO (c.-à-d. je m'oppose], hbercm veto. Voy. ces mots au Dict. d'tlist. et ae Géogr.

VÉTURE (de vêtii'], acte par lequel, dans les couvents, un novice revêt solennellement l'habit de l'ordre : cet acte précède d'un an la profession.

VEUVAGE (de veuf, formé lui-même du latin viduus], état du mari ou de la femme qui a perdu son conjoint. La veuve mariée sous le régime de la communauté a la faculté d'accepter la communauté ou d'y renoncer (C. civ.. art. 1455). Celle qui était mariée sous le régime dotal a le choix d'exiger les intérêts de sa dot pendant l'an du

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