VOLONTE
laccumulalion dos produits ûruptifs, soit des laves, ce qui est de beaucoup le cas le plus rare, soit des projections solides.
Le nombre des volcans en activité est évalué à plus de trois cents, celui des volcans éteints est beaucoup plus considérable. On en rencontre à toutes les latitudes, mais ils se trouvent presque tous dans le voisinage des grands ecéans. C'est ainsi que l'océan Pacifique est entouré de toute une ceinture volcanique, comprenant les volcans des Andes (Cotopaxi, Antisana, Pidiincha, etc.), ceux du Mexique (Colima, Jorullo, Popocatepetl, etc.) et de la côte occidentale de l'Amérique du ÎNord, les îles Aléoutienncs, les Kouriles, les volcans du Japon, dont le plus célèbre est le Fousi-Yama, les Pliilippines, les îles de la Sonde, avec les énormes volcans de Java, et enfin les volcans des îles Salomon, des Nouvelles-Hébrides et de la Nouvelle- Zélande. Toutes les îles de la Polynésie sont d'origine volcanique, notamment les îles Sandwich. Parmi les volcans de la région atlantique nous citerons ceux de l'île Jan Mayen, ceux de l'Islande, des Açores, des Canaries, du Cap Vert, d'Ascension, de Tristan d'Acunha. Les énormes cônes volcaniques du Kilimandjaro et du Kénia, sur la côte orientale de l'Afrique, les volcans de la presqu'île d'Aden, ceux des îles Nicobar et Andaman, des îles Saint- Paul et Amsterdam, de l'île de la Réunion sont groupés autour de la dépression de l'océan Indien. La région méditerranéeime comprend les volcans bien connus de l'Italie, tels que le Vésuve et ses dépendances, les îles Lipari et l'Ktna, les îles de Santorin, dans l'Archipel grec. L'existence de quelques volcans continentaux dans 1 Asie centrale montre qu'il n'y a aucune corrélation directe entre la formation des volcans et la présence des nappes liquides; mais on constate que les centres éruptifs sont tous situés sur le bord d'aires d'alfaissement, ces dernières se traduisant tantôt par des dépressions océaniques, tantôt par des dépressions dans l'intérieur des masses continentales, jalonnées par des lignes de fractures. Les bords des aires d'aifaissement correspondent à des lignes de moindre résistance de l'écorce terrestre, qui ont pei'mis la venue, à la surface, des masses tluides de l'intérieur du globe. — Pour plus de détails consulter notamment : Fucbs, les Volcans et les Tremblements de terre, 1878; Vélain, les Volcans, ce qu'ils sont et ce qu'ils nous apprennent, 1884.
VOLCANIQUES (roches), roches ignées qui résultent de la solidification des laves ou de l'agglomération des produits solides des volcans. Tels sont les basaltes, les trachytes, les tufs volcaniques, etc. Voy. ces mots.
VOLCANISATION. Voy. CAOuicnouc.
VOLCELET (c.-à-d. vois-le, ce l'est), fanfare de Chasse que l'on sonne lorsque l'on revoit le pied, c.-à-tl. l'empreinte de l'animal de meute. Pour le sanglier et le loup, on dit velci allez.
VOLE (du verbe voler, enlever). A certains jeux de Cartes, faire la vole, c'est faire seul toutes les levées.
VOLÉE (de vol), se dit, on termes de Chasse : 1" du vol soutenu et prolongé d'un oiseau; 2° d'une bande d'oiseaux (jui volent tous ensemble; 3° d'une compagnie d'oiseaux eclos d'une même couvée.
En termes d'Artillerie, la volée d'un canon est la partie de la pièce comprise entre les tourillons et la bouche. Dans le langage courant, on dit une volée de coups de canon (ou bordée dans la marine) pour une salve, c.-à-d. plusieurs coups tirés simultanément ou à intervalles très rapprochés.
jEn termes de Charronnage, la volée est une pièce de bois de traverse qui s'attache au timon d'un carrosse, d'un fourgon, d'un chariot, et à laquelle les chevaux sont attelés.
yOLERlE, terme de Fauconnerie, se dit de la chasse qui se fait avec des oiseaux de proie, et pour laquelle ces oiseaux sont dressés à voler sur d'autres oiseaux ou sur quelque autre sorte de gibier. La haute volerie est la volerie du faucon sur le héron, les canards, les grues ; la basse volerie, celle du tiercelet sur la perdrix, la pie, etc.
VOLET (de voler), fermeture de menuiserie placée en dedans du châssis d'une croisée. On appelle : volet brisé, celui qui, étant ouvert, se replie sur l'écoinçon ou se double dans l'embrasure de la fenêtre ; volet de parement, celui qui est tout d'une ])ièce. — On donne aussi le nom de volets aux contrevents qui s'appliquent extérieurement sur l'ouverture d'une lènèlre.
