SUPPLEMENT
AAARITE. Variété tic nickelinc bismiilhirère Ni (As.Sb).
AACHÉNIEN (Aacheii. Aix-la-Cliapellc). Ensemble de sables l't d'argiles bi^farrées, appelé aussi Torrent d'Anzin, reposant directement sur les couches houillères ou dévoiiiennes du nord de la France et de la Belgique ; il représente un faciès continental ou lacustre de l'Infracrétacé.
AALÉNIEN {d'Aalen en Wurtemberg). L'étage aalénien comprend en Allemagne des couches calcaires de passage entre le Lias et le Bajocien correspondant aux deux zones inlérieurc-s du Bajocien des géol(^ues français.
ABRASION. Sert à désigner en géologie l'action d'érosion de la mer transformant à la longue un relief continental plus ou moins accidente en une plaine de dénudaliun marine.
ABRIACANITHE. Substance ai^ileuse bleue trouvée dans les roches granitiques d'Abriachan, comté d'Invemesse (Ecosse).
ABRICOT DE SAINT-DOMINGUE. Fruit des régions liopicales dû au Manmieri americana (Clusiacée).
ABSINTHINE. Glucoside retiré de l'absinthe par Du- <|uesiicl. Sa composition probable est C^^^ll^O^. Il est parlois utilisé comme stimulant de l'appétit.
ABYSSALES. Grandes profondeurs de l'Océan (au-dessous de 1800 m.), caractérisées par une extrême uniformité des conditions physiques au point de vue de la lumière, de la chaleur, des courants. La température est voisine de celle de la congélation de l'eau. La faune comprend des holothuries, des rhizopodes siliceux, des radiolaires. Il s'y dépose surtout, avec une extrême lenteur, l'argile rouge des grands fonds.
ABYSSES. Nom donné aux grandes profondeurs ou abîmes de la mer. Jusqu'à la fin du xix° siècle on croyait la vie impossible au delà d'une certaine profondeur, mais divers événements, entre autres la réparation d'un câble sous-marin immergé entre la .Sicile et l'Algérie, apprirent l'existence de formes animales profondes. (]es découvertes donnèrent lieu à de nombreuses expéditions spécialement entreprises pour draguer les grands fonds. Les plus célèbres sont celles du Porcupine,dviLightiii(/. du Challenger, du Talisman, du Travailleur, etc. On a trouvé des êtres vivants à toutes profondeurs et jusqu'à 8 000 mètres. La faune abjssale ainsi reconnue est composée de types très particuliers, révélant des adaptations curieuses à des conditions de vie fort spéciales quant à la pression, à l'absence de lumière, à la constance de la température, etc.
ACANTHITE. Sulfure d'argent naturel (Ag*S), en cristaux orlhorliombiques. dimorphe de 1 Ai-gyrose { Voy. ce mot Diit.]. De Joachimstlial (Bohème) et Freiberg (Saxe >
ACANTHODES. Poissons paléozoïques à squelette cartilagineux, hètérocerques, caractérisés par l'existence dans les nageoires, à l'exception de la caudale, d'une épine robuste libre au milieu des chairs.
ACÉNAPHTÈNE. Carbure extrait des portions du gouihiin de iionille qui distillent vei-s 550".
ACÉRATHÉRIUM (du gr. àxépa;, sans corne). Sous-genre de Rhinocéros fossiles caractérisés par l'absence de cornes sur les os nasaux. Ce sont en général des formes plus Hiniennes que les vrais Rhinocéros.
ACÉTALS. Sous le nom général d'acélals on comprend les composés qui résultent de la condensation d'une molélule d'aldéhyde et de deux molécules d'alcool, avec élimination d'une molécule d'eau. Ils sont de la l'orme R-CH (OR')-
ACÉTANILIDE. Voij. antifébrise .
ACÉTOZONE. Peroxyde de benzoyl et d'acétyl, qui pos- • le une action bactéricide intense. Employé avec succès I outre le typhus.
ACÉTYLÈNE. Ce gaz se prépare dans l'industrie en décomposant le carbure de calcium par l'eau. Il brûle avec une flamme beaucoup plus brillante que celle du gaz d'éclairage: de là sa principale application (Voy. éclaikage).
L'acétylène pourrait être avantageusement employé comme mojen de chauffage dans les laboratoires. Sa combustion dans un brûleur Bunsen ordinaire permet en effet d'atteindre 2000", température qui pourrait être dépassée par l'emploi du bec Mcker; la pression de l'acétylène envoyé dans ces brûleurs doit être assez faible [1 cm. d'eau environ).
Le chalumeau à gaz acétylène et oxygène permet d'effectuer la soudure autogène du fer et de l'acier.
On a songé à utiliser les propriétés suivantes de l'acétylène. On sait que sa formation à partir des éléments, carbone et hydrogène, permit à Berthelot de réaliser la synthèse totale de l'alcool. On pourrait donc penser à préparer l'alcool à partir de l'acétylène; à cet effet on réduit tout d'abord ce gaz par l'hydrogène en présence du nickel réduit à l'état d'élhyléne ; ce dernier est fixé par l'acide sulfurique avec formation d'acide sulfovinique ou sulfate acide d'éthyle. qu'il suffit de traiter par une base pour mettre l'alcool en liberté. Mais ce procédé ne peut entrer en concurrence avec la fermentation alcoolique du sucre. La propriété que |K)ssède l'acétylène de lixer l'azote pour former de l'acide cyanhydrique pourrait être utilisée à la préparation des cyanures, si la lixation de l'azote atmosphérique par le carbure de calcium n'était pas plus économique. La propriété de l'acétylène de se combiner à certains métaux, le cuivre, le palladium, etc., pourrait servir à les séparer d'avec les corps qui les accompagnent. Décomposé par la chaleur, l'acétylène fournit un noir de iumée il'une grande finesse, connu sous le nom de noir d'acétylène fin.
ACIDIMÉTRIE. La saturation des acides par les bases et réciproijuement se fait maintenant, dans les laboratoires, en présence d'hélianthine comme indicateur coloré, de préférence au tournesol. Cet indicateur présente en effet l'avantage de ne pas être sensible au gaz carbonique.
