ZONE
i irgon est une gemme assez estimée, notamment les vanélrs roiige-orangc cjui portent le nom d'Hyacinthe.
ZIRCONE, oxvdc de zirconium. Voy. zikconium.
ZIRCONIUM,' mêlai (Zr=:90,4), dont le bioxyde est une matière terreuse, blanche, infusible, le zircone [ZrO*J. Associée à la thorinc et à l'oxyde de lanthane, la zircone entre dans la composition des légers cônes qui, dans la lampe Auer, contribuent à donner un vif éclat à la flamme du gaz. Le zïrcon ( Voy. ce mot) est un silicate de zirconium (ZrO-.SiO^). La zircone a été découverte par Klaprotli en 1789 et le métal a été isolé par Derzelius en 1805.
ZiST, éi-orce intérieure des Oranges. Voy. zest.
ZIZANIE (du lai. zhania, du gr. ÇiÇâviov, ivraie). On donne vulgairement ce nom, qui est devenu synonyme de jalousie, de désunion, au grain vénéneux de Vivraie enivrante [Lolium iemulentum); mais pour les Botaniste, il désigne un autre genre de Graminées, tribu dos Oryzées, qui est originaife de l'Amérique septentrionale, o;i il est connu sous les noms de Riz de Canada et de liii- sauvage. Les l)esliaux sont très friands de cette plante, \erle ou séclic; le grain en est savoureux et nourrissant pour l'homme. On en a tenté la culture en France sous le nom tout à fait impropre de Folle Avoine.
ZIZEL, Mammifère rongeur. Voy. spermophile.
ZiZI, le Bruant des haies. Voy. brcant.
ZIZYPHUS, nom latin botanique du Jujubier, a servi à former le mot Zi:^yphées, tribu de la famille des Rhamnées.
ZOANTH AIRES (polypes). Voy. polypes.
ZOANTHE (du gr. Çwov, animal, et àv9o?, fleur), Zoanthus, genre de Polypes zoanthaires, voisin des Actinies : corps allongé, conique, élargi à la partie supérieure; bouche linéaire, transverse, au milieu d'un disque bordé do tentacules. On trouve ces polypes surtout dans le golfe da Mexique.
ZODIAQUE (du lat. zodiacus, du gr. ÇwStaxoi;), lande ou zone céleste, d'environ 18 degrés de largeur, qui fait le tour du ciel parallèlement à l'écliptique. Elle est partagée en deux parties égales par ce dernier, et comprend loutes les positions que peuvent occuper les planètes, leur latitude n'étant jamais de plus de 8 degrés. Le zodiaque se divise en 12 parties égales de 30 degrés chacune, qu'on appelle signes ; les signes portent les noms des constellalions zodiacales et sont aésignés par les mêmes figurjs (Foj/. au mot ASTRONOMIE l'art. Signes astronomiques); ils répondent chacun à l'un des mois de l'année {Voy. mois). Ce sont le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scoi-pion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons. On a réuni leurs noms en ces deux vers latins :
Sunt Aries, Taurus, Gemini; Cancer, Léo, Virgo; Libraque, Scorpius, Arcitencus; Caper, An[iphora,Pisces.
Les constellations qui ont donné leurs noms aux signes du zodiaque n'occupent plus maintenant les mêmes places que ces signes : par l'effet de la précession des équmoxes elles sont toutes avancées d'environ 30 degrés ou d'un signe. Cependant l'astronomie moderne a conserve les anciennes divisions et même les noms des 12 signes. Voy. précession.
La connaissance du zodiaque est de la plus haute antiquité. On la trouve chez les Chaldéens, les Perses, les Égyptiens, les Indiens, les Arabes et les Chinois. Plusieurs peuples admettaient 27 ou 28 constellations : c'étaient ceux dont l'année était lunaire. Les Chaldéens, suivis en cela par les Egyptiens et les Grecs, n'en admettaient que 12. Du reste, l'époque précise de cette invention est mconnue. Le zodiaque de Denderah, qui a été découvert au commencement du xix« siècle, et qui se trouve à la Bibliothèque nationale, a donné lieu depuis 1808 à de longues discussions auxquelles prirent part Diipuis, Visconli, Lalandc, Dclambrc, l'abbé Halma, Fourier, Biot, Francœur, St-Martin, Letronne. Qulques-uns attribuaient à ce zodiaque une haute antiquité, mais il est auj. démontré au il est à peine antérieur à l'ère vulgaire. Le zodiaque I Esneh en Egypte et celui de Salsette dans l'Inde ont aussi donne lieu à de vives controverses.
