‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1721 sur 1729 · PHOTOGRAPHIE · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE

(;« = 4), et te nombre des réactions chimiques est égal à l'unité, (? = ■•)' l'unique réaction possible étant la suivante: KCl + NaBr— KDr + NaCI. Nous avons alors pour le nombre n des consliluants indépendants la valeur,

ni o=:h, 4 — 1=3. Étant données ces définitions, la loi

des pliasos s'exprime aussi :

Le degré de liberté [variance] d'un système matériel dont toutes les parties sont en équilibre chimique et phj;sique est égal à l'excès du nombre des constituants indépendamment variables sur le nombre des phases, augmenté de deux unités. Variance -=:n-|- 2 — r.

Cetlenotion permet de classer les systèmes en équilibre en groupes pour lesquels la variance aura la même valeur. On considère des systèmes invariants (ou non variants) {H-j-2— r = 0); monovarianls, (n + 2— ?- = 1); divariants (»-|- 2— >'= 2) ; Invariants, etc. Celte possibilité de classer mélhodiqucment les exemples d'équilibre permet de rapprocher des systèmes souvent en apparence très ditl'érents, si l'on s'en tient aux propriétés clnmiques des corps en présence, mais qui en réalité possèdent des analogies profondes et telles que l'élude dcj'un d'entre eux, simple, permette ensuite d'aborder fructueusement celle des cas les plus complexes.

PHELLANDRÈNE. Terpène, C*"ll'^, retiré de l'essence de fenouil amer.

PHÉNACETINE. Dérive acétylé de la phénétidine, (r'H*(0C*H5),(AzH-CnP0)4. Analgésique qui ne provoque pas de cyanose.

PHENÀCODUS. Mammifères ongulés fossiles, ancêtres probables des tapirs et des chevaux à l'époque éocène en Kurope et aux Ktals-llnis. Ils avaient la taille d'un chien, .^ doigts aux pattes et les 5 doigts médians plus longs portaient seuls sur le sol, ces doigts étaient garnis plutôt de grilles que de sabots. Ils étaient digitigrades et leur dentition complète indique un régime omnivore.

PHÉNÉGOL. Voy. EcoLS.

PHENETIDINE. Etber éthylique du para-aminopbénol, t;''ll*(0C*H''),(AzH*)4. Sert à la préparation de produitsantipyrèliques, qui sont des dérives acidylés de la phénétidine,

PHÉNÉTOL. Ether éthylique du phénol ordinaire, C«ll»O.C^li^

PHÉNOCOLLE. Combinaison de phénétidine et de glycocolle avec élimination d'eau, C«11*.(0C*H5), (AzH-(]0- CH*-AzH*, 1101)4. A été recommandé comme l'antipyrétique le moins toxique, en môme temps que très soluble.

PHÉNOCYANINES. Matières colorantes organiques, employées pour l'impression de l'indienne, donnent de beaux bleus purs.

PHENODIAZINES. Les phénodiazines diffèrent du naphtalène, en ce que dans l'un des noyaux benzéniquos du naphtalène deux Cil sont remplacés par deux Az. Si les deux Az se trouvent en ortho, on les nomme cinnolines ; s'ils sont en mêla, on les nomme qnbinzoUnes ; et s'ils sont en para, on les nomme quinoxaliiies.

PHÉNOL. Le phénol utilisé par l'industrie se retire non seulement du goudron de houille, mais il se prépare aussi à partir du benzène. Ce dernier est traité par l'acide sulfuriquc concentré qui le transforme en acide benzènesulfonique, CH-^SO^ll, lequel par fusion avec la soude fournit du phénate de sodium ; il suffit de mettre le phénol en liberté au moyen d'acide chlorhydrique. On peut prépari;r d'une manière analogue les divers phénols au moyen des carbures correspondants.

PHÉNYLÈNE-DIAMINES. Parmi les phénylène-diamines G®H*(AzH*)^, les dérivés meta et para sont très utilisés dans l'industrie des matières colorantes. La paraphénylène-diamine a été proposée pour la teinture des cheveux, mais on a dû renoncer à son emploi par suite de sa toxicité ; elle est utilisée en photographie pour la composition des bains révélateurs.

PHÉNYLÉTHYLIQUE (Alcool), Benzylcarbinnl. Alcool de formule, C^IP-CII^-CII^OII, qui se rencontre dans lessence de rose, cl auquel celle-ci doit en partie son arôme. Cet alcool se prépare synthétiquement dans l'industrie des parfums en réduisant le phénylacélate d'éthyle par le swlium et l'alcool absolu. L'acide phénvlaeétique est préparé au moyen du chlorure de benzyle"el du cyanure de potassmm dont la condensation fournit le nilrite phénylacétiquc qu'il suffit de saponifier. L'alcool phénylacétique entre dans la composition des essences de rose bon marché.

l'aldéhyde phtUiyléthy tique, C^ll-'-CllMlllO. qui possède une odeur de jacnitlie prononcée est également employée en parfumerie.

