‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 217 sur 1729 · BRUT · texte numérisé non relu

BRUT

BUCCINATEUR

«e jouer à 2, 3, 4 ou 5 personnes. Si le nombre des jouours est pair, on emploie un jeu de piquet entier ; dans le cas contraire, on supprime 2 sept, 1 rouge et 1 noir. Les dix et les as portent spécialement le nom de brusqucmbille : cest de là que vient le nom du jeu. L'as est la brusquembille supérieure, surtout l'as d'atout : celui qui la place reçoit deux jetons de chaque joueur.

BRUT (du lat. brulus). On appelle ainsi, en Histoire naturelle, les corps inorganiques, pierres, métaux, par opposition aux corps organisés [Voy. corps). — Le mot brut s'applique encore : 1' à tout ce qui n'est pas élaboré par l'art, comme sucre brut, qui n'est pas raiiiné : diamant brut, qui n'est pas taillé, etc.; 2" à la totalité d'un produit, loi-sfjue déduction n'est point faite des frais qu'il a fallu faire pour l'obtenir: ou bien au poids d'une marchandise pesée avec l'emballage : le -produit brut et le poids brut sont alors opposés au produit net et au poids net. La <liirérence entre le poids brut et le poids net s'appelle tare.

BRUYÈRE (du celtique brug, arbuste), Erica, genretype de la famille des Ericacées, renferme plus de 400 espèces, la plupart originaires de l'Afrique; on n'en compte qu'une vingtaine propres à l'Europe, et 3 ou 4 à l'Asie. — Les bruyères sont presque toutes aes arbustes ou des sousarbriss<îaux qui croissent dans les terrains incultes de nature sablonneuse : elles en augmentent progressivement l'épaisseur et la fécondité, et forment ainsi ces terreaux légers et substantiels qu'on appelle terre de bruyère. Les diverses espèces offrent, dans leur forme générale, dans la disposition et la couleur de leurs Heurs, des variétés inlinies ; mais toutes sont remarquables par la pei-sistance de leur verdure et la durée de leurs lleurs. Les bruyères exotiques, qui sont les plus jolies et les plus recherchées, sont aussi les plus délicates; ou les multiplie de graines, de marcottes et de boutures. Les espèces indigènes les plus intéressantes sont : la B. cendrée [E. cinerea], qui croit si abondamment dans beaucoup de forêts : elle répand, par l'abondance de ses lleurs d'un rose violacé, une teinte générale sur ces lieux incultes: — la B. franche, qui forme le genre Calluna, caractérisé par sa corolle fendue ; — la fi. à balais ou Bruse, dont on fait des balais, des brosses, etc.; dans plusieurs pays, elle remplace le bois de chauffage; ses racines, qui sont fort grosses, produisent un excellent charbon. — Parmi les espèces exotiques, on remarque surtout la B. à grandes fleurs, apportée du Cap en 1775, haute de 1 m. 50, à tleurs d'un beau rouge orangé ou rouge écarlate; et la B. en bouteille, dont les fleurs blanchâtres, bordées de rouge, ont la forme dune petite carafe.

BRUYÈRE DU CAP, Phylica ericoides. Voy. phtliqce.

BRCïÈRE (coq de;, cspéce de Coq sauvage. Voy. coq.

BRY fdu gr. ^pjov. mousse), Bryum, genre de Mousses acrocarpes, caractérisé par une capsule recourbée, un périslome double, l'un externe à 16 dents, l'autre interne présentant des prolongements en forme de carène, dans l'intervalle desquels existent deux ou trois filaments munis de crochets. Les Brys constituent un des genres les plus nombreux et les plus remarquables de la classe des Mousses : ce sont des plantes terrestres formant des gazons plus ou moins touffus, mais qui ne croissent jamais dans l'eau ou sur les arbres.

BRYONE |du gr. ^p-jcivr)), Bryonia, genre de la famille des Cucurbitacées, renferme des plantes herbacées, annuelles, poilues ou rugueuses, volubiles. à feuilles alternes, à rhizomes tubéreux et à fleurs axillaires monoïques ou dioïques. La B. commune (B. dioica], dite aussi Couleuvrée. Vigne blanche, croît dans les haies, les bois ou les lieux incultes. Ses fleurs sont disfiosées en grappes d'un blanc verdàlre; sa racine, grosse et charnue, appelée navet du diable, renferme un principe vénéneux, la hryonine, substance roussàtre, demi-solide et très amère. I-a médecine emploie la bryone comme purgatif et comme succédané de lipécacuanha et du jalap. L'homéopathie en fait grand usage, surtout contre les maladies gastriques et les rhumatismes aigus. On peut débarrasser la bryone de son principe acre par la torréfaction et le lavage. Elle fournit, dans ce cas, une fécule aussi saine qu'abondante. Les autres espèces : la B. blanche, la B. d'Afrique et la B. à feuilles laciniées sont sans usage.

