‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 205 sur 1729 · BOURREAU · texte numérisé non relu

BOURREAU

BOURBILLON [(\o. bourbe), matirTC hiancliàtro ot Icnacc, i qui se trouve iiii ccud'e dos furoncles. Voy. FL'itoxci,E. BOURBGNNE-LES-BAINS (llautc-Marnc), eau mincraic.

Voy. EAIX MIXKUAI.ES.

BOURBOULE (i.a), eau minérale. Voy. eaux minérai-es. BOURDAINE ou bourgène, Ilhammis fratigula, vulg. Bois à poudre. Aune noir, espèce du peiue Nerprun (Rlianiiiées) : c'est un arbuste de 3 à 4 m., qui croît parmi les buissons et les baies, dans les terrains bumides. Son fruit est une baie successivement verte, rouge et noire. Le cbarbon de Ixjurdaine est très léger : c'est celui qu'on emploie de préférence pour la fabrication de la poudre à canon.

BOURDON, liombus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des McUifères, remarquable par le bruit qu'il fait avec sa trompe, surtout quand il vole : corps gros et velu, lèvre inférieure presque cylindrique et formant une fausse trompe très longue, antennes filiformes et vibratiles, ailes antérieures présentant une cellule radiale assez grande et i cellules cubitales : les femelles et les mulets sont armes d'un aiguillon. Les bourdons se réunissent en société comme les abeilles, mais seulement au nombre de 40 à 50, et l'essaim se disperse à la fin de l'automne; les femelles fécondées se cacbent dans les fissures des murailles et les trous des arbres, et y attendent le retour de la belle saison; les mâles et les ouvrières périssent dès les premiers froids. Au printemps, les femelles font une ponte d'où sort un essaim nouveau. — Les espèces les plus connues sont : le B. teiTcstre, qui fait son nid dans la terre et le couvre de mousse ; le B. des pierres, le B. des roche7-s, etc. — On donne aussi le nom de bourdon ou mieux fauxbourdon au mâle de l'abeille domestique.

En Musique, on appelle bourdon le ton qui sert de basse continue dans certains instruments, tels que la vielle, la musette, la cornemuse, et, par suite, les tuyaux et les cordes d'instruments qui donnent ce ton ; et, en Musique d'église, faux-bourdon une pièce dont toutes les parties se cbantent note contre note. Le cliant en faux-bourdon réunit les voix aiguës ou de fausset aux voix graves ou bourdons par l'emploi simultané des intervalles; il est à 2 parties ; primitivement il était à 3.

On donne encore ce nom : à une très grosse cloche dont le sim grave se fait entendre très loin : tout le monde connaît le bourdon de Notre-Dame de Paris ; — à une espèce de bâton, orné en haut d'une calebasse et garni en bas d'un fer pointu, que portaient les pèlerins ; — à l'omission de mots ou de plirases faite par le typographe dans sa composition.

BOURDONNET, petit tampon de charpie dont on se sert, en Chirurgie, pour maintenir béante une plaie dont on veut enq)ècher la cicatrisation rapide.

BOURG (lat. burgus, ail. Burg), groupe d'habitations intermédiaire entre le village et la ville, et généralement pourvu d'un marché : ce mot, comme encore auj. boroiigh en Angleterre, paraît avoir été autrefois synonyme de commune. De bourg, pris en ce sens, est venu bourgeois [Voy. ce mot]. — En Angleterre, on a appelé bourgspourris certames localités autrefois populeuses, devenues depuis presque désertes, mais qui n en étaient pas moins restées en possession de nommer des députés au Parlement; cet abus a cessé en 1832.

BOURGÈNE, plante. Foy. dourdaixe.

BOURGEOIS, bourgeoisie (du b.-bat. burgensis; de btn'gtcs, bourg), classe de citoyens intermédiaire entre le peuple et la noblesse, se composait, sous l'ancienne monarchie, de tous ceux qui étaient appelés à participer aux devoirs et aux charges du bourg, ainsi que de la ville, où ils avaient leur domicile : on les distinguait avec soin, dans les actes officiels, des manants et artisans; on les nommait aussi francs-bourgeois, par opposition aux serfs. En ce sens, le bourgeois des monarchies modernes est à peu près le citoyen des républiques anciennes. — Les bourgeois des grandes villes jouent un rôle important dans notre histoire de.puis l'atTranchissemenl des communes. Les Bureau, les Jacijues Cœur, les Ango, les Colbcrt ont été des bourgeois fameux. — Voy. Leymarie, Histoire de la Bourgeoisie : 1856), et Fr. Lacombe, Histoire de la Bourgeoisie de Paris (1851). Voy. aussi le mot tiers état au Dicl. d'Hist. et de Gcogr.

bourgeois, monnaie de billon qui eut cours en France sous Philippe le Bel. Le bourgeois simple ou single n'était

autre que le denier parisls, et valut longtemps de 6 à 0 centimes; le bourgeois double ou fort était un <loubl& parisis.