PHÉSINE. Sulfo-dérivé de la phénacétine. C-IPIOC^H!^) (SO^Na) (AzII-CO-ClF). Poudre brune amorphe, soluble dans l'eau, employée comme antipyn'lique.

PHILOTHION. Nom donné par l(ey Pailhadc à une diastase hydrogénante qui se Irouverait dans certaines cellules microbiennes. D'après Abelous et Ribaut les actions atlribuées à cette diaslase ne seraient que des actions chimiques.

PHLOROL. Diphénol, Qf'\\^[mWi[Q\\)\ existant dans la créosote du goudron de bois.

PHLOXINES. Matières colorantes du groupe des phtaléines, obtenues par l'action du brome sur la flichlorolluorescéine ou sur la tétiachlorofluorescéine. Teignent la soie en masses analogues à l'èrylhrosinc.

PHŒNINE. Matière colorante qui se trouve dans le bois du Copaïfera bracteata. Cristaux microscopiques de formule, C'*1I»«0'.

PHORONE. Substance de nature cétoniqxic, C'-II^'^O, qui se forme par la distillation sèche du camphorale de calcium. Un isomère, Visophorone, se forme par la condensation de l'aièlone sous l'influence des alcalis.

PHOSPHAM. Composé, PAz^ll, qui résulte de l'action du gaz ammoniac sur le pentachlorurc de phosphore.

PHOSPHORE. Le phosphore qui se préparait uniquement en décomposant le métaphosphate de calcium et l'acide phosphorique par le charbon, se prépare maintenant aussi par voie électrochimique. Les uns électrolysent l'acide phosphorique à haute température, d autres utilisent la résistance du mélange de métaphosphate de calcium et de charbon au passage du courant pour provoquer la réduction.

lin procédé dont le principe est très intéressant consiste à chaulfer au four électrique un mélange de phosphate Iricalcique et de charbon: ce qui fournit du phosphore et du carbure de calcium : mais ce dernier ne peut être utilisé, car il est toujours mélangé de [ihospbure de calcium, et il fournit de l'acétylène mélangé de phosphurc d'hydrogène qui le rend spontanément inflammable.

PHOTOGRAPHIE. Durant ces dernières années l'art photographique a subi de nombreuses améliorations.

Les objectifs dits anastùjmats, cest-à-dire corrigés d'astigmatisme et d'aberration chromatique, permettent d'obtenir des images très brillantes et d'une grande finesse. La maison Zeiss fournit au commerce les séries suivantes : les Planars, très rapides, ouverture relative, f/'3,6 cl l'/'3,3, champ de 70" environ; les Unars, un peu moins rapides que les précédents, ouverture relative, f/4,5 et f/(5,3, champ supérieur à 65°; les Tessats, qui possèdent une grande ouverture relative, f/6,3, champ assez grand, parfaitement net dans toute son étendue ; les Protars, parmi lesquels les plus employés sont les Douhlc-Protars, dont rouverture relative est 1/6,3 à f/40.

La maison Steinheil fournit, sous le nom A'orlhostigmals, des objectifs très rapides, exempts d'aberration sphérique et d'astigmatisme; ils admettent f 6/8 comme ouverture maximum avec un champ de 70". Les Collinéaires, les Euryscopes, les Lynkeiscapot, sont analogues.

Le choix d'un objectif doit être approprié à l'objet que l'on veut photographier. Pour les vues animées, on doit employer un objectif à grande ouverture : les unars et les tessars conviennent particulièrement; pour les portraits et groupes, les planars et les euryscopes; pour les paysages, les onjcctifs simples, les lentilles simples anastigmatiq^ues; pour les monuments intérieurs, les objectifs à court loyer désignés sous les noms de grands-angulaires, pantoscopes, etc.; pour les reproductions, agrandissements, le planar réussit très bien.

Les plaques dites ortliochromnliques , permettent d'obtenir les diverses couleurs avec des valeurs relatives plus exactes. Elles sont basées sur ce que certaines matières colorantes, incorporées au gélatinobromure, augmentent la sensibilité des plaques pour certaines couleurs du spectre; l'érythrosine, par exemple, augmente la- sensibilité des émulsions pour les rayons jaune et vert; la cyaniiie rend l'émulsion sensible aux rayons oranges. Loi-sque les plaques sont sensibles à toutes les régions du spectre, elles sont dites j>anchromatiques. La manipulation des plaques orthochromatiques exige certaines précautions, en ce oui concerne l'éclairage du laboratoire. Les plaques sensibles

PHOTOGRAI'IIIE

fSr.

