QUARTZ
RADIOACTIVITE
QUARTZ. On fabrique aujourd'liui des appareils de laboratoire en quartz iondu, qui présentent l'avantage de supporter de très grandes variations brusques de température sans se briser. C'est ainsi que l'on peut cliaulfer un tube de quartz au rouge et le projeter diins l'eau sans le briser.
QUARTZINE. Silice anbjdre crislalliséo, ayant la densité du quartz, mais en dilleranl par les propriétés optiques, formée de (ibres très fines, constituant de petits orbiculcs dans des ooucbes tertiaires. La (). est très analogue sinon identique à la partie essentielle des Calcédoines [Voy. QiAiiTZ et cAi.ciinoiNK. Dicl.).
QUASSINE. Principe amer du Ouassia amara. Composition, C^^IH-O'". Stimulant des fonctions digestives, qui exerce son action sur toute la longueur du tube digestif.
QUENSTEDTITE. Sulfate Icrrique bydratè, (Fc-0''.r)SO) + 10H*0, en cristaux clinorhombiques violets; de Copiapo (Chili).
QUERCITOL. Matière sucrée, C'II'-O''', retirée de certaines espèces deQuercus.
QUINALDINE. a-méihylquinoUine. Base, C**'H^Az, homologue de la quinoléine. Se rencontre aussi dans le goudron de houille.
QUINALIZARINE. Matière colorante voisine de l'alizarine, constituée par la Iclraoxyanthraquinone. Se prépare d'une manière analogue à l'alizarine. Teint les mordanis d'alumine en grenat, de chrome en violet noir.
QUINAZOLtNES. Vo]). pin;NOi)i\ziM;s.
QUINOFORME. Nom donné par Lacroix au formiale basique de quinine. Ce sel de quinine présente sur les sels organiques ordinairement employés l'avantage de renfermer une pro])orlion plus grande de quinine, et d'être plus soluble. De plus, il ne donne pas, comme les solutions de sels minéraux, des solutions qui deviennent parfois acides, et dont l'injection iiypodermique est douloureuse. On l'utilise mainten.int aux colonies contre les lièvres, à la place du sulfate de quinine, qu'on ne peut administrer par voie hypodermique.
QUINOPHTALONE, ,](ninc de quinoléine à l'alcool. Matière colorante dérivée de la quinoléine, obtenue en chauffant la quinaldine avec l'anhydride pbtalique et un chlorure de zinc. Teint la soie en un beau jaune verdàtre.
QUiNOPYRINE. Combinaison équimoléculaire d'antipyrine et de chlorliydrate de quinine, proposée comme succédané des composants.
QUINOXALINES. Voy. phknodiazines.
QUORUM. Terme emprunté à l'usage parlementaire anglais. C'est le premier mot du bill qui règle la présence des membres du Parlement; il désigne le nombre de membres qui doivent être présenis dans une assemblée pour qu'elle puisse voter justement. Ce nombre est lixé en France, pour les assemblées politi(|ues, à la moitié plus un (majorité absolue) et pour les sociétés commerciales, soit au nombre qui représente le quart du capital social (asseniblces ordinaires), soit à celui qui représente la moitié de ce capital (assemblées extraordinaires).
RADIOACTIFS [Corps]. M. II. Becquerel a reconnu le premier, en 1890, que Vurauivni et ses s-els émeltent spontanénient des rayons capables, comme les rayons X, d'imprcssioimer à Iravers des corps opaques une' plaque j)hologiaplnque et de décharger ini condensateur [Voy. RAYONS X et lOMSATiox, Suppl.), d'où le nom de rayons de Becquerel donné à ces rayons. Depuis. Mme Cui-ie a découvert la même propriété dans les sels de thorium.
