ACQUIT
et des aciers de la 5* dasse pour les projectiles cx])losifs. Les cliemins de l'er emploient pour les rails les aciers de la 5* et la i* classe, et pour les essieux des aciers doux par le carlKHic et riches en manganèse. L'industrie privée emploie les dillcrenles espèces d'acier dans la confection des machines et des outds. Les aciers des deux \"" classes servent à la l'abrication des instruments aratoires, des tôles d'acier.
Les aciers à outils proprement dits rentrent dans les métaux de la 5' et la b' classe: ces aciers sont employés à l'état d'acier forffé et trempé à l'huile ou à l'eau. On les recuit à une température variable, selon l'usage auquel l'outil est destiné. Ce recuit donne à l'acier une couleur variant du jaune (lancettes) au brun (couteaux) et au bleu (épées, poignard et scies).
L'art de préparer l'acier, que la Bible attribue à Tubalcain. et dans lequel excellaient les Chalybes, peuple du . Pont, fut enseigné aux Européens par les Orientaux ; c'est surtout à partir du x' siècle «pie les armes blanches furent fabriquées avec l'acier. Les petits instruments d'acier, tels que couteaux et ciseaux, ne furent coninis que plus tard. On ne vendit des aiguilles d'acier en Angleterre que sous la reine Marie. La fabrication de l'acier fondu a été découverte par H. Iluntsman, qui créa en 1740 le premier établisscmeut de ce genre à liandswortli.
ACIÉRAGE, opération nui consiste à donner à une planche de cuivre la <lureté de I acier.
ACINE on ACINUS, au plur. acini (de âxivo;, grain de raisin), nom sons lecpiel on désigne, en Anatomic, les culsde-sac terminaux des glandes en grappe ou glandes acinetises. Les véritaliles types de glandes acincuses sont représentés par les glandes sébacées, lacrymales, mammaires, salivaires, pancréatiques, etc.
ACI PENSER, nom scientifique de l'KSTDnGEOx.
ACLÉIDIENS. Voy. clavicules.
ACMÉ (de àxiifj, le jjIus haut point), en Médecine, désigne le moment où une maladie présente son maximum d'acuité; par exemple, dans une maladie fébrile, le moment où la température est la plus élevée.
ACNÉ (du gr. àyvT), efflorescence) , affection des follicules sébacés de la peau. Il existe plusieurs espèces : VA.sébarée, due à un obstacle à l'excrétion de la matière sébacée, offrant les variétés ponctuées, miliaires et varioliformes ; 1'^. inflammatoire, la plus commune, due à l'inflammation du follicule et comprenant les variétés : A. pustuleuse, A. j)ilaris, qui se rencontre dans les régions pourvues de poils, .4. rosacée ou couperose, siégeant au visage; VA. pilaris est aussi appelée à l'étranger A. variolif^orme, en raison de l'aspect ombilique des pustules et des cicatrices qui leur succèaent.
ACOLYTE (du gr. àxôXo'j6o;, suivant). On nomme ainsi le clerc qui a reçu le plus élevé des quatre ordres mineurs de l'Eglise catholique. Il prend rang après les sous-diacres. Son oflice est de suivre l'évèque et de servir l'officiant à l'autel : il doit porter l'encens, allumer et tenir les cierges, présenter l'eau et le vin. Souvent, surtout dans les campagnes, ces fonctions sont remplies auj. par les sacristains et par les enfants de chœur.
ACOMPTE. Voy. payement.
ACONIT (du gr. àxov.Tov), genre de la famille des Renonculacées, tribu des Ellcborées, se compose d'herbes très vénéneuses en général, mais remarquables par la beauté de leurs fleurs, qui ressemblent à de petits casques et se groupent en épis. L'A. napel [A. napellus), vulg. Tuechien, à fleurs bleues, à feuilles étroites, finement découpées, luisantes et d'un vert glabre, contient un poison très violent et corrosif; VA. tue-loup [A. lycoctonum), à fleurs d'un jaune livide, à feuilles d'un vert sombre, plus larges (jue celles du napel et un peu velues, est également vénéneux. Ces deux espèces croissent naturellement dans les rochers et les bois des Alpes et des Pyrénées. On a employé l'aconit napel contre les rhumatismes, les névralgies et 'la goutte. L'homéopathie s'en sert pour combattre la suractivité de la circulation artérielle, les hémorragies actives, en un mot, pour remplacer dans la plupart des cas les émissions sanguines. — On cultive comme plantes d'ornement : VA. paniculé, VA. bicolore, VA. d'automne, VA. à crochets, VA. du Japon, etc.
ACONITINE, alcali végétal extrêmement toxique contenu dans les aconits, découvert par Hep en 185». Il se présente en cristaux incolores ; sa formule est C=»H*5AzO**. Il est accompagné de 2 autres substances, la napelline et la népaline. C'est un violent poison ; à petite dose (de
0«\0001 à 0,0005, dans les 24 licures;. c'est un sédatif puissant. Elle possède la propriété de dilater la pupille, mais à un degré moindre que ratro|)iiic.
