DECHARGE OSCILLANTE
DARAPSKITE. Minerai présentant l'association curieuse (l'un azolalo et d'un sulfate de sodium (SNa-O.Az^O^.'iSO'' -|-'2H-t)), clinorliomhique, en masses considérables à la l'arapa del Toro (Cliili).
DAU8RÉITE. Oxychlorure de bismuth, ^Bi^O^BiCF', en petites écailles nacrées. Trouvé au Cerro de Tazna, mine Conslancia (Bolivie).
DAVIÉSITE. Petits cristaux incolores trouvés à la mine Beatriz. sierra do Gorda (Chili). C'est probablement un oxychlorure de plomb. -^
DÉCADENTS. Nom donné en général à des artistes ou écrivains qui font consister l'art dans la subtilité de la pensée et le raffinement de la forme. On trouve des écrivains de celle école particulièrement vers la lin d'une époque littéraire puissante et féconde : en Grèce au ni" s. avant J.-C, à Rome au iii^ s. après J.-C. De nos jours, le mot a servi à désigner plus spécialement une école poétique opposée au Parnasse, dont les chefs avoués furent Verlaine et Mallarmé et qu'il serait plus juste d'appeler symboliste.
DÉCALCIFICATION. Les eaux de ruissellement charjfées <le gaz carbonique et les eaux d'inliltration produisent sur les roches calcaires des phénomènes de dissolution accompagnés d'oxydation qui modifient plus ou moins complètement ces roches. Les meulières des environs de Paris, les formations sidérolitbiques sont dues à des phénomènes de décalcification.
DÉCANAPHTÈNE. Carbure d'hydrogène C»''H**, découvert dans le pétrole de Bakou.
DÉCANES. Hydrocarbures saturés de formule moléculaire. C"MI-*. On connaît jusqu'à présent 6 décanes.
DÉCARBURATION. Opération métallurgique qui consiste à enlever le carbone aux inèlaux. On dit, par exemple, dècarburnlion de la fonte. La décarburafion se fait généralement par la combustion du carbone. La C'" Willson Aluminium (New-York) a récemment proposé l'emploi du calcium |K)ur la dccarburatiou des métaux.
DÉCHARGE ÉLECTRIQUE AU TRAVERS DES GAZ [Description], Quand on a|)proche à i|uelques centimètres de distance, dans l'air, deux conducteurs métalliques, et qu'on leur communique des charges sans cesse croissantes d'électricités contraires, ces charges finissent par se recombiner brusquemcMit au travei's de l'air qui les sépare, en y traçant un sillon lumineux. C'est la dérliarge électrique. L'aspect de cette décharge rappelle ordinairement, en petit, les éclairs qui se produisent pendant les orages ; la décharge pi'end alors le nom A'éliiicelle électrique. Mais on peut aisément modifier beaucoup cet aspect : si par exemple les deux conducteurs ont une faible capacité, s'ils sont munis de pointes, et si on les charge assez lentement, la décharge prendra la forme d'arborescences diffuses et faiblement lumineuses; c'est Veffluve (analogue, elle aussi, à un météore connu, le feu Sainl-Elme). Enfin on doit regarder Varc électrique, qui jaillit entre deux pointes incandescentes de charbon ou de métal, comme formant un troisième type important de décharge électrique. Ces divers phénomènes se retrouvent sensiblement avec les mêmes caractères dans tous les gaz. quand on les étudie à des pressions voisines de la pression atmosphérique. Us restèrent d'ailleurs très mal comj)ris et l'on ne réussit pas à y démêler de lois tant qu'on étudia la décharge à ces pressions. Au contraire, on les vit se simplifier beaucou)) en les étudiant à des pressions très faibles.
Disons d'abord comment se modifie l'aspect de la décharge quand on raréfie progressivement le gaz où elle jaillit. Supposons par exemple que les pùlcs d une bobine de Ruhmkorlfen activité communiquent avec deux électrodes métalliques pénétrant à l'intérieur d'une ampoule de verre dont une machine à vide quelconque enlève graduellement l'air. Au début, un flot d'étincelles blanches réunit les deux électrodes. Elles cessent bientôt d'être blanches, et l'on voit un fil lumineux rose courir d'une électrode à l'autre, d'abord mince, puis de plus en |)lus épais. Une plage violette marque l'arrivée de ce trait lumineux sur la cathode (électrode négative). La pression baissant toujours, toute l'ampoule s'emplit de luminosité : elle est ce qu'on nomme un tube de Geissler. La pression est de l'ordre du demi-millimètre, soit environ le millième de la pression atmosphérique. Le gaz est devenu moins résistant, en ce sens que, pour une différence de potentiel donnée, la décharge peut jaillir entre électrodes beaucoup plus éloignées qu'à la pression ordinaire. Par exemple, à
une pression de un dixième de millimètre on peut aisi> ment illuminer un tube de plusieurs mètres de long. La colonne lumineuse ainsi obtenue est divisée en anneaux alternativement brillants et obscurs [xtratcs) pouvant faire penser à un ver annelè. La tache violette signalée tout à l'heure s'est agrandie et forme maintenant une gaine qui babille toute la cathode, dont elle est séparée par un intervalle encore mince (espace sombre de Crookes). Lu espace sombre beaucoup plus étendu (quelques centimètres) sépare cette gaine de la strate qui termine la colonne lumineuse annelée. Les couleurs (variables selon les gaz) commencent à pâlir.
