‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1710 sur 1729 · FIÈVRE JAUNE · texte numérisé non relu

FIÈVRE JAUNE

ESTRAGOL. Principe oxygéné, C'•'11"•0^ de l'essence d'estragon.

EUCAINES. Agents analgésiques préparés par Merling, employés comme succédanés de la cocaïne. Ils sont au nombre de deux, désignés par les noms d'eucaïne A et d'eucaïne B.

EUDIOYMITE. Silicate liydralé de soude et de glucine, HSiO"''.Na-0.2G10 + H20. en petits cristaux clinorliombiqucs. De Langesund (Norvège). Dimorphe de l'épididymite ( l'oy. ce mot, Suppl.^.

EUGATOL. Solution employée pour la teinture des cheveux. Elle renferme un mélange des sels de sodiuni de la |)ara-amino-diphcnylamine monosull'onée et de l'orthoaminophénol monosull'oné. Associé à l'eau oxygénée, l'eugatol permet d'obtenir des teintes très diverses.

EUGÉNOL. 11 a pour composition C6H5(0H)4(0C1F)3 (CH* - CH = C11'*),. Pratiquement on le retire de l'essence de girofle. Il est très employé comme matière première pour la préparation de la vanilline;on le traite d'abord par une solution de potasse dans l'alcool amylique, afin de le transformer en isoeugénol, qu'il suffit d'oxyder pour obtenir la vanilline. L'eugénol sert parfois comme antiseptique; il entre dans la composition de certaines eaux dentifrices. L'isoeugénol est employé en parfumerie et en savonnerie sous le nom à'œillet artificiel.

EUNATROL. Nom pharmaceutique de l'oléafc de sodium. Proposé |)our la dissolution des calculs.

EUQUININE. Eihylcarbonale de quinine, proposé comme succédané de la quiuine. Pou employé.

EURHODINE. ÎSom donné en chimie au noyau azoté,

AzH^.CTFïî^^^CTr», dont il dérive un grand nombre de

matières colorantes.

EUROPHÈNE. Dérivé iodé de l'isobutyl-orthocrésol. Succédané peu empoyé de l'aristol.

EUROPIUM. Élément rare du groupe cérique, isolé par fractionnement de la samarine.

EURYTHERMES. Êtres qui peuvent supporter des écarts considérables de température.

EUSTATIQUES. Mouvements généraux de la croûte terrestre solide, se manifestant dans les bassins océaniques par l'affaissement de cerlaines régions du fond de la mer. ou par l'accumulation progressive des sédiments dans d'autres.

EUXANTHONE. Dioxyanlhone, 0II.C«H<^(5^^C«1F.0H

Existe dans un produit naturel, le jaune indien, que l'on retire de l'unne de certains herbivores. La synthèse en a été réalisée par Graebe. Seul le jaune indien a reçu quelques applications pour l'impression du papier de luxe et la fabrication des couleurs pour la peinture à l'huile ou à l'aquarelle : il est très solide à la lumière.

ÉVHÉMÉRISME. Théorie d'Evhémère, philosophe 'svcc, sur l'origine des dieux de la mythologie. D'après ce pliilosophe, les dieux ne sont que des êtres humains que la croyance des peuples a divinisés.

ÈXALGINE. iHétlivIacétanilide, CCHS-Az (CH^I-CO-CIP,

Elus active, mais plus toxique que l'acétanilidc (antiférine).

EXPLOSIFS. Voy. poiîdhe.

EXTÉRIORISATION. Fait, action de rendre une chose extérieure, de la produire au grand jour. EXZYIWE. Voyez diastase.

FAIRFIELDITE. Phosphate hydraté de manganèse, de calcium, etc. (P0*)2R',21I20.

FAMATINITE. Sulfoantimoniate de cuivre, SbS*Cu='. Cristaux très petits ou masses compactes, gris rougeâtre ou gris d'acier. Trouvés à la Sierra Famatina (République Argentme], et au Cerro de Pasco (Pérou).