PINAVERDOL

1 vert et au jaune ne doivent être manipulées qu'à la lumiôre rouge, et les plaques sensibles an rouge à la lumière verte; pour les plaques pam.luomatiques, on utilise une lumière verte très atténuée, en avant Foin de recouvrir la cuvette pendant le développement.

Les plaques anli-halo, de la Société Lumière, peritieltenl d'éviter l'inconvénient connu sous le nom <ie lialo pliotogi'aphique. Ces plaques renferment entre la couche sensible et le verre une sous-couche transparente d'une cojleur inactinique.

Les pellicules, dans lescpiellesi'émulsion photographique est supportée par du collodion ou du celluloïd, offrent de grands avantages de légèreté et même de solidili'. car elles ne cassent pas comme les |>laques de verre, et ne sont pas sujettes au halo. On peut en outre charger l'appareil en plein jour, grâce à des artidces qui ne peuvent être réalisés avec les plaques de verre. Aussi leur emploi se rèpand-il de plus en plus, bien qu'elles soient plus chères et d'une manipulation un peu plus délicate que les plaques de verre.

Quant aux procédés de renforcement et d'affaihlisseraenl qui permettent d'améliorer un cliché, ils sont trop connus de tous les amateurs de photographie pour qu'il soit ulile,de les citer.

Les papiers photographiques se divisent en deux classes bien dislmctes; les papiers par noircissement direct, et les papiers par développement. Parmi les />fl^/rrj« « noircissement direct, les premiers employés étaient préparés avec un sel d'argent soluble. accompagné ou non d'un développateur. Ces papiers ont linconvénienl de s'altérer sous l'influence de la chaleur et de l'humidilé. Le |)apier Aclinos, de la société A. et L. Lumière, est dépourvu de ces inconvénients, et peut se conserver indéliniment: sa fabrication repose sur ce que certaines substances réductrices ot not-imment les pliénols polyalomiques. tels que la résorcine, possèdent la propriété de favoriser le noircissement du chlorure d'argent en l'absence de tout sel d'argent soluble. Les papiers par déreloppenient. dont l'usage est plus récent, se préparent en étendant sur un papier une émulsion assez semblable à celle qui sert pour la préparation des plaques, mais généralement moins sensible. Ces papiers doivent être développés, puis fixés.

La photographie des couleurs est maintenant à la portée de tous. A. et L. Lumière, à qui l'on doit un procédé pratique, s'expriment ainsi sur le principe qui a présidé à la Jabrication des plaques mises en vente depuis 1007. « Si l'on dispose à la surface d'une plaque de verre et sous forme d'une couche unique, mince, un ensemble d'éléments microscopiques transparents et colorés en rouge orangé, vert et violet, on peut constater, si les spectres d'absorption de ces éléinen's sont en proportions convenables, que la couche ainsi obtenue, examinée par transpu'cncc. ne semble pas colorée, car elle absorbe seulement une fraction de la lumière transmise. Les rayons lumineux Iravei-sant les écrans élémentaires orangés, verts et violets, reconstituent en effet la lumière blanche, si la somme des surfaces éfémentaires pour chaque couleur et l'intensité de l.i coloration des éléments constitutifs se trouvent établies dans des proportions relatives bien déterminées. Cette couche mince tricbrome ainsi formée est ensuite recouverte d'une émulsion sensible panchromatique. Si l'on soumet alors la plaque préparée de la sorte à l'action d'une image colorée en prenant la précaution de l'exposer par le dos, les rayons lumineux traversent les écrans élémentaires et subissent suivant leur couleur et suivant les écrans qu'ils rencontrent une aljsorption variable. On a ainsi réalisé une sélection qui porte sur des éléments microscopiques, et qui pemict d'obtenir, après développement et fixage, des images colorées dont les tonalités sont complémentaires de celles de l'original. Considérons, par exemple, une région de l'image colorée en rouge. Ces rayons lumineux rouges seront absorbés par les éléments verts de la couche, taudis que les éléments orangés et violets laisseront traverser ces radiations. La couche de gélatino-bromure panchromatique sera donc impressionnée sous les éléments violets et orangés, tandis qu'elle restera inaltérée sous les écrans élémentaires verts. Le développement réduira le bromure d'argent de la couche et viendra .masquer les éléments oiMiigés et violets, tandis que les éléments verts apparaîtront après fixage, le bromure d'argent de l'cmulsion qui les recouvre n'ayant pas été réduit. On a donc dans ce cas un résidu coloré vert, complémentaire

des rayons rouges considérés. Les mêmes phénomènes se produisent pour les autres couleurs. On cou(,oit qu'un négatif de couleur complémentaire ainsi obtenu, puisse par contact donner avec des plaques préparées de même manière des épreuves positives qui seront complémentaires des négatifs, c'est-à-dire qu'elles reproduiront les couleurs de l'original. On peut aussi, pour le développement de l'image négative, ne pas fixer et inverser cette image pour obtenir par le procédé connu un iKjsilif direct qui présentera alors la coloration de l'objet photographié. »

