SIGN.VTUBK DE CRÉDIT
BILLETTE, t. de Blason. La billette est un petit rectangle dont on charge l'écu : elle est rarement employée seule. Sa position ordinaire est verticale : horizontale, elle est dite couchée. Tout écu ou pièce semée de billeltes est billelé.
En Architecture, on nomme billetlea une série de petits parallélogrammes ou portions de cylindres séparés par des vides : s'il y a plusieurs rangs, les saillies <fe la première ligne répondent aux vides de la 2" et les saillies de la 2" aux vides de la 3% etc.
BILLION, en Arithm., mille millions ou un milliard : primitivement ce mot désignait un million de millions; il a gardé ce sens en Allemagne.
BILLON (du b.-lal. billio, lingot). Ce mot désipia d'abord tout alliage dans lequel le métal précieux était en quantité moindre que les métaux inférieurs, et, par suite, toute monnaie d'or et surtout d'argent, où le cuivre se trouvait dans une proportion supérieure au titre légal. L'altération des monnaies , auquel les gouvernements avaient jadis trop souvent recours, donna ainsi naissance à la monnaie de billon. On distinguait le haut billon, qui comprenait les espèces contenant de 6 à 10 deniers de loi (c.-à-d. de 6 à 10 douzièmes d'argent pur), et le bas billon, auquel on rapportait les espèces qui étaient audessous de 6 deniers de loi. — Dès le x" siècle on rencontre quelques deniers d'argent bas; après Louis IX on ne trouve plus que des deniers de bas billon. Les pièces de billon qui furent fabriquées sous la 3* race ont porté les noms de blancs, douzains, liards, hardis, doubles, deniers, tnailles, pougeoise, aussi vite ou poitevine. — Aujourd'hui en France, depuis 1865, les pièces divisionnaires d'argent, frappées à o35 millièmes de fin, sont de la monnaie de haut mllon. Elles peuvent toutefois être reçues en payement jusqu'à concurrence de 50 fr., tandis que, d'après le décret du 18 août 1810, la monnaie de billon ou de cuivre ne peut servir que pour l'appoint de 5 fr. Antérieurement on pouvait payer en billon un quarantième des sommes dues. — Aujourd'hui on entend par monnaies de billon toutes les monnaies divisionnaires de bronze ou d'argent qui ne représentent pas commercialement la valeur pour laquelle elles circulent. C'est ainsi que la valeur réelle de notre monnaie de bronze actuelle n'est environ qu'un cinquième de sa valeur nominale.
On a appelé billonnage tout trafic illégal de monnaies défectueuses, tout triage de pièces excédant le poids pour les exporter ou pour les fondre, l'action de rogner les pièces d'or ou d'argent, etc. : le billonnage est puni des mêmes peines que la fabrication de la fausse monnaie.
En Numismatique, on appelle billon des médailles de cuivre allié à une très petite quantité d'argent; on leur donne aussi quelquefois le nom de potin.
BiLLox (du b.-lat. billa). En Agriculture, on nomme ainsi certains ados ou petites élévations de terre, plus ou moins larges et bombés, qu'on forme dans un terrain avec la charrue, et qui sont séparés par des raies profondes. C'est surtout dans la Brie que l'on pratique le billonnage. On se sert à cet effet d'une charrue à deux versoirs, de manière à rejeter la terre à droite et à gauche.
BILLONNAGE. Voy. bili.on.
Bl LOBE (du lat. bis et de lobe), se dit d'un organe dont les 2 divisions sont séparées par im sinus obtus ou plus ou moins arrondi à son fond.
BILOCULAIRE (du lat. bis et loctdus, loge), se dit, en Botanique, des parties de la plante qui présentent 2 loges ou 2 cavités : légume biloculaire, baie biloculaire.
BIMANES (du lat. bis et inanus, main), 1" ordre de la classe des Mammifères, ne renferme que l'Homme, et est caractérisi' par l'existence de mains aux membres thoraeiques seulement. Voy. homme et qcadrumanes.
