‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1725 sur 1729 · SAVATE · texte numérisé non relu

SAVATE

liain acide ou alcalin : elle donne des teintes ronges assez - liiles à la lumière.

ROEBLINGITE. Minéral en masses blanches compactes, |i(''sciilant la lombinaison singulière d'un sulfite de chaux et de plomb et d'un silicate de cham hydraté, !2(PbO.CaO. SO*H-5JCaO.SiO-) + 5H*0. C'est le seul sulfite signalé laiis la nature. De Franklin New-Jersey).

ROSAMINES. Matières colorantes du groupe du triphénylméthane. qui se l'arment par condensation de l'aldéhyde benzoïijue avec les aminopbénols.

ROSÉOL Foytîs crmoNELLOL.

ROSINDULINE. Azorarmin. Matière colorante, obtenue par ru>ion d'un de benzine azo-a-naphtylamine avec i'aniiinc, et suUonation de la substance lormée. Très employée dans la teinture de la laine, comme substitut de l'orsoille; elle donne md rouge vineux très solide à la lumière. Il existe diflférentes mnrcjues de rosinduline, • onslitnées par des substances voisines de la précédente.

ROTOÏNE. Scopoline. Glucoside, (?Ml^O'^,ll*0, retiré le la racine de Scopolia japonicaou rolo. Préconisé comme agent niydriatique.

ROU INANITE. Résine fossile, renfermant du soufre,

(1,15 "„ ; ressemble tout à fait à l'ambre jaune. Elle

fon<l vers 500", soluble dans l'alcool, l'éther, le chloro-

lorme cl le benzène. Trouvée dans le district de Huseo

t à r>olk>?a, lloumanie.

ROWLANDITE. Minéral, formé de silicates complexes de terres rares, voisin de la gadolinite, Si*R"'*MT*0'*. où R est surtout de l'yttrium, etc., et .M du fer. Masses vert bouteille trouvées avec gadolinite et yl4rialitc dans le comté de l.lano. Texas.

RUBÉFACTION de rtibeus, rouge. La rul)èfaction des terrains correspond en général à une suroxydation des éléments ferrugineux qui existent dans les couches superlicielles du sol grâce à l'action de l'oxygène de l'air et de l'oxygène dissous dans les eaux superficielles.

RUBRITE. Sulfate basifuie de fer et de magnésie hydraté, ■1 Fe'O^SO" .ÔSO'Mg.SOIl-O. octaèdres orlhorhombiques nii clinorhombiques. rouge foncé, trouvés près de la livière I.oa, désert d'Atacama.

RUMEX HYMENOSEPALUS. Voy. canaigki:.

RUTINE. Glucoside, C*-l|5OO*-^,5ll*0, retirée des feuilles du Ruia graveolens. Substance toxique.

SABADINE. Alcaloïde. C^H^'UzO'*. retiré de la ccvadiUo.

SAFROL. Éllier méthylénique de l'allylpyrocatéchine, (;''H';(.^H' (J*CH*j. qui se rencontre dans l'essence de -assafras. Il est transformé par les alcalis en un isomère, Visosafrol. qui sert à préparer l'héliotropine par oxydalion.

SAHARIEN (du Sa/iara]. Désigne la période intermédiaire entre le Pliocène et le (Quaternaire, pendant laquelle il se serait produit des pluies extrêmement abondantes dans tout le nonl de l'Afrique.

SAHÉLIEN (du Sa/iel, région d'Algérie). Couches marines tertiaires d'.Mgérie; elles constituent un terme de passage entre le Miocène et le Pliocène et sont particulièrement développées dans la province d'Oran et au Maroc.

SAKÉ. Eau-de-vie de riz ou vin de riz fabriqué au Japon par l'action du Koji [Aspergillus aryzae) sur le riz. Cette moisissure sert à la transformation de l'amidon en matière sucrée, puis en alcool, mais des levures achèvent celte dernière opération.

