CAMPHRE
poches de décalcification du calcaire. [Voy. sidérolithique ot noL).
BOLDÉRIEN de Rolderberg, Limbourg beljje). Ensemble de sables marins à faune relativement chaude représentant en Belgique l;i partie supérieure du Mioci'iie.
BOLÉITE. O.vvchlorurehvdraté de plomb, cuivre et argent [PbCl^.PbO + CuCP.CuO -f 2H20 -f f AgCl], en cristaux cubiques d'un bleu indigo, des mines de Doléo (dalilornie'.
BOLONIEN ou BONONIEN (de fiou%»i«;-sur-Mer , sousélage inférieur du l'ortlandien. Constitué par un ensemble d'argiles lignilifères et de calcaires marneux exploités pour ciment aux environs de Boulogne et en Angleterre ; ces couches ont fourni des squelettes entiers de grands reptiles terrestres.
BONE-BEDS (de l'angl. boue, ossements; bed, lit, couche). Couches formées par l'accumulation de débris et d'ossements de reptiles et de poissons que Ion rencontre en particulier à la base de la série jurassique d'Angleterre et d'Allemagne.
BORER. Mol anglais qui veut dire perceur et qui est employé dans toutes les Antilles pour désigner un certain nombre d'insectes qui ont menacé de ruine un grand nondjrc île régions tropicales par suite des ravages qu'ils produisaient sur la canne à sucre qu'ils perforaient. On distingue plusieurs borers : le Shol-borer [Xylebonis perforens] (Sliot signifie en anglais tireur), un Scolytidé; le Molh-ljorer [Diaturea saccharalis) ^moth signifie teigne), un Papillon; le Weevilborer [Sphennphorus saicliari) (\yeevil signifie «iiarançon), un Charançon !ians les plaies laites ainsi par ces insectes, des parasites appartenant au groupe des Champignons s'introduisent et achèvent la destruction de la canne (îràcc à l'emploi des seediings de canne à sucre, c'est-à-dire de germmations tie graines de canne, on a pu entraver l'extension de ces fléaux et le mal est provisoirement conjuré.
BORICINE. Combinaison cristallisée de borax et d'acide bori(pie; proposée comme antiseptique.
BORNIA. Equisélacées fossiles de l'époque houillère qui présentent des caractères de transition entre les plantes >ans Heurs ou cryptogames vasculaires et les phanérogames ou plantes à Heurs.
BORNITE. Sulfure de fer et de cuivre. 5Cu*S.Fe*S3. Masses compactes ou concrélionnées rencontrées dans un grand nombre de filons et de gîtes cuivreux (Saxe, Mansleld, Chili, Bolivie, Canada, etc.).
BOROL. Borosulfitc de sodium, ou de potassium, SO*OB()Na dont la puissance antiseptique serait trois fois plus grande que celle de l'acide borique.
BORURES. Combinaisons du bore avec les métaux.
BOUMERANG. Lame de bois dure et , courbée servant il arme de jet aux sauvages de l'Australie. Egalement en usage dans l'ancienne Egv|)lf et dans le sud de l'Ilindoustan.
BRADYSISMES ou BRADYSÉISMES de ppxûjç, lent). Mouvements dallure oscillatoire ou ondulatoire de l'écorce terrestre, trop lents (quelques-uns sont séculaires) pour être compris dans les tremblements de terre proprement dits. On range parmi les bradyséismes les mouvements de l'écorce, affaissements ou soulèvements lents, qui amènent des déplacements des rivages.
BRANDTITE. Arséniate de manganèse et de calcium, (AzO*)-MnC,a2.'2n-(i, isomorphe de la Rosélite ( Voy. ce mot, Dict.), trouvé dans la mine de Harstig, près Pajsberg( Suède).
BRAZILiTE. Syn. do Baddeleyite ( Voy. ce mot, SiippL).
BROMAL. Composé, CBr^CHO, analogue au cbloral; agit égalemcut comme hypnotique.
BROMOL. Nom pharmaceutique donné au trichlorophénol-l.'2.4.6. A peu près iimtilisé.
BRONZES D'ALUMINIUM. Alliages de cuivre et d'aluminium. ChristoHe fabrique, pour des objets d'art, des bronzes à 20 *^i„ d'aluminium. Ces alliages sont très légei*s; l'alliage à 10 % d'aluminium est plus léger que le verre. Certains bronzes d'aluminium, plus élastiques
aue l'acier, sont utilisés pour la fabrication des ressorts e montres et de pendules. Un bronze d'aluminium à 6 "/„ de cuivre avait été proposé et même em|)loyé [wur la fabrication de bateaux légers et démontables; c'est sur un bateau en bronze daluniinium que le colonel Marchand remonta la rivière Kotio lorsqu'il atteignit Fachoda.
BRUXELLIEN. Correspond au calcaire grossier inférieur du Bassin de Paris. Il est constitué à la base par des sables et à la partie supérieure par des calcaires employés dans les ffrandcs constructions de Bruxelles
BRYONINE. Glucoside trouvé dans les racines de bryone. Possède des propriétés émétiques.
'bucCO [Essence de). Se retire des feuilles de diverses variétés de Barosnia de la famille des Rutacées. Elle renferme du diosphénol, C*"I1'00-, une cétone C'^H'^O, et un carbure C'^H'*. Son odeur rappelle à la fois celle du camphre et celle de la menthe.
BUNODONTES (du gr. pojvoc, colline, mamelon: oStuv, dent).. Les mammifères bunodontes sont ceux dont les dents sont garnies de collines ou de mamelons recouverts d'émail. Tous les mammifères anciens et les mammifères actuels quand ils sont jeunes ont des dents bunodontes. Les dents restent bunodontes cliez la plupart des onguiculés, chez les autres les molaires se modifient et deviennent lophiodontes ou sélénodontes [Voy. ces mots).
CADAVÉRINE. Nom donné par Brieger à une ptomaïne [Voy. ce mot), retirée des organes humains ([xtumons, intestins, foie, rate, etc.), et qui n'anparait que vers le troisième jour de la putréfaction à l air en même temps que la nèvridine et la putrescine. Elle est identique à la pentaméthylène-diamine (Ladenburg).
CAOINÈNE. Sesquiterpène, C'"""!!", qui se trouve dans l'huile de cade. Il est employé en pharmacie.
CAILLOUX IMPRESSIONNÉS. Les cailloux calcaires ou siliceux qui constituent certains conglomérats présentent des empreintes ou impressions qui correspondent aux cailloux voisins. Ces impressions' sont dues à la dissolution lente de l'un des cailloux par les eaux chargées de gaz carbonique qui circulent dans l'intérieur du conglomérat.
CAINOTHERIUM ou CŒNOTHERIUM (du gr. xaivô;, nouveau: 9r|pïov, animal;. Mammiléres ongulés fossiles, très communs dans les terrains tertiaires moyens de l'Europe. C'étaient des paridigilès, herbivores, mais qui ne ruminaient pas.