FELSITES ou Pélrosilex. Roches éruptives à pâte formée de substance amorphe vitreuse et de parties confusément crislallisècs formant des sortes de traînées nuageuses ; ces parties sont constituées par un fel4spath sursaturé de silice.

FELSOBANYITE. Sulfate basique d'alumine hvdraté.

2A1*0'.S0',10H*0. Petits cristaux blancs, très tendres, groupés en sphérolites ; trouvés sur barytine à Felsôbanya (Hongrie).

FENÈNE. Carbure lerpénique, C'^H'", qui se forme par déshydratation de l'alcool fenolique.

FÉNIAN. Nom donné aux adeptes d'une association politique irlandaise ayant pour but l'affranchissement de 1 Irlande.

FENOL. Alcool fenolique, C'^H^^O, isomère du bornéol. Il existe sous ditTérentes formes isomériques obtenues par la réduction des fenones.

FENOLONE. Syn. de Fenone.

FENONE, fenchone, camphre anisique. Isomère du camphre C*'*H"^0. La fenone droite se rencontre dans l'essence de fenone, à côté de l'anéthol. La fenone gauche se trouve mélangée de thuyone dans l'essence de Thuya occidenlalis.

FERRO. Préfixe employé pour désigner en métallurgie les alliages du fer. Le ferroclirome est un alliage de fer et de chrome ; le fenomanganèse, un alliage de fer et de manganèse, etc.

FERRONATRITE. Sulfate ferrico-sodique hydraté, 5Na*0. Fe^U^.OSU^. 611*0, en masses blanches radiées, de Sierra Gorda (Chili^.

FERROPYRINE. Poudre rouge constituée par une combinaison de trois molécules d'antipyrine avec une molécule de perchloruro de fer, Fe^Cf.SCH'-Az^O ; soluble dans 5 parties d'eau froide. Proposée comme hémostatique.

FERROSTIBIANE. Antimoniale de fer et de manganèse basique hydraté, 10RO.Sb«OS.10R(OH]-. Cristaux noirs trouvés à la mine de Sjô, Vermland (Suède).

FERROZON. Vanadale de fer. Employé comme tonique.

FESCENNIN. De Fescennie, ville de l'ancienne Italie. Epilliele donnée à des chants versifiés fort licencieux, que l'on croyait venus de Fescennie et que, d'après Horace, les moissonneurs chantaient pour se délasser de leur travail.

FEUDISTE [duhas-hlln feudista, de fcodum, fief). Erudit qui étudie le droit féodal. — Les feudistes cherchent à dégager du chaos des coutumes du moyen âge les principes du droit français. L'école feudisle fut fondée au xvr siècle par Charles Dumoulin, qui eut pour rival d'Argcntré: celui-ci donnait au droit féodal etcoutumier la prédominance sur le droit écrit ou droit romain.

FICHTÉLITE. Carbure, C"*1F*, retiré pour la première fois de troncs de pins enfouis dans les tourbières à Rcdwitz (Fichtelgebirg(^), retrouvé ensuite dans les marais tourbeux de Kalbermoor (Haute-Bavière). La fichtélite ne se rencontre ])as dans les troncs du Pinus silvestris L, mais dans ceux du Pinus uliginosa N.

FICUS. Genre très important au point de vue de la production du caoutchouc. Le Ficus elas/ica, qui est le vulgaire caoutchouc dos appartements, est une espèce très importante dans l'Assam (Inde), en Birmanie, à Java, pour la production du caoutchouc. Le Ficus Vogelii ou i»op a une importance secondaire sur la côte occidentale d'Afrique. Le Ficus prolixa de la Nouvelle-Calédonie est la seule plante indifiène capable de donner du caoutchouc dans celte colonie française.

Caoulchouc de Para. Voy. paiia.

Caoutchouc de Cenra. Voy. ckaha.