En étudiant la pechblende ou pecliurane [l'oy. peciiu- HA.NE, Dicl.), M. et Mme Curie en ont extrait les sels de deux substances beaucoup plus actives, l'une, \cjmlonium, analogue au bismuth, l'autre le radium, analogue au baryum. M. Debierne, plus récemment, a trouvé Yacliniiim, qui paraît voisin du thorium. On n';i pas d'ailleurs les substances pures, mais des mélanges plus ou moins riches; le radium seul a élé obtenu dans un élat voisin do la puielc.
Les radiations émises par les substances radioactives sont complexes; on y dislingue au moins trois sortes de rayons, d'abord des rayons non déviables par l'aimant, analogU(!s aux rayon? X, puis deux espèces de rayons déviables par l'aimant, les uns transportant de l'électricité négative, qui paraissent être des rayons cathodiques, les autres analogues aux rayons-canaux et chargés d'électricité positive. Ces divers rayons traversent le pa|)ier noir, impressionnent ies plaques photograpliiques, produisent la fluorescence; en particulier, les sels de baryum, riches en radium, sont spontanément lumineux, et paraissent conserver indéliniment cette propriété, malgré le rayonnement dont ils sont le siège.
M. Curie a découvert tout récemment que le radium émettait aussi d'une manière conliniie de la chaleur; ce fait, qui est bien établi, n'est pas la moins surprenante des propriétés de ce singulier corps.
Enfin les corps de nature quelconque soumis au rayonnement du radium dcvicnneni eux-mêmes radioactifs, mais cette radioaclivilé induite disparaît au bout de quelque temps.
La question de la radioactivité présente encore bien des points obscurs, qui s'élucideront sans doute par la suite, et permet à la physique l'espoir de résultats de la plus haute importance.
Ces belles découvertes ont été récompensées à la fin de l'année 1905, par le partage du prix Nobel (100 000 fr.) entre M. H. Becquerel d'une part, et M. et Mme Curie de l'autre.
RADIOACTIVITÉ. Quelques mois après la découverte des rayons X, M. Becquerel montrait que toutes les substances qui contiennent le corps simple appelé uranium émettent spontanément et continuellement des rayons qui peuvent traverser de minces feuilles métalliques et qui manifestent leur existence en impressionnant lentement les plaques photographiques et en rendant faiblement conducteurs les gaz on ils se meuvent. On montra plus tard que ces rayons ne peuvent ni se réfléchir, ni se réfracter. Bref, ils s'écartent de toutes les lumières connues et semblent plutôt analogues à des rayons X peu intenses.
Seul parmi les autres corps simples jusqu'alors connus, le thorium communic[ue une activité com|)arable aux substances qui le contiennent. L'état ou le genre de la combinaison est d'ailleurs sans importance, et l'activité d'une couche mince de matière active est proijortionnelle à la masse d'uranium (ou de thorium).
Or, en examinant diverses roches naturelles qui contiennent de l'uranium ou du thorium, Mme Curie rencontra des échantillons plus actifs que cette règle ne le ferait prévoir. Par exemple, la pecbblende (minerai d'uranium) est au moins six fols plus active que ne l'indique sa teneur en uranium. Il était naturel de supposer que celle anomalie était due à une petite quantité d'un ou de plusieurs corps simples encore inconnus, et qu'on pourrait trouver en fractionnant le minerai par divers procédés chimiques, et recherchant après chaque opération quelle fraction de matière était le plus active. Guidés par cette hypothèse, M. et Mme Curie réussirent en effet à mettre en évidence un nouveau corps simple, aut^uel ils donnèrent le nom de radium, un million de fois plus actif que l'uranium, et chimiquement analogue au baryum. Plusieurs sels purs de ce mêlai furent préparés, en petite quantité d'ailleurs, car une tonne du minerai le plus riche ne contient pas un gramme de radium.
Un autre métal d'activité comparable, appelé polonimn par Mme Curie (en l'honneur delà Pologne), avait clé entrevu dans ces opérations chimiaues, mais les Curie eurent l'étonnement de constater qu il se détruit spontanément, ce que nous comprendrons mieux dans un instant. Enfin Debierne caractérisait peu après dans les résidus de la pechblende un troisième corps simple, l'actinium, au moins aussi actif que le radium, mais encore bien plus rare.