CAJÉPUT {Essence de). Se retire de plusieurs espèces de Melaleuca (famille des Myrtacées), qui croissent almndamment dans la Nouvelle-Calédonie. Elle s'oppose au développement des ferments organisés des marais, ce qui explique la précaution prise par les Néo-Calédoniens de tremper des feuilles de Melaleuca dans une eau d'alimentation suspecte.
CALCIUM. Le calcium est maintenant un métal que fabrique l'industrie, par l'électrolyse du chlorure de calcium fondu. Il peut servir ii la préparation de l'alcool absolu. Il possède en outre l'intéressante propriété de fixer l'azote atmosphérique pour donner un azolure Az-Ca% qui est décomposé par l'eau avec formation d'ammoniaque; mais cette réaction n'a pas encore reçu d'applications industrielles. Dans les laljoratoires on utilise la réaction du calcium sur les chlorures alcalins pour la préparation du c;esium et du rubidium. Jaubert utilise le calcium à la préparation de l'hydrolitlie ( l'oj/. ce mot).
CALDEI RAS (de l'espagnol caWeim, chaudière). Bassins circulaires, cratériformes dus à l'existence d'un rempart plus ou moins complet de matières volcaniques entourant le cratère proprement dit. L'île de Las Palmas en offre un bel exemple.
CALICHE. Minéral de l' Amérique du Sud d'où l'on retire le nitrate de soude ou salpêtre du Chili. Il se présente en amas plus ou moins irréguliers alternant avec des dépôts de sel gemme et de borate de soude jusqu'à une profondiHU' de I m. 50 environ.
CALOMEL. Le calomel, ou chlorure mercureux, se prépare maintenant dans, l'industrie, en triturant le bichlorure de mercure (4 kgr) avec le mercure (5 gr) jusqu'à disparition du mercure.
CALOMELOL. Poudre blanc grisâtre, soluble dans 50 parties d'eau environ, constituée par du calomel associé à des substances albumineuses (25 **/o environ).
CAMPANIEN. Ensemble des assises crayeuses qui représentent dans la Champagne et les Charenles le Sénonien supérieur ou atnricn.
CAMPHOLÈNE. Carbure, C»II'^ qui résulte de la déshydratation de l'acide campholique par l'anhydride phosphorique.
CAMPHRE. Le camphre se prépare maintenant dans l'industrie à partir de l'essence de térébenthine. Le pinène de l'essence de térébenthine est transformé en chlorhy-
CAiXAIGRE
CATALYSE
.traie. La saponification de ce dernier par un sel de sodium organique (acétale, pliénato, stéarate, etc.) conduit à un mélange d'isobornéol et de campliène, que l'oxydation Iranslorme on camphre. Le campiin; ainsi préparc diffère sonlenicnt du camphre naturel, en ce qu'il est sans action sur la lumière polarisée; le Codex proscrit son introdnclion dans les médicaments. La presque totalité de ce camphre synthétique est utilisée à la fabrication du collnloïd. L'industrie du camphre synthétique, très florissante depuis la guerre russo-japonaise, est à la merci du gouvernement japonais, qui peut abaisser son prix de vente au-dessous du prix de translormalion du pinène en camphre. Le Japon peut en effet fournir du camphre à 2 francs le kilogramme alors qu'il est actuellement impossible de préparer le camphre à ce prix au moyen de l'essence de térébenthine.
CANAIGRE. Les tubercules souterrains du lluniex hijmciioscpalus, espèce du Texas, de l'.Arizona, de la Californie et du Mexique, renferment une proportion très notable de tannin, 25 à 53 pour 100, tandis que l'écorce du Chêne n'en contient que 10 à 12 pour 100. Les tanneurs du Mexique font usage de tubercules du liumex pour le (annag<! des peaux. Ou a cherché dans ces derniers temps 'i vulgariser la culture de cette plante en diverses régions.
CANANGA [Essence de). Cette essence nous vient de Java, des Imies ou de la Réunion. Elle paraît être identique à l'essence d'Ylang-Ylang obtenue par la distillation des fleurs d'une plante arborescente de la famille des Aronacées, l'Arona odoratissima. C'est une huile jaunâtre d'odeur douce et pénétrante.
CANNEL-COALS. Charbons anglais, analogues aux bogheads, donnant, à la distillation, beaucoup de carbures d'hydrogène et, par suite, employés pour la fabrication du gaz de l'éclairage.
CANON (de l'espagnol canon, couloir). Les canons (ou canyons] désignent des vallées très étroites et très profondes à parois verticales, creusées par l'érosion torrentielle dans des terrains fissurés ou en voie de soulèvement. Les plus connus sont ceux du Colorado, en Amérique; les gorges du Tarn, le défilé du llbône, près Bellcgarde, en France.
CANTHARIDINE. Principe actif des cantharides. C'est le plus actif de tous les vésicants connus. Sa volatilité en rend le maniement dangereux, aussi se sert-on de préférence des cantharidates. Elle a pour composition C'"1I'*0'*.
CAOUTCHOUC. Le prix croissant du caoutchouc a fait rechercher s'il ne serait pas possible de trouver une substance douce de propriétés analogues. Bien que nos connaissances sur la constitution chimique du caoutchouc aient fait ces dernières années de grands progrès, on n'a
Fu reproduire encore cette intéressante matière. Mais si on ne peut reproduire le caoutchouc, on le mélange en proportions plus ou moins grandes avec des produits artificiels, principalement des huiles sulfurées obtenues par l'action du chlorure de soufre à froid ou du soufre à température élevée. H'après Diuglinder, l'addition de 10 "/ode ces produits sulfurés n'altère pas toujours les propriétés du caoutchouc; elle peut au contraire, pour certaines espèces, en augmenter la résistance et l'élasticité, et en diminuer la rapidité d'oxydation.
CAOUTCHOUC D'HERBES, appelé encore « caoutchouc de racines », ])r()(luit par certaines Apocynèes du Congo belge, de l'Angola. Le latex est extrait" ici de la partie souterraine (rhizome) du Landolphia Henriquesiana et Carpodinus lanceolalus.
CAPARRAPÈNE. Sesquiterpène, C*»!!**, découvert dans l'essence de caparrapi.
CAPPELLÉNITE, Silicoborate d'vltrium. cérium, glucinium, baryum, SiO^RBoO^Y. Cristaux transparents ou translucides trouvés dans l'ile d'AriJ (iN'orvège).
CAPTOL. Combinaison à molécules égales de chloral et de tannin. Proposée pour combattre la formation des pellicules de la tète et la chute des cheveux.
CARBANILE. Nom donné à l'isocyanate de phényle. ("/"IPAz.CO. Composé assez emplovè en chimie organique comme réactif de différentes fonctions.