Lumière zodiacale. Voy. lumière et soleil.
ZODION, genre d'Insecles diptères, de la famille des Alhericères, tribu des Conopsaires. Voy. ce mot.
ZOIZITE ou ZOÏSIIE, minerai voisin de l'Epidote par sa ,
composition, mais n'ayant que très peu de fer et en différant par sa forme cristalline qui est orthorhombique. En masses bacillaires blanches ou rosées (Thulite) ; se trouve dans les granités et les schistes chlorités de la Carinthie et du Tyrol.
ZOKOR, Mus aspalax, sorte de Taupes de Sibérie.
Voy. LEMMING et ORYCTÈRES.
ZOLLVEREIN (de l'allem. Zoll, douane, et Vercin, union, c.-à-d. union douanière], association formée ciitre les divers Etats de l'Allemagne dans le but de supprimer les douanes sur leurs frontières respectives, et d'établir, à la limite extérieure de leurs territoires réunis, une seule ligne de douanes avec des tarifs uniformes. Conçue d'abord par le D"^ Fr. List, qui, dès 1819, en fit mais inutilement la proposition à la Diète germanique, cctle institution ne commença à être réalisée qu'en 18:i8. Dans cette année se formèrent successivement trois associations distinctes, l'une au midi, entre la Bavière et le ^Vurlemberg (18 janvier) ; l'autre au nord, entre la Prusse et les duchés de liesse et d'Anhalt (14 février-1 7 juillet), et une trv)isième au contre, entre le royaume de Saxe, le Hanovre, le Brunswick, la liesse électorale (24 septembre). Mais bientôt la Prusse amena successivement la plus grando partie des Etats à se rallier à elle, leur fit accepler ses tarifs, sa législation commerciale, et même inlroduisit dans quelques-uns ses monnaies, ses poids et mesures. Une association qui comprenait la plus grande parlie des Etats de l'Allemagne fut, sous l'influence de la Prusse, constituée pour 10 ans par un traité en date du 23 mars 1833, qui fut renouvelé, le 8 mai 1841, pour dix nouvelles années. L'Aulriche et quelques autres Etals moins importants qui avaient conslamment refusé d'y fccéder, finirent par signer avec la Prusse le 19 février 1853 un traité qui étendait le zollverein à toute l'Allemagne Cette institution est une des causes qui ont le plus contribué au développement rapide que la Prusse a pris de nos jours.
ZONA (du gr. ÇwvTi, ceinture), herpès zoster, feu ?aint- ANTOiNE, variété d'herpès consistant en une éruption vésiculeuse, qui se développe d'ordinaire sur une seule moitié du corps, de la poitrine et de l'abdomen surtout, et aifecte la forme d'une demi-ceinture. Elle suit le trajet des nerfs intercostaux. On rencontre aussi le zona sur le trajet des nerfs du bras, de la face. Les vésicules atteignent quelquefois la grosseur d'une lentille: d'abord transparentes, elles deviennent opaques au bout de 5 ou (3 jours, se flétrissent et se déchirent, en laissant à nu le derme excorié qui se couvre alors d'une croûte jaunâtre qu'accompagnent souvent des ulcérations difficiles à guérir. Le zona, considéré par certains médecins comme un trouble trophique, est regardé par d'autres comme une maladie d'origine infectieuse. Le traitement se borne au repos, aux boissons acidulés et à quelques laxatifs : ou saupoudre les vésicules de jwudre d'amidon et on évite tout frottement en enveloppant d'ouate tous les points malades.
ZONE (du gr. Çwvt]). En Géométrie, on appelle zone la portion de la surface de la sphère comprise entre deux plans parallèles; les sections déterminées par ces deux plans sont les bases de la zone, leur distance en est la hauteur. Lorsque l'un des deux plans devient tangent à la sphère, la zone n'a plus qu'une seule base et prend souvent le nom de calotte sphérique. — La zone a pour mesure le produit de sa hauteur par la circonférence d'un grand cercle de la sphère à laquelle elle appartient.
