‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 203 sur 1729 · BOULEAU · texte numérisé non relu

BOULEAU

BOrRACAN

Le jou Ac grosses boules, ou jeu de boules propr. dit, ï-i' joue dans une allée encaissée [Voy. boilingrix), afin que les boules ne puissent dévier ni à droite ni à gauche : à chaque extrémité de cette allée est un fossé transversal, et toute boule qui y tombe est dite noyée et ne compte pas. Chaque joueur est arme de deux boules, et tout le jeu consiste à les placer le plus près possible d'une marque qui traverse l'allée ou à en chasser les boules des adversaires. La partie se fait en un certain nombre de points dont on convient à l'avance.

itocLE DE MABS, BOCLE DE SASCY, remède populaire avant la consistance d'une pâle sèche et la forme d'une boule ou d'une olive ; la formule en était jadis assez compliquée ; il e>t composé aujourd'hui au moyen d'un mélange de taitrate acide de potasse, de limaille de fer (wjars; et d'une décoction de plantes vulnéraires et aromatiques ; on le préparait autrefois à Nancy et à Molsheim. En agitant pendant quelques instants dans l'eau une lx)ulc de ce genre, on en obtient un liquide d'un brun rougeàtre, astringent et résolutif, connu sous le nom d'eatc de boule, et que l'on emploie, en applications externes, sur les contusions, les meurtrissures, les entorses, etc. On emploie aussi cette eau à l'intérieur contre l'anémie, la chlorose. On peut considérer ce remède comme ayant pour base le tartrate de potasse et de fer.

DOCLE DE NEIGE, Vibumum OpuluS. Voy. VIORXE.

BOULEAU, belulus, genre type de la famille des Bétulacées, renferme une quarantaine d'espèces, répandues dans les forêts de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du >'ord. On remarque : dans nos contrées, le B. blanc [B. alba], rcconnaissablc aux feuillets nacrés de son écorce extérieure, à ses rameaux grêles, à ses feuilles dentelées, de forme deltoïde, et un peu visqueuses; son bois, léger et flexible, d'un blanc rougeàtre, s'emploie dans le charrounage et la tonnellerie ; il est recherché pour le chauffage «les fours : ses jeunes pousses servent à faire des balais et des verges; avec sa sève, on prépare une liqueur fermentée ; — aux Etals-Unis et dans le Canada, le B. merisier i^B. lenta], recherché pour lia menuiserie; le li. à papier [B. papyracea), dont l'écorce sert à faire du papier, etc. ; — dans le nord de l'Europe et de l'Asie,

I : B. nain [B. pumila], de forme pyramidale: le B. noir B. rubra), dont l'écorce extérieure remplace aussi le

papier, et dont l'écorce intérieure sert à rccou\Tir les cabanes des Kamlehadales, à faire des pirogues, des cordes, des filets, des vases, etc. ; elle jouit aussi des propriétés du tannin, et on en tire une huile ou goudron qui donne aux cuirs de Russie leur otleur et leur qualité. BOULEDOGUE (de l'angl. bull-dog, chien-taureau).

loy. DOGUE.

BOULEREAU, poisson. Voy. gobie.

BOULET, projectile plein en fonte, de forme sphérique, que lançaient exclusivement les canons à âme lisse. Son pt>ids. qui servait à désigner le calibre de la bouche à feu, variait de 4 à 24 li^Tes anciennes. A l'origine les boulets étaient en pierre [Voy. bombarde) et il en fut ainsi jus(|ue vers le milieu du xv" siècle. Ils commencèrent à être assez employés en France vers 1450, mais c'est seulement à la fin du xv* siècle que leur usage devint conunun. Jusqu'au commencement du XIX* siècle, on a employé, comme moyen incendiaire, les boulets rouges, aujourd'hui oubliés.

II en est de même des boulets rames, composés de 'i demi-boulets réunis par une chaîne ou une barre et <]ui servaient à couper la mâture des navires.

Peine du boulet. Celle peine, qui consiste à traîner au pied un boulet rivé par une chame, était infligée en France aux sous-officiers et soldats dt-serteurs et aux individus condamnés aux travaux forcés pour crimes de droit commun. Auj. elle n'est plus appliquée qu'aux condamnés aux travaux forcés et seulement à titre de punition disciplinaire ou par mesure de sûreté (art. 5 de la loi du /■.O mars 1854).

On appelle boulet, chez le Cheval, l'articulation du mon avec le paturon, articulation qui forme, chez les chevaux fins, une éminence plus ou moins arrondie. C'est au boulet que se manitestent les elTorts, les entorees, les atteintes, et que les chevaux se coupent, c.-à-d. s'entament la peau des membres avec leurs fers. Le cheval qui a le boulet trop flexible se fatigue et s'use promptemenl.

BOULETTES, en termes de Cuisine, viandes hachées (principalement de desserte) roulées en boule, farinées et frites eusuite-

BOULETURE, se dit. chez le Cheval, de la déviation du boulet en avant de la ligne d'aplomb. L'angle de l'articulation du lx)ulet peut même disparaKre ou s'ou^Tir en arrière ; cette afl'eclion est très grave et nécessite toujours une intervention chirurgicale.

BOULEVARD (de boll-werk, rempart). Ce nom désignait, à l'origine, des remparts que l'on établissait en avant soit des portes de ville pour les protéger, soit des enceintes pour y installer des canons. On l'a donné ensuite à la rue qui longe intérieurement les enceintes fortifiées. Auj. on appelle boulevard les rues très larges et plantées d'arbres.

BOULIER-COMPTEUR, petite machine à calculer employée dans les écoles primaires pour apprendre aux enfants les éléments du calcul. C'est un cadre de bois portant 8 ou 10 tringles munies chacune de 10 bandes mobiles. Les boules de la 1™ tringle représentent les unités; celles de la 2% les dizaines; de la 3% les centaines, et ainsi de suite. A l'aide de cet appareil, il est facile d'expliquer aux enfants les principes de la numération et de leur faire exécuter des additions et des soustractions. Voy. abaque.

BOULIMIE (du gr. ^ojX:[xta, faim de bœuf), perversion des fonctions de l'estomac, consistant en une faim excessive, et qui ne peut être assouvie : c'est ce qu'on appelle aussi faim canine. La boulimie est l'elfel tantôt d'une alfcction yermineuse ou de la présence du ténia, tantôt d'une alfection hypocondriaque ou hystérique. Voy. appétit et

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