C. G. S.. Syslètne c. c. s. Voy. unités
CAB. voiture à 2 roues, à ca|)olc fixe, s'attelant à 1 cheval. Le cocher est assis sur un siège élevé, situé derrière la capote, par-dessus laquelle il conduit à grandes guides. Le devant de la capote jjeut être complètement fermé au moyen d'un tablier cl de rideaux ou de vitrages mobiles. Cette voilure, très employée cn Angleterre, est peu répandue on France, où elle a été introduite vers 1850.
CABALE ou KABBALE (de l'hébreu liubala, réception, tradition^, doctrine métaphysique qui a pris naissance chez les Juifs après la captivité de lîahylone, et qui circulait secrètement i)armi eux jusqu'à la fin du xv° siècle, époque à laquelle elle attira Pattention des mystiques chrétiens. Pic de la Mirandole. Reiichlin. Paraceisc, les deux Van Ilelmont, Robert Fludd, Henri Morus. etc. Ses deux principaux monuments sont le Sepker iécirah (Livre oc la création; cl le Zohar (Lumière;, où elle est donnée pour une interprétation de l'Ecriture sainte; celle interprétation, souvent arbitraire, substitue au sons propre le sens allégorique (comme le fait Philon), change en symboles les évé-
nements et les cérémonies du culte, ou, par des procédés plus artificiels encore, choisit dans un vei-set certaines lettres pour en composer un mot nouveau, d'autres fois substitue à certaines lettres les nombres qu'elles représentent en hébreu ix»ur en former diverses combinaisons. Le fond de la cabale est un panthéisme idéaliste, où l'Être infini détermine d alwrd ses propres attributs (les dix séphirots comjwsant Adam Kadmon ou l'Homme céleste), puis tire de sa substance, par une suite indéfinie d'émanations, tous les êtres qui composent l'univers jusqu'à la nialièrc, qui est le dernier degré de l'existence. Ramenant l'essence des choses à la pensée, ce système admet une théorie des idées semblable à celle du Néoplatonisme ; d'un autre côlé, il personnifie dans la hiérarchie des anges cl des démons, comme le Zond-Avesia, les forces de la nature, les divers degrés de vie et d'intelligence qu'elle renfemîc dans son sein, et que ia superstition a cru jMJuvoir soumettre à la volonté humaine à l'aide de formules mystérieuses. Voy. sur ce sujet : Franck, ta Kabbale.
Dans la Critique litléraire, on nomme cabale toute association de personnes animées de mauvais desseins contre un écrivain et trpvaillant à la ruine de sa réputation par des menées secrètes et coupables. Ce mot s'applique surtout au théâtre, en pi.riant des manœuvres qu'un auteur ou un acteur emploie soit pour se faire applaudir, soit jMjur faire siffler un mal. Racine et Pradon furent en butte à ..1 cabale: au xyiii" siècle, un certain chevalier de la Morlière se fit un nom comme chef de cabale.
CABALETTE (de l'ital. cabalelta], sorte de cavatine légère et mélodieuse.
CABAN (de l'esp. gaban, dérivé de l'arabe abà), vêtsment à l'usage des marins, consiste en une capote à capuchon dépassant le genou, faite de laine brune et recouverte d'une toile goudronnée qui la rend imperméable. — On a aussi étendu le nom de caban à un vêlement d'hiver, moitié |>alefot. moitié manloau, et qui a un capuchon. Ce caban a été adopté par nos officiers et est entré dans le costume militaire.
CABANAGE. Voy. ver à soie.
CABARET [orig. inc). Avant l'établisfcment des cafés publics on France, les cabarets étaient fréfjuenlés par la iKmne société. Oi'<?lques cabarets de Paris ont eu une renommée presfjue historique. Sous Ix)uis XlV, on se réunissait surtout à la Pomme de pin, près du Pont-Notre-Dame et presque en face de l'église paroissiale de la Magdeleine, auj. détruite. Le Caveau, si fameux au siècle dernier, était un caluirel situé au carrefour Buci ( Voy. caveau). Vers 1770, le cabaret île Ramponneau, à la Courlillc, nuirait tout le petit peuple de Paris. — Les cabarets de Loixlrcs, connus sous le nom de tavernes, ne sont pas moins célèbres.
En Histoire naturelle, on appelle vulg. cabaret : 1° une