Si la |)ressioii baisse encore, jusqu'à un centième de millimètre par exemple, la gaine cathodique s'écarte à 10 ou 20 millimètres de la cathode et devient nuageuse; encore limitée par un contour assez net du côté de la cathode, elle s'étale du côté opposé, en s'affaiblissant de plus en plus, sur une épaisseur de plusieurs centimètres; enfin, entre la gaine et la cathode, on aperçoit une lueur orange, signalée par Goldsiein, qui atteint son plus grand éclat à la surface même de la cathode, et s'étend, sans cesse moins visible, jusqu'à quelques millimètres de celle-ci. Quant aux strates, île plus en plus écartées et diffuses, elles ont à peu près disparu; en revanche les parois de l'ampoule commencent à devenir lumineuses. Cette fluorescence des parois est d'autant plus vive ((ue la raréfaction est plus grande, et finit par masquer prescpie complètement les lueurs qui subsistent encore dans le gaz. Si raréfié que nous semble ce gaz, il est pourtant tout ù fait nécessaire, comme on le voit bien en abaissant encore sa pression : la décharge passe alors de plus en plus difficilement, et finit par ne plus passer du tout, même |)our les plus fortes différences de potentiel que l'on sait produire. \jG\\)YQ?,ùon décliargc dans le vide est donc incorrecte, imisque la présence d'un gaz est une condition indispensable du phénomène.
L'observation attentive de la décharge, au stade ipii vient d'être indiqué, c'est-à-dire pour des pressions variables entre le centième et le dix-millième de millimètre, a conduit à la connaissance de trois sortes de radiations : les rayons cathodiq nés, découv cris par llittorf, en 186'.); les rayons canaux (ou mieux rayons positifs), découverts par Goldsiein, en 1885; et les rayons X, découverts par Rœntgen, en 1895. Voy. aux articles corn;spondanls du Supplément les propriétés de ces diverses radiations. Incidemment, c'est tout à fait à tort qu'on attribue souvent à W. Crookes des recherches imporlantc^s sur la décharge dans les gaz raréfiés.
Le mécanisme selon lequel se produit la décharge a été fort élucidé par les travaux de Townsend. Ce phvsicien trouva des résultats qui rendent très vraisemblabfe que tout ion, positif ou négatif, qui rencontre un atome avec une vitesse supérieure à une vingtaine de kilomètres par seconde, détache de cet atome un corpuscule, ef par suite le brise en deux ions.
Considérons alors, de nouveau, les deux conducteurs placés dans un gaz, auxquels on communique des quantités croissantes d'électricités contraires. Cela revient à dire que la force électrique appliquée au gaz intermédiaire va sans cesse en croissant. Or il y a toujours une petite quantité d'ions dans ce gaz, par radioactivité naturelle, (juand la force électrique est faible, ces ions se rendent vers les électrodes, sans acquérir entre deux chocs consécutifs avec les molécules environnantes la vitesse qui leur serait nécessaire pour les pouvoir briser. Mais si la force électrique devient assez grande pour communiquer cette vitesse à l'ion dans le temps qui sépare deux chocs, le nombre des ions qui se meuvent vers les électrodes augmentera très vite de façon colossale, chacun des deux ions nés à chaque rupture se mettant à son tour en marche en engendrant à chaque choc, jusqu'à ce qu'il ait atteint une électrode, deux nouveaux ions, aussitôt actifs, et ainsi de suite. Au lieu de la fuite mesurable, mais très faible, qui se produisait d'abord, unegrande quantité d'électricité franchira le gaz en un temps extrêmement court. C'est bien le caractère essentiel de la décharge.
