‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1708 sur 1729 · ÉMISSION · texte numérisé non relu

ÉMISSION

iradsporlable en le liquélianl, mais l'cx|»loskin jiarfois spoiilani'C <lc l'acét)l<'iie liquide omnèdic de le livrer îous cette l'orme. Claude et Ilcss oui breveté un procédé pour livrer 1 acétylène en solution dans l'acétone. L'arélone peut en elFct dissoudre 100 fois son volume d'acétylène à 15° sous une [iression intérieure à 10 kilogrammes; et lexplosiun du gaz acétylène ne se communi(iue pas à celte solution, à condition de ne pas augmenter davantage la proportion dacctylène. Le pouvoir éclairant de lacètylène est 23 i'ois supéi-ieur, à volumes de gaz dépensés égaux, à celui du gaz d'éclairage.

2" Éclairage par incandescence dans les flammes. — Les flammes éclairantes, bougie, lampe à buile, bec de gaz, le sont par suite de récliaiiHement du carbone mis en liberté dans la flamme. Le carbone est un corps peu avantageux: d'autres corps, tels que les oxydes d'un certain nombre de métaux, donnent, à égalité de température, beaucoup plus de lumière. D'où l'emploi de becs particuliers, dont le plus répandu est le bec Auer. Le gaz d'éclairage est mélangé d'air cl brûle avec une flamme presque invisible, mais très chaude; on place au-dessus du née un manchon formé d'un réseau très léger d'oxydes de thorium et de cérium,dans la proportion de 99à 98,75 du premier et de 1 à 1,25 du second. Ces manchons s'obtiennent au moyen de manchons en colon, imprégnés d'une solution d'azotates de ces deux métaux; on les flambe en les cbaull'ant dans la flamme d'un bec Bunsen, ce qui décompose les azotates et brûle complètement la matière organique, laissant à sa place un résidu d'oxydes très léger, et qui dans la flamme devient extrêmement brillant. Les manchons Hella, qui sont construits avec un support métallique, sont très résistants ; ils peuvent supporter les courants d'air, et même la pluie.

L'oxyde de thorium seul donne peu de lumière; il se produit, par la présence de l'oxyde de cérium, des réactions cl des transformations de chaleur en lumière, encore mal expliquées. On peut d'ailleurs employer d'autres métaux, par exemple l'alumine et le chrome. Mais le mélange indiqué plus haut est celui qui donne les meilleurs résultats. Cette découverte, qui a permis au gaz de lutter avec avantage contre l'emploi de rélectricitè dans l'éclairage, est due surtout à M. Auer von Welsbach. Ce dernier, dans ses premiers brevets, avait indiqué des mélanges d'oxydes aptes à produire des lumières blanche, jaune, orangée ou verdâlre. On obtient une lumière jaune avec un mélange à parties égales d'oxydes de thorium et de lanthane ; une lumière orangée avec un mélange à parties égales d'oxyde de thorium et de praséodyme (ou de néodyme) ; une lumière verdâlre avec un mélange à parties égales d'oxydes de thorium et de l'un quelconque des cléments du groupe erbique.

On peut employer les manchons à incandescence non seulement avec le gaz d'éclairage, mais avec l'alcool ou le pétrole, en employant des lampes spéciales où les vapeurs combustibles sont mélangées d'air de manière à donner une flamme peu éclairante mais chaude. Nous avons vu que la combustion complète de l'acétylène ( Voxj. ce mol) permet d'obtenir une température très élevée. Comme ce gaz se préparc sur place beaucoup plus facilement que le gaz d'éclairage, on peut songer à l'utiliser pour l'éclairage par incandescence. C'est ce que proposa M. du Joly pour l'éclairage des phares. Les essais qui furent effectués à Chassiron, au phare qui se trouve à l'extrémité nord ae l'île d'Oléron, ont donné des résultats très satisfaisants.

5° ijclairagc par incandescence électrique. — Outre les lampes ordinaires à filaments de charbon (l'oî/. lumière ÉLECTRiQUK, Dict.], OU sc scrt aussi de la lampe Nernst. Le courant électrique traverse un filament placé à l'air libre et formé, comme les manchons Auer, d'oxydes métalliques, zircone, thorine, etc. Ces oxydes possèdent la propriété d'être très résistants à froid, et le courant passe à peine, mais chauffés au rouge à l'aide d'une lampe à alcool par exemple, ils deviennent beaucoup plus conducteurs ; le courant passe alors et les porte au blanc éblouissant. Celle lampe serait de beaucoup le plus économique • le tous les modes de production de lumière. Plus récemment on a proposé, pour la fabrication des filaments de lampes analogues, l'hydrure de zirconium, comme étant le plus propre à ce mode d'éclairage par incandescence.

ECTASE ou ECTASIE (du gr. el.tasis, extension). Licence poétique par laquelle on emploie en prosodie gi-ec- .que comme longue une syllabe qui est brève de sa nature.