ACIER. Le grand développement pris par l'électrométallurgie, durant ces dernières années, paraît devoir apporter des modifications importantes dans l'industrie de l'acier. Les premiers procédés qui permettent de lutter efficacement avec les méthodes chimiques sont ceux d'Héroult et de Stassano. Dans le four Héroult, on réalise la fusion du métal par le courant électrique, mais en interposant entre ce métal. et l'électrode une mince couche de scories, qui évite le contact tout en laissant passer le courant. L'échauflement est ainsi pnxluit sans qu'il se forme d'arc. Le dispositif qui donne les meilleurs résultats et qui est employé à La Praz, où l'on fabrique journellement plusieurs tonnes d'acier, est le « Ressemer électrique «. La fonte est amenée dans une enveloppe de fer doublée de matériaux réfraclaires. Les électrodes, placées côte à côte verticalement, peuvent s'élever ou s'abaisser au moyen d'une crémaillère, de manière à régler l'intensité du courant et par suite la température. L'opération est ensuite conduite d'une manière analogue à celle du Bessemer ordinaire. Stassano utilise la chaleur dégagée par l'arc électrique, éclatant dans mi espace fermé au-dessus de la masse fondue.
Harmet a décrit un procédé continu jioiir la fabrication électrique de l'acier à partir du minerai Son appareil comprend trois parties : l'une où se fait la fusion du minerai ; dans la seconde se fait la réduction, et dans la troisième se fait l'affinage de la fonte; cette dernière n'est autre chose qu'un four Martin électrique. D'après Harmet, on peut obtenir ainsi l'acier à un prix de revient bien inférieur à celui de l'acier Martin. D'après Gin, l'élecirométallurgie des minerais de fer est une utopie dan les pays producteurs de charbon.
MO
ACORE
ALLOCINÉSII-:
ACORE [Essence d'). Essence retirée de la tige souterraine de l'Acorus caliimns L. (acore vrai, roseau odorant), j)lante originaire de l'Inde. Se rencontre aussi sur les Itords des marais européens. Elle renferme 1 à5 "/g d'essence. Les Hindous emploient l'Acore comme diurétique et aplirodisiaf|ue. En Europe on s'en sert pour aromatiser les pâtiss(.'rics et quelques liqueurs.
ACRIOINES. Substances à fonction basique qui dérivent du composé relire de l'anthracènc brut, par MM. Graebe et Caro, et nonnné par eux acridiuc.
ACROSE. iNom donné par Fiscber et Tafel à un glucose syntiiélique qui se forme par polymérisation quand on fait agir les alcalis sur la glycérine ou sur le bromure d'accoiéine
ACTINIUM. Métal radioactif [Voy. ce mot) découvert par D(!l)ici'ne. Il est voisin du thorium par ses propriétés. En solution ou à l'état solide, les sels de l'actinium dégagent de l'hérnun, comme les sels de radium.
ACTINOCERAS. Mollusques céphalopodes fossiles à coquille droite comme chez les Orlboceras, mais dont le siphon, au lieu d'être régulier, présente des renflements dans les loges de la co(|uille et des rétrécissements au niveau des cloisons. Ils caractérisent les terrains primaires.
ACTINODON. Amphibiens fossiles carbonifériensà pattes ))almées, intermédiaires entre les Batraciens et les Reptiles. Ils alleignaient la taille de la grande salamandre actuelle du Japon ; le crâne et la région ventrale du corps étaient protégés par des plaques osseuses, les mâchoires et les os (le la bouche étaient garnis de dents labyrinthodontes.
ACTOL. Nom pharmaceutique du lactate d'argent. C'est un antiseptique.
ADÉLITE. Arséniate de magnésium et de calcium hydraté, de Nordmark (Suéde), ayant la composition d'une wagnérite [Voy. wa(;nkkite, fltc/.), dans laquelle le chlore est remplacé p ir le groupe monovalent OH.
ADÉLOGÈNE. Roclies éruptives compactes dont les parties cristallim^s constituantes ne sont pas discernables à l'a'il nu: telles sont les pétrosilex, les halleflinf, les cornéennes.
ADÉNINE. liasc du groupe purine [Voy. ce. mot) découverte par Rossel, qui l'a retirée du lissu pancréatique. Elle est très répandue dans l'économie animale et végétale ; on en a trouvé dans la rate, les reins, les ganglions lymphatiques, le foie et l'urine.
ADONIDINE. Glucoside retiré de l'Adonis vernalis ctde l'Adonis cnpaniana. (Test un cardiaque.
ADRÉNALINE. Substance active des capsules surrénales, dont la composition, d'après Bertrand et Aldrich, est CH'^ AzO''. C'est l'astringent le plus puissant que l'on connaisse; elle resserre tous les vaisseaux sanguins, et permet d'opérer certaines régions sans verser une goutte de sang.
ADUROL.'C'est la dibromohydrô(|uinone, C«H*Br*(0H)2. Utilisé comme révélateur en pholosçraphie.
AFFINAGE. L'aflinage des métaux tend de plus en plus à se faire par voie électrolytique. \j'a/fiiiage élcc- Ifolytiquc du cuivre [Voy. ce métal) et de quelques autres métaux, argent, zinc, etc., a pris une grande importance industrielle.
AGNILIENNE. Stipulation dite agnilieiine employée pour transformer une dette contractée non verbale en une obligation verbale ; mode d'extinction ne pouvant s'employer à l'origine que pour les obligations verbales.
AGNOSTOZOÏQUE. Employé souvent pour désigner l'étage Précambrien, afin d'indiquer que, si la faune de ces terrains est encore inconnue, l'existence de cette faune n'est pas douteuse pour les géologues.
AGRÉGAT. Association de cristaux simplement réunis par juxtaposition sans ciment intercalé, comme cela existe dans les rociies granitoïdes.
AGRICOLE. Ordre du mérite agricole, institué par décret pour récompenser les personnes avant rendu des services à l'agriculture. Cet ordre comprend des chevaliers et des officiers. On ne peut y être admis, en principe, qu'aprils quinze ans de pratique agricole ou des fonctions s'y rattachant.
AGUEUSIE. Abolition des sensations gustatives.
AIR. La complexité de la composition de l'air s'est beaucoup accrue par des découvertes récentes. L'azote que l'on retire de l'air est de l'azote mêlé avec environ I/lOO d'autres gaz. tels que argon, le néon, le krypton, le xénon
{Voy. ces mots). M. Armand Gautier a constaté de plus qu'ij existe normalement dans l'air 2/10 000 d'hydrogène auque' s'ajoute dans les villes une petite quantité de méthane.