SALACÉTOL, Saliriflacétol. Succédané du salol ; se prépare en faisant réagir le salicylate de soude sur l'acétone monochloré. Recommandé par Bourget contre les diarrhées estivales et comme prophylactique dans le choléra. 11 donne par dédoublement dans l'intestin des produits moins caustiques que le salol.

SALIFORIWINE. Salicylate d'hexamèlhylène-létramine. Anti?i'iitii|U(' des voies iirinaires.

SALtPYRINE. Salicylate d'antipyrinc.

SALOPHÈNE. Acétylparamidosafol. Antiseptique et antipyrétique.

SALUMINE. Salicylate d'alumine; astringent et antiseptique.

SALUTISTE. Personne appartenant à l'Armée du Salut. Cette association, organisée militairement et divisée en nations, a |)Our objet la conversion ("U salut des âmes. Elle comprend des hommes et des feriiuies et s'est fl^nalée à l'attention tant iiar l'énei^ie que par la bizarrerie de sa propagande.

SAMOURAÏ. Nom des membres de la noblesse militaire au Japon par opposition à la classe populaire. Les samottrais jouissaient de privilèges im|X)rtanls, notamment de celui de porter deux sabres.

SANATQGÈNE. Mélange de glycérophosphale de soude et de caséine, employé comme aliment réconfortant.

SANGUINARINE. Alcaloïde retiré des racines duSanguinaria cana<1ensis. Tonique et stimulant; à dose élevée, il devient pui^atif et émètique.

SANNOISIEN ide Saniiois, près Paris). Sous-étage inférieur du Tongrien (Oligocène inférieur) comprenant les marnes supragypseuses, le calcaire de Brie et ses équivalents manns.

SANS-CULOTTE Surnom donné par les aristocrates vers 1199 aux révolutionnaires parce qu'ils avaient remplacé la culotte |)ar un |>aiitalon de bure. Par extension, on appela sans-nilottifles les Ictes célébrées aux joui-s complémentaires du calendiier républicain.

SANTACRUZIEN Santa-Cruz. République Argenlme. PatagoniC;. Dépôts de la partie méridionale de l'Amérique du Sud riches en ossements de mammifères appartenant à des animaux très différents de ceux de l'hémisphère nord. Us paraissent être dàge miocène inférieur ou plus récents.

SANTALOL. Composé, C'Il^'O, qui constitue la presque totalité de ress4«nce de santal des Indes Orientales.

SANTONIEN (de Saintes. Charente-Inférieure). Le Sanlonien comprend des dépôts surtout calcaires avec quelques bancs de calcaires construits à Rudisles bien développés, dans les Cbarentes, les Corbière* et en Provence et qui correspondent au Sénonien inférieur du Midi de l'Europe (EnischérienV On y rencontre des Tissott'a (ammonites à cloisons de cèralites ainsi que les genres Mortoniceras et PlaceiUiceras.

SAPIENCE (collège de la;. L'L'niversil^ de Rome, communément appelée Sapieiiza. lut fondée par Bonilace VIII en 1505; mais elle fut bientôt arrêtée dans son développement par la retraite des papes à Avignon. Rétablie en liôl |»ar Eugène IV, elle atteignit son ajwgée sous le docte pontificat de Nicolas V. Après une nouvelle périotlc de décadence au commencement du xvi- siècle, elle redevint florissante sous les pontificats de Sixte-Quint, Paul V, Grégoire XV, Urbain VIII et. un peu plus tard, sous celui d'Alexandre VII. Depuis la révolution romSine de f870, elle est devenue Université d'Etat, et l'Université pontificale s'est réfugiée au palais Altempo, sur la place Sant' Apollinare. Le meilleur livre à consulter sur l'histoire de ce célèbre établissement est toujours celui de Filippo Maria Renazzi, Stojia delf Universilà degli Studj di Roma délia comunemente la Sapienza, Rome, 1803-

I ISOt), 4 vol. in-4.

SAPROPÈLES. Accumulations de végétaux microscopiques et de cadavres d'animaux avec leurs excréments

I qui formerait la matière première des roches bitumi-

j neuses.

