SURHOMME
lii'ralure constante; slénothcrme est l'opposé A'eurtjlhcnue \'oy. ce mot.) . .-, . , ,
STÉPHANIEN (du lal. Slephanus, Saint-hlienne). Le Sléplianicuoii liouiller supérieur reprcseiile le l'acieslaguiiaire. lacustre ou continental du carbonifi-re supérieur : il osl bien développé dans le Plateau Central français et dans la réf,non alpine.
STEPHANOCERAS. Genre d'ammonites dont les coquilles possèdent des côtes bifurquées ou tuberculeuses, le bord ventral est lis<c ou arrondi et les cloisons présentent des loges et des selles très découpées. On les rencontre dans tous les dépôts de mer profonde depuis le Jurassique jusqu'au Crétacé.
STÉRÉOCHIMIE. Partie de la chimie qui s'occupe de la forme de l'édilice moléculaire dans l'espace. Vient de deux mots forces, stéréos (solide) et chemia (chimie). La stéréochimie fut imafrinéc pour représenter certaines isoméries de la chimie organique que les formules planes ne pouvaient mettre en évulcnce. On connaît deux types bien distincts d'isomérios stéréochimiques, Visoinéric optique, cl Visomérie géométrique.
L'isoméric optique est présentée par tous les composés qui renferment dans leur molécule un carbone asymétrique, c'est-à-dire un carbone dont les -4 valences sont saturées par i radicaux dill'crents (CHin^UsRi).
Un cas d'isomérie opticjue classique est celui que présentent les acides tartriques, CO^H -CHOU- CHOU -CO'^H, dont on connaît quatre isomères, un acide déviant à droite le plan de polarisation de la lumière ou acide droit, un acide gauche, un acide racémique, oui résulte de la combinaison des deux précédents à molécules égales, et un acide inactif par nature. L'un des cas les plus simples d'isomérie géométrique est celui que présentent les acides fumarique et maléique, qui répondent tous deux à la formule plane
c02H-CH:=cH-cq2H.
liCS dérivés azotés organiques présentent aussi l'isomérie stéréochimique, par suite d'arrangements divers, dans l'espace, des groupements fixés à l'azote.
STIBIOTANTALITE.Tantalate-niobated'antimonyle(TaNi) O'(SbO), avec un peu de bismuth. Cailloux roulés dans les alluvions stannifères de Greenbuslies (Australie occidentale) ; cristaux orthorhombiques, à Mesa-Grandc, comté de San-Diego (Californie)
STOKESITE. Silicate hydraté de calcium, CaO.SSiO*. SnO'^,211^0. Cristal unique (orthorhombique) provenant de Roscommon Gliff, Saint-Just, Gornouailles.
STOVAÏNE. C'est le chlorhydrate de benzovléthvldiméthylaminopropanol , CH^ - Cimi^) [O.CO.C^U^) - Ùl^ - Az (CH'jMICf.
Il est employé comme succédané de la cocaïne. C'est un ancsthésique plus faible que la cocaïne, mais moins toxique et qui possède en outre des propriétés antilhermiqucs et bactériciiles.
STRENGITE. Phosphate ferrique hydraté, (PO^j^Fe*, îll*0, isomorphe de lascorodite. Cristaux orthorhombiques. Accompagne d'autres phosphates à la mine Eléonore, Diinsberg, près Giessen; dans le comté de Rockbridge, Virginie.
STREPTOTHRICÉES. Hyphomycètes du genre Oospora caractérisés par l'absence du cloisonnement du mycélium.
Les streplotliricées sont très répandues dans la nature, dans l'eau, l'air, le sol, dans l'organisme, sur la j)eau de l'homme et de la génisse (vaccin). Ils intéressent le pathologiste parce que les agents de plusieurs maladies infectieuses appartiennent à leur groupe. Les plus importantes de ces maladies sont l'actinomycose [Voir ce mot), le pied de Madura.
Cette dernière maladie, spéciale aux pays chauds, consiste dans l'enflure éléphanliasique des jambes du malade, ou quelquefois des mains, qui présentent des tubérosités caractéristiques, creusées en forme de cratères, et d'où sortent des grains tantôt noirs, tantôt jaunes.
Dans ces grains se trouvent le streplothrix que l'on peut cultiver en milieu artificiel. 11 iiousse avec prédilection sur les milieux sucrés et glycérines. Les cultures sont très riches, quoique lentes à pousser, et la couche des microbes qui s'amoncellent devient épaisse de plusieurs centimètres, se ride, se gaufre ce qui, avec les couleurs vives quelles revêtent, leur donne un aspect tout à fait caractéristique.