On appelle « radioactifs » les corps simples qui possèdent, comme l'uranium ou le radium, la propriété d'émettre, de façon invariable et constante, des rayons qui impressionnent les plaques photographiques et décliaigcnl les corps cleclrisés. Cette émission continue d'énergie paraîtra hautement surprenante, si l'on réilèchit que par exemple le radium semble rester inaltéré, malgré ce rayonnement continu. Nous verrons cette difficulté s'évanouir, mais après nous avoir amenés à un autre sujet
RADIOACTIVITÉ
hADIOACTIVITK
(rétoiiii.'inenl, la flécouvcrlo irévolulions de corps siin|}les, ccst-à-dire, plus brièvement, de Uansmutalions.
Certains eirets, inappréciables avec l'uranium, se ti*ouvèienl trf!6 marqués avec le radium. Les sels de radium font phosplioresceiits. mais non pas à la façon des matières cju'il faut tout d'abord éclairer, et qui ne luisent ensuite qu'un certain temps d'une lumière sans cesse alfaiblie : ils luisent indéfiniment (Curie). De même, ils ont indéfiniment le pouvoir d'eicitcr la fluorescence de certains corps comme le plalinocjannm de baryum. En particulier, ils rendent fluorescents certains milieux de l'œil, qui perçoit par suite une lumière dill'use quand on en approclic un sol de radium, même contenu dans une boîte de plomb, et par derrière la tète. Comme les rayons X intenses, le radium peut d'ailleurs agir sur la matière vivante : sa présence sur la peau, prolongée pendant une lieure, entraine des brûlures très graves, qui partagent avec les brûlures par les rayons X ce caractère singulier de se déclarer plusieurs jours après l'exposition aux rayons.
Malgré toutes ces analogies, les rayons émis par les corps radioactifs ne sont pas des rayons X, ou du moins ne sont pas uniquement formés de rayons X, mais peuvent être séparés en trois groupes de rayons, qui sont :
1" Des rayons dits rayons a, qui ressemblent aux rayons canaux de (juldstein en ce qu'ils sont formés de charges positives en mouvement. L'élude de leurs trajectoires dans un champ clecirique et dans un champ magnétique montre que leurs vitesses sont de l'ordre de 20 dOO kilomèlres par si'conde, et que les projectiles qui les forment ont une masse voisine de celle des atomes d'hydrogène ou d'hélium. On voit qu'ils vont beaucoup plus vite que les rayons de Goldstein. Us eu dillercnt plus enore par ceci qu'ils jwrdcnl le pouvoir de rendre les gaz conducteurs aloi-s (|ue leur vite.-se, encore de plusieurs milliers de kilomètres par seconde, est par suite bien supérieure à celle qui suffit à ces rayons pour cet effet. Us sont enfin |ieu pénélrants, et sont affaiblis ou arrêtés par une feuille d'aluminium battu ;
2" Des rayons dits rayons p, formés par des projectiles négatifs, comme les rayons cathodiques auxquels ils ressemblent beaucoup. Leur vitesse atteint et dépasse les 1/10 de la vitesse de la lumière. Les projectiles qui les forment ont des masses sensiblement égaies à celles des projectiles cathodiques. Plus rapides, ils sont beaucoup plus pénétrants, et traversent sans beaucoup s'affaiblir plusieurs millimètres de métal ;
."» Des l'ayons dits rayons y, très analogues aux rayons X, mais plus pénétrants, non chargés, non déviables par l'aimant [découverts par Villard).
En ce qui regarde les effets des corps radioactifs, on peut dire que les rayons a sont de beaucoup les plus importants en ce qui regarde l'ionisation du gaz environnant, il que les rayons ^ et y importent plus pour les autres effets.