FIÈVRE JAUNE. L'étude de cette redoutable maladie vient de faire un grand progrès, car on sait maintenant comment elle se propage, et par conséquent comment on peut se défendre contre ses atteintes. On sait de plus que le virus de la fièvre jaune est un de ces microbes invisibles qui ont fait depuis 1898 leur entrée dans la science (Voy. le mot micuobks invisibles.)

Les médecins américains AValter Reed, James Caroll et Agrainonte, du corps de santé militaire d'occu^iation de Cuba, ont pu, grâce à des malheureux qui s offraient comme sujets d'expérience, faire les recherches suivantes : Du sang de malades amarilliques, injecté à des hommes sains, leur donne la fièvre jaune. Donc, premier point, le viiusselrouvodans le sang. Mais comment, dans la réalité, passe-t-il des vaisseaux d'un malade dans ceux d'un homme sain? Il était indiqué de vérifier à ce sujet une hypothèse déjà ancienne, qui incriminait les moustiques. Les savants américains virent, eu elTel, qu'un moustique très abondant aux Antilles, le Siegomyia fasciala. pont transmettre la maladie en piquant un nialade, puis 12 joursaprès environ, un homme sain. Celui-ci présente, après une période d'incu-

FIKVRE RÉCURRENTE

FLORENCITE

bation, les symptômes caractéristiques de la fièvre jaune. Donc voici un deusième point : la fièvre jaune est propagée par les moustiques.

.Ne pouvant mettre en évidence le vinis amarillique, ni dans le sang, ni dans les organes des malades, ni dans le corps des Stegomyia, Reed et Caroll se demandèrent si ce virus n'est pas un microbe extrêmement petit. L'expérience suivante suffit à le démontrer. Il) centimètres cubes de sérum d'un malade au troisième jour de sa maladie sont étendus à 56 ccntimclres cubes avec de l'eau et fil- Irés sur une bougie en terre d'infusoires, qui arrête tous les microbes connus. Le filtrat injecté à trois hommes indemnes leur donne la fièvre jaune. Donc il contient ce microbe, par conséquent ce microbe est invisible.

La prophylaxie de la fièvre jaune découle nettement lies notions nouvelles que l'on a acquises sur son étiologie. Il suffit de se défendre contre les moustiques pour échapper à la maladie. Depuis longtemps les habitants des contrées où la fièvre jaune sévit avec le pins d'intensité savaient qu'on restait indemne à condition de ne sortir que le jour, et de rentrer avant le coucher du soleil dans une habitation très élevée au-dessus du niveau de la mer.

La connaissance du rôle des Stegomyia donne une explication évidente à ce fait. Au moment do la guerre hispano-américaine, les autorités militaires des Etats-Unis songèrent à préserver les troupes américaines de la fièvre jaune à laquelle elles semblaient devoir être prédestinées, étant composées de soldats jusque-là indemnes. Après quelques essais infructueux de désinfection par les antiseptiques usuels, on se décida, sur les conseils de Finlay. à entreprendre la lutte contre les moustiques à la Havane sous la direction de ^V. C. Gorgas.

Le premier résultat à rechercher était de détruire les moustiques autant que jwssible. On sait [Voy. le mot MOcsTiQCE; que les moustiques vivent quelques semaines à l'état larvaire dans l'eau. Ils sont donc à cet état plus accessibles aux moyens de destruction. Il fut donc décidé que l'on viderait ou comblerait, suivant les cas, toutes les collections d'eau, mares, gouttières, vieux récipients jetés au rebut. Lorsqu'on ne pouvait ni vider, ni combler, ni détruire, on répandrait à la surface de l'eau une mince couche de pétrole qui. obstruant les voies aériennes des larves, lors<ju'elles viennent respirer à la surface, les fait succomber rapidement. Les Américains édictèrent des peines rigoureuses et des amendes très fortes contre les habitants négligents qui laisseraient subsister le moindre (rou d'eau près de leur demeure.