Ces plaques sont exposées à la manière ordinaire dans un appareil phott^raphique ; il faut avoir la précaution d'interposer un écran jaune spécial destiné à < ompenser l'excès d'activité des radiations violettes et bleues. Le temps d'exposition est plus long que pour la photographie ordinaire; au soleil, la pose est de 1/5 de seconde avec un objectif très lumineux (f/3). Le développement s'effectue comme pour vme photographie ordinaire. Si l'on fixe directement à l'hyposulfite, on obtient un négatif. Il est préférable de rétablir l'ordre des couleurs. Pour cela, on dissout l'argent réduit par le révélateur au moyen d'un liain approprié, puis on procède à un deuxième développement à la lumière qui a pour effet de noircir le complément de l image négative du premier développement. Les formules à employer pour ces manipulations accompagnent les plaques qui se trouvent dans le commerce.

Les applications de la photographie ne font que se développer. Chacun connaît le développement pris par la ciiiématograpliie (F'oy. ce mol), et par la radiographie {Voy. ce mot) ou photographie aux rayons X. Enlin le moment ne parait pas éloigné où la léléphotographie deviendra d'un usage courant.

PHRÉATIQUE LVa^>/>«) (de ç^îâç, çoiaxoc. puits). Nom donné à la nappe dHnfiltration à laquelle s'alimentent hes puits d'une région. La surface supérieure de celte nappe se nomme niveau hydroslatigue ou surface piézoniétrique.

PHYCOPHÉINE. Pigment qui donne aux algues brunes leur couleur caractéristique.

PH YLLOCÉRAS. Grande famille d'Ammonites caractérisée par le grand nombre de si>lles très découpées et de grandeur décroissante à partir de la ligne suturale, la coquille est lisse ou marquée de fines stries. On les rencontre surtout dans les dépits de la région méditerranéenne du Trias jusqu'au Crétacé inférieur.

PHYSOSTIGMINE. Voy. éséri.ne.

PHYTOSTÉRINE. Cholestérine végétale, C*^H*»0 -|- H-O, qui se trouve dans un grand nombre de graines (pois, haricots, amandes, etc.), dans la betterave.

PIANISTA ou PIANOLA. Instrument de musique qui, adapté à un clavier, permet de jouer certains airs mécaniquement. Il se compose essentiellement d'un maître-soufllct actionné par une manivelle et donnant de l'air à des soufflets plus petits et en nombre égal à celui des louches du clavier.

PICÉINE. Glucoside, C**H'80'-|-H*0, qui se trouve dans la feuille du sapin épicéa. Se dédoubL' par hydrolyse en glucose et picéol, C^H*0-.

PICROL. Uiiodorésorcine sulfonate de potassium. C^HI*(OH)*-SO'K, proposé par Darzens et Dubois comme succédané de l'aristol. Serait fortement antiseptique et dénué de propriétés toxiques.

PIÉTIN. Maladie du pied de Blé qui se manifeste par une altération noirâtre de la base d3 la tige de blé. Elle est due à l'invasion d'un champignon du groujx; des Ascomycètes. Ophiobolus graminis.

PIÉZOMETRIQUE. Surface de la nappe phréatique Voy. ce mot.)

PINACHROME. Sensibilisateur, qui exerce son action sensibilisatrice pour les radiations les moins réfrangibles du spectre, jusque vers la raie B. Il permet d'opérer avec une grande rapidité quand on emploie l'écran rouge orange pour obtenir le négatif du bleu dans la photographie trichrome. C'est un composé du groujw des cyanines. fabriqué par la maison Meister Lucius et Brûning.

PINAKIOLITHE. Borate de magnésium et de manganèse, 3 MgO. Mn 0. Mn-O». 2B*0^. Petits cristaux tabulaires orthorhombiques, noirs, transparents en lames très minces. Forme des bandes zonées dans une dolomic à Langbanshyttan, Wermiand (Suèdel.

PINAVERDOL. ^^ensihilisateu^ qui exerce son action dans la région verte et jaune du spectre. Substance voisine du pinachrome.

PINNOITE

POMBÉ

PINNOÏTE. Borate de magnésium liydialo, I{*0'*Mg,311*0. Masses jaunes ou verdàircs à Slassfûrt.

PINOL. Composé oxygéné, C"'H*''0, de la série terpéniquc. qui peut se préparer en traitant le dibroaiure du terpinéol par l'éthylalc de sodium.