SAPROPHYTE. On désigne sous le nom de saprophyte les organismes, en général incolores ou dépourvus de matière verte, qui vivent aux dépens de matières en dècompo-

I sition comme les feuilles pourrissantes. Les cliampignons

i qui vivent dans les forêts sont des saprophytes. Il y a un certain nombre de plantes supérieures qui sont aussi

! désignées sous le nom de saprophytes : bien qu'elles ne soient pas parasites, elles sont décolorées. Ces plantes

I saprophytes ont des champignons dans leurs parties soulerrames; leurs graines ont des embryons indilfèrenciés réduits à un amas de cellules. On a été amené à placer

I toutes les Orchidées parmi les saprophytes parce qu'elles ont toutes un embryon indUférencié et toutes ont des champignons eudophytes dans leurs parties souterraines. SARMATIEN. Faciès saumâtre de la partie supérieure du Miocène moyen, bien développé dans le bassin de Vienne et dans l'Europe Orientale.

SAVATE. Escrime du pied qui se joint à la boxe, dans la boxe française. Les principaux coups de savate sont les coups de pied bas, les coups de pied de flanc ou au corps et les coups de pied de figure.

SAXONIEN

SILICIURES

SAXONIEN ou Penjabien. Étage moyen du Permien, bien développé en Saxe. C'est le liothliegende des Allemands. La période saxonienne vit s'opérer le maximum de dénuî5ation des continents pcrmiens par les eaux. Ces débris se déposent irréguliéremcnl sur les rivages, et les sédimenis formés, étant accompagnés de fer peroxyde, prennent une teinte rouge caractéristique.

SCAGLIA (de l'italien : éclat de pierre). Se présente sous forme de petits bancs calcaires de couleur blanchâtre ou rougeâtre séparés par des marnes rouges c|ui en rendent la surface écailleuse. C'est un l'acics spécial du Crétacé qui s étend depuis le Cénomanien jusqu'à la fin de l'ère st'condaire.

SCALDISIEN. Pliocène marin de l'emboucliurc de l'Kscaut à faune froide, boréale.

SCATOL, Mclhi/lindol. Substance rencontrée dans los t'Kcrénicnts humains. Son odeur rappelle son origine.

SCHLIER. Faciès vaseux de l'iielveticn (miocène moyen) bien développé dans les dépôts de la Bavière, de la Basse- Autriche cl de Carpatlies : c'est une molasse marneuse et schisteuse souvent compacte. Les dépôts de sel gemme de Wieliczka se trouvent intercalés dans les couches du Schlier.

SCHRAUFITE. Résine fossile, C"H"^0*. Masses arrondies, rouge hyacinthe, trouvées dans un grès ardoisier, à Wamnie, Bukowine, et au Liban.

SCOPOLAMInE. Voy. hyoscine

SCOTTISH ou SCHOTTISCH. Danse anahi^'ue à la polka, connue en l'Yance depuis le milieu du xix° siècle.

SCRATCH (mot anglais qui signifie 7-aie). Terme de sport qui désigne la ligne de front des coureurs. La course est dite scrnich quand tous les concurrents sont sur la même ligne au départ.

SÉISME. Synonyme de tremblement de terre [Voy. ce mol), ou plutôt de mouvement de l'écorcc terrestre se manifestant ou non à la surface.

SEISMOGRAPHE. Voy. sismographe.

SÉLÉNODONTES Les molaires sélénodontes sont celles des m inimilères dont la couronne présente par usure une lame en forme de croissant. Cette disposition se rencontre chez les herbivores et caractérise en particulier les dents des riimiiianls

SELF-INDUCTION Quand un courant dont l'intensité est variable parcourt une spirale métallique, chaque spire produit dans los spires voisines un courant induit, de sens contraire au coursnt principal si l'intensité est croissante, de môme sens si elle décroit; c'est V extra-courant [Voy. ce mot, Dict.]. On dit que la bobine possède une seïfiuduction ; elle se mesure par un coefficient qui ne dépend que de la forme de la bobine. C'est le rapport entre la force électromotrice induite dans la bobine, et la vitesse de variation du courant ; ce coefficient de self-induction s'exprime en henrvs (l'oj/. hekiiv, SuppL).