Mais malgré toutes ces précautions, un certain nombre de Stegomyia pouvaient éclore; il fallait se protéger contre eux. X cet elTet, dès qu'un cas de fièvre jaune était signalé dans une maison, un garde sanitaire était établi dans la chambre du malade, et des cadres tendus de toile métallique dont on possédait toute une collection de dimensions variées étaient appliqués à toutes les ouvertures de façon à empêcher à tout moustique l'entrée de la chambre du malade.

Au cas où quelques Stegomyia auraient déjoué ces précautions et auraient pu piquer un malade, on brûlait du soufre ou de la poudre de pyrèlhre dans les chambres, de façon à asphyxier les insectes.

On pouvait espérer, en fin de compte, que bien peu de Stegomyia infectés avaient chance de piquer des individus sains. Les résultats obtenus vinrent donner pleine satisfaction à cet espoir.

.\vaiit 1901, il y avait en moyenne 466 cas de fièvre jaune par an à la Havane. La campagne commença en février 1901. Il v eut 5 cas en 1901, aucun eu lOO'i ni en 190.Ï.

FIÈVRE RÉCURRENTE (Foi/, spirilles.).

FILARIOSE. L'ètiologie de la Filariose, dans laquelle Patrick Manson avait déjà démontré le rôle des moustiques, a été plus complètement étudié ces dernières années, particulièrement par Bancroft et Low, et on a pu décrire avec précision le cycle traversé par les Pilaires à travcre le corps de l'homme et du moustique.

Les embryons de Filaria noctunta, qui se trouvent parfois en grande quantité dans le sang des malades atteints de filariose, sucés avec le sang par des Moustiques (du genre Cutex ou du genre Anophèles), se transforment dans l'estomac de ces moustiques en pilaires presque semblables aux adultes. C'est dans cet état qu'elles

sont inoculées par les moustiques sous la peau de l'homme, où, par leure mouvements, elles gagnent les vaisseaux lymphatiques. Il faut remarquer que si les moustiques inoculent les hématozoaires du paludisme dans les vaisseaux, ils n'inoculent les Pilaires que sous la peau. Une fois dans les vaisseaux lymphatiques, les pilaires deviennent tout à fait adultes, s'accouplent, pondent, et les embryons èclos passent dans le sang. L'engorgement amené par la présence des Pilaires adultes dans les troncs lymphatiques provoque l'apparition des symptômes bien con- } nus de la Filariose.

I FILLOVITE. Phosphate de fer et de calcium hydraté, 3(P(J* * Fe.CaNa*;-'.H*0. Petits grains cristallins jaune de miel, à éclat gras, trouvés à Branchville (Connccticutl.

FILTRAGE. On sait que la rapidité d'une fiilration s'accroît beaucoup par la pression. Parmi les dispositifs qui permettent de filtrer sous pression, les plus employés sont la filtration par le vide (on utilise alors la pression atmosphérique], et la filtration par pression mécanique. La filtration par le vi,de est très employée dans les laboratoires ; on se sert à cet elVet de fioles coniques dans lesquelles on lait le vide et qui sont surmontées d'entonnoirs en porcelaine percée de trous, connus sous le nom d'entonnoirs de Biichner; on peut se servir aussi d'entonnoirs ordinaires en verre, en disposant sur cet entonnoir une plaque de porcelaine ronde, percée de trous, connue sous le nom de plaque de Witt: on recouvre la partie percée de trous dune rondelle de papier ou de toile humide, on l'ait le vide à la pmnpe dans le récipient conique, alin de bien appliquer cette rondelle, et l'on verse ensuite la substance à filtrer.

Pour séparer un liquide de grosses quantités de matières solides, l'industrie se sert de filtres-presses, dans lesquels la partie solide est comprimée très fortement par des procédés mécaniques. On peut rapprocher de la filtration par pression le filtrage à Vessoreuse, tambour animé d'un mouvement rotaloire très rapide, et percé de trous sur ses parois verticales; la partie solide se comprime alors ellemême par suite de la force centrifuge.

