RECOUVREMENT
ROCCELLINE
De mciiie, les rayons X ne se réilécliisscnt sur aucun obstael»'. Mais des rayons « scconilaircs », étudies par Sa- -iiac, prennent naissance sur les obstacles rju'ils frappent. Ces rayons secondaires, beaucoup moins pénétrants, sont un mélange de rayons cathodiques lents et de rayons X très absorbables.
Les rayons X ne se diirractent pas. Si donc ils sont un l)liénomène ondulatoire, leur période et leur longueur (l'onde sont beaucoup plus courtes que pour les lumières connues.
L'absence de réfraction, de réflexion, et de dilfraction se résume eu disant que les rayons X se propagent rigoureusement en ligne droite, aU'aiblis, mais jamais dévies par un obstacle.
L'absoiplion des rayons X par un obstacle dépend des atomes qui forment l'obstacle, mais pas de leur état de combinaison. Une masse donnée d'oxyde de carbone, par exemple, absorbera comme feraient les masses de carbone et d'oxygène qui Ja composent, supposées séparées et placées l'une derrière l'autre. Ainsi chaque atome absorbe pour son compte sans cire iniluencè par les atomes voi- .sins (J.-J. Thomson).
Enfin les rayons X déchargent les corps électrisés (Riinlgen). De façon plus précise, en tous les points d'un gaz où passent des rayons X, il se forme des quantités égales d'électricité positive et négative, ou, plus brièvement, ces r;iyons ionisent les gaz. S'il existe un champ électrique en ces points, les charges positives ainsi libérées se meuvent dans le sens du champ et les charges négatives en sens inverse. Ces deux systèmes de charges décrivent donc les lignes de force électrique sur lesquelles elles étaient situées, jusqu'à ce qu'elles atteignent les conducteurs électrisés où aboutissent ces lignes (conducteurs qui se trouvent alors déchargés) ou jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées par une surface isolante scdide ou liquide (qui se trouve alors chai-gée). L'acli(m sur les corps électrisés se présente donc, non comme une propriété des rayons X, mais comme une conséquence de l'ionisation qu ils produisent dans les gaz qu'ils traversent (J. ,1. Thomson et Perrin). L'ionisation d'une masse donnée de gaz ne dcpeml ni de l'écartement des molécules de ce gaz (pression) ni de leur agitation (température).
En l'absence de champ électrique qui les sépare, les ions formés dans le gaz se recombinent et le gaz redevient neutre.
Au contraire des rayons cathodiques les rayons X ne transportent pas d'électricité, et ne sont pas déviés par l'aimant.
L'ensemble des propriétés signalées pour les rayons X se retrouvent pour les rayons y qu'émettent les corps radioactifs.
RECOUVREMENT. Les ])liénomènes géologiques de recouvrement, fréquents dans presque toutes les régions plissèes, en particulier dans les Alpes, les Carpathes et en Provence, sont déterminés par la superposition d'un paquet de roches sédimentaires plus ou moins disloquées à un ensemble de couches moins anciennes; les lambeaux de recouvrement dus à l'exagération des plis couchés sont souvent isolés {Klippes des géologues Allemands et Suisses) et séparés de leurs racines par l'érosion.
REODINGITE. Phosphate trimanganeux hydraté, (P0*)2Mii',5II^0, dans lequel un peu de 1er remplace souvent le manganè^^e. Petits cristaux ortliorhombiques, incolores ou rose pâle, à Branchville, Connecticut.
RÉGIONS DU MILIEU MARIN. On divise les mers, dans leur profondeur, en cinq régions bionomiques, caractérisées par les êtres qui les habitent.
i" La région inlercolidale, comprise entre les limites extrêmes du balancement des marées;
'i' Larcgion néritique qui s'étend jusqu'à une profondeur moyenne de 200 mètres et dans laquelle la lumière pénètre : il y a donc une abondante végétation d'algues. Les herbivores y sont nombreux ;
5» La région bathyale, comprise entre 200 et 1000 m. La lumière ne pénètre plus que faiblement dans les conciles supérieures. U n'y a donc plus d'algues et, par conséquent, plus d'herbivores. Les animaux sont surtout des mangeurs de boue ;
4" La région abyssale, qui comprend toutes les grandes proloiidcurs, à partir de 1000 mètres. La seule lumière des abysses est celle qui est produite par la phosphorescence de ses habitants : aussi beaucoup d'entre eux
sont-ils aveugles. H n'y existe plus de végétaux et la principale nourriture des animaux est le plankton.
RÉUNIOL. ]'oyez citroxei.lol.