BRYOPHYLLE (du gr. Ppyw. germer, et 9y).)ov, feuille) , Bryophvllum, genre ne la famille des Crassulacées, renferme des arbustes originaires des Moluques, et remarquables par leur facilité de reproduction. Si l'on fixe sur

le sol une de leurs feuilles, on voit bientôt sortir de chacune des dentelures de petites radicelles, que surmontent immédiatement une ou plusieurs jeunes plantes Leurs fleurs, pendantes en forme de pavillon chinois, sont grandes, tubuleuses et d'un rouge fauve et pourpre.

BRYOPSIS (dugr. fi pOov, mousse, et o-^tç, apparence), genre d'Algues, remarquables par l'élégance de leur port et leurs frondes membraneuses, dont les ramules sont disposées en barbes de plume. Elles alx)udent dans la Méditerranée.

BRYOZOAIRES (dugr.3pjov,mousse,et::wdtptov,animal], animaux d'abord confondus avec les Polypes, puis réunis par Milne Edwards et Audouin à la classe des MoUuscpies; aujourd'hui on les rapproche des Vers, en raison de leur mode de développement. Ils ont un canal digestif complet présentant une bouche et un anus distincts, et sont protégés par une enveloppe calcaire appelée cellule. Ces cellules ne restent jKis isolées, mais forment parleur agglomération des corps de formes diverses, souvent très remarquables. Les Bryozoaires habitent les eaux douces et surtout les eaux marines. Il en existe beaucoup à l'état fossile. — Familles principales : Sérialidées, Caudidées, Escharidées, Celléporidées, Rétéporidées, Crisidées et Myriozoon idées.

BUANDERIE (de buée, lessive). Voy. lessive et blaic-

CIIISSEfllE.

BUBALE (du gr. poûêaXo;), Bubalus, dit aussi Bceuf d'Afrique, Vache-Biche, Taureau-Cerf mammifère Ruminant du genre Antilope. Il a les cornes annelées et recourbées en arrière. Le bubale vit par troupes dans les déserts de l'Afriaue. — Voy. buffle.

BUBO. nom latin du Hibou {Voy. ce mot). — C'est aussi le nom soécifique du Grand-Duc d'Europe [Strix Bubo). Voy. Dcc.

BUBON (du gr. ^o-j6(Ûv, aine), adénite aiguë, quia son siège dans les ganglions lymphatiques sous-cutanés et particulièrement aux aines; c'est par abus de langage qu'on l'étend parlois aux autres régions (Voy. adé.mte). On distingue : 1° le B. simple, dû à la pénétration dans les voies Ivmphatiques d'un principe septique, par l'intermédiaire (f une petite plaie ; 2' le B. chana-eux ou poulain, succédant à un cnancre mou; il est le plus souvent virulent, comme le chancre lui-même, et suppure rapidement ; 3° le B. tuberculeux ou scrofuleux, qui forme parfois des tumeurs qu il est souvent nécessaire de détruire par le grattage ou d'extirper; 4° le B. pestilentiel {Voy peste) de la peste d'Orient ; etc. — On appelle B. d'emblée celui où très probablement le chancre qui sert de point de départ a évolué trop rapidement pour être reconnu.

BUBOX, genre de la famille des Omijellifères, tribu des Peucédanées. renferme deux espèces principales : le Bubon ou Persil de Macédoine, qui se cultive dans nos jardins; ses fleurs blanches servaient jadis à guérir l'inflammation des aines (d'où son nom; ; — le B. Galbanum, arbrisseau à fleurs jaunes, qui fournil la gomme-résine appelée galbanum.

BUBONOCÈLE (du gr. po-jgwv. aine, et -/riXr,, tumeur), 3' degré de la hernie inguinale {Voy. bbrkie).

BUBON-UPAS. Voy. axtiaris.

BUCAIL, sorte de Blé noir. Voy. sarrasin.

BUCARDE, c.-à-d. cœur de ôtra/". Mollusque. Voy. cir-

DIUX.

BUCCIN (du lat. buccina. trompette de guerre), bâsse de trombone en usage dans la Musique militaire : le pavillon représente la bouche d'un serpent.

Bnccis. Buccinum. Ce liom, donné jadis à une foule de coquilles univalves différentes, mais toutes en forme de cornet {buccina], ne désigne plusauj. qu'un genre de Mollusques de l'ordre des Gastéropovies peclinibranches. caractérisés par leur coquille spirale, oblongue ou allongée, pourvue d'une ouverture ovale, échancrée en avant, et d'une columelle non calleuse renflée près de l'ouverture. Le genre Buccin fonne plus de 200 espèces, dont une dizaine se trouvent sur nos côtes, notamment le Buccin onde. La plupart de ces mollusques sont munis d'une glamle, qui sécrète un liquide doué, dans quelques espèces, de la propriété de passer du jaune vert au pourpre éclatant; aussi a-t-on pensé que la pourpre des anciens était due à une espèce de ce genre. Voy. pourpre.

BUCCINATEUR (muscle), du lat. fet/m/ia, trompette, muscle qui occupe latéralement l'espace compris entre les deux mâchoires. Quand les lèvres sont fermées, il appuie

BUCCOÏDÊS

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