FISÉTINE. Combinaison, C''H»"0«,4H*0, retirée du bois de fustet, dans lequel elle paraît se trouver sous la forme d'un tannide spécial, combinaison d'un glucoside avec un tanin. Elle se présente en aiguilles jaune citron.

FJORD. Echancrure du littoral permettant à la mer de pénétrer souvent très avant dans les terres. Les fjords de la Norvège sont caractérisés par leur grande profondeur, sauf au seuil, leur étroitesse et leurs parois très élevées, presque verticales; ce sont d'anciennes vallées occupées longtemps par des glaciers qui les ont approfondies et préservées en même temps de l'alluvionnement.

FLAGELLATES. Protozoaiies dont les organes locomoteurs sont constitués par un ou deux prolongements vibratiles ou flagella. C'est à ce groupe qu'appartiennent les Noctiluques, un des organismes auxquels est due la phosphorescence de la mer.

FLAVAURINE. Matière colorante jaune, constituée par le sel ammoniacal de l'acide dinilro-p-phéuolsulfonique, G«H5(Az0-r;SO^\zH*;0H: elle n'est plus employée.

FLAVILE. Résine jaunâtre, C^'^H'^O, se trouvant dans la portion de la gutta-percha sotuble dans l'alcool.

FLAVINDULINE. Matière colorante jaune obtenue par l'action de la pliénanthrène-quinone sur une dissolution d'o-aminodipbénylamine dans l'acide acétique cristallisable. Elle teint en jaune le coton mordancé au tanin. Elle sert surtout pour l'impression des tissus.

FLAVONE. Nom donné à une substance de formule, /O— C— C«H3 C*'ll* 1 1 qui peut être considérée comme le

\C0— CH noyau de la chrysine et des matières colorantes du qucrcitron, des Ijouigeons de peuplier.

FLAVOPHÉNINE. Syn. de chrysamine.

FLAVOPURPURINE'. Matière colorante du groupe de l'alizarine. Elle est constituée par la trioxy-I.2.7- anthraquiiione. Elle donne un rouge plus jaunâtre que l'alizarine.

FLINKITE. Arséniate manganeu.t manganiquc hydraté, 4MnO.Mn-O^.As-0^ 411*0. Cristaux brun verdàtre. trouvés sur caryophilile à la mine Harstigen, Pajsberg (Suède).

FLORENCITE. Phosphate hvdraté d'alumine et de cérium, ÔAl-O''.Ce*O^'2P-O5-j-0H^.' en cristaux rhomlioédriques jaune pâle dans des sables diamantifères du Brésil.

FLORENTINOL

FRAXETINE

FLORENTINOL. l'arrum à odeur de violclle, conslitué par lin mélange de 20 "/p d'iononc avec 80% d'acides gras (probablement palmitique et slcarique).

FLUOFLAVINES. Nom donné aux substances qui ronfer- /Az =:C — AzIIx ment le noyau, C«Ji* [ \ , C«1I*.

\Az=C— AzH/

FLUOR. Le fluor est l'élément doué de l'affinité cbimique la plus puissante que nous connaissions. On admettait jusqu'en ces dernières années qu'à une température très basse, au voisinage du zéro absolu (c'est-à-dire — 273"), les éléments nont plus que peu ou point d'affinité chimique. MM. Moissan el Dewar ont montré que le fluor réagissait encore avec une grande énergie sur l'hydrogène, pour former l'acide iluorhydrique, à une température inférieure à — 250*^.

FLUORAZÉINES. Matières colorantes qui prennent naissance par l'aclioii de l'anliydride quinolinique sur la résorcine.

FLUORÈNE. Cailmre avant pour formule 1 C!F,

(diphénylène-nu'tliane). Se rencontre parmi les produits du goudron de houille.