RÉVÉLATEUR. Nom donné eu photographie aux substances qui font apparaître l'image sur les plaques impressionnées par la lumière. Les dilférents révélateurs employés sont décrits à leur place alphabétique.
RHABDOPHANE, SroviUite. Phosphate hydraté de didyme, erbium, etc.. H*0^P*0'*,2H-O. Rognons fibreux, brun jaune, du Coriiouailles.
RHAGITE. Arséniate de bismuth hydraté, 2As*0=.5Bi-0', 8H*0. Sphérolithes microcristallins, d'un vert pâle, avec minerais d'urane, à la mine Weisser-llirsch, près Schneeberg. Saxe.
RHAMNÉGINE. Glucoside, C/^nV^O^ ,\\H) , retiré par Schùtzenberger des graines de différents Illiamnus. Dédoublé par les acides dilués, il fournit du rhamnose (méthylpentose) et de la rhamnéline. Purgatif peu employé.
RHÉINE, Acide chrysophanique. C'est une dioxyméthylanthraquinone, C'*H'*,CIFO*(OH)*, qui se rencontre dans la rhubarbe, dans plusieurs variétés de sénés et dans quelques lichens. Parfois utilisée dans les affections des voies urinaires.
RHÉONINE. Matière colorante, dérivée de l'acridino. obtenue en chauffant le chlorhydrate de mélhylamidophénylauramine à 200" environ. Teint le coton en jaune.
RHÉOSTAN. Alliage de cuivre (53,28 %), zinc (16,89), nickel (25,31), fer (4,46) et manganèse (0,57). Employé pour la construction des rhéostats.
RHINACANTINE. Glucoside, C'Ml'^O*, retiré de la racine du Rhinacantlius communis. C'est un antiherpélique.
RHIZOMUCOR. Genre nouveau de Mucorinées dont une ;>spèce le Rhizomucor parasilicus s'était développé dans la poitrine d'une femme. Ce champignon est d'ailleurs pathogène pour les animaux.
RHODAMINES. Matières colorantes analogues aux phtaléiiies, obtenues par la condensation de l'anhydride phtalique avec une aminé ou un aminophénol.
La rhodomine H, par exemple, résulte de la condensation de l'anhydride phtaliquc avec le diélhylmétamidophénol à 180». Elle teint très facilement la laine et la soie en un rose magnifique, avec dichroïsine jaune, et le coton engallé en rouge bleuté. Les rhoilamines présentent un éclat incomparable et une solidité bien supérieure à celle des éosines.
RHODINOL. Voy. crruoxKi.LOi..
RHODOPHOSPHITE. Minéral de composition, 2(P0*)^R*0^ 4(CaCI*CaF*).S0''Ca. où R est du calcium prédominant, du manganèse et du fer. Masses rougeâtres amorphes dans le gneiss de Horrsjilberg, Wcrmland, Suède.
RICININE. Alcaloïde, C-MP*AzO^, extrait du Ricinus communis. Toxique dangereux, provoquant des hémorragies intestinales. Vénéneux à la dose de quelques milligrammes.
RICINOLÉINE. Glycéride de l'acide ricinoliquc, C'^IF*0', qui se trouve dans l'huile de ricin.
RICKARDITE Tellurure de cuivre, Cii-Te2.2CuTe. Masses leniiculaircs de couleur pourpre, sur tellure, à la mine Good-llope, Vulcan, Colorado.
RIEBECKITE. Minéral ayant une composition 1res voisine de celle de Vacmite. mais présentant la forme des amphiboles, tandis que l'acmite a celle des pyroxènes ( Voy. ces mots, Dicl.). De I ile de Socotra.
RILL-MARKS (de l'angl. : traces de ruissellement). Rainures en forme de V à pointe tournée vers la mer que l'on observe sur toutes les plages de sables fins. Elles sont dues à l'existence dun objet saillant (galet, coquille) qui arrête le flot de retour à sa descente, l'eau ruisselle par-dessus l'obstacle et trace dans le sable de la plage un sillon qui s'elîace bientôt.
RIPPLE-MARKS (de l'angl. : traces de rides). Ce sont de petites saillies sableuses en forme de rides ducs à la vibration de leau agitée par une cause ou par une autre et qui se produisent dans la partie iniérieure des plages.
ROBININE. Glucoside, C-^il>o(t"'-l-5 VâH^O- t''ou^i' dans les feuilles du Robina pseudoacacia. Fébrifuge et antispasmoilique.
ROCCELLINE. Matière colorante azoïque, obtenue en faisant agir le diazo de l'acide naphthionique sur le p-naphtol. Très employée pour la teinture de la soie en
ROEBMNGITE