AIR LIQUIDE. L'air liquide, fabriqui- tout d'abord industriellement au moyen des appareils de Linde, s'obtient aujourd'hui en grande quantité par le procédé G. Claude. L'air est liquéfié en utilisant le froid produit |)ar la détente de l'air comprimé à 50 ou 40 atmosphères. Linde comprimait l'air à plus de 200 atmosphères. G. Claude parvint à obtenir de bons résultats pratiques avec une pression initiale beaucoup plus faible, par la détente avec travail extérieur et la liquéfaction sous pression. L'air li(|uide bout vers — 192", et permet d'obtenir de très basses températures. Sa distillation fractionnée permet de préparer industriellement l'oxygène et lazote. Par évaporalion dans le vide (sous une pression de 12 à l.'i mm.), l'air liquide se prend en une bouillie cristalline, par suite de la cristallisation de l'azote.
AIROL. Oxy-iodogallatc de bismuth: proposé comme antiseptique.
AJOURAN [Essence d'). Essence qui provient de la distillation des semences d'Ajouran plychotis I). G. Elle renferme du thymol, du cymène, du lhy«icne et peut-être du carvacrol.
ALASKAITE. Minéral voisin de la panabasc. Il a pour composition (Pb,Zn,Ag*,Cu*)S.(BiSb)*S^. Il se présente en masses cristallines gris de plomb, à éclats métalliques, cassantes, trouvées à Alaska.
ALBANE. Résine blanche C'^II^'O, retirée de la guttapercba.
ALBARGINE. Préparation argentique renfermant 15 % d'argent. On l'obtient d'une inanière analogue au protargol ( Voy. ce mot) on remplaçant l'albumine par le gélatose. Succédané du protargol.
ALBERTITE. Sorte de résine fossile.
ALBO-CARBON. L'albo-carbon de Mvl. Wale et Roosevell est constitué par de la naphtaline ptiriliée et désodorisée, employée jiour carburer le gaz d'éclairage et produire la lumière dite « albo-carbon ».
ALBUM INOIVI ETRE. Appareil utilisé pour le dosage de l'albumine dans les urines. L'albuminomètre de A. Renard se compose d'une éprouvette à pied graduée, au fond de laqmdle est disposé un disque émaillc portant en sou centre un point noir.
ALBUMOJDES. Produits azotés complexes que l'on peut extraire des tissus conjonctifs ou des productions épidermiques. Ces corps présentent beaucoup d'analogie avec les albuminoïdes.
ALBUMOSES. Produits transitoires de la digestion pcpsique des albuminoïdes.
ALCANNINE. Matière colorante retirée des racines de l'orcanette (Alkanna tinctoria). Elle sert à préparer des laques alumineuses (violettes) ou plombiques (bleues) pour la peintui-e fine.
ALCAPTONE. Nom donné par Boedecker à une substance jaune, se rapprochant des sucres, mais ne fermentant pas et qui s'extrait d'une urine morbide.
ALCOOLYSE. Dissociation électrolytique au sein de l'alcool. Les lois de l'alcoolyse sont les mêmes que celles de l'hydrolyse.
ÂLCOYLATION. Opération chimique qui consiste à introduinï un radii'al alcoolique dans une molécule organique. ALEUROMÈTRE. Instrument imaginé par Roland pour apprécier les propriétés |)aniliables d'une farine.
ALGONKIEN ou Algonquien. Système précambrien de la région des grands lacs de l'Amérique du Nord, constitué par un ensemble de ])rôs de six mille mètres d'épaisseur de schistes ferrugineux et jaspés, de quartzites et de grès.
ALIZARINES. Sous le nom d'alizarines ou comprend souvent non seulement la dioxyanthraquinone-1 .2, ou alizarine ordinaire, mais beaucoup d'autres dérivés liydroxydés de l'anthraquinone. Ainsi la trioxyanthraquinone- 1.2. '7 ou isopurpurine se nomme encore alizarine SX ; l'isomère 1.2.6 ou flavopurpurine est aussi appelé alizarine G. 1. Le bleu dalizarine SNG est l'hexaoxyanthraquinone-1 .2.4.5.0.8, etc.
ALLAKTITE. Arséniate basique de manganèse (7MnO. As^0^.4Il-0), eu petits cristaux clinorhombiqucs, brunrouge, de Suède.
ALLOCHTONES. Voy. autochto.nks.
ALLOCINÉSIE. Troubledela molilité : l'individualteint
ALLOTRIOMORPHKS
ANNÉUODITE
d'allocinésie auquel on commande d'exéculer un mouvement 1 avec un membre, l'exécule avec le membre symétrique. | Ces troubles n'ont encore été constatés que chez les liyslérique*.
ALLOTRIOMORPHES. i'oy. xksomorphes. I
ALOÏNES. Les aloïnessonl des glucosides retirés de l'aloès. 1 On a décrit un assez ^rand nombre daloïnes sous les noms i divers de barbaloïne, nataloïne, socaloïne, zaualoïne, cajta- ' loïne, curaçaloïne, jalaloïne, suivant l'orig^ine de l'aloés. U est fort probable «jiie plusieurs de ces produits sont identiques entre eux et doivent être ramenés à la liarbaloïne, C-'II^'U'-^, et à la nataloïne, C^H-''0*o.
ALPHOL. Salicylate de l'a-naphlol, proposé comme antiseptique intestinal.
ALSOL .'Vcétotartrate d'aluminium. Désinfectant et astringent éneifrique.
ALSTONIDINE. Âlcalo'ïde qui accompao;nc la porpliyrine. quand on extrait cette base de l'écorce d'alstoma.
ALTERNATEUR. On donne ce nom, dans l'industrie électrique, aux machines magnéto- ou dynamo-électriques «jui produisent des courants alternatifs.
ALUMINIUMAGE. Opération. qui;a pour but de déposer, par la méthode éleclroly tique, de l'aluminium sur des surfaces métalliques. Wôhler a conseillé de se servir d'un bain éloctrolytique formé par la dissolution de l'alumine provenant de la précipitation de 2 kg:r d'alun dans une liqueur rcnlerniant '20 litres d'eau, 4 kfjr d'alun, 4 kgr de cyanure de potassium. On se sert de ce bain à la température de 70*'. Un grand nombre d'autres formules ont été proposées.
ALUMINOTHERMIE. L'aluminolliermie, imaginée par Goldsclimidt, est basée sur la réduction des oxydes par l'aluminium. Un mél-inge d'oxyde et d'aluminium en poudre (Ikerinile) est tassé dans un creuset; ce mélange est cii- Hammé par un ruban de magnésium dont l'extrémité est garnie de bioxydc de baryum et de magnésium en poudre (cartouche d'allumage). L'aluminium réduit l'oxyde et la chaleur développée est assez intense pour que l'alumine produite fonde et que le métal se rassemble en un culot au fond du creuset. .\vec de l'oxyde fcrrique on obtient un mélange pernu;tlant de souder sur place les extrémités de rails. Cette métallurgie présente l'inconvénient de toujours donner un fer silicié. Elle s'applique surtout aux métaux réfraclaires tels que le manganèse et le chrome. Aux usines Krupp, à Essen, on fabrique ainsi la fonte chromée destinée à la préparation des aciers chromés. La température produite pur la combustion de l'aluminium au moyen de l'oxyde de fer peut atteindre 3 000"; on peut l'utiliser comme moyen de chaulfage dans les laboratoires.