FLUORIN DINES. Nom donné par Caro à des matières colorantes fluorescentes, qui se forment accessoirement dans la fabrication des indulines. Elles se forment quand on chaulfc certaines indulines, seules ou en présence d'acide sulfurique. On peut les considérer comme dérivées

CH— Az=zC — CII = C — Az = CH dn noyau || | | |

Cil — Az=:C — C1I = C— Az = CH.

FLUOROFORME. Dérivé fluoré CH1'">, analogue du chloroforme; s'obtient par l'action du florure d'argent sur le chloroforme, ou mieux sur l'iodoforme. C'est un gaz incolore, dont l'odeur rappelle celle du chloroforme. Il est depuis |)eu employé contre la coqueluche.

FLUOROL. riuorure de sodium plus ou moins pur. Antiseptique.

FOOTÉITE. Oxychlorure cuivrique hydraté, CuCI*.8Cu (011)^,411*0. Aiguilles microscopiques, d'un beau bleu indigo, trouvées avec la cuprite et la limonite à la mine Coopcr Queen (Arizona).

FOREST-BED (de l'anglais forest, végétaux; bed, lit). Pliocène fluvio-lacustre aes environs de Cramer en Angleterre, constitué par des sables et des argiles avec ossements et débris de végétaux.

FORMIATES. Ce sont les sels de l'acide formique, dont un certain nombre sont maintenant utilisés en médecine. Les formiatcs alcalins et de fer sont employés comme toniques. Le formiate de quinine (quinoforme Lacroix) présente surles autres sels organiques de quininel'avantage d'être plus soluble et plus riche en quinine, et sur les sels minéraux l'avantage de ne ])as donner an bout d'un certain temps des solutions acides. Ces avantages sont précieux pour l'introduction de la quinine par voie hypodermique. L'acide formique se prépare industriellement au moyen du formiate de soude ou de potasse, qui résultent de la fixation de l'oxyde de carbone sur la soude ou la potasse, à chaud et sous pression.

FORMINE. Voy. uiioTKOPiNE.

FORIVIOGÈNE. Produit commercial à base de trioxymétbylène [Voij. formoi.).

FORMOL. Nom commercial de l'aldéhyde formique, 11. Cil. 0 On le prépare en oxydant l'alcool" méthylique; à cet eflet, on dirige sur du coke chauffé au rougé sombre l'alcool métliylique mélangé d'air en proportion convenable. Il faut éviter un excès d'air et une température trop élevée qui provoqueraient une oxydation plus avancée avec formation d'acide formique et même une combustion complète. Il faut aussi refroidir brusquement le produit pour qu'il échappe à la polymérisation. C'est un corps gazeux qui est livré au commerce en solution dans l'alcool methyhque à une concentration maximum de 50 % ; une teneur plus élevée donne lieu à la formation de trioxyméthylène. 11 possède une odeur rappelant celle de la souris. C est une substance aujourd'hui très emplovée comme agent conservateur et désinfectant. La désinléct'ion et l'assainissement par l'aldéhyde formique sont du reste utilisés depuis tort longtemps. Les produits de la caicinalion du sucre, dont les propriétés désinfectantes sont bien connues,' renferment de l'aldéhyde formique auquel elles doivent

leurs propriétés. Le formol se trouve le plus souvent dans le commerce sous la forme solide; il est alors constitué par l'un de ses polymères, le Irioxymcthylènc, seul ou mélangé de substances qui facilitent'sa dépolymérisation, c'est-à-dire sou retour à l'état gazeux. Lorsque le trioxyméthylène est pur, il suffit de le chauffer sur une plaque métallique pour le transformer en formaldéliyde gazeux. Parmi les procédés imaginés pour faciliter la décomposition du trioxyméthylèiie, l'un des plus inléressants est celui qui consiste à le mélanger d'un peroxyde alcalino-lerreux, ou d'un perborate; il suffit en effet de projeter le mélange dans l'eau pour dégager la formaldéhyde. La pondre Autan est constituée par un mélange de 1 partie de trioxyméthyléne avec 2 parties de bioxyde de baryum, ou o parties de bioxyde de strontium hvdraté. 11 suffit de la projeter dans 5 à 10 fois son poids tl'eau pour obtenir un dégagement rapide d'aldéhyde formique. On doit éviter de mettre un excès d'eau, car la formaldéhyde reste alors en solution. Il est facile de produire soi-même de petites quantités d'aldéhyde formique; on se sert à cet ellél d'une lampe à alcool méthylique, dont la mèche est surmontée d'une toile de platine; on allume la mèche, puis on l'éteint : la toile reste incandescente par suite de la chaleur que dégage l'oxydation catalylique de l'alcool méthylique