II était bien probable que ces divers rayons, supposés arrêtés par des obstacles, échaulferaicut ces obstacles, mais avant une expérience directement tentée par Curie, on s'attendait certainement à un échauffement très faible. Curie observa, en lait, qu'un sel de radium, plongé dans un calorimètre, y dégage continuellement une quantité de chaleur très grande, qui suffirait à fondre par heure un jwids de glace égal au poids du sel. Une sphère de siibslance radioactive, supposée abandonnée à elle-même dans l'espace, s'échauffera donc jusqu'à ce que la chaleur perdue par la périphérie soit équivalente à celle qui est à chaque instant engendrée dans la masse. Si la sphère devient mille fois plus grosse, sa surface devient seulement cent fois plus grande, et la sphère s'échautle par suite davantage. Il se peut que l'embrasement du soleil et des étoiles, dont la géologie atteste la prodigieuse durée, trouve son origine pnncipale dans la radioactivité de la matière et par suite, comme nous allons voir, dans les transmutations des atomes.
Car ces dégagements continuels de diverses radiations et de chaleur s'accompagnent, dans les corps radioactifs, de transformations profondes, jiortant sur l'atome et qu'on ne peut confondre avec les réactions chimiques, même les plus violentes, jusqu'ici étudiées. Ceci lut mis hors de doute par Curie, Rulhcrford et Ramsay, à la suite d'ob- ■rvations qu'on peut résumer ainsi :
Tout composé du radium dégage continuellement une B émanation ». qui se comporte comme im gaz très fortement radioactif, se dilfusant dans le gaz où se trouve le
corps étudié. Quand on a ainsi pendant quelques jours dégagé de l'émanation dans une enceinte on peut retirer le radium : le gaz de cette enceinte reste radioactif. Mais cette radioactivité baisse de moitié en quatre jours (Curie) et devient par suite pratiquement nulle en quelques semaines. On pouvait douter qu'une matière se détruisit spontanément. Mais Uutherford, opérant dans le vide en l'absence de tout gaz étranger, obtint quelques dixièmes de millimètre cube de ce gaz nouveau, et llamsay enfin prouva que, dans la mesure où le gaz disparaît, il se forme un corps simple déjà connu, l'hélium, reconnaissable à son spectre d'étincelle. Dref, dansun tube où l'on enferme de l'émanation sans trace d'hélium, on trouve, après uu certain temps, de l'hélium qui, lui, subsiste indéfiniment. Incidemment, on s'explique ainsi qu'on prépare précisément de l'helinra eu chauffant les minéraux radioactifs où de l'héliuin s'est accumulé pendant l'énorme durée des périodes géologiques. La quantité d'hélium présente dans un minéral contenant une quantité connue d'uranium permet de calculer approximativement depuis combien de temps cette roche est froide et solide. Les chilfres ainsi obtenus sont de l'ordre du milliard d'années, eu accord avec ce que demandent les géologues.
Mais pourquoi ne pas dire qu'il y a là une réaction I chimique ordinaire, et que le radium, au lieu d'être un I corps simple, est une combinaison, capable de dégager i de l'émanation, puis de l'hélium ? On doit rejeter celte ' hypothèse : d'abord parce que le dégagement de chaleur de. cette réaction supposée est colossalement plus grand que (tour toutes les réactions jusqu'à présent connues (un volume d'émanation dégage en se détruisant un million de fois plus de chaleur que le même volume de gaz tonnant en faisant explosion) ; et surtout on doit la rejeter (car iHjrès tout une réaction si fortement exothermique
Fourrait encore être admise) parce que la destruction de émanation se poursuit avec une vitesse absolument indépendante de la température où elle se produit. Or toutes les vitesses de réaction étudiées sont extrêmement sensibles aux variations de température, et, de façon générale, une élévation de 10 degrés suffit à multiplier par 2 une vitesse de réaction, ce qui, pour 500'^ d'écarl. correspond à peu près à une vitesse multipliée par un milliard. Or la vitesse de destruction de l'émanation est exactement la même à la température de l'air liquide et à 400° (Curie). Le phénomène est donc bien de nature profondément différente el nouTelle.