SEMICARBAZIDE. Ccmposé, AsH* - CO - AzH - AzH^ qui s'ollioiit par condensation de l'hydrazine avec l'acide isocyani(|ue, ou par réduction de la nitrourée. Très employé en chimie organique, comme réactif des aldéhydes et des acétones, avec lesquelles il forme des semicarbazones

SEMSEYITE. Sulfoantimonite de plomb, TPbS.ÔSb^S"'. Tables clinorhombifiues, grises, avec galène, diaphorite, splialérite à Felscibanya (Hongrie).

SENAITE. Fer titane renfermant du plomb (10,5 % de PbOlet du manganèse (7%deMnO). Cristaux rhomboédriques, dans les sables diamantifères de Diamantina, Minas Geraes (Brésil).

SÉNÉVOLS. Nom donné aux éthers isosulfocyaniques qui se rencontrent dans les essences de moutarde.

SEREH. Nom d'une maladie de la Canne à sucre ayant une tris grande importance à Java. Ce mot est javanais, il signifie Andropogon, à cause de la déformation étrange de la (janne malade qui ressemble a une autre Graminée. La maladie du Sereli a pris dans ces dernières années un grand développement et on a craint, un moment, que la culture de la Canne à sucre n'en soit complètement entravée. Heureusement, en partant de la graine, on a pu obtenir de jeunes plants de canne qui résistent à la maladie.

SÉRO-OIAGNOSTIC. On désigne ainsi un procédé de diagnostic qui est basé sur ce fait que si l'on ajoute à des cultures en milieu liquide d'un certain microbe une très laible quantité du sérum de malades atteints d'une affec-

tion causée par ces microbes, la culture est agglutinée, c'est à-dire que les microbes se réunissent par amas, par flocons visibles à l'œil nu et précipitent au fond du vase. Au lieu d'une culture d'un trouble uniforme, on a un liquide clair avec un amas de microbes au fond. Ce phénomène ne se produit que jiour un nombre limité de microbes, en particulier pour celui qui cause la fièvre typhoïde. Bien entendu le sérum dune personne normale n'agglutine pas. Cette agglutination n'est pas un |)liéiii>mène d'immunité, mais au contraire un phénomène d'infection, elle ne se produit quavt'c le sérum d'un malade en pleine évolution morbide. Elle rend de grands services en permettant de diagnostiquer des cas de fièvre typhoïde à leur début. Le mérite d'avoir appliqué la recherche de raggliitinalion à la pratique revient au médecin français Widal. 11 faut, pour qu'elle soit concluante, que ragglulination se fasse à un certain taux : par exemple que 30 parties d'une culture du bacille typhique soient agglutinées par une partie de sérum. On a voulu utiliser le séro-diagnostic pour les affections du bacille de Kocli, mais jusqu'ici les résultats doivent être considérés comme négatifs en ce qui regarde le bacille de Koch. Parmi les autres maladies, la fièvre de Malte, ou fièvre méditerranéenne, affection fébrile de longue durée due au Micrococcus inclitensis, peut être décelée par le séro-diagnoslic.

SÉROTHÉRAPIE. Au sérum antidiphtérique on a ajouté plusieurs sérums thérapeutiques, ces dernières années. C'est ainsi que l'on a pu préparer un sérum antitétanique qui produit les plus heureux effets quand il est pris préventivement, le tétanos ayant au moins 4 jours d'incubation Chez l'homme, on a le temps, lorsqu'une plaie s'est faite dans de mauvaises conditions (souillure de terre, etc.), qui font craindre le tétanos, d'injecter du sérum qui agit alors préventivement. Dès que les symptômes tétaniques ont fait leur apparition, l'elFet curatif du sérum est plus incertain, on a recommandé alors de l'inoculer dans le cerveau. C'est donc surtout préventivement que le sérum antitétanique est employé, en médecine humaine et en médecine vétérinaire. On prépare aussi un sérum anlistreplococcique. c'est-à-dire contre le streptocoque pyogèiie, le microbe qui cause les anthrax, les fièvres puerpérales, les ostéomyélites, et une grande partie des suppurations.

