‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1691 sur 1729 · VOUTE · texte numérisé non relu

VOUTE

Elles appo laissent avec l'rtacfc ccnomanien cl vivent aujoiinl'lmi (l;iiLs les mors cliaiules.

VOLVA (mot lalin forme de volvere, tourner) ou volve, meinbrario on forme de bourse qui recouvre tout ou partic (le ccriaiiis cliainpignons pendant leur jeunesse, et qui se déchire par l'eirel de la croissance. On l'observe chez les Amanilcs, les Pballus, etc.

VOLVOCE (du lai. volvere, tourner), Volvox, être aml)ij(u classé à la limite des l'rolopbjtes et des Protozoaires. Les Volvoces sont des globules verts, larges souvent de Om. 001, vivant exclusivement dans les eaux marécageuses. Ils sont formes d'une masse commune dans laquelle sont immergés des milliers de petits cor|)s qui n'ont pas en particulier plus de 7 à 9 millièmes de millimètre. Ci 'S petits corps sont verts avec un point rouge et sont munis chacun d'un double filament llagelliforme dont l'agitation continuelle détermine un mouvement de rotation prir la masse. — Dnjardin les a considérés comme une colonie, une agglomération d'mdividus distincts; d'autres auteurs, comme un être unique.

VOLVULUS, ou Passion iliaque. Voy. occlusion- intestinale.

VOLZINE, oxysulfurc de zinc naturel [4ZnS.ZnO] en enduits sur des minerais de zinc, près de Ponlgibaud (Puyd.'-l)ôme).

VOMBAT. gem-e de Marsupiaux. Voy. wombat. VOMER (mot lalin qui signifie soc de charrue), désigne, en Analomie, un os impair de la face, formant la partie postérieure de la cloison des fosses nasales. Cet os s'articule en bas avec les os maxillaires supérieurs et paiattts, en haut avec le sphénoïde, l'ethmo'ide, etc.

voMEit, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scombéroïdes : corps comprimé et élevé, armure <le la ligne latérale nulle, nageoires simples et sans prolongement. Le V. de Brown (F. Brotvnii), vulg. Assiette et Poisson lune, se trouve à la fois dans l'Atlantique et l'océan Pacifique.

VOIMIQUE (du lat. vomica), nom donné, en Médecine, à loule collection de pus qui se forme dans la poitrine et dans les poumons, parce que souvent cet amas do matière purulente se fait jour à travers les bronches et est expectoré tout à coup comme par une sorte de vomissement. Ces vomiques s'observent surtout dans les pleurésies aiguës ; on les a attribuées aussi au ramollissement des tubercules pulmonaires. Si elles ne peuvent ni s'ouvrir une issue, ni se résorber, elles déterminent un empycme. Voy. ce mot. Noi.r vomiqiie. Voy. stryciixos.

VOMIQUIER, arbrisseau. Voy. stryciinos.

VOMISSEIMENT (de vomir, du lat. vomere), mouvement convulsif par lequel les substances contenues dans l'estomac sont rejetées au dehors. Le vomissement est ordinairement un symptôme des alfections de l'estomac et du canal intestinal. Souvent aussi il est purement sympathique. — Tantôt il est nécessaire de provoquer le vomissement, comme quand il s'agit de faire expulser des substances vénéneuses, des corps étrangers, d'opérer une révulsion : on a recours alors aux vomitifs [Voy. ci-après) ; tantôt, au contraire, on veut l'arrêter : on y réussit soit en prenant de la glace par petits fragments, soit même en recourant aux vomitifs, selon ce vieil aphorisme : vomiliis vomitu curatur. Voy. nausée. A Rome, dans les temps de la plus granile corruption, certains débauchés provoquaient quelquefois le vomissement après un ample repas, afin de pouvoir plus promptemenl se remettre à table.

Vomissement de sang. Voy. hématémèse.

VOMITIFS , substances propres à provoquer le vomissement; tels sont : parmi les substances minérales, l'émétique, le sulfate de zinc. etc. ; parmi les substances végétales, lipécacuana, ou l'émétine extraite de celte racine; parmi les alcaloïdes, l'apomorphine, administrée en injections hypodermiques.

VOMITOIRES. Voy. amphithéâtre.

VOIVIITURITION (en \Ai.vomituritio). Ce mot s'emploie pour désigner : 1" un vomissement assez fi-équent, mais sans grandes secousses et évacuant peu de matières ; 2° cette espèce de vomissement avorté par lequel les matières remontent de l'estomac dans l'œsophage, mais ne sont pas rejelées au dehors.