BIMBELOTERIE (de bimbelot, jouet), commerce de
jouets d'enfants, en bois, en os, en fer-blanc, en plocul> coulé, etc. Ce genre de commerce, qui parait si futile, produit des sommes considérables. La ville de Nuremberg avait autrefois le monopole de la fabrication et du commerce des jouets d'enfants; Manheim fournissait la petite sculpture en bois; auj. l'industrie française rivalise en ce genre avec l'Allemagne. On estime surtout les articles dit» de Paris et les sculptures de bois et d'os de St-Claude (Jura).
BINAGE (du lat. binus, double), seconde façon donnée à la terre déjà lalx)urée. Cette seconde façon se donne avec la binette ou béchot, instrument que l'on remplace souvent, suivant le cas, par la ratissoire, la houe à la main ou la houe à cheval. L'objet du binage est de détruire les mauvaises herbes et d'ameublir le sol pour qu'il absorbe mieux l'humidité. Il s'applique surtout aux vignes; on bine aussi les pommes de terre, les betteraves, les carottes, le colza, l'œillette, etc. ; on bine rarement les céréales, à cause des frais qu'entraîne ce mode de culture. Les binages ralentissent l'évaporation du sol. De là cet adage : En temps sec un binage vaut un arrosage.
Dans l'Eglise, on nomme Binage le double service qu'un prêtre, à ce autorisé, fait en disant deux messes le même jour, soit dans sa propre église, soit en deux endroits différents. Il est permis de biner dans certains diocèses, à cause de la rareté des prêtres, mais le célébrant ne peut prendre les ablutions de la première messe qu'après la communion de la seconde.
BINAIRE (du lat. bini, deux à la fois). La numération binaire a pour base le nombre deux [Voy. numératiox). Elle revient à représenter tout nombre entier par une somme de puissances de 2 toutes différentes; et une fraction plus petite que 1, exactement ou approximativement par une somme de puissances de 1/2 toutes différentes. Ce dernier mode de représentation peut servir à trouver la m' partie d'une grandeur quelconque avec telle approximation que l'on veut, en ne faisant jamais que des divisions en deux parties égales.
En Chimie, on appelle binaires les corps composés de 2 corps simples ; l'eau, les oxydes sont des composés binaires.
En Musique, on donne le nom de mesure binaire à toute mesure qui peut se partager en 2 parties égales, par opposition à la mesure ternaire, qui se partage en trois parties. Les mesures à 4/4, 2/4, 0/8, 6/4, sont des mesures binaires. — On appelle coupe binaire la coupe d'un morceau en 2 parties.
BINETTE. Voy. binage et serfouette.
BINIOU, cornemuse bretonne. Voy. cornemuse.
BINOCLE (du lat. binus, double, et oculus, œil).
Voy. LORGNETTE et LUNETTES.
Les Chirurgiens appellent binocle ou diophtalme un bandage qui sert à maintenir un appareil sur les deux yeux, et qui représente un X, dont les croisées se trouvent en arrière sur l'occiput, et en avant sur la racine du nez et sur le front.
BINÔME (du préfixe bi, deux, et de la finale ?»(5M»e empruntée à 7nonôme], polynôme à deux termes (Voy. polynôme) .
La formule dite du binôme de Newton sert à trouver le développement d'une puissance quelconque d'un binôme. Cette formule, dans le cas d'un exposant m entier et positif, est la suivante :
Twfw— l)(m— 2) ^m-3^s 1.2.5
Dans le cas où tn est quelconque, le second membre est remplacé par une série infinie. — On a gravé cette formule sur le tombeau de Newton.
BINOT ou BixoiR (de binage), petite charrure légère destinée à enterrer la graine semée avant le dernier laliour ; elle est très usitée dans le Brabant, la Belgique et la Flandre française.
BIOGRAPHIE (du gr. pioî, vie, et ypàçw, écrire), vie d'un individu. La biographie est une des branches les plus intéressantes et les plus utiles de l'histoire. On en trouve de nombreux modèles chez les anciens : Plutarque, Diogène Laërce, Cornélius Népos, Suétone, Emiape ont écrit la vie des grands hommes, des philosophes, des généraux célèbres, des empereurs romains ; à la Renaissance, Pétrarque, Boccace, Paul Jove, Brantôme, etc., rédigèrent des biogra-