BLOCAGE
ètro ranportéos à doux grandes divisions : les unes sont loll'et d'agents diimiquos ou physimies, tels que le calorique et les caustiques {brûlio'es) : les autres sont opérées par (les actions mécaniques, telles que percussions, tractions, instruments tranchants, piquants, contondants, déchirants : ces dernières prennent le nom de contusion, distension, luxation, fracture, plaie, etc. (Voy. plaie). — En Médecine légale, on distnigue : 1° les D. mortelles, qu'on subdivise en B. nécessairement mortelles et li. accidentellement mortelles; 2° les B. non mortelles, qui sont complètement curables OH incomplètement curables. Aux termes du Code pénal, si les blessures faites volontairement, mais sans intention de donner la mort, l'ont pourtant occasionnée, le coupable est puni, selon la gravité des cas, <les travaux forcés à temps, de la réclusion ou seulement d'iui emprisonnement de 2 à 5 ans; si ces blessures ont occasionné une maladie ou une incapacité de travail de plus de 20 jours, le coupable est puni de la réclusion ou d'une année d'emprisonnement au moins; s'il y a eu préméditation ou guet-apens, la peine est celle des travaux forcés à temps. Si l'incapacité de travail n'a pas été de plus de 20 jours, le coupable est puni d'un emprisonnement de 6 jours à 2 ans et d'une amende de 16 à 200 fr. ou de l'une de ces deux peines seulement; s'il y a eu préméditation, d'un emprisonnement de 2 à 5 ans et d'une amende de 50 à 500 fr. Les blessures faites involontairement sont punies d'un emprisonnement de 6 jours à 2 mois et d'une amende de 16 fr. à iOO fr. (art. '309-11, 319, 320, 463). La loi détermine en outre les cas où, en raison des circonstances, la peine peut être a^ravée et ceux aussi où le meurtre ainsi que les blessures deviennent excusables (art. 312, 321-25, 463). Outre la peine, les blessures peuvent donner lieu à une action civile en dommages-intérêts (C. civ., art. 1382-85).
BLET, BLETTE. Voy. BLETTISSCRE.
BLETTE (du gr. pT^LTOv), Blittim, genre de la famille des Ciiénopodées : ce sont des plantes annuelles, dont la principale espèce est la Blette à tête ou Epinard-fraise [B. capitatum), ainsi appelée à cause de ses fleurs on capitules agglomérés, et de ses fruits semblables à des fraises. On l'emploie comme plante potagère et, en médecine, comme émoUicnte. Voy. box-henri.
BLETTISSURE (de blet, blette), modification que subissent certains fruits charnus, qui rend comestibles ceux qui sont acerbes, comme les nèfles, les cormes ou sorbes, certaines poires sauvages, les olives même; mais qui fait fterdre aux autres une partie de leurs qualités, comme es poires d'Angleterre, la blanquette, etc. C'est un état intermédiaire entre la maturité et la décomposition.
BLEU (de l'anc. h.-all. blâo, blatv), une des couleurs primitives [Voy. couleur et spectre solaire). — Comme couleur symbonque, voy. azur.
DLEU d'azur, matière colorante de couleur bleu de ciel,
uc l'on obtient par la pulvérisation du Bleu d'outremer
Voy. ci-après), ou que l'on forme artificiellement en
'aisant fondre du minerai de cobalt et du sable avec de la
potasse ou de la soude ; il en résulte un verre bleu [smalt]
3u'on pulvérise sous des meules. On le prépare en grand ans la Saxe, la Hesse et la Silésie. — Si la poudre est grossière, on l'appelle azur à poudrer; si elle est très fine, azur d'émail. Cette couleur est employée dans la fabrication des porcelaines et des faïences; elle sert aussi à donner une teinte azurée au linge blanchi, aux tissus, aux papiers, etc. — On faisait autrefois de l'azur factice avec de l'indigo ou du suc de violettes broyé avec de la craie; avec du sel ammoniac et de l'argent, ou encore avec du soufre, du mercure et du sel ammoniac. BLEU DE COBALT. Voy. COBALT et l'art, précédent bleu de COMPOSITION, dit aussi Bleu en liqtieur ou Bleu de Saxe, dissolution d'indigo dans l'acide sulfurique fumant; il sert dans la teinture.
BLEU DE MONTAGNE. Voy. CENDRES BLEUES et CUIVRE CARBO- NATE.
BLEU d'outremer, coulcur très belle et très solide, préparée avec un minéral bleu appelé lazulite outremer, qui nous vient de Perse, de Chine et de Boukharie. On prépare aussi de l'otitremer factice ou bleu Guimet (du nom de l'inventeur), dont les peintres font une grande consommation. Voy. lazulite.