ALU M NOL.NaphtoIsulfonate d'aluminium (C'»HCOH.SO^)» Al. Antiseptique et astringent.
ALYPINE. Succédané de la stovaïne, qui, à égalité d'action Ihérapeutique, serait dépourvu de plusieurs des inconvénients de la stovaïne. C'est le chlorhydrate de l'alcool benzoyl- I .."i-tétramétbyldiamino -2-éthylisopropylique.
AMARANTE, Azorubiiie -1 B. Bordeaux S. Matière colorante rouge de la série des azoïques, employée pour la teinture sur laine.
AMARANTITE. Sulfate ferrique hydraté basique (Fe-0^. 2S0^.7H*0), en cristaux tricliniqucs rouge amarante, du Chili.
AMBLYPODES. Mammifères ongulés fossiles de l'époque éocène, ancêtres probables des ongulés actuels. Leurs pattes, dont le carpe et le tarse sont élargis, sont terminées par cinq doigts munis de vrais sabots; les molaires supérieures sont trituberculeuses. Cerveau très petit.
AMBRITE. Résine fossile gris jaune de la Nouvelle-Zélande.
AMÉSITE. Silicate complexe, de composition 20 (Fe.Mg)O. 8AI*0-'.9SiO*.16ll-0. Masses cristallines vert pâle, lamelles empilées avec diaspore, à Chester (Massachusetts).
AMI DINES. Com|)usés basiques dont la constitution diffère de celle des amides {Voy. ce mot), par la substitution du radical divalent AzH à l'oxvgène des amides. Ils sont de la forme R-C ( : AzH) (AzH*}."
AMIDOL. Diamidophénol, utilise comme révélateur en photographie. On emploie la formule suivante : Eau, 100 gr.; sultite de soude, 50 gr. ; amidol,5 gr.
AMMONAL. Explosif qui serait un mélange d'aluminium en |K)udre et de nitrate d'ammonium. Il brûle péniblement et n'est affecté ni par la gelée, ni par l'humidité. En fai-
sant varier la quantité d'aluminium, la force explosive peut être augmentée ou diminuée.
AMPHICRÉATINE. C'est une des leucomaïncs {Voy. ce mot) que M. A. Gautier a retirée des muscles et de l'extiait musculaire ; elle s'y trouve en très faible quantité.
AMPHICYON. Mammifères carnivores fossiles de l'époque tertiaire; plantigiades comme les ours et probablement grimpeurs. Ce sont les ancêtres directs des chiens par leur dentition.
AMPHITHÉRIUM. Mammifères marsupiaux fossiles de la taille du rat; ils comprennent toutes les formes anciennes de inammifères de l'époque secondaire.
AMSTELIEN [d'Amstet, Hollande) Équivalent au Cragroiige (Pliocène moyen] d'Angleterre. C'est un ensemble d'une centaine de mètres d'épaisseur de sables marins avec coquilles de mollusques des régions boréales.
AMUSIE. Troubles de la faculté musicale qui semblent correspondre à ceux de la faculté du langage connus sous le nom d'APinsie. Par exemple, impossibilité jiour un musicien de lire la musique, de chanter, ou de jouer d'un instrument.
AMYLANES. Hydrates de carlione, CH^'O», retirés de l'orge.
AMYLOÏDE [Substance). Nom donné par M- Yircbow à un produit qui se dépose dans divers organes sous la forme de granulations (lues, transparentes, ou organisées en cou 'lies concentriques. Sous l'action de l'iode, puis de l'acide sulfurique, elles prennent une coloration bleue ou violette.
ANAGYRINE. Alcaloïde retiré par Hardy et Gallois des graines d'Anagvris fœtida. Il a pour composition C'MI»sAz*0*. " ■
ANALGÈNE. Dérivé de la quinoléine proposé par Vis comme ;nitiiiévralgique et antiarlhritique.
ANCHITHÉRIUM (du gr. ay^t, auprès; 9Y)ptov. animal). Mammifères ongulés fossiles qui caractérisent l'oligocène de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Intermédiaires entre les Paloplothéi'ium et les Uipparioii ou chevaux à trois doigts; ils possédaient trois doigts bieu développé à chaque patte, les deux doigts latéraux touchant à peine le sol.
ANDORITE. Nouveau minerai d'argent de Felsobanya (Hongrie), ayant pour formule Ag-S.2PI)S.jSb*S^.
ANDRIAS. Batracien fossile des couches miocènes d'Œningen (Suisse). U atteignait I'",25 de longueur et rappelait les grandes salamandres actuelles du Japon et de la Mongolie du genre Sieboldia. Ce fossile a èlé pris d'abord pour un homme primitif témoin du déluge.
ANDROMÉDOTOXINE. Glucoside mal délini qui existe dans un grand nombre île plantes de la famille des Ericacées. ANESTHÉSIOPHORE. Terme employé en pharmacodynamique pour désigner les groupements dont l'introduction dans une molécule organique donne des substances douées de propriétés anesthésiques.
ANÉTHOL. Partie cristallisable de l'essence d'anis. Il a jwur composition C«H*(0CH5), (CH = CH-C1P)4.
ANGLICANISME. Forme de religion pratiquée par les anglicans, considérée comme officielle par les .\nglais. Malgré tous les elforts de Marie Tudor pour ramener le catholicisme en Angleterre, les luttes et le sang qu'elles firent couler ne servirent qu'à rétablir définitivement la religion anqlicane. Cette religion ne reconnaît pas l'infaillibilité (les conciles, n'admet que les deux sacrements du baptême et de la cène, et rejwusse les prières pour les morts, les invocations des saints et le célibat des prêtres.
ANGOUMIEN de VAngoumoiS, ancieime région de la France). Subdivision du Turonien représentée par une craie marneuse dans le bassin de Paris et par des couches sableuses ou des calcaires à Hippurites dans l'ouest de la France et le Midi.
ANILÉINE. Voy. mauveixe.
ANIMALIER. On nomme ainsi les sculpteurs ou peintres qui se sont spécialement occupés de représenter des animaux. Parmi les plus remarquables animaliers on peut citer Frémiet et Gardet.