ACONITIQUE (acide), dit aussi Acide pyrocilrique, citridiyue ou équiaélifjtie, acide organique, se présentant sous la forme de croûtes mamelonnées, incolores, très solubles, trouvé par Peschier dans le suc des aconits, en combinaison avec de la chaux. Il existe aussi dans les prèles, et ! s'obtient artificiellement par l'action de la chaleur sur l'acide citrique. Il donne des sels, parmi lesquels le |)lus important est l'aconitate de chaux, (pii existe dans l'aconil et qui se dépose sous la forme de grains blancs quand on concentre le suc d'aconit.
ACORUS (du gr. âxopoî), vulg. Jonc odorant. Iris jaune. Lis des marais, genre de la famille des Aroi'dées, tribu des Acorées, se compose de plantes vivaccs, qui croissent dans les lieux humides et sur le bord des eaux : tiges souterrahies ; fleurs odorantes, en chaton. Leur rhi/ome aromatique a été employé en médecine comme excitant et sudorifique ; on le mange en Auvergne ; ou s'en sert encore
four mettre lés fourrures à l'abri des insectes. On dL<lingnc A. calamus ou Calamus aromalicus, originaire de l'Inde, mais commun en Europe, et ipii entre dans la composition de la thériamie et du mithridatc, et 1'^. gramineus, originaire de Cliiiie, moins répandu.
ACOTYLÉDONES (du gr. à priv. et xoTu>iT|Sa)v), I" embranchement du règne végétal, dans la classification ce Jussieu, auj. abandonnée. Voy. CRvi'TotiAMES
ACOUSTIQUE (du gr. dtxouatixôî; d'àxoûsiv, entendre), science des sons, traite de tout ce qui se rapporte à la production, à la propagation du son, et étudie les caractères qui distinguent les dilTérents sons. — L'Ac(uisli(pie, restreinte pendant longtemps à la considéralion musicah; des sons, a été cultivée dès la plus haute antiquité. Ce l'ut Pythagore qui découvrit les rapports qui existent entre les longueurs des cordes vibrantes, d'où résultent les diflérences de tons. Cependant celte science fit peu de progrès jusqu'à la fin du xvii" siècle. liacon connaissait déjà le fait de la propagation et de la réflexion du son ; mais il en ignorait les lois. Sauveur exposa la théorie des cordes vibrantes et son application à la musique. Après lui, Taylor, D. Bernoulli, Euler, d'Alembèrt et Lagrange développèrent cette partie de la science; Chladni publia en 1809 ses découvertes sur la vibration des surfaces élastiques. Depuis cette époque, Biot, Cagniard-Latour et Savart enrichirent l'Acoustique j)ar de nombreuses expériences. Poisson et Cauchy contribuèrent aussi à ses progrès par leurs travaux mathématiques. Il faut signaler surtout les découvertes plus récentes de M. Helmboltz, sur le timbre des sons, et leur perception par l'oreille, ainsi que celles de M. Lissajous sur l'étude optique des mouvements viliratoires. —
Voy. SON, VIBHATION, TIMBRE, DIAPASON, ÉCHO, CtC.
ACQUÊT (du lat. acquisitum), se dit, en Matière de communauté conjugale, des biens qui tombent dans cette communauté. Ce sont, en général, tous les meubles des époux et les immeubles dont ils deviennent propriétaires autremeii* que par succession, donation ou échange contre des immeunles qui étaient propres [Voy. ce mot) à l'un d'eux. On appelle aussi ces immeubles conquêts [Voy. ce mot) [C. civ., art. 1401 et 1402]. La communauté peut être réduite aux acquêts par une clause du contrat de mariage (art. 1498 et 1499). Une société d'acquêts peut aussi être jointe au régime dotal (art. 1581).
ACQUIESCEMENT (du lat. acquiescere), se dit, en Droit, du consentement à l'exécution d'un jugement ou d'un acte que celui qui acquiesce pourrait attaquer : il est exprès ou tacite. Celui qui a acquiescé ne peut jilus attaquer le jugement ou l'acte à l'exécution duquel il a consenti ; toutefois l'acquiescement n'éteint pas entièrement l'action : c'est une simple renonciation à la procédure actuelle. — Voy. V. Worms, De V Acquiescement.
ACQUISITION (du lat. acquisitio). C'est, en Droit, l'acte de celui qui devient propriétaire, créancier ou titulaire de quelque autre droit qu'il n'avait pas. On acquiert, en France, par Voccupation, Vaccession, la succession, la donation entre vifs, le testament, l'effet des conventions, la prescription (C. civ., art. 711 et 712). Voy. ces mots.
ACQUIT [d'acquitter, rendre quitte). Voy. décharge et QUITTANCE. — En matière de Douanes et Octrois, on appelle : Acquit de payement, la quittance délivrée par les agents des contributions indirectes aux entrées et sor-
ACOLITTEME.NT