BŒUF
dans la composition, en attendant des lettres qui manquent ou lies ftraviiivs qui ne sont pas prêtes.
BLOCKHAUS do l'ail. Block. tronc d'arbre, et Haiis, maison . abri fermé et blindé destiné à des tireurs d'infanterie. 11 peut être placé à l'intérieur d'un ouvrage de forlilication jwur en défendre l'entrée et servir de réduit. Parfois il est complètement isolé et constitué en véritable fort, destiné à occuper une position. Cette dernière <lisposition a été fréquemment employée en Algérie, où le blockhaus en bois et surtout en maçonnerie n'était entouré que d'un fossé peu profond ; les 4 faces en étaient battues par des mâchicoulis.
BLOCUS [de blockhaus^, opération militaire qui consiste à occuper les avenues d'une place, d'un port, soit pour empêcher les sorties, soit pour réduire la place et l'obtenir par famine. — Les blocus étaient fréquents chez les anciens; ils sont devenus plus rares dans l'art militaire moderne. Cependant on cite les blocus d'Ancône (1799 , de Gènes (1800), de Pampelune (1813), qui tous ont duré près de 6 mois. — Le blocus de Paris [1870-71) a pris sa place auj. parmi les plus célèbres de l'histoire. — En Droit maritime, les neutres ont généralement adopté le principe de ne reconnaître en état de véritable blocus que les ports dont le blocus serait réel et non purement fictif : ce principe a été consacré par le Congres de Paris (Déclaration du 16 avril 1856).
Blocus coiitiiienlal. svstème d'exclusion générale par lequel Napoléon I'' voufait interdire à l'Angleterre tout accès sur le continent européen. Voy. le Dict. (THist. et
BLŒDITE. Voy. polyhalite.
BLOND. En termes de Cuisine on appelle blond de veau un jus spécialement préparé pour les grandes sauces.
BLONDE orig. incert.), dentelle de soie, blanciie ou noire, faite au fuseau avec de la soie plate. La perfection des iilondes résulte de leur finesse, de la régularité de leur texture et, [wur les blondes blanches, de la blancheur qu'on a su conserver à la soie. On a donné le nom de blonde de fil à la mignonnette, sorte de dentelle à fond clair, ressemblant au fond de la blonde connue sous le nom de txtlle.W v a aussi des blondes de coton. — On fabrique beaucoup de blondes en France; les plus belles se font à Chantilly. On en fabrique aussi en Suisse, en Hollande, en Saxe, à Milan.
BLOUSE du l>as-latin belosius, sorte de drap, d'où beloitse. première forme du mol), espèce de sarrau de grosse toile, avant à peu près la forme d'une chemise,
3 lie les charretiers, les paysans et les ouvriers |K>rtent paressus leurs autres vêtements; on l'appelle quelquefois blaude. — La idouse n'est autre chose que le sayon des Gaulois; elle porte même encore ce nom dans le midi de la France. L'ancien sayon était de laine ou de peau; la blouse moderne est de toile de colon ou de laine.
On nomme aussi blouse chaque trou des coins et des ■côtés de certains billards.
BLUET. plante des champs. Voy. bleuet.
BLUTAGE (de l'ail. Betitel, bourse, tamis, ou, selon Diez. par corruption de bure, bureau). Le blutage [est l'opération qui a jiour but (l'obtenir en grains très réguliers les corps soumis à l'action du broyage. Elle se faisait autrefois dans l'industrie à l'aide de tamis à la main. On emploie aujourd'hui trois systèmes : le bluteau. la bluterie et le blutoir. Le bluteau est constitué per un couloir en étamine ou en soie, secoué à intervalles i-éguliers et produisant le bruit caractéristique ou tic tac du moulin. Il est généralement remplacé par la bluterie. carcasse à pans, recouverte de tissus de soie ou métalliques, de dilférentes grosseurs, tournant sur son axe dans un coffre en l)ois. Dans le blutoir, le cylindre muni de tamis est lixe; un arbre central tourne et j)orte des brosses qui pressent les matières contre les parois. — Outre la meunerie, le blutage est employé dans un grand nombre d'industries (phosphates, cimentp, céruse, etc.K
BOA du lat. boa, couleuvre qui suçait, dit-on, le lait ii'S vaches', genre de Reptiles, de l'ordre des Ophidiens, n'a point de crochets venimeux, mais est redoutable par sa grande taille et sa force musculaire. On en distingiie jdusieurs espèces, dont la plus célèbre est le B. constricteur, dit aussi B. devin, B. royal ou empereur, qui habite les parties humides des forêts de la Guyane. Ce serpent est quelquefois long de près de 10 mètres et gros comme le corps d'un homme ; il est brun sur le dos, jaune
sur les flancs, avec de larges taches noirâtres, et par-dessous pintillé sur un fond argenté ; il a le corps couvert d'é-cailles en dessus, de plaques courtes et serrées sous le ventre et sous la queue; sa tête est plate et petite, son cou grêle et son museau court et obtus; sa Iwuche, largement fendue, peut, au mojen d'un os mastoïde libre et d'un os intra-articulaire qui unissent la mâchoire inférieure au temporal, s'ouvrir et se distendre démesurément. Cette faculté, jointe à celle de sécréter une espèce de bave gluante, permet au boa d'engloutir des animaux entiers, des agoutis, des gazelles, des chèvres même. Le boa se suspend aux branches d'un arbre pour guetter les animaux dont il fait sa proie, se lance sur eux avec une violence extrême, les enlace de ses replis, les brise et les pétrit, pour ainsi dire, dans ses anneaux vigoureux, et les réduit ainsi en une masse informe, qu'il engloutit dans son énorme gueule. Le boa étant dépourvu d'appareil masticateur, la digestion chez lui est lente et difficile : aussi, pendant tout le temps qu'elle s'opère, est-il dans un état d'engourdissement qui permet de l'approcher sans danger : il répand alors une odeur insupportable. La chair des boas est, dit-on, comestible, et leur graisse serait un excellent remède contre les meurtrissures.
