‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 183 sur 1729 · BISMUTH · texte numérisé non relu

BISMUTH

f)hies estimées ; mais tous ces auteurs n'avaient domic que quelques vies isolées : ce n'est ^ère qu'au xvii* siècle que naquit l'idée de faire des recueils complets de biographies. Les Dictionnaires historiques de }lor(Ti et de Bayle lurent Jes premiers essais en ce genre. Ladvocal, Barrai. Chaudon et Delandine, Feller ont donné depuis des Dictionnaires historiques et biographiques de proportions et de destinations fort diverses: ces recueils ont été éclipsés par la Biographie universelle des frères Michaud et la Souvelle Biographie générale de F. Didot, abrégées dans les Dictionnaires de MM. Bouillet, Vapereau, Dezobrv et Bachelet, etc. Les Anglais estiment le Dictionnaire biographiqtte général, ^MhWé }^\XT la 1" fois à Londres en 1/65.

— Œttinger a donné la Bibliographie biographique (Brux., 1854 et le Moniteur des dates (Leipz.. 1869, 4°).

BIOLOGIE du gr. |iîo;, vie, et Xôvo;, discours, science). La biologie est la science de la vie en général, la science des êtres vivants. Elle comporte deux sortes de divisions : 1» Parmi les êtres vivants, on distingue deux classes, les végétaux et les animaux : dans la biologie on distinguera donc (a botanique, ou science des végétaux, et la zoologie, ou science des animaux (citons encore la paléontologie, ou étude des êtres vivant dans les périodes géologiques antérieures à la nôtre, et aujourd'nui fossiles; et l'anthropologie, étude spéciale de l'homme) ; — 2° Chez tous les «très vivants on trouve des organes (tronc, membres, etc.) et des fonctions accomplies par ces organes 'digestion, respiration, etc.> : à ce point de vue on divisera donc la biologie en anatomie. ou étude des organes, et physiologie, ou étude des fonctions (y joindre h pathologie, ou étude des organes et de leurs fonctions dans les altérations que leur fait subir la maladie^ Toy. ces différents mots.

BIOSES. Voy. sccRES.

BIOTITE. Voy. MICA.

BIPARTITION, s'applique à la division en deux du noyau ou de la cellule vivante. Voy. cellule.

BIPÈDE du lat. bis, deux fois, et ^e», pied), nom donné €n Histoire naturelle à tous les animaux qui n'ont que deux pieds. Les Bimanes sont bipèdes, ainsi que les Oiseaux. — Cuvier a aussi donné ce nom à un genre de Reptiles sauriens, de la famille des Scincoïdiens, qui n'ont que deux petites pattes postérieures.

En termes de Manège, bipède se dit de la réunion de deux membres du cheval considérés ensemble : le bipèdeantérieur. postérieur, latéral droit, latéral gauche, diagonal. Le B. diagonal tire son nom du coté énoncé le premier : ainsi le B. diagonal droit est composé du membre antérieur droit et du postérieur gauche.

BIPENNE [du lat. bipennis), hache à deux tranchants, en usage chez les anciens, surtout chez les Thraces et les Scythes. Voy. francisque.

BIPENNE. Les botanistes donnent le nom de bipennées ou bipinnées aux feuilles composées dont le pétiole commun porte latéralement des pétioles secondaires, munis eux-mêmes de folioles, comme dans la Sensitive.

BIPHORE (orthogr. impropre pour bifore, à deux ouvertures . sorte de Tunicier. Voy. salpe.

BIRE ou BCRE (de buire). Les pêcheurs appellent ainsi une sorte de grande nasse qui en a une plus petite sur le côté. Voy. SASSE.

BIRÈME (du lat. biremis], galère qui avait deux rangs de rames de chaque côté. Voy. galère.

BIRIBI (jeu duK de l'ital. biribisso, jeu de hasard, analogue au loto, qui vient d'Italie et qui a été longtemps en vogue. Pour le jouer, il faut un tableau contenant 70 cases numérotées, et un sac contenant 70 petites boules numérotées aussi. Il V a le banquier et les pontes. Ceux-ci mettent ce qu'ifs veulent sur chaque nombre; le banquier tire une boule, et si le numéro qu'elle porte correspond à une case chargée, il paye 64 fois la mise ; mais comme les j^autres mises appartiennent au banquier, on comprend que celui-ci a toujours un avantage de 7 sur 70.

— On peut jouer le biribi de plusieurs autres manières. BIRMENSDORF [Suisse, canton d'Argovie), eau min.

Voy. EACx minérales.

BIS [en lat. : deux fois). On emploie ce mot, en Musique, pour indiquer, dans une partition, qu'un passage doit être répété.

BISAÏEUL, bisaïeule, le père, la mère de l'aïeul ou do l'aïeule. Voy. ascendants et parenté.

BISAIGUË. l'oy. besaigcé.

BISAILLE (de l'adj. bis, bite), 1* mélange de pois gris

I et de vesces. dont on nourrit la volaille et surtout les , pigeons ; 2' la plus bise des farines, celle avec laquelle on fait le pain bis.

BISANNUEL (du lat. bis, 2 fois, et d'annuel), se dit d'une plante dont la vie dure deux années, c-à-d. qui ne fleurit, ne fructifie, ne porte graine et ne meurt qu'au bout de deux ans.

BISCAIEN. Ce mot a désigné d'abord un mousquet de fort calibre ou fusil de rempart, inventé ou originairement employé en Biscaye ; puis la balle de ce fusil, enfin un petit boulet ; aujourd'hui il n'est presque plus employé.

BISCHOFF ou BISHOP (mot allem. et mot angl. qui veulent dire évêque), b<jisson composée de vin chaud sucré et aromatisé de citron ou d'orange et de muscade ; elle a probablement tiré son nom de sa couleur violette, qui est celle du costume des évêques. On l'appelle aussi vin pourpré.

BISCOTTES (du lat. bis, 2 fois, et coctus, cuit), tranches de pain séchées au four. Les biscottes de Bruxelles sont les plus recherchées. — En Provence, on appelle biscottes des marrons cuits dans du vin blanc et passés ensuite au four. — On nomme encore frwco«e un petit-four fait de pâte très légère, excellent pour accompagner le thé.

BISCUIT (du lat. bis et de cuit), l" Pâtisserie délicate faite avec des œufs, de la tarine et du sucre, qu'on aromatise avec de la vanille, de l'eau de fleur d'oranger, de l'anis, etc. Tout le monde connaît les B. à la cuiller, les B. mousseline, les B. secs de Reims, les B. Guillout, etc. La médecine emploie des biscuits dans la pâte desquels on incorpore des substances purgatives, vermifuges, etc., afin que le malade puisse les prendre avec moins de répugnance {B. au semen-contra, au jalap, à la scamnionée, etc.). — 2° Pain en forme de galette auquel on a donné deux et quelquefois quatre cuissons pour le durcir, et dont on fait provision pour les voyages sur mer. ce qui le fait" appeler biscuit de mer; c'est la nourriture ordinaire des marins; leur ration est de 3 biscuits par jour. On en distribue aussi aux troupes en campagne. L'usage de ce biscuit est ancien; il s'introduisit dans les armées romaines, au temps des .\nlonins.

On appelle aussi biscuit de mer l'os de seiche qu'on donne aux oiseaux en cage pour aiguiser leur bec. Voy.

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