D'après des expériences surtout dues à Rutherford, l'uranium donnerait ainsi successivement naissance à une série de corps simples, inégalement éphémères, probablement pas encore tous connus, et dont la plupart ne se révèlent encore que par leur action sur «les corps èlcc- Irisés, sans qu'on ail pu en isoler assez pour les caractériser chimiquement, ilounons, si imparfaite qu'elle soit sans doute encore, la généalogie de l'uranium.
L'uranium, en disparaissant, donne l'uranium X qui, après diverses étapes mal étudiées, donne le radium, qui engendre l'émanation, qui engendre le radium X, qui engendre le radium D, et ainsi de suite jusqu'à nu radium F qui n'est autre que le polonium, dont la descendance n'est pas connue. Quant à l'hélium, il résulterait des projectiles a qui sont émis pendant les transmutations qu'on vient d'ènumérer.
La durée de vie moyenne (temps après lequel un atome sur deux est détmit) est de 5 milliards d'années (chiffre incertain) pour l'uranium, de 22 jours pour l'uranium X. de 1600 ans (environ» pour le radium, de 4 jours pour l'émanation, de 5 minutes, 21 minutes et 28 minutes pour les radium A. B et C. de 40 ans pour le radium D, de 6 jours pour le radium E, de 150 joui-s pour le radium F (ptdonium).
Le thorium et l'actinium donnent des séries analogues.
Enfin Ramsay vient d'annoncer que les éléments radioaciilsontle pouvoir de produire (ou d'accélérci ) les transmutations d'atomes ordinairement non radioactifs : eu présence de l'eau, on obtiendrait du néon ; en présence du cuivre, le radium déterminerait la production de sodium et de lithium. Ces dernières expériences sont encore incertaines, mais ce qu'on prévoit bien c'est un essor prodigieux de notre connaissance de la nature, et peut-être de notre pouvoir sur elle, pour peu que l'on continue à marcher dans la voie qu'ont glorieusement ouverte les efforts de Curie.
RAnOGONDUCTEUR
RAYONS CATIIODIQrES
RADIOCONDUCTEUR. Voij. tklégpaimiie sans iii .
RADIOGRAPHIE. La ratliograpliie est une ai)|)licatiou iJos rayons X (?«?/• baïons X, rayons cathodiques, Suppl.]. On se sert pour les produire d'une ampoule de (Irookcs dont la cathode a la forme d'une calotte sphérii|ue : les rayons catiiodiqucs partant normalement à la surface vont couver;. cr au centre de cette calotte; là se trouve une
Fetite plaque de platine inclinée à 45° qui est le siège de émission des rayons X qui traversent le verre de l'ampoule. Si l'on expose à ces rayons une plnque photographique enveloppée de papier noir, par conséquent inaltérahlc à la lumière, elle est rapidement impressionnée. En
Ï)laçant la main sur le trajet des rayons, près de la plaque, es chairs sont traversées par les rayons X, les os le sont beaucoup moins. La plaque photographique développée fournira un cliché négatif [Voy. photographie, Uict.), qui donnera des positifs où les os apparaîtront très somhres et les chairs comme une pénombre; un morceau de métal, bague au doigt, fragment de balle arrêtée dans les chairs, sera tout à lait noir. Ces photographies particulières s'appelleront des Radiographies. Ùe même on révélera facilement par la radiographie des pièces de monnaie dans un porte-monnaie, un bijou dans une boîte en bois; le cuir, le bois étant transparents aux rayons X. Le verre étant moins tians|)arciitque le diamant, on peut ainsi distinguer des vraies les pierres fausses.
La Radiographie est fréquemment utilisée en médecine, par exemple dans les cas de fracture des os, ou de corps étrangers introduits par accident dans l'organisme.
