VOLCAN
ténor ou taille baryton et basse [Voy. ces noms) ; 2» par rapport au regislre, en roix de poitrine, de tête appelée aussi fausset ou faitcet] et de uicdium ; 5° par rapport à son plus ou moins d'acuité, en voix aiguë, moyenne, grave: 4° par rapport à la qualité, en bonne, telle que claire, pleine, sonore ou argentine, forte, douce, étendue, etc., ou mauvaise, faible, voilée, criarde, nasillarde, gutturale. Le volume de la voix est la masse de son que donne une voix ou un instrument sur chacun des degrés de son diapason : de deux vois semblables formant le même son. celle qui remplit le mieux l'oreille et se fait entendre de plus loin est dite avoir plus de volume, etc. La voix humaine varie avec l'âge et suivant les sexes : elle est plus aiguë dans l'enfance, et devient grave à l'époque de la puberté [Voy. mceI ; le castrat conserve la voix qu'il avait dans radolesccncc. Les premiers et seconds dessus appartiennent exclusivement aux femmes, aux enfants et aux castrats; le contralto est commun aux deux sexes : le ténor, le baryton et la basse ne se rencontrent que chez les hommes après 16 ans.
Voix humaine, voix céleste, noms de 2 jeux d'orgue très usités. Voy. orgce.
Voix active, V. passive, V. moyenne. Voy. verbe. VOL (de voler, du lat. volare), motle de locomotion propre à tous les Oiseaux, au plus grand nombre des Insectes, à quelques Mammifères, comme les Chauves- Souris, etc., et par lequel ces animaux se soutiennent et se meuvent dans l'air, au moyen Aailes [Voy. ailes). — Volsxt dit aussi, comme envergure, pour la distance qu'il y a entre les deux bouts des ailes étendues d'un oiseau.
En termes de Fauconnerie, on distingue les oiseaux de haut'Vol, comme le Faucon, et de bas-vol, comme le Tiercelet Voy. volerie). On appelle chasse au vol celle qui se fait avec des oiseaux de proie. — Vol se dit aussi collectivement d'un équipage d'oiseaux de chasse qu'on entretient, comme les meutes, pour prendre du gibier : on a des vols pour le héron, pour le milan royal, pour le milan noir, pour les buses, pour la pie, le corbeau, etc.
En Blason, on appelle vol deux ailes d'oiseau jointes dont les extrémités s'étendent vers le haut de l'écu. à dexire et à sénestre. Un demi-vol est une seule aile posée en pal. le bout des plumes à dextrc ou la pointe en chef. Le vol banneret est le vol mis en cimier.
VOL. attentat contre la propriété. Le Code pénal distingue le vol simple et le vol qualifié. Le vol qualifié est celui qui est accompagné de circonstances aggravantes, etc. : tels sont le vol domestique, commis par des personnes qui sont aux gages de celui qui a été volé; le vol avec effraction, qui se fait en escaladant, brisant et forçant quelque clôture ou fermeture: le vol de grand chemin, le vol de nuit, le vol de deniers publics. Ces diflérents vols sont punis différemment, selon leur gravité (C. pén., art. 379-401). — Chez les Grecs et les Romains, le fouet et l'amende étaient le châtiment des vols ordinaires; le vol accompagne de Aiolences était puni, suivant les cas, du bannissement, de la condamnation aux mines, de mutilations corporelles, et même de la mort. Chez les barljarcs, il n'était puni que d'une amende. Notre ancienne législation était excessivement sévère contre le vol : jusqu'en 1789. les voleurs de grand chemin furent punis du supplice de la roue. D'après le Code pénal de 1791 et la loi du 25 frimaire an vui, les peines contre le vol variaient depuis 2 ans de fers jusqu'à la mort. Auj. les simples Aols, larcins et fdouteries peuvent entraîner 5 ans d'emprisonnement : pour le vol qualifié, la peine la moins forte est la réclusion : dans aucun cas cependant, le vol n'entraîne la peine capitale.
VOLAILLE (du lat. volatile], nom donné en général à tous les oiseaux qui peuplent nos l«isses-cours, et particulièrement aux poules, poulets et chapons. Les volailles sont l'objet d'mi conunerce important, surtout dans le Maine, la Bresse, le Périgord, etc.
VOLANT [JEc Di\ Deux personnes armées de raquettes se renvoient alternativement une boule de liège garnie de peau et percée de trous dans les<|uels on a fait entrer de jietites plumes qui ont pour objet de ralentir et de régxJariser son mouvement.