CARBAZIDES. Composés qui peuvent être envisagés comme des amides de l'acide carbonique, dans lesquelles les groupes amidogènes sont remplacés par des résidus dhydrazdnes. Formule générale, CO(AzH -AzHP.)*
CARBAZOL. Composé (CSll^j^AzlI, découvert par et Glaser dans l'anthracène brut.
par Graebe
CARBORUNOUM ou caiborandum. Le carborundum est un carbure de silicium, SiC, d'une grande dureté (voisine de celle du diamant). On le prépare en chauffant au four électrique un mélange de silice, de charbon et de sel marin (ce dernier n'a aucune action chimique dans ces conditions). On obtient ainsi des masses concentriques qui sont classées d'après la grosseur de leurs cristaux, et d'après le temps qu'ils mettent à rester en suspension dans l'eau. La poudre dite six minutes, qui est la plus (ine, est vendue aux lapidaii-es pour polir le diamant. La poudre de qnalre minutes sert à dépolir le verre. Le carborundum, additionné de 30 "/g de son poids d'un mélange de silice et d'argile, sert au polissage, comme succédané de la poudre démeri. On a récemment proposé de remplacer le carborundum par le carbure de bore, obtenu en chauflant au four électrique le bore amorphe avec le graphite; la dureté du carbure du boreest supérieure à celle du carbure de silicium.
CARBURE DE CALCIUM CaC-. Composé industriel qui s'obtient en chaullaut au four électrique un mélange de chaux et de charbon. C'est un corps cristallisé qui sert actuellement à la fabrication de l'acétylène et de la chaux azotée. [Voy. ce mot.)
CARGNEÙLE ou CORGNIEULE. Roches caverneuses, dures au toucher, d'aspect scoriacé ou tuffacé. Ce sont des dolomies [Voy. ce mot), caverneuses et cloisonnées, apparlenanlau kciiper (Trias supérieur) de la région alpine.
CARNITINE. Substance azotée, C**lF*Az*0'', retirée de l'extrait de viande.
CARNOSINE. Substance retirée de l'extrait de viande.
CARNOTITE. Minéral en poudre jaune, constitué par un vanadate d'iiranc et de potasse hydraté [2UH)^.V20''.K20 4-3H*0], de Montrose (Colorado). Il contient les corps radioaclits, Hadium et Polonimn [Voy. radioactifs (corps), Snppl.].
CAROTTINE. Carbure, C**"'1P^, trouvé dans la racine do. carotte cultivée; il n'existe pas dans la carotte sauvage. Ce composé, bleu d'acier par rèllcxion et rouge orangé par transparence, est le seul carbure vraiment coloré que nous connaissions.
CARPAÏNE. Alcaloïde retiré des feuilles du Papaya carica.
CARTENNIEN (du lat. Cartenna, non ancien de Tencs, Algérie). Ensemble de grès grossiers etde poudinguesque surmontent des molasses coquillières et qui représente en Algérie le Miocène intérieur ou moyen.
CARVACROL. Composé phénolique, C^'IP (011)2 (CH''), (C"'ir)4, rencontré dans certaines essences naturelles.
CARVÈNE. Carbure, C'°ll"^, constituant en partie l'essence de carvi
CARVESTRÈNE. Terpène, C'^IP''', trouvé par von Baeyer dans les produits de décomposition du chlorhydrate de vestrylamine.
CARVONE. Cétonc, C*°H**0, retirée de l'essence de carvi.
CARYOPHYLLÈNE. Sesquiterpène, C*»ll**, qui se trouve dans l'essence de clou de girofle. Par liydratation il fournit un alcool, le caryophyilénol.
CARYOPILITE. Silicate de manganèse, 4Mn0.3SiO-, 311-0, rencontré à la mine llarstigen, près Pajsberg (Wermland).
CASCARINE. Principe actif de l'écorce de Cascara sagrada des Espagnols, isolé par M. Leprince. Composition QiifjiOQ.-i pjig ,1^1 très employée comme laxatif.
CASSINITE. Feldspath oui contient 4 % ^^ baryte. Trouvé à Blue llill, comté de Delaware (Pensylvanie).
CASTANITE. Sulfate ferrique basique, hydraté, Fe*0'. 2SO^,81120, trouvé à la Sierra de Corda (Chili).
CASTILLOA. Genre très important de la famille des Moracées-Artocarpées, qui renferme un certain nombre d'espèces d'arbres |)ioduisant du caoutchouc au Mexique, dans l'Amérique centrale et en Colombie. L'espèce principale est le Castilloa elastica. Le rendement de certains vieux arbres est presque fabuleux : on allirme qu'ils peuvent donner jusqu'à 100 livres de caoutchouc, mais dans les cultures duCosta-Ricailsdonneraienlbeaucoupmoins,3kilogr. paran et par arbre jeune, ce qui est d'ailleurs un rendement très rémunérateur.
CATACTINES. Explosifs formés d'un mélange de picrates organiques et d'azotates ou de chlorates alcalins, avec ou sans addition de soufre.
CATALPINE. Glucoside qui existe dans le fruit et dans l'écorce du Calaljia bignonioïdes.
CATALYSE. Bien que dans un certain nombre de cas les actions dites catalytiqucs semblent dues à la formation de
CATKCHINES
CHRYSOPHANIQUE
dérivés intermédiaires possédant une grande vitesse de transformation, il est encore beaucoup de réactions catalvliqnes sur la nature desquelles nous ne possédons pas àe connaissances Lien précises, et pour lescjuelles on n'a pas réussi à mettre en évidence la formation de substances intermédiaires. Quelques savants admettent que l'agent catalytique résout en ions le composé qui le dissout ; or, on sait que les réactions entre ions sont très rapides : la formation d'ions accélérerait la réaction. La catalyse a trouvé un grand nombre d'applications industrielles dont lune des plus importantes est la fabrication de l'anbydride sulfurique par la coiidjinaison du gaz sulfureu.v et de l'oxygène de l'air au contact de la mousse de platine. MM. Sabatier et Senderens ont trouvé récemment que le nickel rédnit permet d'iiydrogéiier très facilement 'un grand nombre de substances organiques. Ce procédé, qui permet de transformer facilement le benzène en bexa-bydrobenzène, le phénol en cyclohexanol, par le passage de ces corps en vapeur mélangée d'hydrogène sur du nickel réduit cbaulfé vers 170-180", renn déjà de grands services dans les laboratoires et dans l'industrie.
CATÉCHINES. Composés retirés -des cachous.
CATOLÉCHINE. Composé retiré des lichens.
CAULINE. Couleur préparée avec les feuilles de chou rouge.
CEARA. Le caoutchouc de Ceara doit ce nom au port du iJrésil par lequel se fait l'exportiition de ce produit qui a moins de valeur que le Para. Il est dû à une Eupborbiacée. Il' Maiiihot Gla:,ioi'ii. On a fondé un moment grand espoir dans les colonies tropicales sur la culture de cette plante qui a été introduite partout. Ses graines gardent longtemps leur pouvoir germinatil, la croissance est rapide et l'arbre réussit partout très bien. Malheureusement il ne produit presque plus de caoutchour en dehors de sa patrie.
CÉDROL. Alcool, C'^ll-*''0, trouvé dans l'essence du bois de cèdre de Virginie.