BOBAL, cépage d'origine esjMignole, à gros grains, à jus d'un rouge clair, à maturité tardive ; il convient surtout pour la région métliterranéenne.
BOBINAGE. Voy. tissage.
BOBINE (du lat. bombycinum, fil de soie?), cylindre élargi à ses extrémités, sur lequel un fil peut être enroulé. — On emploie, en Physique, des bobines de bois sur lesquelles on enroule un fil de cui^Te recouvert de soie ou de coton, et qui forment ainsi un appareil servant aux expériences d'électricité.
Bobine de Buhmkorff. appareil fondé sur les propriétés des courants d'induction, et à l'aide duquel on produit une succession d'étincelles électriques. On distingue dans cet appareil : 1° un faisceau central de fil de fer, autour duquel est enroulé un gros fil de cui\Te recouvert de soie : I ce fil inducteur est mis en relation avec une pile et avec I un interrupteur qui sert à ouvrir et fermer successivement le courant y&v l'oscillation d'une de ses pièces; 1" une bobine enveloppant le faisceau précédent, formée d'un fil de cuivre recouvert de soie, très fin et excessivement long : c'est le fil induit : les extrémités de ce fil aboutissent à deux conducteurs métalliques, isolés par des pieds de verre, auxquels on adapte l'appareil dans lequel on veut produire les étincelles (tubes vides de Geissler, inflammateur pour allumer le gaz, fusée de Stateham pour l'explosion des mines, etc. i; 3° un condettsatettr de grande surface, placé dans le socle de la bobine et dont les annatures sont en relation avec les deux bouts du fil inducteur. — La première idée de cette bobine est due à Masson; Ruhmkorfî a réussi à construire un appareil d'une grande puissance. Avec sa grande bobine et 8 éléments de pile, on obtient des étincelles électriques de 0 m. 50 de longueur; on peut charger une batterie de bouteilles deLeyde, et obtenir de remarquables effets d'électricité. Foucault et M. Fizeau ont contribué au perfectionnement de cet appareil en imaginant, l'un l'interrupteur à mercure, l'autre le condensateur.
BOCARD de l'ail. Pochirerk], machine servant à écraser, à brover certaines matières (quartz, minerais de fer, de plomb," etc., poudre à canon, etc.] en les soumettant aux chocs répétés d'une série de pilons, soulevés alternativement et retombant de tout leur poids sur la masse placée dans une auge appropriée. Le soulèvement des pilons est obtenu au moyen d un arbre à cames commandé généralement par une roue hvdraulique. On appelle l'opération bocarder, bocardage. )'oy. jiixerai.
BOCCONIA. genre de la famille des Papavéracées, tribu des Argémonées, ou type de la tribu des Bocconiées, renferme deux espèces "suffrutescentes du Pérou, que l'on cultive dans les jardins.
BODE LOI de). Voy. planètes.
BŒHMERIA. nom latin de la ramie [Voy. ce mot)
BŒUr (du lat. bos, bovis\ genre de Mammifères, de l'ordre des Bisulques ruminants, et type de la famille des Bovidés. Buffon ne distinguait parmi ces animaux qiie 2 espèces : le Taureau et le BufHe; auj. on admet six groupes : l" le Bœuf ordinaire (Bos taurus\ qui comprend le mâle [taureau', la femelle [génisse ou fâche], le jeune [veau] et l'animal de travail rendu noutre i^bœuf);