Dans les ilachines, on donne en général le nom de volant à l'organe qui a pour but de prévenir les variations de vitesse en emmagasinant l'excédent de l'effort moteur lorsqu'il dépasse la valeur moyenne, et le restituant lorsque l'effort moteur devient trop faible. C'est une sorte j
I de roue pesante en fonte, de grand diamètre, montée sur ! l'arbre principal de la machine motrice; il agit uniquement par la lorce centrifuge, et on augmente son action [ en augmentant la masse de la jante. Le volant est indis- I pensable dans les machines à un seul cylindre; quand il ; y a deux ou plusieurs cylindres, il n'est plus nécessaire, car dans ces machines les périodes de distribution sont équilibrées de manière à avoir le même effort continu. — Les tournebroches. les sonneries des pendules, les mouvements de certauies lampes, ont des volants, dont la forme varie beaucoup.
On donne aussi le nom de volants aux ailes d'un mouhn, ainsi qu'à ces garnitures légères que les femmes attachent à leurs robes les unes au-dessus des autres en nombre variable. Voy. falbala.
On appelle : Volant d'eau, le Myriophylle en épi; V. des étangs, le Nymphéa blanc.
VOLATIL, VOLATILISATION (du lat. vnlatilis). En Chimie, on appelle volatils tous les corps solides ou liquides susceptibles de se réduire en gaz ou en vapeur, soit à la température ordinaire, comme l'éther, l'alcool, l'eau, soit par l'action d'une chaleur plus ou moins élevée, comme la plupart des liquides, le soufre, le mercure, l'arsenic, etc. : on les oppose aux corps fixes. — Pour volatiliser un liquide, il suffit ordinairement de le chaulTer plus ou moins, ou de le mettre. sous le récipient de la machine pneumatique, afin de diminuer la pression atmosphérique
3ui s'oppose à la proiluction des vapeurs. Les soliaes oivent d'abord être amenés à l'état de fusion; quelauesuns cependant, conune l'anhydride arsénieux, l'aivhydride carbonique solidifié, passent directement de l'état solide à ' l'état gazeux.
I VOL-AU-VENT, pâté chaud dont l'abaisse et les parois I sont en pâle feuilletée. On garnit les vol-au-vent avec ! des boulettes, des quenelles, un ragoCit à la f'uiancière, I des lileis de turlwt à la Béchamel, etc. [ VOLBORTHITE ^dédiée à Volborlh], vanadate de cuivTe I et de calcium [3;Cu.Ca)0.Y*0^.11*0], en tables hexagonales j vertes ou jaunes, provenant de Solomiky (Sibérie).
VOLCAN (de lital. volcano, du lat. Vulcanus, Vulcain], j a appareil naturel par lequel la surface de la croûte terrestre est mise, dune façon permanente ou temporaire, en communication avec les matières fondues de l'intérieur » (de Lapparent). Les volcans se présentent le plus souvent sous la fomie de montagnes coniques, à pente plus ou moins abrupte, au sommet desquelles se trouve un orifice désigné sous le nom de cratère, auquel vient aboutir un canal vertical nommé la cheminée. C'est par la cheminée que se fait l'ascension des matières éruptives que rejette le volcan sous trois formes différentes : les produits solides ou projections, tels que scories, bombes, lapilli, cendres ; les produits liquides, qui sont les laves ; les produits çazeux, tels que la vapeur d'eau, l'acide carbomque, l'acide ="lfhydrique, l'acide chlorhydrique, etc. En temps ordinaire, ie volcan n'émet que les produits gazeux; lorsqu'une éruption se prépare, la quantité des émissions de vapeur augmente et il se produit des ébranlements du sol. accompagnés de bruits souterrains. Le commencement de l'éruption est marqué par la production d'un énorme panache de fumée, composé de gaz et de vapeurs tenant en suspension des cendres; puis ont lieu les projections de lapilli et de bombes volcaniques, dues à des explosions continuelles. En dernier lieu se fait l'épanchement de la lave incandescente, sous forme de coulées qui recouvrent les flancs du cône volcanique et
aui se produisent soit par des crevasses latérales, soit, ans les éruptions très énergiques, par le cratère, qui déverse son trop-plein. Longtemps après la fin de l'éruption, le volcan continue à présenter des manifestations dites solfatariennes. qui consistent en dégagements sulfureux. Enfin, en dernier lieu, il ne se pnxiuit plus que des dégagements <racide carbonique. Des volcans arrivés à ce stade peuvent être considérés comme des volcans éteints ; tels sont ceux de l'Auvergne.
.K la suite de Léopold de Buch et d'Elie de Beaumont, on a admis pendant longtemps que les cônes volcaniques étaient le produit d'un soulèvement en dôme suivi d'une rupture qui aurait donné naissance au cratère de soulèvement. Vn cône central formé au milieu du cratère serait seul le résultat de l'accumulation des projections. Cette théorie est auj. abandonnée, et l'on admet généralement que les volcans sont uniquement formes par