CELLULOÏD. On fabrique aujourd'hui un celluloïd ininllammable par l'addition d'un sel de calcium, en proportion telle que ce sel représente 10 "/q du poids du celluloïd. Dans la fabrication du celluloïd. Gillet remplace partiellement le camphre par la colophane, ou par d'autres résines solubles dans l'alcool.
CELSIAN. Feldspath barytique. ayant la forme et la com- I)osition de l'anorthile (FoJ/.ce mot, Dict.), dans lequel la iiaryle remplace la chaux. De Jacobsberg (Suède).
CÉPHALINES. Substances azotées retirées de la masse cérébrale.
CÉPHALOGALE. Mammifères fossiles de l'époque éocène supérieur et oligocène : ce sont des carnivores présentant des caractères intermédiaires entre les chiens et les ours.
CÉRÉSINE. Paraffine solide. Variété d'ozokérite. Se rencontre en (ialicie. Masse blanche fusible entre 74 et 80°.
CÉRULÉINE. Matière colorante du groupe des phtaléines. Elle teint les fibres mordancées au chrome en vert olive ; et donne des teintes très solides à la lumière et au savonnage.
CÉRULÉITE Arséniale de cuivre et d'alumine hydraté, (CuO.A1^0^.As-0'' + 8H*0), en masses bleu clair d'aspect argileux; avec or natif, de Huanaco (Chili).
CÉVADINE. Alcaloïde, C^-ll^'-^AzO^, retiré de la cévadille.
CHALKOMÉNITE. Sèlénite de cuivre naturel (CuO.SeO^. 2H-0^ de Mendoza (République Ai'gentinc). C'est le seul sélènite naturel connu.
CHAMPACA [Essence de). Se retire des fleurs du Michelia champaca et de celles du Michelia longifolia L (famille des Magnoliacées). Le produit commercial que l'on désigne parfois sous le nom d'essence de bois de cliampaca est en réalité de l'essence de bois de gayao.
CHANVRE DE SISAL. Textile important cultivé en grand dans le Yucatan et en Floride, au Mexique, à Cuba. On l'appelle encore heuequen. C'est à V Agave rigida que se rattache l'espèce qui donne ce produit industriel très estimé, principalement la variété sisalana. Le heneqnen proprement dit donne une filasse inférieure.
CHARMOUTHIEN (de Cliarmouth, Angleterre), correspond à la partie supérieure du Lias moyen {Voy. Lias).
CHARRIAGE. En géologie on appelle lames de charriage des lames de terrains sèdinientaires disposés en série régulière et entraînés par le chevauchement des plis couchés : k-! phéiioinèiii's de charriage atteignent une intensité
remarquable en Provence, dans les Alpes centrales et occidentales.
CHAUX AZOTÉE. Voy. cvanamide m: calcium.
CHAVICOL. Com[)osé phénolique, C^I'^O, découvert dans l'essence des feuilles de bétel. Son pouvoir antiseptique est cinq fois plus fort que celui du |)héiiol ordinaire, et deux fois plus fort que celui de l'eugénol.
CHAYOTTE, Sechium edide. Plante de la famille des Cucurbitacèes, originaire du Mexique, dont le fruit en forme de poire est un légume sain et agréable, ayant un peu une saveur de noix. On a beaucoup recommandé la culture de cette plante en Algérie dans ces derniers temps.
CHIODECTINE. Substance rencontrée dans les lichens.
CHITINE. Substance rencontrée dans les membranes cellulaires de divers cryptogames.
CHLORALOSES. Combinaisons de chloral et de glucose, employées comme succédanées du chloral.
CHLOROFORME. Ce composé, qui se préparait uniquement par l'action de l'iiypochlorite de chaux sur l'alcool, s'obtient aussi par voie électrolytique. On éloctrolyse une solution aqueuse de chlorure de potassium ou de sodium, additionnée d'alcool ou d'acétone. Ce procédé est au fond le même que le précèdent, puisque l'électrolyse du chlorure alcalin fournit tout d'abord de l'Iiypochlorite qui transforme l'alcool en chloroforme. On obtient dans l'industrie pharmaceutique un chloroforme chimiquement pur en décomposant le chloral par la potasse ou par la soude. Pour éviter l'altération rapide du chloroforme à l'humidité et à la lumière, on lui ajoute une trace d'alcool èthylique.
CHLOROGÈNE. Nom que l'on donne parfois à la solution dhypochlorite de soude employée pour le blanchiment.
CHLOROL. Désinfectant composé de \ gramme de sublimé, 1 gramme de chlorure de sodium, 1 gr. d'acide chlorhydrique et 3 grammes de sulfate de cuivre, dissous dans 1000 grammes d'eau.
CHLOROZONE. Produit de blanchiment qui serait constitué par un mélange d'hypochlorite de soude et d'eau oxygénée en solution. D'après Lunge, ce ne serait que de l'hypochlyrite de soude.
CHOLÉPRASINE. Se rencontre dans les calculs biliaires.
CHOLOGÈNES. Combinaisons du mercure avec des substances végétales aromatiques, laxatives et cholagogues, et avec des essences antispasmodiques (camphre, mélisse, carvi). Très employées contre la cholèlithiase.
CHROMATINE ((îu grec xptôjxa. couleur). Substance qui se trouve dans le noyau <les cellules et qui se manifeste en fixant éneigiquement les matières colorantes; elle se divise en fragments ayant la forme d'anses au coure de la karyokinèse [Voy. ce mot). Le nombre des anses chromatiques est constant dans une espèce animale ou végétale donnée ; dans les éléments reproducteur ce nombre est deux fois moindre que dans une cellule quelconque du corps.
CHROME. Il V a quelques années, ou préparait seulement dans l'inJustiie des ferrochromes, c'est-à-dire des alliages de fer et de chrome en réduisant dans les hauts fourneaux le fer chromé par le charbon. Aujourd'hui, on prépare facilement le chrome pur au four électrique. L'aluminothermie (réduction de l'oxyde de chrome par l'aluminium) permet aussi de préparer facilement le chrome.
CHROMOGÈNE. Voyez chromopiiore.
CHROMOPHORE. Les hydrocarbures aromatiques, incolores, acquièrent la propriété de fournir des colorants par l'introduction dans leurs molécules de certains groupes, tels que, AzO*, Az = Az, 0- 0, etc., appelés rhrotnophores par M. 0. N. Witt. Ces carbures sont alors devenus chromogèiies. Les chromogènes sont en général peu colorés et ne montrent aucune affinité pour la libre. Ils deviennent colorants par l'introduction de groupes salifiables. OH ou Azil- (et à un degré moindre.CO^ll et SO'H). appelés anxochromes par M. Witt.
CHRYSAMINE. Colorant polyazoïque dérivé de la benzidine; très employé pour la teinture du coton et des tissus mi-soie, sur bain alcalin avec savon. Couleur jaune foncée, très solide à la lumière.