RADIOLAIRES. Hhizopodes dont le piotoplasme est di- j ihodiques, ionisent fortement même le gaz tr visé en deux régions par une capsule close. Autour de i ils se meuvent, capsuh; et le long des pseudopodes se déposent des
contre la cathode. Cette lueur, orange dans l'air ou l'azote, est rose dans l'hydrogène, hiancnâtre dans le gaz carbonique, etc.
A moins de précautions spéciales, les rayons de Goldstein s'arrêtent à la cathode, vers laquelle les précipite le champ électrique. Mais si cette cathode, percée de petits trous, forme une partie do l'enceinte d'un espace protégé contre les forces électriques, on conçoit que le projectile positif qui pénètre dans l'un des trous dépasse la cathode et que, se trouvant dès lors élerlriquement protégé, il puisse continuer sa roule sans éprouver d'autre ralentissement que celui qui provient des chocs avec les molécules rencontrées. C'est en etfet ainsi que Goldstein, puis Wien, purent obtenir des rayons canaux s'éteiidant sur de grandes longueurs.
Guidé par les recherches analogues faites sur les rayons cathodiques, Wien étudia l'action d'un champ électrique et l'action d'un champ magnétique sur les rayons de GoMslein. Il put ainsi constater, d'abord que ces rayons sont chargés positivement et de plus mesurer leur vitesse, ainsi que le rapport de la charge du projectile à sa m«sse. Les vitesses, bien plus petites que pour les rayons cathodiques, sont de l'ordre de .500 à 1000 kilomètres par seconde. Le rapport de la charge à la niasse esl. dans les limites des erreurs d'expérience, égal à ce qu'il est dans l'électrolyse. En d'autres termes, les projectiles positifs sont probablement des atomes ordinaires, privés d'un de leurs corpuscules (ou |)cut-ètre de plusieurs). Ces rayons, plus actifs à ce point de vue que les rayons ca-
raréfié où
celle
«oncrélions siliceuses, formant par leur assemblage des
squelettes extrêmement élégants.
RADIUM. Métal radio-actif découvert par M. et Slme Curie dans la pechblende (pechurane) de .loachimsllial, où il accompagne le baryum en quantités infiniment petites. Son chlorure a été isolé |>ar un grand nombre de «ristallisations fraclionnées du chloruie de baryum radifère, préparé au moyen de cette pechblende. Ce nouvel élément, dont les propriétés chimiques sont voisines de celles du baryum, présente les curieuses propriétés d'émettre sponlanémcnt et d'une façon continue des rayons lumineux et des rayons calorifiques [Voy. radioactivité, SîtppL). Mis en contact avec l'cpiderme, il provoque une plaie qui peut mettre plusieurs mois à guérir. Son action sur les tissus organiques l'a fait proposer pour le traitement du lupus et du cancer. Les propriétés curieuses des sels de radium, jusqu'à présent imparfaitement connues, seront peut-être l'objet dans l'avenir d'importantes applications thérapeuliques.
RAFFINOSE. Sucre de colon. Sucre, C'SfFO'O-f 511*0, découvcMt dans les mélasses de raffinerie. Retrouvé dans les graines du cotonnier, dans l'orge, elc.
RAID. Mot anglais signifiant iiicuraion qui s'applique nux reconnaissances elfectuées en temps de guerre jiar une troupe de cavaliers.
RALLYE-PAPER (de deux mots anglais : to rally. rallier, et paper, papier). Sport qui consiste à simuler une chasse à courre. Un cavalier, giliier fictif, part en avant et laisse tomber en chemin des morceaux de papier qui serviront mix poursuivants à relever sa trace.
RAPAKIVIVI /pierre pourrie). Granité de Finlande très altère, formé d'oi-those oligoelase, mica noir, quartz, hornblende abondante ; structure )<orphyroïde. Souvent fendillé; se divise facilement en morceaux et arène.