ANISIOINE. Voy. amsul.
ANISOL. Nom donné au phénate de méthyle, C^H^.OCH^
ANISOLINE, Hhodamine 5 B. Matière colorante rouge
bleuté, du groupe des phtaléincs. EUe teint la soie en
bleu.
ANNÉRÔDITE. Niobate d'uranyle, accompagné de tlio-
ANNULARIA
ARATUNOSE
rium, ytlrium, calcium, plomb, lor, elc, et un peu lie silice. R^KI)-0",§H*O-|-{Si 0-. Cristaux noirs qui se rcnconlrcnt dans la'.pcgmatite d'Annerôdc (Norvège).
ANNULARIA. Équisctacées fossiles. C'étaient des plantes aquatiques, flottantes, à feuilles verticillées de petite taille; on les rencontre uniquement dans les terrains primaires.
ANOMITE. Mica map^nésien voisin du méroxène {Voy. ce mol). Rencontre dans un calcaire cristallin au lac Baïkal.
ANTHÉIWÈNE. Hydrocarbure, C'^IP*', extrait des fleurs de camomille.
ANTHÉMOL. Liquide épais d"odeur camphrée, qui bout à 213'^,5-214",5; retiré de l'huile de camomille romaine. Composition, C*"I1"'0.
ANTHION. Nom donné en photographie au persulfate de potassium, employé pour éliminer les dernières traces d'hyposullitc des plaques et des papiers.
ANTHRACOPROTÉINE. Nom donné par Nencki à une matière albuminoïde qui est contenue dans les spores de la bactérie charbonneuse.
ANTHRACOTHÉRIUM (du gr. av6pa£. charbon; Oyjptov. animal). Mammifères ongulés fossiles paridigités, possédant quatre doigts à chaque patte, de grandes incisives et de puissantes canines, ainsi que des prémolaires coupantes; les molaires indiquent un régime herbivore. Ils se rencontrent dans les terrains éocènes d'Europe et de l'Amérique du Nord.
ANTHRAGALLOL, Brwi d'ant /ira cène. Matière colorante brune, dérivée de l'anthraquinono. On la prépare en condensant l'acide gallique (1 p.) avec l'acide benzoïque (2 p.) en présence d'un excès d'acide sulfurique à 120- 130".
ANTHRANILATE DE MÉTHYLE. Ether méthylique de l'acide anthraniiique, CG11*(C0*CH3)(Az11^). Il possède une odeur agréable de tleur doranger qui le fait employer en parfumerie.
ANTIFÉBRINE. Dérivé acétylé de l'aniline, C^H^- Azll-CO-CH^, employé comme antitbermiquc. On le prépare en distillant un mélange en proportions équimoléculaires d'acide acétique et d'aniline.
ANTIFUNGINE. Borate de magnésium, (BoO*)*Mg+8H*0; proposé comme antiseptique pour la conservation des aliments.
ANTISEPTOL. Dérivé iodé de la cinchoninc proposé par Yvon comme succédané de l'iodoforme.
ANTISPASTE. On nomme ainsi dans la prosodie ancienne un pied de quatre syllabes contenant deux syllabes longues et deux brèves, formant un ïainije et un trochée.
ANTITOXINE. Voy. toxine.
ANVERSIEN. C'est le crag-noir d'Anvers qui représente en Belgique la partie tout à fait supérieure du Miocène à l'état de dépôts marins avec fossiles boréaux.
APHOTIQUE. Région située sous les eaux à une profondeur telle que la lumière n'y arrive pas. C'est l'isobathe de 400 mètres qui sépare la région diaphane de la région aphotique.
APIINE. Glucoside retiré du persil; il est dédoublé par hydrolyse en glucose et opigénine, C*^H*"0^.
APLITES. Granuliles en liions minces à texture compaclc, souvent saccharo'ide.
APOCALYPSE. Livre qui traite de la fin du monde, révèle la destinée de l'humanité, l'avènement d'une vie de justice. On nomme ainsi des écrits juifs ou chrétiens, qui prêtent leurs révélations à des personnages considérables de l'histoire bibli(|uc et datent des deux premiers siècles avant .lésus-Cbrist, ou du siècle suivant. 11 y a eu un assez grand nombre d'apocalypses : populaire, juive, rabbinique.
Apocalypses chrétiennes. Parmi les apocalypses chrétiennes les plus remarquables sont cellesde saint Pierre, de saint Paul et de saint Jean ; la dernière divisée en vingtdeux chapitres.
APOCODÉINE. Substance de composition C'^Ria^zO*, qui résulte de la déshydratation de la codéine par le chlorure de ziiic.
APOCYNÉINE. Glucoside retiré de l'Apocynum canadium. C'est un cardiaque dont l'action paraît se rapprocher de l'action de la digitaline et de la strophantinc.
APOMORPHINE. C'est le produit qui résulte de l'action de l'acide chlorhydrique sur la morphine à 140". 11 a pour composition, C''il'"A/.0-. C'est une base qui possède des
propriétés éméliques cnergnpies à la dose de quelques milligrammes.
APOQUININE, Produit (pii résulte de l'action de l'acide chl()rhvdri(|ue à 140" sur la quinine. Il a pour composition C''9ll**Âz*02,21l«0.
APPENDICITE. luflammalion de V Appendice vermiforme on iléo-cwcal, petit organe de même structure que l'intestin, long de 6 h 10 centimètres, de la grosseur dune plume d'oie, qui s'ouvre dans le ca3cum prés de la valvule iléo-cœcale, c'est-à-dire dans le flanc droit. l/a|)pendice vermiforme paraît être le reste d'un organe plus important ayant existé chez l'ancêtre de l'homme. L'inllammation de l'appendice, ou appendicite, est une maladie qui n'a conquis une place bien déterminée dans le cadre nosologique (|ue depuis une dizaine d'années. Les symptômes qui permettent aujourd'hui de la diagnostiquer étaient compris dans le syndrome de la iyphlite [Voy. ce mot), terme qui tend à disparaître, ainsi que ceux de pérityphlite et de paratyphlite, depuis que les observations modernes ont démontré la prépondérance presque absolue de l'innaminalion et des altérations appendiculaires dans ces all'ections.
La cause de l'appendicite, sur laquelle les savants discutent encore, paraîldevoir être ramenée, d'une façon générale, à une infection microbienne facilitée par l'introduction d'un corps étranger dans l'appendice. Ce corps étranger peut être inanimé : noyau de fruit, fausse dent, arête de poisson, ou animé : vers intestinaux. Il blesse la paroi de l'appendice et, à la faveur de cette |)laie, les microbes qui pullulent dans tout l'intestin peuvent envahir les tissus sous-jacents.