PIPÉRAZINE. Base, AzH(GI|2)*.AzlI, obtenue en cliaulTant le bromure d'étbylone avec l'éthylène-diamine. Administrée à l'ultérieur ou en injections hypodermiques, elle diminue les urales de l'urine. Elle paraît plus active que la lilhine.

PIPÉRIDINE. Base, (CH^j^AzH, qui s'obtient par réduction de la pyridine. Liquide distillant à 105'^-10(3'\

PIPÉRONAL. Voyez iikmotropine.

PIROPLASMA. On désijïne sous ce nom un protozoaire parasite qui habite les globules rouges de plusieurs espèces d'animaux. Il cause chez les bovidés la (ièvre du Texas, maladie qui sévit dans le Texas, la République Argentine, la Roumanie, la Turquie, l'Italie, l'Algérie, la Tunisie, l'Australie, et dont les principaux symptômes sont la fièvre, riiémoglobinurie et une anémie rapide.

L'agent de celte maladie est \e Piroplasma bigeminiim. On connaît aussi une maladie des chiens causée par un de ces parasites, le Piroplasma canis. Dans ces deux alîections le mode d'infection est le même : ce sont des tiques qui transportent les parasites d'un animal malade à un animal sain. Les tiques qui inoculent le Piroplasma higeminiun appartiennent à l'espèce Boophilus bovis ou Rhipicephaltis bovis.

PIRSSONITE. Carbonate de sodium et de calcium hydraté, C0^Na2.C05Ca,2IF0. Petits cristaux orlhorbombiques, rares au lac Borax, Californie.

PITHECANTHROPUS ERECTUS. Animal dont on con, naît la calotte crânienne, une troisième molaire supérieure, une autre molaire et un fémur trouvés dans les terrains tertiaires les plus récents ou quaternaires les plus anciens de Java. Ces débris paraissent avoir appartenu à un animal à station verticale comme l'homme, mais intermédiaire entre l'homme le plus inférieur (race du Neander) et les singes supérieurs.

PLACEMENT (bureaux de\ Le mouvement qui a eu lieu ces années dernières contre les bureaux de placement, s'il n'a réussi qu'en partie, a du moins abouti à la création (lans un grand nombre d'arrondissements de bureaux gratuits, subventionnés par le Conseil municipal, dont l'action est venue seconder celle des svndicals professionnels.

PLAGIAULAX. Mammifères fossiles du jurassique supérieur : ce sont les premiers mammifères connus, la plupart de leurs caractères les rapprochent des marsupiaux actuels.

PLAISANCIEN (de Plaisance, ville d'Italie). Les marnes subapennines de Plaisance et d'Asti constituent l'étage Plaisancieu qui corresi)ond au faciès marin du Pliocène inlérieur.

PLANÈTE. On découvre les petites planètes par leur mouvement propre qui les déplace, relativement aux étoiles, d'une quantité appréciable quoique petite, même en une heure ou deux. ,lus(|u'en 1892 on se servait de cartes célestes contenant les jwsitions des étoiles jusqu'à la 13'' grandeur inclusivement : la comparaison de ces cartes avec le ciel permettait d(i découvrir les petites planètes. C'était d'ailleurs là un travail très délicat, absorbant un temps considérable. Depuis 1892, l'emploi de la photographie a singulièrement facilité la découverte des petites planètes. On photographie toute une région du ciel, en enriployant une pose de deux heures : sur le cliché, les images des étoiles sont des points ou des petits disques bien ronds, tandis que les petites planètes, dont le mouvement ai)parent est sensible en deux heures, sont accompagnées d'une petite traînée rectiligne.

Au commencement de 1895, le nombre des petites planètes connues dépassait 400 : comme ce nombre augmente rapidement chaque jour, il nous a paru inutile de compléter la liste déjà donnée des 310 petites planètes connues au 16 mai 1891.

D'après le rapport des nombres des planètes déjà connues ou inconnues contenues dans un assez grand nombre de clichés, on peut se faire une idée approchée du nombre des planètes qui restent à découvrir. Jl semble qu'en se Ijornant à la 12= grandeur, les planètes nouvelles ne seront pas beaucoup plus nombreuses que les anciennes : on aurait donc en tout environ 800, peut-être 1 000 petites planètes.

PLANKTON (du gr. Tiloi.y/.'zo;]. Désigne l'ensemble des

organismes animaux et végétaux vivant à la surface des eaux marines ou des eaux douces et jusqu'à une certaine profondeur, mais sans contact avec le fond. Le Planktoti se compose d'êtres très variés, les uns adultes, traiisparculs,. à organes des sens très développés ainsi que les appareils de flottiiisoii, les autres larvaires représentant les larves pélagiques des animaux nageurs. La majorité de ces organismes sont microscopiques. On distingue généralement un Plankton cotier ou nérilif/ue et des l'ianktons du large ou océaniques variant avec la salure et la température des eaux. L'étude du Plankton fournit de précieux I enseignements sur les courants marins et pour les pêcheries.

