‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1680 sur 1729 · VIRTUEL · texte numérisé non relu

VIRTUEL

(Voy. cékaste), propre à l'AlViquc; la V. à panache (V. lophophrys], du cap de Bonne-Espérance : espèces (jni toutes ont, comme la Vipère commune, la tête couverte de petites écailles granulées: — 2° la V. à courte queue [V. brachyura), dite vulg. Minute, à cause de l'aclion rapide de son venin; la V. ocellée {V. ocellala), dile aussi Asjnc [Voy. ce mot), et la V. clotho, de la Caroline, qui n'ont sur la tête que des écailles imliriquécs et carénées comme celle du dos ; — 5° la Petite Vipèi-e ou V. rouge ( F. ckeisea, V. pelias), présentant sur le sommet de la tête trois plaques un peu plus grandes que les écailles qui les entourent, etc.

On nomme vulgairement : Vipère à lunettes, le Naja vulgaire; V. fer de lance, un Trigonocéphale ; Y. psyché, un Eiaps, etc.

vii'ÈHK ou Echidna, constellation. Voy. hydre.

VI PÉRI DÉS, famille des Reptiles, de l'ordre des Ophidiens, renferme des serpents essentiellement venimeux et 3ui introduisent leur venin dans les plaies au moyen de ents en crochets implantées sur les os maxillaires supérieurs et tantôt canaliculées en forme de tubes [solénoqlyphcs], tantôt simplement cannelées à leur bord antérieur [proléroglyphes [Voy. ophidiens). — A la première catégorie appartiennent les Vipères, les Cérastes, les Crotales ou Serpents à sonnettes, les Trigonocéphales, les Bothrops, etc. ; à la seconde, les Najas ou Serpents à lunettes, les Elaps ou Seiyenls de corail, les Hydrophis ou Serpents de mer, etc.

VIPÉRINE (de vipère, soit à cause de sa vertu prétendue contre la morsure de ce reptile, soit plutôt à cause des taches livides de sa tige), Echium, genre de la famille des Borraginées, renferme des plantes herbacées ou frutescentes : tige hérissée de petits tubercules noirs terminés par des poils rudes; à feuilles alternes, rudes au toucher; à fleurs disposées en épis. La V. commune [E. vulgare], dite aussi Herbe aux vipères, décore le bord des chemins, les champs, les décombres et les vieux murs : fleurs bleues, quelquefois blanches ou couleur de chair, très nombreuses, très rapprochées ; ces fleurs sont recherchées des abeilles. La V. violette [E . violaceum) , a fleurs grandes et violettes, en longs épis unilatéraux, à feuilles presque embrassantes, croît dans les lieux secs et pierreux. La } . des Pyrénées [E. pyrenaicum) a des fleurs très nombreuses et d'un rose mêlé de blanc. La V. à grandes fleurs [E. grandiflora) est un arbrisseau du Cap, à Heurs grandes, d'un rose tendre; à feuilles persistantes, lancéolées. La F. géante (E. giganteum) atteint 2 m. : clic croît à l'île de Ténérilfe, dans les fentes des rochers; fleurs blanchâtres en panicule pyramide. Voy. onosme.

Vipérine ou Echidnine. Voy. vipère.

VIRAGE, en Vélocipédie, est employé dans un double sens : d'une part, il sert à désigner l'action de virer, de tourner en rond; d'autre part, il désigne le tournant •l'une piste [Voy. ce mot), lequel a une forme spéciale.

VIRELAI (de virer, tourner), c.-à-d. lai qui vire, qui tourne en rond, rondeau. Voy. lai.

VIREMENT, VIRER (du vieux fr. vire, cercle, tour, du lat. viria). En termes de Marine, on appelle virement la rotation d'un bâtiment sur lui-même pour présenter au vent le côté opposé à celui par lequel il le recevait auparavant. On dit alors qu'on a viré de bord. — Virer au cabestan, c'est faire tourner le cabestan sur lui-même, Ijour lever l'ancre ou tout autre poids au moyen de la tour.ie-vire.

En termes de Banque et de Commerce, l'expression virement de parties signifie le transport d'une dette active de certaine valeur fait à un créancier à qui l'on doit une somme de pareille valeur. — En matière de Budget, le virement est une opération consistant à reporter sur un article les fonds destinés à un autre. Voy. budget et spécialité.

yiREUX (du lat. vîVosms). On appelle substances vireuses celles nui, comme la ciguë, ont une saveur nauséabonde particulière : on dit aussi dans ce sens une odeur vireuse.

VIREVEAU ou viREVAUT, sorte de treuil établi à bord des petits liâliments pour lever les ancres.

VIREVOLE (c.-à-d. i-oZe qui vire, tourne), se dit, à certains jeux de cartes, du joueur qui, ayant entrepris de faire la vole, c.-à-d. de faire toutes les levées, n'en fait pas une.

VIRGILIER. Virgilia, genre de la famille des Légumineuses, tribu des Sophorées, renferme un arbre de l'Afrique australe. ^

VIRGINAL, sorte d'épinettc en usage au xvi« siècle, devait son nom à la douceur de son timbre.

Lait virginal, cosmétique. Voy. lait.

VIRGINIE, 50" petite planète, trouvée le 4 cet. 1857, par Ferguson, à Washington. Voy. planistes.

VIRGINITÉ (du lat. virginiias). C'est, en Religion, l'état d'une personne qui a renoncé à contracter mariage pour se consacrer à Dieu. Dans tous les temps et chez tous les peuples, cet état a été un objet de respect. Plusieurs divinités des païens. Minerve, Diane, etc., étaient vierges. On connaît la vénération des Romains jwur leurs Vestales, celle des Péruviens pour les vierges consacrées au Soleil. Les peuplades de l'Amérique du Nord, les Chinois, ctc , honorent également la virginité. — La foi chrétienne proclame la prééminence de la virginité sur le mariage; elle honore surtout cette vertu en la personne de Marie, qu'elle appelle la Vierge par excellence. Les Pères de l'Eglise, et à leur tête St Augustin, St Ambroisc, St Jérôme, St Basile et St Jean Clirysostomc, ont à l'envi célébré le mérite de la virginité et le bonheur des vierges consacrées à Dieu, qu'ils appellent les épouses de Jésus- Christ. Dans les premiers siècles du Christianisme, les vierges ne vivaient point enfermées dans des monastères ; on distinguait celles qui se consacraient à Dieu en prenant elles-mêmes l'habit brun et modeste, ou en le recevant de leurs parents, et celles qui recevaient de la main de lévêque un voile de consécration : ces dernières étaient les moins nombreuses.

Dans le Langage emblématique, la fleur d'oranger, les fleurs blanches, et en général les couleurs blanches, sont le symlwle de la virginité.

VIRGOULEUSE ou virgoule (du village de Virgoulie, près de Limoges), sorte de Poire fondante qui se mange en hiver.

VIRGULE (du lat. virqula), signe de ponctuation, qui sert à séparer les membres d'une même phrase. Voy.

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