BLEU DE PRUSSE OU DE BERLIN, appelé aussi Prussiatc de fer, Ferrocyanure de fer, combinaison formée de cyanogène et de fer, qui prend naissance toutes les fois" que
l'on verse dans un sol ferrique une dissolution de ferrocyanure de potassium; d'un bleu foncé, sans saveur ni odeur, prenant i)ar le frottement un reflet métallique; insoluble dans 1 eau, l'alcool, les acides faibles, soluble dans l'acide oxalique. ChauH'é forlomont à l'air, le bleu de Prusse brûle difficilement, et laisse un résidu brun de
feroxyde de fer; le chlore ne détruit pas sa couleur; acide sulfurique concentré le rend tout à fait blanc; les alcalis caustiques concentrés le décolorent entièrement. Le bleu de Prusse du commerce renferme toujours de l'alumine, avec laquelle on le mélange pour lui donner du corps. On l'obtient en précipitant ou prussiatc de potasse jaune (ferrocyanure de potassium) par une dissolution faite avec du sulfate de fer et de l'alun, et en lavant le précipité avec de l'eau jusqu'à ce qu'il ait acquis une belle couleur bleue. Ce bleu s'emploie dans la fabrication des papiers peints, la peinture à 1 huile, l'azurage des papiers, l'impression des indiennes et des tissus de laine et de soie. Il présente aussi de nombreuses applications dans la teinture; mais, dans ce cas, on le produit directement sur les tissus en mordançant ceux-ci dans un sel de fer, et les plongeant ensuite dans un bain de prussiate de potasse. — Le bleu de Prusse fut découvert par hasard, en 1710, par Diesbach, fabricant de couleurs de Berlin. Dippel fit, à cette époque, les premières recherches sur ce composé, et Woodward décrivit le premier, en 1724, le procédé de préparation, que l'on tenait secret : c'est ce procédé qui est encore suivi aujourd'hui.
BLEU DE THENARD OU DE LEITHNER, phospliatC dc Cobalt
mélangé cvcc de l'alumine. Thenard l'avait proposé en remplacement de Voutremer.
BLEU ÉGYPTIEN. Co blcu, doiit la préparation, retrouvée par le Romain Yestorius, est décrite dans Yilnive, a été étudié de nos jours par H. de Fontenay, qui le reproduit svnthétiouement en faisant un mélange intime do sable blanc, 70 p.; oxyde noir de cuivre, 15; craie, 25; carbonate de soude sec, 6. On obtient ainsi, au bout d'un temps suffisant d'exposition au feu, une fritte bleue tout à fait analogue au bleu d'azur des anciens. Il faut chauffer lentement et progressivement, sans jamais dépasser la température de 1 000", sans quoi la matière passerait au vert sale, puis au brun et fondrait en donnant un verre noir à |)onssière verte.
BLEU. Dans l'Art culinaire, mettre un poisson au bleu, c'est le faire cuire à un court-bouillon au vin rouge qui lui donne une teinte bleuâtre. Voy. court-bocillon.
BLEUET ou BLUET, Centaurea cyanus, nom vulgaire d'une centaurée qui croît dans les blés. Voy. centaurée.
BLEUET, nom vulg. du Martin-pécheur. Voy. ce mot.
BLINDAGE (de l'ail, blenden, aveugler), plafond des abris organisés dans les ouvrages de fortification passagère. Il est constitué avec des matériaux assez résistants pour arrêter les projectiles de l'artillerie (grosses pièces de bois, troncs n'arWes. poutres en fer, rails, etc.\ ol recouvert d'une couche dc terre ou de fumier do 1 m. 50 au minimum. Souvent on dispose un lit de fascines au-dessus du blindage pour empêcher la terre de couler par les interstices que présentent les gros matériaux.
BLINIS, en termes de Cuisine, sorte de petites crêpes russes faites avec de la farine de froment, de riz, de la levure et du beurre.
BLITUM, nom latin du genre blette.
BLOCS (orig. germaniq.). En Géologie, on nomme ainsi des fragments de roche plus ou moins volumineux et ord. anguleux.
blocs erratiques, blocs de toute grosseur, qui se trouvent répandus sur le sol, et qui n'ont le plus souvent aucune analogie avec les roches sur lesquelles ils gisent ; leur présence dans les lieux où on les observe auj. est duc à leur transport par les glaciers de l'époque quaternaire : ils afwndent dans les contrées qui avoisinont les Alpes et le Jura et couvrent la plus grande partie du nord de l'Europe et de l'Amérique.
BLOCAGE ou blocaille (dimin. de bloc), menu moellon, pierrailles que l'on réunit pour remplir les vides dans un ouvrage de maçonnerie; on les jette pêle-mêle avec le mortier avec lequel elles font corps. Ce système ne peut s'employer que dans des murs de forte épaisseur, le blocage étant renfermé entre deux parements de pierre ou moellon.
En Typographie, on appelle blocage tout remplacement, soit par des lettres retournées, soit par un blanc laissé
BLOCKHAIS