CHRYSOÏDINE. Colorant amidoazoïque ; teint en jaune orangé le coton mordancé au tannin ou à l'émétique. Peu solide au lavage et à la lumière.
CHRYSOPHANIQUE (.4c<f/e). Substance qui se rencontre dans la rhubarbe, dans plusieurs variétés de séné et dans
CHYMOSINE
CLINOIIEDRITE
fjuciqucs lichens, tl est parfois utilisé dans les ail'octions (les voies iirinaircs.
CHYMOSINE. Diastasc, reconnue identique a la pepsine.
CIMENT. Le ciment est constitué par de la chaux vive plus ou moins juire, généralement mélangée d'argile. Mélangé au sahle il constitue le mortier.
La chaux vive provient de la calcinalion du calcaire. Si le calcaire est pur, on obtient une chaux grasse, ainsi nommée ))arcc qu'en s'cteignant elle augmente beaucoup de volume (2 fois à 2 fois 1/2), en même temps qu'une partie de l'eau est vaporisée par suite du déiiagement de chaleur produit; on dit qu'elle foisonne. Si le calcaire est mélangé d'au moins 10 à 50 pour 100 d'argile, on obtient des chaux dites hydrauliques, parce qu'elles font prise sous l'eau. Le ciment Portland, à prise lente, est obtenu en calcinant jusqu'à commencement de vitrilicalion, un calcaire qui renferme au moins 30 pour 100 d'argile. Le ciment de laitier est constitué par un mélange de 40 pour 100 de chaux avec 60 pour 100 de laitier immédiatement refroidi à sa sortie du haut fourneau ; c'est un ciment à prise lente. Le ciment, aggloméré avec du sable et des cailloux, constitue le béton, qui est maintenant très employé pour la construction des ouvrages hydrauliques et des forteresses, c'est en clfet ce <|ui résiste le mieux aux nouveaux projectiles de guerre. L'obus-torpille y fait à peine un trou de 0 m. 30; une voûte de 2 à5 mètres d'épaisseur est parfaitement eflicace. La construction des forts allemands a nécessite 4 millions de tonnes de ciment Portland. Le béton Coignet, qui a servi à construire l'aqueduc d'amenée de l'eau de la Vanne, est préparé en mélangeant 1 mètre cuiie de sable avec 125 à 150 kilogrammes de chaux et 50 à 00 kilogrammes de ciment. Les constructions qui sont faites avec du ciment maintenu par des barres de fer ou d'acier sont dites en ciment armé. Ce genre de construction a pris un très grand développement; il est très résistant, car les coefficients de dilatation du fer et du ciment sont sensiblement les mêmes; en outre le fer adhère fortement au ciment et ne s'oxyde l>as dans la masse du ciment. En Europe on noie dans le ciment deux systèmes de barres parallèles en fer, telles que les barres de l'un des systèmes soient perpendiculaires à celles de l'autre système; en Angleterre et en Amérique, on se contente de l'un des deux systèmes. Les constructions en ciment armé paraissent appelées à un très grand avenir. En Amérique, on a construit des ponts en ciment armé de 40 mètres de portée.
CINÉMATOGRAPHE. Chacun sait que la cinématographie est l'art de donner une reproduction photographique du mouvement. Le premier appareil qui réalisa d'une manière convenable cette opération basée sur la persistance des mpressionssurla rétine, fut le a kinétoscope» d'Edison. Les images étaient obtenues sur une bande pclliculaire animée d'un mouvement continu, et chaque épreuve, pour donner une impression nette, ne pouvait être vue que pendant un temps très court; aussi l'éclairement était-il extrêmement faible. De plus le kinétoscope ne permet de saisir que des scènes se déroulant sur une faible profondeur.
Le cinématographe de A. et L. Lumière permet démontrer facilement à toute une assemblée, en les projetant sur un écran, des scènes fort longues.
Le mécanisme en est très simple et permet aussi bien il'obtenir des images négatives que d'imprimer des positifs et de les projeter sur un écran. Les auteurs en donnent la description suivante : « Les images successives sont reproduites sur un ruban pclliculaire sensible à la lumière, de 15 mètres de longueur ou plus. Ce ruban est perforé sur ses bords de trous circulaires équidistants qui servent à rentraîncment de la pellicule. Un dispositif basé sur une propriété des excentriques triangulaires détermine le mouvement alternatif d'une pièce qui porte, perpendiculairement à son plan, des doigts métalliques. Ces doigts, à l'aide de mobiles convenables, viennent s'enfoncer, au sommet de leur course, dans les trous de la pellicule et entraînent celte dernière en produisant un déplacement vertical de 2 centimètres pour chaque épreuve. Arrivés au bas de leur course, ils abandonnent la pellicule et remontent librement pour saisir les trous suivants. La pellicule est attaquée et abandonnée lorsqu'elle est entièrement au repos ; c'est grâce a la réalisation de cette condition que l'on peut obtenir 1 equidistance qui est indispensable à la fixité des images. Le temps nécessaire au déplacement n'est que le tiers du temps total, la bande pelUculaire reste donc immobile pendant les
deux tiers du temps, aussi bien pour l'obtention des négatifs que pour la production des images. 11 suffit alors d'avoir quinze épreuves par seconde pour que l'on puisse avoir une impression continue. Le temps pendant lequel chaque épreuve peut être vue immobile est donc d'environ un vingtième de seconde. En même temps que la pellicule est déplacée, un disque obturateur percé d'une fenêtre et animé d'un mouvement de rotation solidaire du mouvement de l'excentrique, est réglé de telle sorte que la fenêtre démasque l'objectif au moment où la pellicule est en repos. »
CINÉOL. Voy. kccalyptoi,.
CINÉRITES (du lat. cmi's, cendres). Tufs volcaniques à grain (in, blancs ou gris, se débitant eu minces plaquettes, très fréquents en Auvergne. Ils résultent de la solidification de cendres volcaniques délayées dans de l'eau de pluie et renferment de nombreuses empreintes de [liantes et des ossements d'animaux de l'époque pliocène.
CINNOLINE. Composé dont la formule diffère de celle du naphtalène parle remplacement de deux Az àdcuxCH. La cinnoline C**ll*'Az-, nommée a.^-phéno-a-diazine d'après la nomenclature org;uiique, peut être considérée comme le type d'une classe de corps, les cinnolines ou les a.pphéno-a-diazines.
CINQ-CENTS. Jeu de cartes analogue au bésigue. On y joue à 32 cartes conformément à la hiérarchie suivante : as, dix, roi, dame, valet, neuf, huit, sept. Chaque joueur reçoit huit cartes et la dix-septième est l'atout. Celui qui fait la levée prend une carte au talon; son partenaire en fait autant, jusqu'à épuisement du talon : à ce moment on doit linir, forcer ou couper.