STUTZITE. Tellurure d'argent, Ag*Te. Cristaux hexagonaux, gris de plomb, reflet un peu rougeâtre, avec or et
quartz, provenant probablement de Nagyag, Transylvanie.
STYLOGRAPHE (du grec stulos, style, et graphéin, écrire). Porte-plume réservoir dont la plume est alimentée au moyen d'une aiguille contenue à l'intérieur.
STYLOLITHES. Petites cannelures verticales plus ou moins découpées, abondant à la séparation des bancs du calcaire Bajocien de la région de Langrcs et du Jura ; chaque stylolilhc se termine généralement par un fossile ou un fragment de fossile qui semble avoir été la cause de ces cannelures.
STYROGALLOL. Matière colorante qui résulte de la condensation de l'acide gallique avec l'acide cinnamique. Teint les tissus mordancés en couleur orange.
SUBLIME. En littérature, on a longtemps regardé le sublime comme un genre particulier que les traités de Rhétorique subdivisaient en sublime de pensée, sublime de sentiment, sublime d'images, sublime d'expression. — Le style sublime s'opposait également au style simple et au style tempéré. — Mais ces distinctions subtiles et arbitraireS'Comme sans utilité ])raliquc sont auj. généralement abandonnées, et le mot sublime n'est plus qu'une épitliète qui sert à marquer dans tous les genres, sauf dans les genres inférieurs, le degré le plus élevé que l'on puisse atteindre.
SUBLIMÉ CORROSIF. Le sublimé corrosif, ou bichloruie de mercure, qui se préparait par double décomposition entre le sel marin et le sulfate mercurique, se fabwquc maintenant par l'action du chlore sur le mercure.
SUCROL. Voy. dclcink.
SULFOBORITE. Sulfate-borate de magnésium hydraté, 3S0''Mg.2B0*0^Mg'',12ll20. Petits cristaux rhombiqucs, incolores, trouvés dans les résidus du traitement de la carnallite, à Westeregeln.
SULFOHALITE. Sulfate-chlorure de sodium, 5S0*Na*, 2i\aCl. Dodécaèdres réguliers incolores, accompagnant la hanksile au Borax Lakc, comté de San-Bernardino, Californie.
SULFONALS. Groupe de disulfones découvertes par Baumann ; les composés éthylés sont employés en médecine comme hypnotiques; ils sont d'autant plus actifs que le nombre des groupements élhyliques est plus grand. Le sulfonal ordinaire, ou diélhylsulfone-dimétlivlméthane (C*H5S0*)*C:(CH3)2, se prépare en oxydant le produit qui résulte de la condensation de l'acétone avec le mercaptan éthylique. C'est un corps sans odeur ni saveur, fondant à 125". C'est un hypnotique applicable principalement dans les insomnies simples; il est bien, toléré par le tube digestif et paraît sans danger pour le cxeiir et pour la circulation.
SULFURYLE. Nom donné au radical SO^ Chlorure de. sulfuryle, SO^Cl*.
SULVANITE. Sulfure de cuivre et de vanadium, r)Cu^S,V*S^. Ce minéral, curieux par sa composition, s'est trouve en assez grande quantité, à Burra (Afrique australe).
SUNDTITE. Snlfantimonitc d'argent et de plomb, avec un peu de cuivre et de fer, 2PbS.Ag*S.5Sb*S^. Cristaux orlhorhombi([ues accompagnant la pyrite et la stibine aux mines d'Oruro (Bolivie); à Felsôbanya (Hongrie).
SUPERPHOSPHATES. Voy. em.kais.
SUPPURATION. La suppuration est le terme final de riiiilammalion, le résultat de la mort des phagocytes qui ont afflué en un point menacé de l'organisme. Le pus est en elfet l'amas des cadavres de phagocytes. Il y a des pus aseptiques, par exemple celui dont on provoque la formation par l'inoculation d'essence de térébenthine. Mais, le ])lus souvent, dans le pus on trouve l'agent bactérien qui a causé la réaction pliagocytaire.
Chez l'homme, le i)us renlerme surtout les microbes qui suivent :
Streptocoque pyogène : il cause les anthrax, les fièvres puerpérales, les ostéomyélites, les suppurations graves;
Staphylocoque pyogène : c'est le microbe du furoncle, mais quî cause aussi des suppurations plus étendues et dangereuses.
Pneumocoque : c'est le microbe qui cause ordinairement la pneumonie franche, mais que l'on trouve aussi dans beaucoup de suppurations (otites, etc.).
Bacille tuberculeux : on le trouve dans les abcès froids, constitués par la fonte des tubercules.
Microbes anaérobies [Voy. ce mot).
SURHOMME. Terme qui signifie dans la philosophie de Nietzsche l'homme supérieur, celui qui s'élève au-dessus