PLANULA. Organisme formé par un massif cellulaire compact, dont les cellules superficielles revêtent des caractères différents de ceux des cellules profondes. Elle précède chez les Métazoaires inférieurs la l'orme Castrula, et celle-ci s'établit en ce cas par le creusement d'une cavité au centre du massif, processus appelé délamination.

PLASTÉINES. Précipités que donnent les solutions d'albumoses (peptones de Witlcj avec des solutions de cliymosine, et qui possèdent les caractères extérieurs d'une matière albuminoïde.

PLATTNÉRITE. Bioxyde de ])louib naturel (Pl)0'^),trcs rare, isomorphe du rutile (MnO^), de la cassitéritc (Sn02), etc. De l'Etat d'Idabo (E.-U.).

PLECTRANTHUS. (îenre de la famille des Labiées,, comprenant deux espèces destinées à jouer un rôle dans l'alimentation des pays chauds : le Plcclranlhus Coppini^ vulgairement Ousonniling, et le Pleclrantlnis ternalus, espèce de Madagascar. Les tubercules de la première espèce sont à peau noire et chair blancbe; leur goût rappelle un peu la Pomme de terre ou le Crosne du Japon . leurs dimensions sont celles dune grosse noix. Les tubercules du PI. ternalus sont plus petits et à peau légèremont brunâtre.

PLEISTOCÈNE. Ère moderne ou quaternaire, caractérisée par l'apparition de l'homme sur la terre. C'est pendant le pleistocéne que se sont produits les fosses occupées par la mer Adriatique et la mer Egée,' le détroit des Dardanelles, l'elfondremenl de l'Atlantide, la grande extension des glaciers de l'Iiémisplière nord cl tous les phénomènes de creusement et d'alluvionnem'ent de la plupart des cours d'eau actuels.

PLIOPITHÈQUE. L'un des premiers singes anlhropomorphes fossiles pris quelquefois pour un homme fossile.

PLOMBOFERRITE. l'crrite de plomb et de fer, Fe*0* (Pb,Fe,Mn), appartenant à un groupe de spinelles. Masses feuilletées, gris d'acier trouvées dans un calcaire grenu à Jakobsberg, Wermland (Suède).

PODOLITE. Carbonate-phosphasle de chaux, 5(P0*)-Ca'\ CO'Ga. Petits cristaux d'apparence hexagonale, trouvés au sein de nolules de pbosphorite de la région d'Ouchitza^ et à Koursk, Podolie.

POKER (mot anglais). Jeu de Irenlc-deux cartes, se jouant à quatre personnes, dont chacune reçoit cinq cartes conipren;uil trois phases et où l'on procède par paris.

POLDER. Les espaces déprimés séparés de la mer par les cordons littoraux, que l'on rencontre sur 'les côtes basses comme celle de la Hollande, sont d'abord occupés par une végétation spontanée de Salicormu herbacea sans feuilles, puis iVAsler Tri/'olium atteignant 2 mètres de haut et enfin par le Planlago niaritima, qui donnent naissance peu à peu à un tertre gazonné, le hcllcr, heller que la culture transforme en polders renommés par leurs pâturages.

POLIGNAC. Jeu de cartes oii le valet de pique ou polifpiac est la carte qui a le plus de valeur. 11 se joue à trente ou trente-deux cartes, à quatre ou cinq joueurs.

POLON I U M. Elément radioactif, découvert par Mme Curie

Voif. RADIOACTIVITÉ, Suppl.

POLYARGYRITE. Sulfantimonitc d'argent fortement basique, 12Ag'^S.Sb*S^. Très petits cristaux noirs ou gris de plomb, trouvés à Wolfach, Forêt-Noire.

POLYARSÉNITE. Arsénialc basique hydraté de manganèse, As0'*Mn,Mn0H, avec un peu de chaux et d'acide antimonique. Grains arrondis transparents, jaune rougeâtre, trouvés à Sjiigrufvan, Suède.

POMBÉ. Sorte de bière de Mil utilisée par les indigènes de l'Afrique tropicale. Le microorganisme qui intervient dans la préparation de cette liqueur est le SaccUaromycea Ponibc.

POMME CANNEl^Ll-:

PYROSPHKRE

POMME CANNELLE. Fruit des régions tropiLalfS dû à VAitotin sqnamosa (Aiionacéc).

POMME CYTHÈRE. Fruit tropical du Spondias dulcis Ti'réhiiilliaeéo).

POMME LIANE. Nom d'un fruit tropical du Passiflora inurifnHn.