EDAPHIQUE (du grec ïccLz^oç,, sol). Se dit des relations qui existent entre les végétaux et la nature du sol.

ÉDINOL. Chlorhydrate de l'alcool m-amido-oxybenzylique. Utilisé en photographie comme révélateur; on emploie : édinol en poudre, I partie; sulfite de soude, 8 parlies; potasse, 8 parties: eau, 90 parties.

Ij'édinol concentré liquide, fourni par la Société Bayer d'Elberfeld, doit être étendu de 10 à 30 fois son volume d'eau pour l'emploi.

ÉGO'iSME ((iu latin rfjo, moi). Amour exagéré de soimême à l'exclusion des autres.

ÉGOLS. Composés du mercure dans lesquels lesrèaclions du mercure sont masquées. Le phéncgol, par exemple, est constitué par l'orlhonilrophénol-parasulfonale de mercure. Le créségol et le thymégol sont des composés analogues préparés au moyen du crésol et du thymol. Ce sont des antiseptiques.

ÉGOTISIVIE (angl. egotistn, du latin ego). Sentiment excessif de sa personnalité et bi'soin continuel de la mettre on avant. Le plus souvent manie littéraire mise à la mode par les romantiques. Se dilfércncie de l'égo'isine en ce qu'il n'abolit pas comme lui l'amour d'autrui. L'égotisle sent constamment le besoin d'étaler son « moi », sans qu'il cesse par le l'ait même d'avoir comme l'égoistc des instincts altruistes.

EKABORE. Voy. scandium.

EKALUIVUNtUM. Voy. gaixicm.

EKASILICIUM. Voy. gerjumum.

EKAZOTE. Nom par lequel on avait d'abord désigné l'argon.

EKKOPROTIKOPHORE. On dit, en |)liarmacodynamique, qu'un groupement est ekkoprotikophore, quand il communique à une substance chimique des propriétés laxatives.

EKTOGAN. Peroxyde de zinc, ZnO*. Poudre blanche insoluble dans l'eau ; au contact des acides, même faibles, il fournil de l'eau oxygénée, ce qui en fait un excellent antiseptique. Il est dépourvu de propriétés irritantes et conviendrait parliculièremenf pour le traitement des maladies cutanées, des brûlures, des plaies ulcéreuses et jiour les tamponnements vaginaux.

ÉLECTRON. Voy. hayons catiiodkiues, Suppl.

ÉLEONORITE. JPhosphale ferrique basique, hydraté. 2P20^.3Fe-05,811*0. Petits cristaux feuilletés, parfofs trouvés avec la limonile.

ELPASOLITE. Fluoaluminalc de potassium et de sodium, Al^F*"'. 6 (K.Na)F. Masses compactes ou petites druses qui se rencontrent dans le comté de El Paso (Colorado)

ELPIDITE. Silico-zirconate de sodium hydraté, Na-0 ZrO*,GSiO* -j- 511*0, en ])etits cristaux orthorhombiques, d'Igaliko (Groenland).

ELSTORPITE. Arséniale manganeux hydraté, trouvé aux mines de Sjogrufvan, gouvernement d'Oerebro (Suède).

ÉLUVIENNES. Les formations éluviennes comprennent les éboulis et les limons de ruissellement formés presque sur place, sans transport notable, sous rinlliicnce directe des actions atmosphériques.

ÉMANATION. Voy. radioactivité, Suppl.

EMANIUM. Métal radioactif, identique à l'actinium.

ÉMÉTIQUE. L'émélique n'est pas un tartrate double d'élain et d'anlimoine, ainsi qu'on l'a cru pendant longtemps, mais un éther antimonieux du tartrate acide de potassium. On doit donc le représenter par la formule, CO^H - CHOII - ClIO(SbO) - CO^K+ 1/2 H*0.

ÉMISSION. Fin. Les conditions d'émission des billets de la Banque de France sont réglées par la loi qui a renouvelé le privilège de cet établissement. Les elfets de commerce sont émis conformément aux prescriptions du Code de commerce. L'émission des actions et obligations françaises est subordonnée à la constitution définitive et régulière des sociétés. En principe, l'émission des obligations n'est assujettie à aucune condition. En France cependant trois sortes d'obligations ne peuvent être émises qu'avec l'autorisation gouvernementale ott législative : 1° les obligations à lots, les loteries étant interdites par droit commun; 2° les obligations des compagnies de chemins de fer: les conventions stipulent, en effet, qu'elles doivent cire autorisées par le ministre des travaux publics après avis du ministre des finances; 5° les obligations des compagnies de tramways assujetties par la loi du M juin 1880 aux mêmes formalités ; en outre, elles ne peuvent pas dépasser le montant du capital-actions.

L'émission des valeurs étrangères n'est possible en

EMMONSITE

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