FORMOSE. Sucre de synthèse, C^H'^O*^, isomère des glucoses, qui prend naissance, par polymérisation de l'aldéhyde méthylique sous l'influence des alcalis à froid.

FOUR. Le chauffage des fours a fait de grands progrès par l'emploi de l'énergie électrique. Les fours électriques permettent d'atteindre des températures (3000 à 4000" environ) qu'il était auparavant impossible de réaliser. On peut les diviser eu deux groupes : 1° les fours à résistance, dans lesquels l'élévation de température résulte de la résistance opposée au passage du courant, et dans lesquels l'action calorifique du courant n'est pas séparée de son action électrolytique ; tel est le four lléroult utilisé dans la métallurgi'e de l'aluminium ; 2° les fours à arc, dans lesquels on utilise la température très élevée produite par l'arc électrique, et dans lesquels l'action calorifique est séparée de l'action électrolytique. Tels sont : le four de Ducrctet et Lejeune; le four électrique de Moissan, qui se compose simplement de deux briques en chaux vive appliquées exactement l'une sur l'autre, au centre desquelles se trouvent deux cavités qui se font face; celle de la brique inférieure peut recevoir un creuset, celle de la brique supérieure laisse passer l'arc électrique qui éclate entre deux électrodes en charbon convenablement disposées. Le dôme de la cavité supérieure est construit de façon à faire converger les rayons calorifiques vers le creuset.

L'emploi du four électrique rend de grands services aussi bien dans les laboratoires que dans l'industrie. Dans les laboratoires il permet en effet de réaliser des réactions qu'il était impossible d'effectuer auparavant; il permet de réduire par le charbon des oxydes regardés comme irréductibles; il permet aussi de préparer facilement les carbures métalliques. Ces procédés ne lardèrent pas à passer dans le domaine de l'industrie pour la fabrication de l'aluminium, des métaux réfractaires (chrome, bienystène, molybdène, etc.), du carbure de calcium, du carborundum, de la chaux azotée, etc. Les applications du four électrique ne font que s'accroîti-e.

FOURMIS-CHAMPIGNONNISTES. On donne ce nom à des fourmis de l'Amérique du Sud qui méritent aussi le nom de coupeuses de feuilles; ces animaux destructeurs saccagent la végétation et nuisent à un assez grand nombre de plantes cultivées. Ces insectes coupent les feuilles, les transportent dans leurs nids où ils les malaxent avec leurs mandibules de manière à faire de petites boulettes qu'elles disposent comme de petits murs. Ces murs sont en réalité des meules à champignons où il pousse régulièrement la même espèce servant exclusivement à la nourritui'e de ces singuliers animaux, qui meurent d'inanition à côté de toute autre matière alimentaire. L'habileté de ces industrieuses fourmis est très remar-

auable et leur culture se fait sans impureté, sans malaies.

FRANGULINE. Glucoside, C*°H*"0*^ retiré du Riiamnus frangula. Drastique peu employé.

FRANKÉITE. Sulfoslannoantimoniure de plomb (5PbS. 2SnS-.Sb-S'^), en masses radiées, de Bolivie.

FRAXETINE. Composé, C'^H^O^, obtenu dans le dédou-

FRAXINE

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