PORCELANITE. Roche vitrifiée résultant de la translormalion par la clialeur dégagée par les roclies basaltiques los argiles avoisinantes et qui rappelle par son aspect oxléricur la porcelaine.

PORTEFEUILLE. Effets publics, valeurs de commerce. Le portefeuille est l'ensemble de toutes les valeurs de papier, saut les billets de lianque, d'une niaison de commerce. On ouvre un compte unique porle/'eiiille lorsque l'unique compte d'ensemble est scindé en autant de sousconiples qu'il convient et qui figurent dans un grand-livre auxiliaire particulier. Dans le portefeuille d'une banque on ne comprend pas les litres qu'elle a en dc|V)t : ils font partie des dépôts et comptes courants. Le Trésor a lui iiissi ses valeurs en portefeuille et ses comptes courants.

POWELLITE. Molybdate de calcium, dans lequel une irtic du molybdène est remplacée ))ar du tungstène. MoTu,0*Ca. Octaèdres quadratiques, Jaunâtres, ressemblant beaucoup à la Scheelile, trouvés à la mine Peacock, district di' Sevcii-Devils, Idaho occidental, Etals- Unis.

PRASÉODYME. Métal rare, dont les sels ont été obtenus par dédoublement des sels de didyme (Aucr de Welsbachi. Le mêlai a été isolé en réduisant l'oxyde de praséoilynie par le magnésium; son poids atomique est 1 iO,5. Les sels tic prasi'odvine s<jnt verts.

PRÉRAPHAÉLISME ou PRÉRAPHAÉLITISME. Doctrine tle la seconde moitié du xix" s. qui prétend trouver les modèles de l'art en peinture chez les prédéciîsseurs de Raphaël, Axif- préraphaélites ou primitifs. Celle doctrine, d'inspiration religieuse et de tendances symbolistes a obtenu, en Angleterre, un légitime succès, illustrée qu'elh; était par des peintres tels que Rosselti, Madox, Collins. Rugues et surtout Burnes Jones, et défendue par le grand critique Ruskin. Mais elle n'a abouti en France qu'à une imitation conventionnelle el parfois ridicule.

PRIABONIEN de Priabona, ville d'Kalic;. Equivalent méditerranéen du Ludien du bassin de Paris, il correspond à la partie tout à fait supérieure de l'Éoccne et comprend les couches su|)érieures (marnes de Priabona) des Monts Eugaiiéens.

PRIMEROSE. Matière colorante du grou|)e des phtaléines ; «•"est l'éllier étiiylique de la lluore.'îcéine télrabromce. Ti'int II soie en rose el ceriseavec un dichroïsme intense.

PRIMULINE. Matière colorante obtenue en ciiaull'ant la paratoluidine avec un excès de soufre à 2011", el sullonation (lu produit obtenu. Teint le colon non mordancé sur bain neutre ou légèrement alcalin en jaune verdâtre. Diazolée sur libre, et condensée avec l'a ou le ^-napblfd, die donne une teinte rouge, avec le phénol, une teinte jaune, avec la résorcine une teinte orange, elc.

PRIVAT-DOCENT. Professeur libre en Allemagne qui. nanti du doctorat el de l'habilitation, est admis à ouvrir un cours dans une université sans traitement officiel et aux frais de ses auditeui-s.

PROPONAL. Hypnotique, conslitué par la dipropylmalonvluri''e.

PROTAMINES. Substances basiques retirées du sperme des poissons ; rejiardées par Kossel comme des matières albuminoïdes simplifiées, ou encore comme représentant le novau fondamental des matières albuminoïdes proprement dites. On connaît actuellement la snlmine du saumon, la clujîéine du haieng, la sturine de l'esturgeon, la scomhrine du maquereau, la cycloptérine du cyclopterus lampus. Vncripensérine de l'accipenser stellalus, la siluriiie du hrocliet et la cijprinine de la car|)e.

PROTARGOL. Dérivé argentique de l'albumine. Se prépare en traitant une solution ammoniacale d'albumine par le nitrate d argent, el en précipitant par l'alcool. Poudre jaunâtre facilement soluble dans l'eau, (jui renferme 8 "/,, d'argent. Très employée comme antiseptique.

PROTÉOSES. Substances qui prennent naissance par la transibrmalion des albuminoïdes quand on fait agir sur les matières albuminoïdes le suc gastrique ou le suc pancréatique à une température convenable (40° environ), ou la vapeur d'eau surchaud'ée. ou les acides ou les alcalis dilués à rébnllition. Suivant l'albuminoïdequi lui a donné naissance la proléose se nomme alhumose, fflolnilose, elc.

PRUNE CAFÉ. Nom du fruit du Flaco'.trtia cataphracla Uixacée..