Les symptômes de l'appendicite se présentent le plus souvent sous la forme de crises douloureuses éclatant soudainement, et à répétition, siégeant dans la fosse iliaque droite. La violence de la colique appendictilairc est extrême, elle provoque la contracture des muscles de l'abdomen, ce que l'on ajjpelle la défense musculaire, est exagérée par le moindre effleurement de la peau par les doigts, les draps, et a son maximum d'intensité en un point situé au milieu de la ligne qui joint l'ombilic à l'épine iliaque supérieure et antérieure droite (point de Mac-Burney).
La crise une fois passée, tout rentre dans l'ordre, mais le plus souvent elle se répète après des intervalles variables.
Les complications de l'appendicite sont celles de toute infection, il y a des crises d'appendicite qui ne récidivent jamais, mais on ne sait jamais, quand elles commencent, à quoi elles aboutiront. Si les microbes qui provoquent l'inflammation des tissus de l'appendice peuvent passer dans le péritoine, la grande membrane séreuse qui enveloppe tous les organes abdominaux, la situation devient grave, on a alTaire à une péritonite.
C'est pourquoi un certain nombre de médecins conseillent d'avoir recours à une opération chirui^icale, aussitôt que le diagnostic d'appendicite a été posé. D'autres préfèrent attendre, pour enlever l'appendice, que l'orage se soil apaisé et que le malade ne soutfre plus : c'est l'opération à froid qui ne vise que les crises ultérieures possibles. Enfin, récemment, le professeur Metchnikofl", se fondant sur cette observation, que, chez bon nombre d'appendiculaircs, les selles renferment des œufs de vers intestinaux, ce qui peut faire attribuer à ceux-ci un rôle néfaste dans l'étiologie de la maladie, conseille de faire expulser ces parasites intestinaux, particulièrement avec le thymol, antihelmintique puissant. Ce vermifuge administré, soit à froid dans l'intervalle de deux crises, soit au moment même d'une crise, a donné d'excellents résultats, la guérison complète et rapide des malades co'încidant avec l'expulsion de leurs vers intestinaux.
AQUILONIEN. Synonyme de Berriasien ou Piirbeckien. Il représente le faciès boréal marin du Portlandien supérieur et est constitué par un ensemble de sables, de grès et d'argiles de couleur foncée, à faune marine froide.
ARABINE, ou acide arabique. Principe soluble des gommes végétales C'-H^*0*'.
ARABINOSE. Composé obtenu dans l'hydrolyse de la gomme arabique; il a pour composition C''ll'"<'' = CH*011-(CH011)^-CH0. Par hydrogénation il est transformé en arabile, CH^OII- (CHOH)^- CH^01I, et par oxydation en acide arabinique, CH-0II-(CH0U)^-CO°ll.
ARBUTIXE
ASTEROL
ARBUTINE. Gliicosiilo, C'-H"'U', relire des feuilles de busscrole ou raisin d'ours (Aretostaphvlos uva ursi).
ARCHITECTONIOUE uu TECTONIQUE. Partie de la géologie qui s'occupe de la structure de l'écorce terrestre.
ARÉCAÏNE. .Alcaloïde, C'll".\zO*.H*0, retiré de la noix d'arec.
ARÉCOLINE. Alcaloïde, C'^H'^AzO*, retiré de l'Areca
catechu. 11 possède des propriétés vernùfages et taenifuges.
ARÉQUIPITE. Silicoanlimoaittte Je plomb, ressemble à
la wullénite. Se trouve à la mine Victoria, près Tiabaja.
province d'Arcquipa Pérou).
ARGENT. L'affinage de l'aident, qui se faisait uniquement par la coupellalion, |jeuf aussi se faire par les procédés électrolytiqucs. Mais l'éleclrométallurgie de l'argent parait encore limitée à quelques cas spéciaux, comme l'afiinage de l'argent aurifère, qui se fait d'une manière analogue au raffinage électrolytique du cuivre ; on électrolyse une solution de nilrale d'argent ;iciduléc par l'acide nitrique; l'anode est constituée par l'ai^cnt à raffiner; le métal pur se dépose à la catliode. l'or reste à l'anode, où il est recueilli. Dans le cas de cuivre argcutifère, on <lissout le cuivre et on laisse l'argent à l'anode.
ARGENTAMINE. Solution à 8 '*/„ de phosphate d'arçent dans une solution aqueuse d'éthylène-diamine à 15 *'/p. Elle est employée en injections hypodermiques comme antiseptique et astringent.
ARGENTOL. Nom pharmaceutique du quinoseptolate d'argent. C''lPAz;OH)SO-^Ag. C'est un antiseptique.
ARGENTURE. La poudre de Rosalowsky permet d'argenfer rapidement les objets métalliques. Elle se cora|)ose <le nitrate d'argent (10 p.), sel marin '200 p.;, mangano- Iwrate ;200p.', farine fossile (100 p.;. On étend la solution aqueuse do celle poudre sur l'objet à argenter, et l'on cliaiiire légèrement.
ARGININE. Base retirée des semences du Lupinus luteus. Composition, C«H'*Az*0-.
ARGON. On a tout d'abord donné le nom d'argon au résidu de l'azote atmosphérique, non absorbé par le m.ignésium ou par le calcium. Hamsey reconnut depuis que ce résidu est formé par un mélange de plusieurs éléments, hélium, néon, xénon, cryplon et argon. On peut préparer une assez grande quantité de ce mélange en soumettant à l'action de l'étincelle électrique l'air mélangé d'un excès d'oxygène, en présence de lessive de soude. L'azote est translormé en peroxyde d'azote qui est absorbé par la soude. Les gaz que renferme ce mélange ont été isolés par Uamsay en soumettant l'air liquide à un grand nombre de distillations fractionnées. L'hélium et le néon se trouvent dans les parties les plus volatiles; l'argon, le xénon et le cryplon dans les parties les moins volatiles. L'argon est un gaz incolore, inodore et insipide, d'une densité de 19.9, par rapport à l'hvdrogènc. Il lx)ut à — 1S00,1 et fond à — 187".9. Sa 'solubilité dans l'eau est intermédiaire entre celles de l'oxygène et de l'azote. Son poids atomique est 59,9.
ARGONINE. S'obtient par double décomposition entre le nitrate tl'argent et le caséinate de soude. Poudre incolore, partiellement soluble dans l'eau, renferme 10 *•,) d'argent. Succédané du prolargol.