En Astronomie, on appelle zones les 3 bandes que forment à la surface de la Terre les cercles polaires et les tropiques [Voy. ce mot), savoir : la zone torride, comprise entre les tropiques, et caractérisée par ce fait que le soleil passe deux fois par an au zénith de tousses |X)inls; les deux zones tetnpérées, comprises entre le tropique et le cercle polaire de chaque hémisphère : à aucune époque de l'année le soleil ne passe au zénith de leurs points, mais l'iiorizon y rencontre tous les parallèles décrits par le soleil dans le cours d'une année, en sorte que chaque jour il y a alternative de jour et de nuit ; enfin les deux zones glaciales, qui s'étendent de chaque cercle polaire au pôle correspondant : le soleil n'y passe jamais au zénith de leurs points et même en reste toujours à une grande distance ; et de plus, l'horizon n'y rencontre pas tous le.'^ parallèles décrits par le soleil, en sorte que pendant une partie de l'année, le soleil ne s'y couche pas, tandis qu'il ne s'y lève pas pendant une autre partie, et qu'eulin pendant
ZOOCARPÉES
ZYfaOMA
le reste il y a alternative de jour et de nuit. En général et sauf des accidents dus à d'autres causes, la zone torride possède un climat brûlant ; les zones tempérées, un climat moyen, et les zones glaciales, un climat extrême. Voy.
CUUkT.
En Langage administratif, on appelle zone l'étendue de territoire soumise à un régime spécial. On distingue : la zoiK frontière, au point de vue des douanes et des Iravaux publics ; la zone des servitudes tnilit aires, la zone des servitudes résultant d'un chemin de fer, etc.
ZOOCARPÉES (du gr. Çwov, animal, et xapzô;, fruit), tribu do la famille des Algues, groupe des Arthrodiées, dans la(|uelle on laiigc les gemes Anthophy fis, Cadmus st Tiresias-
ZOOGRAPHIE. Voy. zoologie.
ZOOLOGIE (du gr. !^mov, animal, et ^oyoç, discours), branche de l'Uistoire naturelle qui traite des animaux : elle se divise en Zoologie générale, comprenant l'Anatomic et la Physiologie comparées, et traitant toutes les grandes questions relatives aux bases de la classification zoologique, à l'unité ou à la diversité de composition, au rôle des animaux dans l'ensemble de la création, à leur distribution sur le globe, etc., et en Zoologie descriptive ou Zoographie, qui décrit tous les animaux et en donne une classification méthodique. — On a imposé des noms spéciaux aux grandes divisions de la Zoologie, qui corres- IKindent aux divisions des animaux; ainsi on appelle : Mammalogie, la partie de cette science qui traite des Mammifères; Ornithologie, celle qui traite des Oiseaux; Erpétologie, des Serixints; Ichtyologie, dos Poissons; Malacologie, des Mollusques; Conchyliologie, des Co-
?uilles; Entomologie ou Inseclologie, des Insectes, etc. Toi/. ces mots). La Tératologie, qui traite des monstruosités animales, en est devenue depuis quelques années un appendice imjwrlant. Enfm V Embryologie, ou élude du développement des êtres depuis l'œuf jusqu'à l'adult .,
firend cle jour eu jour une importance plus gi'ande. — 'oiir les classifications zoologiqucs, voy. .xmmal (règne).
Créée par Aristote dans son Histoire des Animaux, la Zoologie, de même que les autres branches de l'Histoire naturelle, n'eut chez les Romains d'autre interprète que Pline l'ancien. Elle fut aussi longtemps négligée par les modernes. Ceux qui l'ont le plus avancée sont Conrad Gesner, Belon, Ray, Linné, BulTon, Blumenbach, Cuvier, Lacépède, Lamarck, Latreille, Blainville, Duméril, les deux Geoffroy St-IIilaire, etc. — Outre les ouvrages de ces maîtres et les Traités généraux cités à l'art, histoire SATCRELLE, Hous nommcTOUs, parmi les livres classiques sur cette science, la Zoologie de M. Milne Edwards, la Zoologie classique de M. F.-.\. Poudiet, les Eléments de zoologie de M. P. Gervais (1868), l'Histoire de la zoologie de M. Ferd. Hœfer (1873); Claus, Traité de zoologie ; Ed. Perrier, Traité de zoologie, etc.
ZOONOMIE (du gr. !^wov, animal, et vo;j.o;, loi), science des lois qui régissent les actions oi-ganiqucs des animaux en général : c'est une branche de la Zoologie. On a, sous le titre do Zoonomia, un célèbre ouvrage de Darwin.