DÉCHARGE OSCILLANTE. Quand on met les deux armatures d'un condensateur électrique chargé, en communication par un fil métallique présentant une interruption de longueur suffisamment petite, il jaillit une étincelle et le condensateur se décharge. L'étincelle est simple et le décharge instantanée si le conducteur ne présente qu'une
DÉCIPIUM
DINOCERAS
sclf-incluctioii {l'oy. ce mot, Siippl.) nulle ou très failjlc. Tour une valeur convenable de la self-induction, la decliargc est oscillante, c'est-à-dire qu'après s'être déchargé partiellement, le condensateur se recharge en sens contraire, pour se décharger et ainsi de suite. L'étincelle se compose d'un nombre très grand d'étincelles se succédant très rapidement, et . le conducteur est traversé par des courants alternatifs diminuant rapidement d'intensité. Le temps qui sépare deux étincelles est d'autant plus petit que la capaiilé du condensateur et la self-induction sont elles-mêmes plus petites; on peut obtenir facilement cent mille oscillations par seconde.
Si le conducteur constitue le fil inducteur d'une bobine de RuhinkorlT(I'oî/. ce mot, Dirt.], le fil induit donne des courants induits de même période, mais de force électromotrice très grande. Ces courants, étudiés par M. Tesla, présentent la remarquable propriété de pouvoir traverser impunément le corps humain, alors que des courants alternatifs transportant la même quantité d'électricité mais u'ayaiit que quelijues centaines d'oscillations par seconde seraient immédiatement mortels.
DÉCIPIUM. Elément obtenu par Delafontaine dans le <lédoublement du didyme. On admet que cet élément est identique au gadolinium, bien que son poids atomique soit plus élevé.
DECONES. Carbures hydrogène en C*"ll"', isomères du térébenthène ; on en connaît trois jusqu'à présent.
DÉCYLÈNES, décènes. Hydrocarb. éthyléniquesenC'*!!^. DÉFLATION. Enlèvement par le vent de tous les lins débris répandus à la surface du sol.
DELAWARITE. Variété d'orthoso.
DEIWANTOÏDE. Variété de grenat.
DÉNATURATION. Changer ou altérer la nature dune chose. La dcnatiiraiion de l'alcool, exigée par la régie, se fait par addition à l'alcool bon goût d'une substance très difficile à séparer qui le rend impropre aux usages domestiques; on emploie à cet etlet le mélhylènc (mélange d'acétone et d'alcool métbylique). Cependant, lorsque l'alcool doit servir à une jiréparatiou chimique, la régie admet la dénaturât ion au moyen du corps à faire réagir sur l'alcool.
OERBYLITE. Antinionio-titanate de fer [6FeO.Sh*0-'. .MiO-], en cristaux orthorhombiques, dans les sables d'un gisement de cinabre à Ouro-Preto Brèsir.
DERMATOL. Gallate basique de bismuth. CO|l-(OH)^COl!i(OH)-. Poudre jaune insipide et inodore employéecomme succédané du salicylale de bismuth, pour obtenir l'antisepsie du tube intestinal. Proposé aussi comme succédané de l'iodoforme.
■ DESCLOIZITE. Vanadate de plomb et de zinc, VO*(PbZn)* OH. Cristaux orthorhombiques noirs ou brun olive.
DÉSENTOILAGE. Opération consistant à détacher une peinture de sa toile, opération très délicate et ne se pratiquant que sur des tableaux de grande valeur qui sont fort endommagés.
DÉSINCRUSTANT. Se dit des substances qui empêchent les incrustations dans les chaudières. On a fait breveter la composition suivante : silicate de soude (10 p.), carbonate de soude (2 p.], soude caustique (7 p.), infusion de chicorée dans l'eau de pluie (71 p.), colorant (10 p.).
OESMOTROPIE. Le mot desmotropie avait été substitué par Jacobson à celui de tautomerie [Voy. ce mot). M. Hautzsch conserve le mot tautomerie et donne au mot desmotropie une signification dilTèrente. Pour ce savant, dans des conditions physiques bien déterminées, un corps tautomère répond à une formule unique; mais ces circonstances venant à changer il peut y avoir migration dans la molécule d'un atome d'hydrogène, et le corps répond alors à une deuxième formule On dit dans ce cas que le corps tautomère a passé d'un état desmotropique à un autre.
DEXTRANE. Nom donné par Scheibler à une substance gélatineuse qui se dépose pendant la macération du jus de betterave et qui servirait à la cristallisation du sucre. Il se rencontre surtout dans les betteraves mal mijries.
DEXTROFOR ME. Produit qui résulte delà condensation du formol ou aldéhyde formique avec la dextrine. Proposé comme antiseptique.
DEXTROSE. Foy. GLUCOSE.
DIADELPHITE. Arséniate basique hvdraté d'aluminium, fer et manganèse (Al. Fe.Mn)*0^.8MnOÀs*0^8H20. Cristaux rouge brun ou rouge grenat, trouves dans un calcaire cristallin à Mossgruf\an, près îS'ordmark (Suède).