VORORT, grand conseil de la Confédération helvétique. Voy. ce mol au Dict. d'Hist. et de Gcogr. . VORTIC ELLES (de vortex, tourbillon), genre d'infu-

soires ciliés, ainsi appelés à cause du tourbillonnement produit dans le liquide par la couronne de cils qu'ils agitent sans cesse : corps globuleux ou ovale, fixé à un long pédoncule contractile et contourné en spirale.

VOSGIEN (étage), nom donné, en Géologie, à l'étage inférieur du Trias, aussi appelé Grès bigarré, ou Etage pœcilien. Dans l'Europe occidentale, l'étage vosgien est généralement représenté par des grès rouges et des jioudingues, attestant des actions littorales et torrentielles très considérables. Dans les Vosges, on réserve le nom de Grès vosgien aux grès grossiers sans fossiles qui constituent la base de l'étage et forment la presque totalité des sommets arénacés de la chaîne ; la partie supérieure de l'étage. Grès bigarré proprement dit, est riche en empreintes végétales des genres Voltzia, Anoinopteris, Equisetum. Dans les Alpes méridionales, l'étage vosgien iirésente le faciès franchement marin; il est riche en céphalopodes du genre Tirolites- et il prend le nom à'étage werfénien.

VOTE (du lat. votum), se dit et de l'acte par lequel un citoyen exerce le droit de suffrage [Voy. ce mot), et du vœu exprimé par cet acte. Le droit de vote s'exerce dans une infinité de circonstances, qui toutes peuvent se ramener à trois : le V. électoral, le \ . détibératif, le V. juridique [Voy. élections, assemblées, jury, etc.). Le vote électoral est universel lorsque tous les citovens d'un Etat sans exception sont appelés à y concourir; il est restreint lorsqu'une classe de citoyens est seule appelée à exercer ce privilège. Le vote universel est direct lorsc|ue la nomination suit immédiatement l'expression du suffrage exprimé par tous les citoyens; il est indirect ou à deux degréslorsque tous les citoyens choisissent des électeurs, lesquels n«mment à leur tour des députés. On vote soit au scrutin ('c/. scrutin et bulletin), soit par assis et par levé, ce qu' a lieu lorsque les membres qui votent pour une proposiion se lèvent, ceux qui votent contre restant assis. On appefif. majorité la pluralité des votants ; cette majorité est : (J)solue, si elle est formée de plus de la moitié des votes ; reuHyg^ si dig dépend seulement de la supériorité du nomUfl fjeg voix obtenues par un candidat.

En France, on a >opelé : vote par ordre, une manière de voter qui avait heu, l,,ns igg Etats généraux, lorsque, pour délibérer, les représen^,]ts des différents ordres (noblesse, clergé et tiers) se separùj,nt en trois chambres, dont chacune avait son vote inde|.nfia„t des deux autres; vote par tête, une autre manie., ^^ prendre les décisions, qui avait heu quand tous les o-i^es, réunis en une seule assemblée, délibéraient a amajoi,,^ j^g ^q^^ . double vote, le droit qu eurent, sous la Rostau«|iQn^ igg électeurs les plus haut imposés de voter deux te. jà„s \^ même élection, d'abord dans le collège '1 ^'''.ndissement, puis dans le collège départemental, où eux sej^ étaient admis. — Les Romains votèrent d'abord par curii. ensuite par centuries et enfin par tribus.

VOUÈDE, plante tinctoriale. Voy. pastel.

VOUGE, épieu à large fer à l'usage des veneui ^q^^, j^^ chasse au sanglier (mot vieilli). — C'était aussi un a,.,„g offensive employée jadis à la guerre.

VOUROUDRibu ou couROL vert. Voy. courol.

VOUSSOIR ou VOUSSEAU (de vousser, du lat. vohitiart. courber), chacune des pierres qui concourent à former le cintre d'une voûte. Elles sont taillées en forme de coin tronqué par le bas ( Voy. voûte). On appelle : V. à crossetle, celui dont la partie supérieure fait un angle pour se raccorder avec une assise de niveau; V. à branches, celui qui, étant fourchu, fait liaison avec le pendentif d'une voûte darête.

VOUSSURE, se dit, en Architecture, de la portion de voûte qui sert d'empâtement à un plafond et en fait la liaison avec la corniche de la pièce. On étend ce mot à toute sorte de courbure en voûte moindre qu'une demicirconférence. La voussure est aussi, dans l'Architecture du moyen âge, un des arcs moulurés ou sculptés qui entrent dans la composition d'une archivolte de porte; une voussure répond à un ressaut ou à une colonne des piedsdroits. — En Menuiserie, on l'applique aux parties cintrées en élévation.

Voussure de la région précordiale (en Médecine). }oy.

PÉRICARDITE.

VOÛTE (jadis voulte, du lat. volula), nom donne, en Architecture, à toute construction en arc de cercle ayant une certaine profondeur et formée par l'assemblage de

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