11 existe aussi un sérum anliveninieux préparc par l'inoculation de venin des serpents les plus venimeux à des chevaux, et qui est efficace curativement contre les morsures des serpents les plus dangereux des pays tropicaux

Enfin à la liste scst ajouté le sérum antipesleux qui est actif préventivement et curativement ( Voy. le mol Peste)

SERPIÉRITE. Sulfate basique de cuivre, zinc et calcium hydraté, 3(Cu,Zii,Ca)0 S0^,5H*0. Petits cristaux orlhorhonibiques, bleu verdàtre, sur smilhsonite, au Lauriuin et à Freibe rg.

SESQUITERPÈNES. Terpènes répondant à la composition C'^ll-*. Les principaux sont le bisalolèiie, lecardinène, le caparrapène, le caryopliyllène. le clovène, le ccdrèiic cl riuimulènc.

SHOYU. Voy. soja.

SICILIEN fde la Sicile). Pliocène supérieur, bien dévelopjié en Sicile oii il est représenté par des dépiMs marins renfermant une faune froide. li'Arnusien (du val d'Arno, Italie) est un équivalent fluviatile du sicilien représenté par des sables ayant fourni de nombreux restes d'éléphants I Elep/ias meridionalis).

SIDÉROLITHIQUE. Les formations sidérolithiques, remarquables par l'abondance des minerais de fer en grains, sont constituées par des argiles rouges ou des sables siliceux fonnanl des dépôts plus ou moins étendus et stratifiés ou des poches dans les calcaires secondaires. Elles sjnt dues à des phénomènes de décalcification et se forment toutes les fois qu'un territoire calcaire dénudé est soumis à l'érosion lente. Ces formations renferment fréquemment des ossements de vertébrés cl peuvent appartenir aux différentes périodes de l'ère tertiaire (éocène. oligocène, miocène, pliocène) 'ou même aux époques récentes.

SIDÉRONATRITE. Sulfate de fer el de sodium, 2Na-0 Fe*0''.4S0^, 711*0. Cristaux orthorhombiques en masses jaune foncé, trouvés à la mine San-Simon, Uuantajaya, Tarapaca (Pérou).

SILBEROL. Sulfoph'nalc d'argent. Recommandé dans le traitement des affections oculaires et de la blennorragie.

SILICIURES. Combinaisons formées par le silicium avec les métaux. Le fer provenant du traitement des minerais

SILICUNES

STÉNOTHERMES

'It; Ici' au liaul foumcau renferme loujours un peu de >iliciure de fer, qui le rend lassant et qu'il faut éliminer. D'une manière générale, la présence d'une petite quantité de silicium dans un métal nuit à ses propriétés. Les ferro- -iliciums riches en silicium 11 à SO'^/o' sont employés comme .inode> et pour le moulage.

SILICONES. Cura|iosés oitlenus par l'action de l'acide ( lilorliydrique sui* certains silicinres métalliques, et qui sont lentement décomposés par l'eau avec dégagement iriivdn>gene.

SINALBINE.. Glucoëi«le,-f?»n"Az*S«0'«,4H«0, retiré de la graine de moutarde blanche. C'est un révulsif.

SiPYLITE. Nioliate hydraté d'erbium et yltrinm. avec <livcr«es terres rares. Petitcsmassesd'unbruurou}.e trèsfra- - ilcs. qui accompagnent l'orthitc. comté d'Amherst. Virginie.

SISMOLOGIE. Science qui s'occupe de l'élude des tremblements de terre.

SKI. Longue lame de bois, recourbée à l'avant, qui l'orme patin, et est usitée dans les pays du nord pour courir -ur la neige, surtout aui descentes, à une vitesse de dix il vingt kilomètres à 1 heure.