ZOOPHYTES (du gr. î^wov, animal, et çûiov, plante), dits aussi Actinozoaires ou Rayonnes, nom donne autrefois au 4® embranchement du Règne animal, comprenant tous les êtres inférieurs dont les derniers sont voisins des plantes. On en a retiré auj. les Protozoaires, dont on a formé le 7" embranchement, les Vers intestinaux ou Entozoaires, qu'on a reportés dans le 4°, et les Echinodennes, dont on fait un embranchement distinct. — Le mot de Zoophyles est rarement employé dans la science, (it lorsqu'il l'est, c'est comme sj-nonyrne de Cœlentérés ou de é' embranchement cl non dans son sens étymologique.
ZOOSPORÉES (de zoospore), nom donné par Dccaisne et Tliuret aux .\lgues dont les spores sont douées de mouvements spontanés, pour les distinguer de celles oui ont des spores immobiles. Telles sont les Conferves, les Ectocarpes, les Laminariées, les Vauchériées, etc.
ZOOSPORES (du gr. Çûov, animal, et ffTiopâ, semence), corpuscules reproducteurs de certaines Algues. — Les zoospores sont ovoïdes ou turbinées, n'ayant guère que 1 ou 2 centièmes de millimètre de longueur : leur portion la plus aiguë [rostre) porte ordinairement des cils vibratiles à l'agitation desquels est dû le mouvement. — La cellule dans laquelle se développent les zoospores porte le r.om de zoosporange.
On retrouve des zoospores dans un petit noml^re do Champignons, p. ex. dans le Peronospora vastatiix qui cause la maladie de la pomme de terre.
ZOOTECHNIE (de IJwov, animal, et -réy/Ti, art), mol employé pour désigner l'art de l'économie du bétail, ou mieux encore l'exploitation économique des animaux domestiques. La Zootechnie em!)rassc à la fois l'étude des Questions d'alimentation économique, de reproduction, d'amélioration des races, d'éducation, etc.
ZOOTOMIE idu gr. Çwov, animal, et tojxi^, dissection), synonyme A' Anatomie animale. Voy. a.natojiik.
ZORGITE, séléniure de )>loinb et de cuivre, en masses granulaires d'un gris de plomb, à Zorge (dans le Harz), à Glasbach (Thuringe).
ZORILLE, Zorilla, division du genre Martre, ne renferme qu'une espèce, le Putois au Cap ou Blaireau puant (Z. variegata), animal de l'Afrique méridionale, qui a le museau court, et qui, au système dentaire du Putois, unit des ongles longs, robustes et propres à fouiller la terre. Le Zorille exhale une odeur fort désagréable; son pelage est d'un noir brunâtre rayé de blanc.
ZORTZICO, danse populaire des Basques.
ZOSTER, maladie, synonyme de Zona. Voy. ce mot.
ZOSTÈRE (du gr. ÇwW/ip', ceinture), Zostera, genre de la famille des Naïadées, et type de la tribu des Zoslérées. se compose d'herbes qui croissent submergées dans l'eau de la mer sur presque toutes les côtes : tiges rampantes; feuilles linéaires, rubanées, assez larges. Les feuilles de la Zoslère marine [Z. marina} sont employées, sous le nom de crin végétal, à faire aes matelas et des coussins; elles servent aussi pour l'emballage. Dans le Kord, on couvre avec ces plantes les toits rustiques. On les ramas.se encore pour servir d'engrais et pour en retirer de la soude par la combustion.
ZOUAVES (du nom d'une confédération de tribus kabyles), troupe d'infanterie légère organisée en .\lgérie dès le 1*' octobre 1830, admit d'alxird des indigènes, mais se recrute exclusivement auj. de Français : les tirailleurs indigènes portent le nom de turcos [Voy. ce mot). Les zouaves forment auj. 4 régiments à 4 bataillons plus 2 com(;agnies de dépôt. L'uniforme des zouaves est une veste sans collet avec un gilet fermé par devant, en drap bleu soutaché de jaune; pantalon maure en drap garance ; ceinture en cotonnade bleue, turban blanc ou vert et calotte rouge ; jambarls en cuir, guêtres, souliers; sac, giberne turque. Les officiers ont un unifonne spécial, qui se rapproche cependant de celui de l'infanterie. Ce corps s'est partout signalé par une intrépidité héroïque.