BOURGEOIS BI.ANC OU lîURGER BLANC, nom (l'uu cépagc Irès cultivé en Alsace, en Allemagne et en Hongrie. Avec le Chasselas, il sert à faire les vins renommés du Khin. 11 est aussi très recherché pour la table.

OOUPiGEON (orig. inconnue), nom donné, en Botanique, au corps qui renferme pendant l'hiver le germe de la pousse nouvelle destinée à se développer au printemps t c'est une formation complexe dans laquelle on trouve : 1° une extrémité d'axe, essentiellement vivante, qui deviendra la pousse nouvelle : c'est le point végétatif; 2° une enveloppe de feuilles modifiées servant à abriter le point végétatif pendant le repos de la végétation. Les bourgeons portent des noms dillerents à leurs différents âges : au moment où ils apparaissent, ce sont des yeux, puis des boutons, puis des bourgeons propr. dits, et lorsqu'ils ont terminé leur hibernation et qu'ils commencent à se développer en rameaux, on les appelle des scions. — On peut à l'inspection d'un bourgeon savoir d'avance si le rameau qu'il engendrera aura des lleurs et des fruits ou simplement des feuilles, distinction qui importe beaucoup pour la taille des arbres fruitiers. Les B. à fruit sont gros, renflés, ovoïdes, plus ou moins obtus, tandis que les B. à bois sont étroits et pointus.

En Zoologie, bourgeon, bourgeonnement sont des termes qui se rapportent à un mode particulier de généralion. Voy. ce mot et gemmation, gemme.

En Pathologie, on appelle bourgeons charnus des granulations coniques et rougeâlres qui se développent à la surface des plaies suppurantes et en déterminent la cicatrisation [Voy. cicatrice). — On appelle vulg. bourgeons les boutons tuberculeux qui viennent au visage. Voy. couperose.

BOURGMESTRE (de l'ail. Burgmeister), premier magistral de certaines villes des Pays-Bas, de rÀllemagnc et de la Suisse. Voy. le Dict. d'Hist. et de Gcogr.

BOURGOGNE, un des noms vulgaires du Sainfoin^ Voy. ce mot.

BOURGUIGNOTTE, sorte de casque, qui était peu différent de la salade. Voy. ce mot.

BOURNONITE, sulfo-antimoniure ne cuivre et de plomh [Cu-S.2PbS,Sb^S*]. On le trouve en cristaux orlhorhombi- ([ues, souvent groupés, et rappelant un pignon d'engrenage. On rencontre ce minéral dans les filons, au Ilarz, au St- Gothard, en Cornouailles, en Sibérie, etc. BOURNOUS. Voy. durxocs.

BOURRACHE, Borrago, genre type fie la famille des- Borraginées. se compose de plantes herbacées, à tiges et feuilles hérissées de poils piquants, à fleurs étoilées roses, bleues ou blanches, en gi-appes ramifiées. La B. commune [B. officinalis), plante annuelle indigène, a une lige cylindrique et charnue ; des feuilles ovales, sinueuses ; des fleurs d'un bleu d'azur, en longs épis roulés au sommet des ramifications. Elle doit ses propriétés émollientes, sudoriliques et diurétiques à l'abon(lant mucilage et à l'azotate de potasse quelle contient. — On cultive dansles jardins la B. du Levant, à fleurs d'un pourpre bleuâtre, et la B. laxiflore, dont les fleurs, écartées les unes des autres, sont petites et de couleur bleue ou carminée.

Petite-Bou7-rache, nom vulg. de la Cynoglosse priatanière. Voy. ce mot.

BOURRASQUE. Voy. cyci.oxe.

BOURRE (du b.-lal. burra). On nomme ainsi: 1" un amas de poils détachés de la peau de certains animaux, tels que bœufs, vaches, chevaux, et qui sert à garnir lesselles, les bâts, les tabourets, etc. ; — 2" le duvet qui couvre les bourgeons lorsqu'ils commencent à pousser, notamment ceux de la vigne et du palmier; — 3° la partie la plus grossière de la laine, qui sert à garnir les matelas- [B. de laine ou B. lanice] ; on appelle de même B. desoie la partie la plus grossière du cocon, celle qui ne se dévide pas [Voy. fii.oseli.e) : on en fait des étoffes, telles que la bourre de Marseille, étoffe moirée dont la chaîne est de soie et la trame de bourre ; — 4° les tampons de papier, d'étoupe, etc., qui servent à comprimer et à maintenir en place la charge des armes à feu se chargeant parla bouche, n s'applique aussi aux rondelles de feutre nui séparent la poudre de la balle ou du plomb dans les cartouches.

BOURREAU (étymologie peu certaine). C'est l'eiécuteur

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