SOIES ARTIFICIELLES. Le premier type de soie artifitielle lut obtenu par Chardonnel, en filant, au moyen de tubes capillaires, une solution de nitrocellulose dans l'é- Iher-alcot'l, et en soumettant les filaments obtenus à l'action tédiiclrice du sulflivdrate d'ammonium, ou de tout autre réducteur, afin de dénitrer le produit et de le rendre niinflammable. Il ne reste plus qu'à teindre les filaments obtenus. Le succès de ce produit provoqua un grand nombre de recherches qui amenèrent la fabrication de plu- >ieui-s produits analogues dont les princi|>aux sont les suivants : La soie arlifîi ielle obtenue à l'aide du viscoïde. ou soie visco\e. La cellulose sodique peut fixer le sulfure de carbone pour former une coudjinaison dont la solution aqueuse concentrée a reçu le nom de viscose, cl qui peut être filée; en lavant les filaments avec un acide dilué il reste un hydrate de cellulose, appelé visioïde ; c'est sur ces transformations que repose la fnbricalion delà soie au viscoïde. — La soie artificielle obtenue à partir de l'acétate de cellulose. L'acétate de cellulose s'obtient en traitant l'hydrocellulose par l'anhydride acétique. L'hydi-ocellulose provient de l'action de l'acide sulfurique sur la cellulose. Cet acétate de cellulose sert non seulement à la fabrication des filaments de soie artificielle, mais aussi pour brillanter les lils de coton. — La soie artificielle parisienne est un fil de cellulose obtenu à partir de la solution de cellulose dans la liqueur cuproammoniacale de Schweitzer. — L'une lies plus gi-andes dirticullés de l'industrie de la soie artificielle consistait à obtenir un textile résistant à l'eau, c'està-<lire possédant une résistance à la traction presque semblable aussi bien à l'état sec qu'à l'èlat mouillé. La soie sthénose possède cette qualité; le stiicnosage peut s'appliquer à toutes les variétés de soie artificielle.il consiste à soumettre les filaments mouillés à l'action des aldéhvdes et plus parti'ulièrement de la formaldéhyde, en milieu ncido et en présence d'agents déshydratanls — On a encore ssayé de préparer la soie artificielle avec une solution de .lliilose dans le chlorure de zinc; dans les acide^ sulfuliqiie et pliospln>rique: dans la lessive de soude: mais ces produits sont bien inféricui^s aux précédents, ainsi d'ailleurs que les soies artificielles obtenues à partir de solutions ne renfermant pas de cellulose, comme la a soie ianduara s qui s'obtient en filant une solution chaude de gélatine bichromafée.

SOJA. Le Soja hispida est une Légumineuse voisine (les haricots qui joue dans l'alimentation des Japonais un lôle extrêmement important. Les gousses sont velues lomme celles du lupin ; les feuilles sont à tn^is grandes Iblioles comme celles du haricot. Les graines de cette plante servent à obtenir deux produits alimentaires très curieux et très importants pour les Japonais, le Shoyu et il- Miso Us s'obtiennent tous lesdeux en ensemençant des spores A' Aspergillus oryza' sur un mélange de graines écrasées de riz et blé ou d'oi^e. Le développement du champignon est entravé jwr immersion dans l'eau salée. La préparation du Sboyu dure souvent plusieurs années. La sauce brune que l'on obtient ainsi sert de condiment pour donner du goût à tous les aliments. Le moindre village du Ja|K)ii a sa petite fabrique de Shoyu: l'impôt sur cette substance rap|toite des sommes très importantes au gouvernement ja^ioiiais. Le Miso est au contraire un aliment solide, fabriqué par un procédé analogue.

SOMMEIL [Maladie du). Voy. trypaxosomes.

SOMNAL. Nom donné au mélange de chloral et d'urétliane. Hvpnntique.

SONÉSITE. Alliage de nickel et de fer (76,48 "/„ de flickel, 22,3 "/«de fer et 1,22 *'/o de cuivre). Petits grains arrondis, trouves dans les sables aurifères de Fraser, près Lilloet (Colombie britannique).

SOPHORINE. Glucoside retiré des graines du Sophora japoiiica [graine de Chine j. Drastique.

SORCINE. Voy. hvpoxaxthixe.

SOZAL. Paraphénoisulfonale d'aluminium. Poudre brune soliible dans l'eau, employée comme antiseptique.