ARGYROPYRITE. Sulfure d'argent et de fer, Ag^Fe^S". Table? pseudo-hexagonales d'un jaune de bronze trouvées à llimmelsfûrst (Saxe).
ARICINE. .Alcaloïde rencontré dans certaines écorces de quinquina. Sa composition est (?^H**'Az*0*.
ARISTOL. C'est un thymol biiodé, C^'U^^H-I*, qui se prépare d une manière analogue à l'iodoforme, en faisant agir liotle sur une solution alcaline de thymol. C'est une poudre, couleur rouge brique, très employée comme succédinié de l'iodoforme, dont il ne possède pas l'odeur désagréable.
ARMINITE. Sulfate basique de cuivre, 5 CuO. 280^,611*0. Petites écailles vertes trouvées à Planilz, près Zarckau (Saxe .
ARRHÉNAL. Voy. arsemc).
ARRHÉNITE. Silicotantalate de zirconium, fer, cériiiin et erbium hydraté, trouvé à Ytterby. |
ARSENIC. Les perfectionnements apportés à l'appareil ! de Marsii par A. Gautier et G. Bertrand ont permis de constater la présence de cet élément dans de nombreux ; organes du corps humain (cheveux, jioils. glande thyroïde, etc.). On en trouve également dans l'œuf et il . semble être indispensable au développement de l'orga- |
I nisme. Queltfues dérivés organiques de l'arsenic sont maintenant très employés en injections hypodermiques contre l'anémie et la tuberculose. Les plus importants I sont l'arrhénal et les cacodylates. L'an-liénal est du mo- I nométbylarsinate de soude. n:AsCH>(ONa *, qui se prépare j en faisant réagir l'iodure de méthyle sur l'arséuite de 'soude; on obtient ainsi un mélange d'iodure de sodium ' et d'arrbénai qu'on sépare en dissolvant l'iodure de so- I dium dans l'alcool. L'arrhénal est un tonique excellent
I dans les cas de tuberculose ; de plus, il agit favorable- ! ment contre les fièvres pernicieuses et paludéennes. Le
racodylate de sodium, ou dimcthylarsinate de sodium, 0:As(Gll-')-ONa-|-5H*0, se prépare en saturant l'acide cacodylique par la soude; pour obtenir l'acide caco<lylique, on soumet à la distillation sèche un mélange d'anhydride arsénieux et d'acétate de potassium; il se forme un mélange d'oxyde de cacodyle et de cacodyle qu'il suffit d'oxyder par Voxyde de mercure en présence d'eau pour obtenir l'acide cacodylique. On se sert également des cacodylates de fer, de magnésie, lithium, etc. Depuis quel- 3ues années on parle aussi beaucoup d'un nouveau prouit arsenical. Vatoxyle, qui serait très efficace contre la syphilis; c'est de l'anilarsinate de soude, C^HHsH.AsO^ (OH)(0>'a) ; l'acide aiiilarsinique se prépare en chaulfant. à 210", 10 parties d'aniline avec 1* parties d'acide arsé- I nique.
I ARSÉNIOPLÉITE. Arsénialc liasique hydraté de man- I ganèse, fer, calcium, plomb et magnésmm (Mn.CaPbMg). (.\sO*)*.'MnFe)-0^,3H*0. Cristaux rouge brunâtre qui accompagnent la bausraannite dans le calcaire primitif de Sjôgent i'oan, près (irytiiyltan Suède).
ARSÉNOLAMPRITE. Arsenic natif trouvé à la mine de Palmier, près Marienl)erg (Saxe), à Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace; et à Copiapo Chili).
ARTARINE. Alcaloïde, C*'H*^Azt)*, retiré de l'écorce de Xantiioxylon senegalense.
ARTINSKIEN [d'Artiiis/i dans l'Oural). Synonyme de Permien inférieur; c'est un ensemble de grès et de schistes à fossiles marins à Trilobites 'Philippsia). ( Voy.
ACTCMEN )
ASAPROL, ou abraslol. C'est le p-naphlolsulfonate de chaux. Il est très employé pour la conservation des vins.
II remplace avantageusement le plâtrage à la dose de G à 10 centigrammes par litre, et est sans inconvénient notable pour la santé, car il s'élimine avec une grande facilité par les urines. Il a été pro|)osé par Dujardin-Beaumetz et Stackler comme antiseptique intestinal.
ASELLINE. Base, C-^ll^Az*. retirée par MM. A. Gautier et Mourgues de l'huile de foie de morue.
ASEPTOL. Nom donné à l'acide ortho-phénolsulfonique. C®H*(OH), (SO^H),,. C'est un antiseptique trois fois plus puissant que l'acide phénique.
ASPERGILLOSE. Nom donné à une maladie importante de l'homme et des animaux supérieurs, piincipalement des Oiseaux, qui est due à un champignon appelé Aspergillus fumigalus. Cette maladie, qui est très répandue chez les gaveurs de volaille, se manifeste par des caractères qui la font ressembler un peu à la tuberculose, mais c'est une pseudo-tuberculose, la tuberculose vraie étant due à un bacille.
ASPHALINE. Explosif constitué par un mélange de chlorate de potasse (54 "/f,i ; de nitrate de potasse (4 "/„) et de son i42 "/q). L'asphaline est parfois additionnée de paraffine, de cire minérale ou de savon fuchsine.
ASPIRINE. Nom pharmaceutique de l'acide para-amidosalicylique.
ASSILINA. Nummulilidés caractérisés par les tours de spire visibles à l'extérieur: la surface du test est lisse ou ornée de lignes rayonnantes à points saillants. Elles abondent dans certaines couches du Nummulilique de la région niéditcrranéenne.
ASSISTANT, E n. adj.). Se dit d'une personne aidant quelqu'un dans ses fonctions, particulièrement des ecclésiastiques assistant le célébrant à l'autel dans les messes solennelles.
Instruction publique. L'assistant d'une chaire est le second professeur titulaire, par ex. : Assistant au Muséum d'histoire naturelle.
Religion. On désigne ainsi les cardinaux et les prélats assistant le pape dans les cérémonies religieuses.
ASTÉROL. Para-phénolsulfonate de mercure. On désigne aussi sous le nom d'aslérol une combinaison de paraphé-
ASTIEN
ATOPITE
nolsulfate de mercure et de tartratc double d'ammonium et de polai^sium, Succédané du sublimé.
ASTIEN {lYAsli, ville d'Italie). Les sables d'Asti cl les sables à Mastodontes du Val d'Arno consitucnt l'étage Aslicii ou Pliocène moven.