CITRAL. Aldéhyde, C*"H'*'0, découvert dans l'essence de Bachousia citriodora. Il a été retrouvé jilus tard dans l'essence de cilron, et en quantité beaucoup plus grande dans l'essence de lemon grass dont on le retire industriellement. C'est un liquide qui bout à 110-112" sous 12 mm. Sa condensation avec l'acétone en milieu alcalin donne la pseudoïonone, qui par sa transformation en ionoue {Voy. ce mol) fournil l'application la plus importante du citral. CITRARINE. Anhydrométhylène-citrate de sodium. Proposée pour le trjiitement de la goutte.
CITRONELLAL. Aldéhyde, C'°I1"*0, qui se rencontre dans les essences de citronnelle, de mélisse, d'eucalyptus maculata.
CITRONELLOL, lihodinol, réiiniol, roséol. Alcool, (]ioj|a)Q fjui accompagne le géraniol dans les essences de rose et de géranium. On le prépare en réduisant le citronellal. Li(juide distillant à 117-118" sous 17 mm.
CITROPHENE. Combinaison à molécules égales de phénétidiiie et d'acide citrique, employée comme antinévralgique et aniipyrélique.
CITROZON. Citrate de vanadium. Fait partie de divers médicaments Ioniques.
CIVAÏSME. Culte du dieu hindou Civa. Il remonte approximativement au iv= siècle avant notre ère et est l'une des deux grandes sectes dont la fusion a créé l'hindouisme, ou religion actuelle de l'Inde. Ceux qui professent le civaïsme admettent à peu jircs les mêmes livres sacrés et les mêmes dogmes que le brahmanisme proprement dit; ils reconnaissent la loi des castes, mais ils n'accordent pas les mêmes privilèges aux brahmanes. Le peuple honore Civa d'un culte grossier, et regarde surtout en ce dieu l'organisateur de la destruction. C'est par des sacrifices sanglants, des danses lubriques, des chants erotiques, des scènes de débauche qu'ils rendent ce culte : certains s'inlligent eux-mêmes des souffrances pour obtenir l'union éternelle avec le dieu. Mais, dès le vin' siècle de notre ère, le philosophe (^lankarâtchârya fit du civaïsme une doctrine panthéiste et presque monothéiste, aujourd'hui représentée par les tambtrans, sorte de moines instruits. CLADESTINE. Composé trouvé dans les lichens. CLARITE. Sulfure de cuivre et d'arsenic, AsS*Cu^. Cristaux groupés en houppes trouvés à la mine Clara, à Scliapbach (Forêt-Noire) et à Mancayan (Philippines).
CLÉVÉITE. Variété d'Uraninile, d'Arcndal (Norvège). Relativement riche en hélium et en argon [Voy. ces mots, Suppl.].
CLIFTONITE. Variété de graphite trouvée dans le fer météorique de Youndegin (Australie occidentale).
CLINOHÉDRITE. Silicate hydraté de zinc et de chaux (^CaO.ZuO.SiO* + 11^0), en petits cristaux clinorhombiques, ae Franklin (New-Jersey).
CLINOZOIZITE
CROCINE
CLINOZOÏZITE. Minéral avanl la composition de la zoïzitc, et la lorme clinorliombique de l'êpidote. C'est une épidote sans fer [Voy. zoïzite et kpidote, Dict.).
CLOVÈNE. Sesquiterpène, C'^il-*. obtenu en déshydratant laltooi caryophyllénique par l'anhydride phosphoriijue.
CLUSE 'du lat. clusa, porte. Coupures transversales établies en {jènéral aux points les plus bas des bourrelets anticlinaux pei-metlant aux cours a'eau de travci"ser une chaîne ou un ensemble de chaînes et de vallons. Les cluses
Îieuvent couper brusquement une chaîne anticbnale réguière sons forme d'une déchirure profonde constituant un véritable canon [Voy. ce mot).
COCCOLITHES. Carapaces calcaires provenant d'algues ou de foraniinilêrcs vivant à la surface des mers et qui constituent une partie importante des boues calcaires à globigérines qui se déposent dans les grands fonds océaniques actuels.
COCCOSTEUS. Poisson fossile de lépoque dévonienne dont lii tèff et la partie antérieure du corps étaient protégées par une cuira-<se osseuse dermique très développée, tandis que le squelette vertébral, à peine ébauché, était pres(pie entièrement cartilagineux.
CŒNOZOÏQUE, synonyme de tertiaire [Voy. ce mot).
COHÉNITE. Carbure de fer renfermant du nickel et un peu de cobalt (FeîiiCo)^, trouvé dans le fer météorique d'Arva Hongrie).
COLEMANITE. Borate de chaux naturel (2Ca0.3B*05 -J-5H-0], en beaux cristaux clinorhombiques limpides, de Californie. La Pricéite (Voy. ce mot, Dict. , plus anciennement connue, pourrait bien n'être qu'une coleinanite massive altérée.
COLLARGOL, Argent colloïdal. Sous le nom de coliargol 011 trouve dans le commerce des préparations d'argent solublc. Dans la plupart de ces produits l'argent se trouve sous la forme d'une combinaison organique complexe. C'est ainsi que Carey Lea, pour préparer le collargol, réduisait une solution d'argent au moyen d'une solution faiblement alcaline de citrate ferreux; on obtient ainsi une |»oudre noire soluble dans l'eau qui renferme de 80 à 90 "/o d'argent. On prépare une solution colloïdiile d'argent pur, par la mëthode de IJrcdig, en faisant naître sous l'eau pure un arc électrique entre des électrodes d'argent. L'argent colloïlal est très employé comme antiseptique.
COLLIDINES. Nom donné aux bases dérivées de la pyriline, et do formule C^H"Az.
COLLOÏDAL. IjOS solutions dites colloïdales, longtemps considérées comme de véritables solutions, renfennent en réalité des particules extrêmement fines en suspension dans les liquides.
COLLOÏDAUX (MÉTAUX). Les métaux peuvent exi^ter sous un état particulier colloïdal) de dissolution dans l'eau. En réduisant, par exemple, l'uzotale d'argent par le citrate de fer, on obtient une dissolution brune contenant de l'argent métallique et qu'on a cherché à utiliser en | thérapeutique sons le nom de collargol à cause des pro- 1 priétés antiseptiques de l'argent. Le platine colloïdal, obtenu en faisant jaillir des étincelles électriques entre 'i boules de platine au sein de l'eau, possède des propriétés analogues à celles des ferments solubles.
COLLOPHANE. Phosphate tricaleique naturel, amorphe, (PO*;*CaS.H^O).
COLLOXYLINE. Mélange en proportions variables de celluloses tétra- et pentanitrées, qu'on emploie dans la préparation du collodion, soit pharmaceutique, soit photographique
COLORADOÏTE. Tellurure mercurique, HgTe, qm accompagne, assez rarement, les minerais de tellure et d'or aux mines Keystone (Colorado).
CONCHITE. Forme uniaxe négative du carbonate de chaux, longtemps prise pour de l'aragouite.
CONFESSOIRE. En droit romain, se dit d'une action réelle civile, donnée au titulaire d'une servitude.
CONGLUTINE. Composé retiré des semences de lupin.