SOZOIODOLS. Dérivés iodés des acidi s sulfonés des phénols, ou de leurs sels métalliques. Proposés comme antiseptiques.

SPANGOLITE. Sulfate-chlorure basique de cuivre et d'aluminium hydraté, Cu6AlCIS0»<>,9H*0. Cristaux hexagonaux, vert foncé par réilexion, vert clair par transparence, tixiuvés sur minerais de cuivre provenant sans doute des environs de Tombstone, Arizona.

SPÉLÉOLOGIE, litudc des cavités naturelles du sol : abimcs, grottes, sources, perles, au point de vue descriptif el biologi<|ue et aussi au point de vue de leur origine, de leur mode de formation et de leur importance dans l'alimentation des eaux.

SPERMINE. liase, C^M'^Az-, retirée du sperme. Tonique et stimulant puissant. La spermine Pœhl est une solution à 2 " Q du chlorhydrate, [jour injections by|)odcrmiques.

SPERRYLITE. Arséniure de platine naturel, PtAs*, en petits cristaux cubiques, dans une mine d'or près de Sudbury (Canada!.

SPHÉROCOBALTITE. Caiiwnate de cobalt. C(PCo, en petits sphérolites radiés, ou en petits cristaux rhomboédriques roses; accompagnant la rosélite à Schneeber^ (Saxe).

SPIEGELS. y^oy. hangaaèsc.

SPIRILLES, (jenrc de bactéries caracléris»';es par leur forme onduleuse. spindée et leur mobilité due 4 la présence de lils. Les spirilles sont très répandus dans la nature, surtout dans les eaux. Ils causent une maladie humaine, la lièvre récurrente, ou typhus récurrent, qui sévit dans la Uussic ilu Sud. en Bosnie, en Herzégovine. C'est un état fébrile, à rechutes, durant leqirel on trouve dans le sang des malades un spirille : le Spirochaete Obermeyeri. Ou n'a jamais pu cultiver le spirille de la fièvre récurrente. On a observé également une maladie des oies causée par un spirille : le Spirochxle anserina.

SPOROPHVTE. Végétal produisant des spores.

SPOROZOAIRES du grec cuopâ, graine, et ^wâptov, animal). Protozoaires parasites, auxquels sont dues diverses maladies, la pébrine du ver à soie, la fièvre jMiludéennc. peut-être le cancer, et beaucoup d'autres. On y distingue : les Grégarines, qui vivent soit dans le tube digestif, soit dans la cavité générale, et dont les premiers stades se passent à l'intérieur d'une cellule de l'organisme atteint; les Coccidies, dont toute l'existence s'accomplit à l'intérieur d'une cellule; les Hématozoaires, parasites des globules du sang; les Myxosporidies, parasites d'animaux inférieurs. Les Sporozoaires se reproduisent alternativement par spores asexuées cl par éléments sexués différenciés sur deux individus cellulaires différents.

SQUALODON (du lat. squalus, squale). Mammifères aquatiques fossiles de l'époque pliocène, intermédiaires entre les pinnipèdes et les cétacés : la forme des molaires les rapproche, en effet, des phoques, et l'ensemnle de leur dentition des dauphins.

STAND (m;jt anglais). Lieu clos disposé pour l'exercice du tir à la cible. Un stand comprend essentiellement un pas de tir où se portent les tireurs et un champ de tir ou espace parcouru par les balles. II est parfois complété par un pavillon de tir. qui sert de dépôt aux tireurs.

STELZNÉRITE. Sulfate basique de cuivre hydrate. S0*Cu.2Cu (3H*). Petits prismes orthorhombiques, verts, transparents, trouvés à P»emolinos, Vallinar (Chili).

STÉNODACTYLOGRAPHIE. Combinaison de la sténographie et de la dactylographie adoptée dans le commerce, qui olfre l'avantage d'une économie notable de temps et de frais.

STÉNOTHERMES. Êtres qui ne peuvent pas supporter de gi-ands écarts de température, qui sont lies à une tem-

STEPHANIKN

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