ATÉLESTITE. Arsénfate basique de bismuth hydraté, r)Iti-0^.As*0''.'2H*(). Petits cristaux jaune soufre, d'un éclat adumanlin, trouvés à Schnceberg (Saxe).
ATLANTOSAURUS. Reptiles gigantesques du Jurassique supérieur (États-Unis) : leurs vertèbres avaient 1 mètre de diamètre et ils atteignaient 50 mètres de longueur.
ATOLL (de la langue maldive). Iles des mers tropicales constituées par un étroit cordon de récifs coralliens, de forme aiumiaire entourant une lagune intérieure. Elles se sont développées autour d'un cratère, sur un cône volcanique sous-marin et jalonnent probablement une ligne de soulèvement du fond de la mer.
ATOME. Pendant longtemps l'atome fut regardé comme une particule indivisible et indestructible. F^es découvertes de la physique moderne conduisent à admettre qu'un atome matériel n'est autre chose qu'un système constitué par un certain nombre d'électrons ( Voy. ce mol) positifs, cl par un nombre égal d'électrons négatifs, ces derniers se mouvant, en totalité ou en partie, autour de la partie restante, à la manière des satellites autour des planètes. Les forces moléculaires et atomiques seraient donc des manifestations des forces électromagnétiques (les électrons. Si les éléments sont tous constitués par les électrons, il doit être possible, ainsi que le pensaient les anciens alchimistes, de transmuter les éléments les uns dans les autres. Cette idée, regardée longtemps comme absurde, est actuellement réalisée. Les propriétés troublantes du radium [Voy. ce mot) nous donnent un exemple de transformation entièrement nouveau. Ilamsay réussit à montrer la jirésencc du lithium et du calcium dans une solution de sulfate de cuivre soumise à l'action de l'émanation du radium. La transmutation des métaux apparaît donc comme possible, mais pas entièrement dans le sens où l'entendaient les anciens alchiniistes: il ne serait pas possible de transformer un élément en un autre élément quelconque, mais on pourrait seulement réaliser une sorte de dégradation de ces éléments, c'est-à-dire les transformer dans l'ordre décroissant des poids atomiques. Peut-être cette dégradation se poursiiil-elle jusqu'au retour de la matière à cet état spécial qu'on nomme l'éther, mais c'est là une conclusion qui demande à êtie vérifiée par l'expérience. S'il en était ainsi, on devrait en efJet constater une diminution de poids des substances radioactives. 11. Ileidweiller croit avoir observé cette diminution, mais elle n'a pas été confirmée. Cette question de la constitution de la matière est l'une des plus intéressantes de la physique et de la chimie modernes, qui paraissent nous promettre les surprises les plus intéressantes. Cepemlant il ne faut pas oublier que les atomes sont des particules très stables, qui ne peuvent être dégradées ou dissociées que par une forme d'énergie tout à fait spéciale, l'émanation radioactive; et actuellement encore les atomes doivent être considérés comme les seules particules capables d'entrer dans les composés chimiques <|ue nous connaissons.
ATOMIQUES (Poids). Les valeurs des poids atomiques données dans ce dictionnaire sont rapportées à la base H=:l. Dans ce système le poids atomique de l'oxygène a pour valeur 15,88. Depuis 190.5, cette base a été changée et l'on rapporte aujourd'hui les poids atomiques à la valeur 1() ]30ur l'oxygène. Les principales raisons qui but déterminé ce changement sont les suivantes. La plupart des poids atomiques se déterminant par rapport à l'oxygène, on évite donc ainsi les erreurs qui peuvent provenir de l'incertitude du rapport H:0. De plus, avec la base 0 = 16, les poids atomiques se trouvent être des plus voisins des nombres entiers. Enfin le poids atomique de l'oxygène étant bien supérieur à celui de l'hydrogène les erreurs d'analyse apporteront une erreur moindre ûaus le calcul des poids atomiques.
\oici quelles sont les nouvelles valeurs adoptées pour les poids atomiques :
Symboles Poids
>om Iles él«^inents. diimiques. aloniiques.
Aluminium ..... Al. . . . 27.1
Antimoine Sb . . . . 120,2
Argent Ag. '.'.'. '. lÔ7',U5
Symboles Nom des éléments. cliiini(|ues.
Argon Ar. . .
Arsenic As. . .
Azote Az=lN,
Baryum Ba.
Bismuth Bi . . .
Bore Bo. . .
Poids atomiques.
Brome Br 79,96
Cadmium Cd 112,4
Caesium Cs. . . . 152,9
Calcium Ca 40
Carbone C 12
Cérium Ce 140,25
Chlore Cl 55,45
Chrome Cr . . . . 52,1
Cobalt Co 59
Cuivre Cu 63,6
Dysprosium Dy 162,49
Erbium Erb
Etain Sn .
Fer Fc. .
Fluor FI. .
Gadolinium Gd. .
Gallium Ga. .
Germanium Ge. .
Glucinium Gl. .
Hélium He .
Hydrogène ...... H. .
Indium In. .
Iode I . .
Iridium Ir. .
Krypton Kr. .
Lanthane La. .
Lithium Li. .
Lutécium Lu .
Magnésium Mg .
Manganèse Mn .
Mercure 1'» •
Molybdène Mo .
Néodyme Nd .
Néon Ne .
Nickel Nb. .
Niobium Ni. .
Or Au .
Osmium Os. .
Oxygène 0 . .
Palladium Pd 106.25
Phosphore P 51
Platine Pt. . . . . 194,8
Plomb Pb . . . . 20().9
Potassium K 59,15
Praséodyme l'r . . . . 140,5
Radium '. . Ra 225
Rhodium. ..... Rh . . . . 103
Rubidium. . . . •. . Rb . . . . 85,1
Ruthénium Ru ... . 101,7
Samarium Sa 150,3
Scandium Se 44,1
Sélénium Se 79.2
Silicium Si 28,4
Sodium Na 25,05
Soufre S 32
Strontium Sr 87,6
Tantale Ta 181
Tellure Te 127,6
Terbium Tb 159
Thallium Th 204,1
Thorium Th 232,5
Thulium Tm . . . . 171
Titane Ti 48,1
Tungstène Tui=W • . 184
Uranium U 258,5
Vanadium Va. . . . 51,2
Xénon X . . . . 128
Ytterbium Yb 170
Yttrium Y 89
Zinc Zn .... 65,4
Zirconium Zr 90,6
ATOPITE. Pyroantimoniale de calcium, fer, manganc sodium et potassium (Ca.Na-.Fe.Mn. K-)-.Sb:()". Crisli brunâtres, très rares, trouvés à Langban (Suède).
ATOXYLE