CONHYORINE. Base azotée, retirée de la ciguë.
CONIACIEN (du lat. coniacum, ancien nom de C<^nac). Subdivision de la craie des Charentes et du sud-ouest de la France correspondant au Sénonien.
CONIFÉRINE. Glucoside. C'Il^^O*, se trouvant dans les conifères. Il est dédoublé par hydrolyse en glucose et en alcool coniférylique. C'^H'H)^.
CONNELLITE. Chlorosuifate de cuivre très basique.
2CuCl*.12CuO.SO*Cu,15H20. Petits prismes hexagonaux, très rares, rencontrés à Camborne (Cornouailles' et aux pays de Namaqua L^fricpie méridionale).
CONSORTIUM (mot latin signifiant ménage). Association. Les Allemands ont donné à ce mot le sens de syndicat, de société en participation ; il y a, par exemple, des consortia de banquiers. Ce mot" est devenu d un usage courant en économie politique et s'applique généralement à toute société dont les opérations sont considérables ou l'objet très important.
CONSTANTAN. Alliage de cuivre (60 p. lOO) et nickel (40 p. 100 . employé |K)ur la construction des rhéostats.
CONTRETYPE. En galvanoplastie, c'est l'opposé du tvpe: il est en relief quand le type est en creux, et réciproquement. En photographie, c est la copie d'un cliché photographique, et. très souvent, la copie identique à l'image du négatif original que donne un miroir plan.
CONVOLVULINE. Glucoside, C^'H^OQ^ (?;, retiré des rhizomes du Jalap.
CORDITE. E.xplosif à base de nitroglycérine. CORDOL. Tribromo-salol, proposé comme succédané du 3alol.
CORRASION. Le vent chargé de particules sableuses siliceuses use la surface des roches et des cailloux : ceuxj ci sont arrondis ou polis, parfois vermiculés; ces effets de corrasion s'observent au bord de la mer, dans la vallée inférienre du Rhône et surtout dans les régions désertiques comme le Sahara.
CORYDALINE. Base azotée, trouvée dans le Corydalis cava.
CORYPHODON. Ongulés fossiles saus cornes du groupe des Amjilypodes; caractérisés par la présence d'incisives I supérieures, d'un troisième Iroclianter au fémur, et des ' molaires plus simples que les prémolaires. Ils se ren- I contrent dans l'Eocène inférieur d'Europe et d'Amérique. CORYTUBÉRINE. Base azotée, trouvée dans le corydalis I cava.
I COSALITE. Sulfure de plomb et de bismuth (2PbS.Bi-S=), j en cristaux orthorhombiques, dans un certain nombre de
mines d'argent.
I COSAPRINE. Parasulfonate de sodium dérivé de l'acé- I tanibde.
COSISTES. (Voy. homosistes. )
COTARNINE. Composé C«H'^\zO', qui se forme dans le dédoublement de la narcoline par ébuHition avec l'eau. COTELLINE. Substance retirée de l'écoi-ce de colo. COTOINE. Substance retirée de l'écoi-ce de coto. COULURE DU CAFÉIER. On donne ce nom à une malai die du caféier qui est due à l'invasion d'un petit papillon I dont les larves (lénètrent dans les jeunes fruits de caféier ' qu'elles perforent et détruisent complètement. Cette Pyrale ! du Caféier s'appelle Thliptoccras oclogiittalis. j CRATERLET. Petit cône de boue surgissant d'imc crevasse produite par un tremblement de terre. I CRÉATININE. Se rencontre à côté de la créatine dans I la ch;iir de certains poissons.
I CREDVÉRITE. Manganite de cuivre, ôCuO. 2Mn-0=' ; masses compactes ou grenues rencontrées à Friediicliroda ' (Thuring.M- Wald'.
CRÉOOONTES. Carnassiers primitifs du début de l'ère tertiaire, de grande taille, insectivores pour la plupart, tous penladactyles et plantigrades. Ils possèdent luie mâchoire allongée avec condyles cylindriques transversaux, de nombreuses dents, une dentition de lait complète ; les hémisphères cérébraux sont petits et lisses.
CREOSAL. Tannate de gaïacol, proposé par M. Dubois comme succédané de la créosote.
CRÉOSOTAL. Carbonate de créosote, succédané de la créosote.
CRÉSALOL. Salicylate de crésol, proposé comme succédané du salol.
CRÉSYLE. Nom donné en chimie au radical, CH'CH*.
CRISTALLITES. On nomme ainsi des cristaux rudimen-
taires, à formes singulières, ramifiées et dendritiques.
Le chlorure d'ammonium, par exemple, obtenu par voie
humide se présente toujours sous forme cristalUtiquc.
CROCÉINES. Colorants polyazoïques, en général emplovés pour l'impression de la laine et la teinture de la soie CROCINE. Glucoside, C^U'OO*^, qui constitue le principe colorant du safran ; son dédoublement fournit un sucre, C^H'^O", appelé crocose par Rochleder et Ma ver: peut-être identique au elucose (Fischer).
CRUIUiNE
DAPIlNlTt:
CRURINE. Siilfocyonure double de Wsmuth et de quinoline (C'-^irAzHSCA2;*.Bi[Sl^Az)^; employé avec succès contre les ulcères variqueux et syphilitiques.
CRUSOCRÉATiNINE. C'est l'une des leucomaïnes norinalcinent contenues dans la chair de bœuf.
CRYOPHORE. Terme employé en piiarmacodynamique pour désigner les groupements dont l'introduetion dans une molécule organique donne des substances douées de propriétés antipyrétiques.
CRYOSCOPIE. Mot par lequel on désigne l'opération qui consiste à déterminer le poids moléculaire d'une substance en mesurant rabaissement du point de congélation de ses dissolutions. M. Raoult a démontré, en eli'et, que l'abaissement du |)oint de congélation est inversement proportionnel au poids moléculaire de la substance dissoute et proportionnel à la concentration.
a étant l'abaissement du point de congélation, P le poids de substance dissoute dans 100 grammes du dissolvant, M le poids moléculaire, et K une constante que l'on détermine en mesurant a avec une substance de poids moléculaire connu. 11 ne faut pas oublier que cette loi n'est plus vraie lorsque le corps se trouve ionisé dans sa dissolution. C'est ainsi qu'on ne pourra déterminer par cetti; méthode le poids moléculaire du chlorure de potassium par la cryoscopic de sa solution aqueuse, puisque ce sel est partiellement dissocié en ses ions.
CRYPTOGÈNES. Les formes cryptogènes comprennent les fossiles, en parliculier les ammonitesou les mammifères, apparus brusquement dans une région sans qu'il soit possible de les faire dériver de types déjà connus qui auraient évolué sur place. Ces formes ou leurs ancêtres existaient dans des régions aujourd'hui submergées ou inconnues flou elles sont émigrées.
CRYPTOL. Nom donné à un mélange de charbon, de carborundum, d'argile et de silicate, employé comme résistance dans la construction des appareils de chauffage électrique.