ZURNA, instrument de Musique des Turcs, qui |jar sa forme et la qualité de ses sons ressemble à notre hautbois.
ZWANZIGER [de l'allem. zwanzig, vingt), ancienne monnaie autrichienne, valant 20 kreuzers, environ 0 fr. 80.
ZYGÈNE, Zygaena, poisson. Voy. jiarteac.
ZYGÈXE. genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires, tribu des Zygénides, renferme une cinquantaine d'espèces, et a jwur type la Zygène filipendule, dont la chenille vit sur les trèfles. Le [>a\Mlon a les ailes bleues ou d'un vert foncé chatoyant, avec des taches rouges sur les ailes supériem'cs.
ZYGIE, Zygia, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, tribu des Mélyrides, a pour type la Z. oblongue, dont la larve vil aux dépens des bois de construction.
ZYGNÉMÉES (du gr. Çjvoç, paire, et vf.jxa. filament), famille d'Algues d'eau douce, du groupe des Arthrodiées, ainsi appelées à cause de l'accouplement de leurs filaments dans la formation de l'œuf. On les nomme aussi Conjuguées et Synsporées. — Genres, Zygnema, Zygogonium, Spirogyra, Staurospermum, etc.
ZYGODACTYLES (du gr. Çuyôî, paire, et SixtuXo;, doigt), ordre de la classe des Oiseaux, comprenant ceux qui ont les doigts accouplés, deux devant et deux derrière.
Voy. GRIMPECRS.
ZYGOMA (du gr. ÇJYujxa). En Anatomie, on a appelé zygoma ou os jugal l'os malaire ou os de la pommette de la joue, parce qu'il joint la face aux parties latérales du crâne. — Zygomatique se dit de tout ce qui appartient au zygoma ; ainsi on nomme : arcade zygomatique, l'arcade osseuse formée au bas de la lemjie par l os de la pommette et le temporal; muscles zygomatiques, les deux muscles [grand et petit) qui tirent les coins de la
ZYGOPHYLr.ÉES
ZYMOTIQUE
bouche vers les oreilles, p. ex. dans l'action du rire, etc. Il V a aussi le nerf, Vapophyse, la fosse zygomatiques, etc.
ZYGOPHYLLÉES (du f,'.-lype Zyqophyllum), famille de plantes Dicotylédones dialypctalos, détachée de celle des Rutacces, renferme des espèces caractérisées par des feuilles opposées, composées de plusieurs folioles conjuguées; des fleurs hermaphrodites : les loges de l'ovaire contiennent deux ou })lusieurs ovules. Les ZygophvHées sont répandues dans les deux continents. Le bois et l'ecorce des espèces ligneuses contiennent une matière résineuse, amèrc et acre, qui se colore en bleu ou en vert sous l'influence des agents oxydants. — Elles forment 2 tribus : les Zygophyllées proprement dites (genres, Zygophylliim, Giiaiacum. Porlieria, etc.) et les Tribulées.
ZYGOPHYLLUM, plante. Voy. fabagelle.
ZYGOSPORE, œuf qui s'observe chez les végétaux inférieur? et qui résulte de la conjugaison de deux gamètes J
(éléments sexués) identiques. Cet œuf grossit, cutinise sa membrane, se hérisse souvent de tubercules et constitue une Evgosporc.
ZYMASE (du gr. Çûijlti, levure), nom donne par M. Béchamp aux ferments solublcs ou diastases, tels que l'amylasc, la pepsine, la ptyahne, etc. (Voy. diastase).
ZYMOLOGIE ou zvmoteciinie (du gr. Çu[j.ti, levure, et Xôyoç, traité, ou yiyyr^, art), partie de la Chimie qui traite de la fermentation. Voy. ce mot.
ZYMOSIMÈTRE (du gr. ÇûjjLwaiî, fermentation, et fis- Tpov, mesurej, espèce de thermomètre propre à apprécier le degré de clialeur qui se développe dans les matières en fermentation. Cet instrument a été inventé par Swammerdani, au xin° siècle. Sa disposition a suggéré à Fahrenheit l'idée du thermomètre à mercure.
ZYMOTIQUE, se dit, en Chimie, de tout ce qui a trait à l'action d'un ferment [Voy. feumentatjon).