Dans la Marine, le volet est une petite boussole ou compas de route qui n'est point suspendue comme la boussole ordinaire, et dont on se sert sur les barques et sur les chaloupes.
Volet, nom vulgaire du Nénuphar et du Nymphxa.
VOLIÈRE, espèce de grande cage ou l'on nourrit des oiseaux pour son plaisir : ce sont généralement de petits pavillons qu'on établit sur de légères colonnes dont les mtervalles sont remplis par des grillages. Les anciens déployaient un luxe prodigieux dans la construction de leurs volières, comme on le voit par les descriptions de Varron [De re rustica, lib. III). — Dans les fermes, on donne spécialement le nom de volière à un lieu où sont élevés et nourris les pigeons domestiques (Foj/. colombieu). Les pigeons dits de volière sont les plus estimés.
VOLIGE, planche mince de bois blanc, comme le sapin, le peuplier, etc., est ainsi nommée à cause de sa légèreté. — C'est encore le nom de la latte que l'on emploie pour porter l'ardoise.
VOLITION, acte par lequel la volonté se détermine à quelque chose. Voy. volonté.
VOLKAMIER, Volkameria, genre de la famille des Yerbénacées, renferme des arbrisseaux à feuilles opposées et à fleurs très belles, blanches, campanulées. Le V. aiguillonné [V. aculeata) est cultivé dans les jardins d'agrément.
VOLONTAIRES. On appelle ainsi, dans l'Armée, les hommes qui s'engagent à servir pendant un certain temps aux mêmes conditions que les autres soldats. En 1791, l'Assemblée législative, pour faire face à l'invasion étrangère, décréta qu'il serait fait dans chaque département une conscription libre de gardes nationaux de bonne volonté, q^ui devraient se rassembler lorsque les besoins de l'Etat l'exigeraient : en quelques jours 97 000 volontaires nationaux furent levés ainsi et répartis dans les dilférents corps d'armée qu'on organisait aux frontières. En plusieurs circonstances depuis, il y eut de semblables levées de volontaires nationaux : en mars 1815, on les nomma volontaires royattx; après juillet 1830, ils furent appelés volontaires de la Charte; après février 1848, ils formèrent la garde nationale mobile. — Il ne faut pas confondre ces volontaires nationaux avec les remplaçants d'autrefois, ni avec les engagés conditionnels qui ont existé de 1872 à 1889. Voy. volontariat.
VOLONTARIAT, nom donné communément à l'engagement conditionnel d'un an autorisé par la loi du 27 juillet 1872 et qui a été supprimé par celle du 15 juillet 1889. L'institution du volontariat avait été empruntée à l'Allemagne, où elle subsiste toujours; elle avait pour but d'alléger les charges du service militaire en faveur des jeunes gens qui se destinent aux carrières libérales, et de faciliter le recrutement des officiers de réserve et de territoriale.
VOLONTÉ (du lat. voluntas), faculté de vouloir, de se déterminer. Quelquefois ce mot est synonyme d'activité, et on distingue alors une volonté spontanée ou instinct, et une volonté réfléchie; mais, le plus souvent, il désigne une forme particulière de l'activité, celle qui succède à la spontanéité et qui suppose la réflexion. Ses déterminations
[irennent le nom de voliiions. Chacune d'elles comprend es éléments suivants : 1° se jwsséder, être maître de ses facultés; 2° concevoir l'idée d'une action, les moyen» de l'accomplir, les motifs qui y partent ou en détournent (sentiment, intérêt, devoir) ; 3" délibérer, juger la valeur morale de l'acte; 4° se déterminer; b" exécuter la détermination. La détermination est le fait dans lequel se manifeste cssentiellomeiit la volonté, tandis que la conception de l'acte et la délibération appartiennent à l'intelligence. Elle n'est pas moins distincte du désir, qui n'est pas libre et appartient à la sensibilité {Voy. désir). Enfin Vexécution peut être einpêcliée par un obstacle, tandis que la détermination ne saurait l'être. Celle-ci seule est donc complètement libre, ((uand elle n'est pas égarée par l'excès de la passion ou par la folie (Voy. liberté); elle diffère essentiellement en cela et ou désir, avec lequel Condillac et son école l'ont confondue, et de l'entendement, dont les Cartésiens ne l'ont pas suffisamment distinguée : elle doit dominer les désirs et se laisser éclairer par l'entendement. Elle est une des conditions de la moralité buniaiiie et de la responsabilité; elle est le fond do la personnalité {Voy. ces mots). Maine de Biran, qui a beaucoup insisté sur l'étude de la volonté, a cru