DIAtVIORPHISIVIE. Modifications qui se produisent dans les roches èruptives dès les premiers temps de la solidification par suite des émanations gazeuses minèralisalrices qui accompagnent l'éruption.
DIANIUM. Elément reconnu par la suite identique au niobium.
DIANIZipiNE. Composé, Azl|2.j(C[F0)iC«n*-C«H*(0CIP); (Azll-)j. (jui se prépare d'une manière analogue à la benzidine [Voy. ce mot^, à partir de l'ortho-nitroanisol. Très employé dans l'industrie des matières colorantes.
DIASTROPHISME. Ensemble des dislocations et des déformations que les couches terrestres ont subies postérieurement à leur dépôt et à leur consolidation. DIATRÈME. Voy. neck.
DIAZINES. Nom donné aux composés chimiques dont la formule diffère des composés benzéniques par le remplacement de deux Az à deux Cil, dans le noyau hexagonal imaginé par Kékulé. Cette substitution peut avoir lieu de trois façons différentes. On connaît bien en réalité trois classes de diazines, a, p et y.
DIAZOÏQUES. Composés dont le type est le diazobenzène. C''II-'.Az = Az.01I. Les sels de ces substances se préparent facilement par l'addition d'azotile de soude à la solution d'une aminé dans un acide en léger excès, à la température de 0'. Les diazo'iques présentent pour l'industrie chimique une imporlanci' considérable. Ils servent eu effet à la préparation des matières colorantes azoiquis. D'autre part, la facilité avec laquelle ils se transforment en carbure (par ébullition avec l'alcool), en phénols (par ébiillition avec l'acide sulfurique) et en dérivés halogènes (par décomposition de leurs sels halogènes en présence de poudre de cuivrel les rend également précieux dans les laboratoires.
DICERATHERIUiyi (du grec 6:;, deux fois; xépa;, corne; 6vip;'ov, animal). Pihinocèros fossiles caractérisés par la pré seiice de deux cornes latérales sur les os du nez. On les rencontre dans les dépôts oligocènes d'Amérique, d'Auvergne et de la vallée du Rhône près di; Hellegarde.
DICHOOON (dugr. Scyoc. en deux parties; oSwv, dent). Mammifères ongulés fossiles dont les dents indiquent un régime herbivore. Ils habitaient toute l'Europe occidenlaJe aux époques éocène supérieur et oligocène et présentaient des caractères intermédiaires entre les pachydermes et les ruminants proprement dits.
DICYÉMIDES. Parasites du rein des mollusques céphalopodes, très voisins des Orthonectides et considérés, comme ceux-ci,tantôt comme des vers dégradés, tantôt comme des Mésozoaires.
DIESTIEN (de Diest près Louvain, Belgique). Ensemble de sables et de grès ferrugineux représentant la base du Pliocène de Belgique.
DIETZÉITE. Chromo-iodate de calcium, 7(Ca0.P0') -t-8(t;a0.Cr0^), en cristaux clinorhombiques, du Chili.
DIÈVES. Marnes très argileuses grises, bleues ou vertes, correspondant à la craie turonicime et qui recouvrent directement en un grand nombre de points le houiller du Nord de la France.
DIIODOFORME. Comjiosé iodé, CF=CI-, obtenu en faisant réagir l'acétylène sur les hypoiodites alcalins en présence d'iode. Succédané de l'iodolorme, n'en possédant pas l'odeur désagréable.
DIMÉTHYLANILINE. Ce composé, m\^kz[(W)^, qui diffère de l'aniline par la substitution de deux radicaux mèthyles à deux hydrogènes du groujicment aminé, AzH*, joue un rôle des plus importants dans l'industrie des matières colorantes. On l'obtient eu chauffant en autoclave à SGopendant la heures, 75 kilogrammes d'aniline, 75 kilogrammes d'alcool mèthylique et 25 'kil(^rammes de chlorhydrate d'aniline.
On prépare d'une manière analogue la diélhylaniline, C''lPAz(C*H^)^, dont les applications sont très voisines de celles de la diméthylaniline.
DINANTIEN (de Dînant, ville de Belgique). Étage inférieur du carbonifère ; c'est le calcaire carbonifère marin du bassin franco-belge. Le faciès continental ou lagunaire qui constitue l'étage anthracifère est le cutm ( Voy. ce mot) .
DINOCERAS (du gr. Seivôç, redoutable; xépa;, corne). Mammifères ongulés de grande taille des temps éocènes dont le crâne portait trois paires de protubérances cornées, une sur le nez, une au-dessus des maxillaires et la troisième en arrière de la région frontale. Plantigrades, pas
DIOSCAMPHRE