CRYPTON. Voy. kuviton.
CUIVRE {affinage électroly tique) . L'affinage électrolytique est le procédé qui donne le cuivre le plus pur. Le cuivre noir (cuivre impur) constitue l'anode : la cathode est formée par une lame de cuivre pur, et le bain par une solution de sulfate de cuivre. Le courant décompose le sulfate en cuivre qui va sur la cathode, et SO*qui se porte sur le cuivre noir pour régénérer le sulfate de cuivre décomposé. Ce procédé est très économique, car le travail nécessaire pour séparer SO* et Cu est nul; toute l'énergie du courant est dépensée à vaincre la résistance des bains, que l'on peut rendre petite en rapprochant les lames à quelques centimètres l'une de l'autre. La plus grosse dépense consiste dans l'installation.
Elemore, en constituant la cathode par un mandrin d'acior, fabrique les tubes de cuivre sans soudure; le cuivre déposé est en même temps comprimé par des galets d'agate. Quand le tube est terminé, on chauffe le tube avec de la vapeur d'eau: le cuivre plus dilatable se sépare du mandrin ; on l'étiré à la filière.
Alliages du cuivre. — Le brome de manganèse, composé de cuivre, manganèse, étain et zinc, sert à la fabrication des hélices ou appareils hydrauliques, en contact avec des eaux salées ou acides, (juine les attaquent pas.
Les bronzes phosphoreux renferment de 5 à 4 millièmes de phosphore. Us sont très résistants au frottement.
Le mêlai lioma, obtenu en ajoutant du manganèse aux bronzes phosphoreux, est aussi résistant que l'acier, inoxydable et ductile.
Le métal Délia serait un laiton ferrugineux; il est peu coûteux, aussi résistant ipie l'acier, bon pour moulages.
eu Li LA VAN {Essence de). Provient de la distillation de 1 ecorce du cinnamomum culiiavam (famille des Laurinees). Elle renferme de l'eugénol et du méthyleugénol.
CUMENGEITE. Oxychlorure de cuivre et de plomb hvdrate (PbCl* -f CiiO + H^O), d'un bleu-indigo, en octaèdres quadratiques, isoles ou groupés sur la Boléite [Voy. ce mot, Suppl.). . ^ ^
CUNILA {Essence de). Obtenue avec une plante appelée « dittany» dans l'Amérique du Nord; qui est la cunila mariana L (famille des Labiées). Elle possède l'odeur du
CUPRÉINE. Alcaloïde, C'^ll^^Az^O^, accompagnant les alcaloïdes du quinquina dans l'écorcc du Quinquina cuprea.
CUPRICINE. Cyanure de cuivre, proposé par Galezowski pour le traitement du trachome.
CUPROCITROL. Citrate de cuivre. P»ecommandé dans le traitement du trachome.
CUPROL. Nucléate de cuivre, obtenu jiar dissolution de l'oxyde de cuivre dans une solution de nucléinc. Poudre verte qui renlerme envirou 6 "/g de cuivre. Proposé pour le traitement des affections aiguës et chroniques de la conjonctive. Le cupraryol est une substance analogue préparée au moyen de la protéine et de l'oxyde de cuivre.
CURARINÈ. Nom par lequel on désigne le mélange des alcaloïdes du curare.
CUTOSE. Nom donné par Fremy à la pellicule épidermique, différente de la cellulose, qui recouvre et protège les organes aériens des végétaux, feuilles, fleurs, fruits, tiges. Le liège en renferme jus(]u'à 40 "/q.
CYANALKINES. Composés qui possèdent la même composition que les nitrites, mais de poids moléculaire triple.
CYANAMIDE DE CALCIUM, Chaux azotée. Composé, CaCAz*, obtenu en fixant l'azote atmosphérique par le carbure de calcium ou, ce qui revient au même, par un mélange de chaux et de charbon, au four électrique. Ce composé paraît être un engrais aussi efficace que le sulfate d'ammoniaque. Mais son emploi n'est pas encore très répandu en agriculture, car on a prétenciu qu'il était toxique pour les plantes. Il est transformé par l'eau en dicyanamide (CAzAzH^)-, laquelle, fondue avec un carbonate alcalin, fournit le cyanure correspondant, et de lammonia(jue.
CYCLAMINE. Colorant sulfuré, obtenu en chauffant la diclilorotluorescéine avec une solution de sulfure de sodium puis avec une solution alcoolique d'iode. Elle teint la laine et la soie en rouge.
CYCLÈNE. Carbure terpénique, isomère du camphène, obtenu en Iraitanllc bromure de pinènc par le zinc.
CYCLOHEXANE. Carbure cyclique, CH'*, qui résulte de l'hydrogénation totale du benzène. Cette hydrogénation est facilement réalisée par le procédé de Sabatier et Senderens qui consiste à faire passer sur le nickel réduit chauffé vers 180", un mélange de benzène et d'hydrogène. Liquide, bouillant à 70°.
CYCLOHEXANOL. Alcool, CIH^O, obtenu par l'hydrogénalion du phénol, dune manière analogue au cycloiiexane. Il fond à 10-17° et bout à 160-161".
CYCLOHEXANONE [Piinélone). Céione, C^H^^O, qui résulte de l'oxydation du cyclohexanol. Huile incolore, à odeur de menthe, qui liout à 155°.
CYNODON (du gr. xJwv, xuvô;, chien; oSw'j, dent). Carnassiers fossiles intermédiaires entre les chiens, les martres et les civettes, plantigrades apparus à la fin de l'éocène en Europe.
CYSTÉINE. C'est l'acide a-aminothiolactique, obtenu par réduction de la cystine.
CYTODIÉRÈSE (du grec xjto:, cavité, cellule, et ôupûw, tirer à travers). Voy. karyokixèse.
DAHLLITE.Phospliocarbonate de calcium hydraté. 4 (PO*) - Ca^,'2C0"*Ca,II-0. Croûtes blanc jaunâtre, fibreuses, trouvées à Odegaarden, près Bamle (Norwège).
DANAINE. Glucoside, de composition probable C'^H'^O"^. retiré du Danaïs fragrans (famille des Rubiacées). Il possède une action tonique et fébrifuge.
DANDY (mot anglais). Elégant aux manières pleines de flegme et à la fois d'impertinence et de politesse. I,es dandys furent en Angleterre, au commencement du xix"^ siècle, un groupe de jeunes gens, réglant le ton et la mode, et dont le plus fameux fut Georges Brummel. Ils étaient froids, impassibles, impeccablement mis.
DANORIUM. Elément reconnu par la suite identique au thorium.
DAPHNINE. Glucoside, C»^lIi«09,2II20, retiré de l'écorcc du Daphne alpina ; dédoublé par hydrolyse en glucose et daphnétine, ou dioxycoumarine.
DAPHNITE. Variété de chlorite, d'un beau vert laurier, qui forme des enduits sur de gros cristaux de quartz et de niispickel à Penzance (Cornouailles).
DARAPSKITE