PRUNE MALGACHE. Nom d'un fruit tropical appartenant au Flacourtia Ramontchi (Bix'acées).

PSEUDO-ACIOES. Nom donné par llanlzsch à des subslances organiques solubles dans les alcalis, mais dcmt la neutralisation n'est pas instantanée ainsi que pour les acides proprement dits. Ces pseudo-acides justifient encore cette épithèle de pseudo par d'autres propriétés, la variation de leur conductibilité avec la température, l'action du gaz ammoniac, etc. L'ionisalion de ces composés est accompagnée d'une transposition moléculaire.

On coiuiait des bases et des sels qui présentent des phénomènes analogues ; on les nomme pseudo-bases et pseudo-sels.

PSEUpOCUMÈNE, Trimét/iylbenzène-l.2.i. Carbure C*'lP(CIPi'* retiré du goudron de houille.

PSEUDOPHÉNOLS. Ce sont des phénols qui, par suite de la présence de dilférents groupements (CI,Br, I, AzO)* au voisinage de la fonction pliénolique deviennent insolubles dans les alcalis.

PSITTACINITE. Vanadale de plomb et de cuivre hydraté, 2V*0'.5(PbCu)0.9U20. Croûtes micro-cristallines, vert perroquet, sur quartz, Montana, États-Unis.

PTÉRiOOSPERMES. Genre de cryptogames vasculaircs fossiles qui vivaient à l'époque primaire et qui sont intermédiaires entre les Fougères et les Gymnospermes. Les Ptéridospermes possédaient des sortes de graines.

PUCHERITE. Orthovanadate de bismuth, VO'Bi. Petits cristaux orthorhombiques, rouge hvacinthe, brun jaunâtre ou noirâtre, à la mine Arme-HÎlfe, près Ullersreuth, Voiglland.

PULÉGONE. Cétone lerpénique, C'^II'OO, retirée do l'essence de menthe pouliot, qui en renferme 70 à 80%. Elle se rencontre aussi en petite quantité dans l'essence de marjolaine. Liquide distillant à ■2'il°-!222'>, lors<pril est pur. Par réduction elle fournit \c pulégol, C"'H'"OH. PURGÉNE, purgilc. Nom donné à la phtaléine du phénol, employée comme purgatif. Les propriétés laxatives de la phtaléine du phénol furent découvertes tout à fail par hasard. Le gouvernement autrichien voulant reconnaître im vin fraudé, l'avait marqué avec la phtaléine, qui. on le sait, donne avec les alcalis une coloalion rouge. Les consommateurs subirent un léger malaise qui amena la découverte des propriétés de la phtaléine, qui est laxalive à la dose de 1 gramme.

PURINES. Nom donné aux composés urique et xanthique, que leurs analogies de constitution chimique permettent de rattacher à un même noyau, nommé puriiie par E. Fischer.

PlirRtSClHZ,Tétramclfiylène-diainine.\iasc,Cm^-.kzfrouvée parmi les jiroduits de putréfaction des cadavres humains, de la chair des poissons.

PYCROL. Base, [Cll)*Az, retirée de l'huile animale. PYRAMIDON.Dimétliylaminoantipyrine; employé comme succédané de lantipyrine.

PYRAZOLS. Composés dont le noyau est constitué par une chaîne fermée à 5 membres, comprenant 5 carbones et 2 azotes. On les appelle a-pypazols si les 2 azotes sont voisins, p-pyrazols s'ils sont séparés par un carbone. Les pyrazols constituent une classe de composés organiques, maintenant fort nombreux, dont certains dérivés ont acquis une gi-ande importance, telle lantipyrine qui n'est autre chose qu'une phényldiraéthylpyrazolone.

PYROGRAVURE. Procédé de grayure sur bois, datant de la fin du xix" s., dans lequel on se sert d'une jKiinle de métal rougie au feu. Ce procédé, qui comporte parfois l'adjonction du coloris, est surtout à l'usage des amateurs.

PYRONINE. rouge Casau. Matière colorante, obtenue en oxyilant au moyen du bioxyde de plomb le produit de la coiidensation dû diméthylmétamidophénol avec la formaldéhyde. Teint la soie, en bain acide, en rose et cerise, dichroïsme jaune. Employée en impression sur coton, associée au tannin.

PYROPHANITE. Oxyde de titane et de manganèse, MnTiO'' en cristaux rliomljoédriqnes isomorphes de l'oligistc Fe^O-*, du sesquioxyde de titane artificiel Ti-0^ el du for titane FeTiO"*. De Pajsberg en Suède.

PYROSINE. Variété d'érythrosine, constituée par un mélange de diiodo et de lélraiodolluorescéine. PYROSPHÈRE. Voy. globe TKiiitESTaE.

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