RASCLES. Désigne dans la région du Mont Venloux et en Provence les L,piés, c'est-à-dire les sculpture? que prennent les calcaires sous l'action des eaux de pluie et de ruissellement chargées de gaz carbonique.
RASPITE. Tiingstnle de plomb, TuOM'b, peut-être isomorphe avec le Wolfram. Cristaux brunâtres ou jaunes, »iv„Ti"''""' ' l^rool<en-llill, Xouvelle-GallcsduSud. ^1^1 °^ BECQUEREL. Voy. radioactifs (corps). RAYONS CANAUX OU RAYONS DE GOLDSTEIN. Les rayons canaux [Kamlstralden], ou mieux ravons positifs, urent découverts par Goldstein (1886). Douze ans plus tard, Wien dc.nontra qu'ils sont formés de charges ilosilives en mouvement. Ils naissent dans la gaine cathodique, se d.rig,;ant vers la cathode avec une vitesse croissante, illuminant bientôt les gaz sur leur passage, le maximum de luminosité ayant forcoment lieu tou
Les rayons de Goklslein ont des analogies avec les rayons a. qu'émettent spontanément les corps radioactifs. Mais, an contraire de ce qui arrive pour les rayons p et y, respectivement très analogues aux rayons catiiodiques et aux rayons X, il semble que de profondes dillérences séparent les projectiles qui forment les rayons a de ceux qui forment les rayons de Goldslein. C'est ainsi que les rayons a perdent leur pouvoir d'ioniser les gaz quand leur vitesse devient inférieure à 9000 kilomètres par seconde, vitesse pourtant hien plus grande que celle qui suffit aux rayons de Goldslein pour ioniser les gaz.
RAYONS CATHODIQUES. Lorsque, dans un gaz où la pression est de l'ordre du cent-millième de la jiression atmosphérique, on l'ait passer une décharge électrique [Voy. l'article correspondant du S»/*/;^), une vive fluorescence verte illumine certaines parties du verre de la paroi. Un grand nombre de substances, une lois placées dans une telle ampoule, s'illuminent de même, en prenant une couleur variable selon leur composition, couleur qui, par exemple, est bleue pour le cristal, orange pour la craie, rouge pour le rubis.
Si l'on place dans l'ampoule un objet quelconque entre la cathode et l'une des régions nuorescentcs, une silhouette de l'objet se dessine sur le fond clair de la fluorescence. La cathode, l'objet et la silhouette sont alurs à peu près en ligne droite; c'est ce qu'on exprime en disant que des rayons émanent de la cathode. Ce sont les rayons cathodiques, découverts par lliltorf (1869). Ce même physi-. cien monira que ces rayons sont forlement déviés par un aimant. Pour donner un exemple précis de déviation, disons que. lorsque des rayons catliodiiiues, d'abord rectilignes, sont soumis à l'action d'un ciiKirip magnétique uniforme perpendiculaire à leur direclion primitive, ils s'incurvent en dessinant un cercle perpendiculaire à la force magnétique. Enfin on s'aperçut aussi dès le début que les rayons cathodiques échaullent les obstacles qui les arrêtent, et, par exemple, juinvent rendre incandescentes et fondre de minces feuilles di; platine.
On proposa deux hypothèses pour expliquer ces propriétés. Suivant les uns, les i"ayons cathodiques étaient formés de particules matérielles supposées éicctrisées négativement, et qui, re]0ussèes par l'électricité de même signe de la cathode, avaient acquis une vitesse énorme. Selon les autres, ces rayons étaient C(msliluès par un mouvement ondulatoire ayant l'élher pour siège. Ainsi l'on hésitait, comme jadis pour la lumière, entre les deux théories de l'émission et des ondulations.
Lenard montra (|ue les rayons cathodiques peuvent sortir de l'ampoule génératrice en traversant sa i>aroi. si celle-ci est réduite à une très faible épaisseur (centième