‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 229 sur 1729 · CALAMITE · texte numérisé non relu

CALAMITE

CAIRN. moiifioulc de pierres qui sert de signal aux marin».

CAISSE (<lii lat. capsa). Après avoir désigné un coffre destiné à renfermer des marcliandises ou, plus spécialement, de largent et des valeurs, ce mot s'est dit. par extension, du lieu où est placée la caisse, de tout bureau où se reçoivent et s'effectuent des payements; enfin de certains établissements de finances destinés à un service public ou privé; telles sont : la C d' amortissement, la C. des dépôts et consignations, la C. du trésor, la C. d'épargne, la C. de retraite pour la vieillesse, la C. des invalides, la C. hypothécaire. Voij. amortissement, dépôt, etc.

Dans la Marine, on appelle caisse à eau une caisse de fornii^ cubique, nui sert à contenir de l'eau douce. Autrefois on renfermait l'eau dans des barriques de lx>is : on n'emploie plus depuis plusieurs années que des caisses en fer battu. (Jes caisses ont été inventées en 1808 par l'Anglais Itickenson.

En Horticulture, on nomme -.caisse un coffre ouvert, de forme carrée, et rempli de borme terre, qui sert à recevoir les arbustes ou les plantes d'orangerie ( Voy. bac) : — caisse à semis, des caisses plus longues que larges, destinées aux semis de plantes exotiques, qui ne peuvent être faits avec succès en pleine terre, parce que ces plantes ont besoin de recevoir alternativement des expositions diverses.

Dans la Musique militaire, on donne le nom de caisse au tamljour, ainsi qu'à plusieurs instruments analogues. Ainsi on distingue le tambour propr. dit. la caisse roulante, sorte de tamijour allongé, et la grosse caisse. Le cylindre du tambour est en cuivre : ceux de la caisse roulante et de la grosse caisse sont en bois. La caisse roulante est toujours plus longue que large ; la grosse caisse est une espèce de gros tambour dont le son est plus grave et moins fort que celui des caisses de marcbe, et qui ne sert, ainsi que la caisse roulante, que dans la musique militaire.

En Cuisine, on se sert de petites caisses de papier rondes ou ovales pour ris de veau, foie gras, etc., enveloppés dans une gelée : on y joint quelquefois des truffes, des légumes, etc. On s'en sert également pour soufflés entremets), soufllés de purée de volailles, etc.; enfin on les sert simplement garnies d'un salpicon.

Caisse du tympan, cavité qui renferme les osselets de l'oreille. Voy. oreille.

CAISSON, voiture d'artillerie destinée au transport des munitions et aménagée pour recevoir des hommes. Elle est munie d'outils et de rechanges. Le caisson se compose d'un avant-train auquel est fixé un coffre et d'un arrièretrain portant deux coffres ou un coffre double. Les deux trains se réunissent par une cheville omTière. — Ce mot désigne aussi les voitures du Génie destinées au transport de la poudre ou des explosifs.

En Architecture, on appelle caisson les compartiments symétriques et renfoncés qui divisent un plafond ou une voûte. On Iwrde les caissons avec divers ornements, et on place au milieu une rosace ou toute autre décoration.

CAJEPUT (hcile ou essence de), de cajupiita, nom malais de cette suletance, huile volatile préparée aux Indes par la distillation des feuilles et des rameaux d'un arbuste des îles Moluques , le Melaleuca leucodendron. Cette essence a une odeur vive et pénétrante qui ne laisse pas d'être agréable; elle est soluble dans l'alcool; sa couleur est d'un vert bleuâtre, due au cuivre des vases dans lesquels la niante a été distillée. L'huile de cajeput est stimulante, suaorifique et antispasmodique.

CAKILE (nom arabe), Cakile, genre de la famille des Crucifères, type de la tribu des Cakilées, renferme des plantes charnues dont l'espèce la plus comme est le C. des sables ou Buniade maritime [C. marilima], à tiges diffuses et à fleurs rougeàtres, que l'on brûle pour en retirer de la soude.

CAL (du lat. callum), cicatrice d'un os fracturé. Galien et les anciens croyaient à un suc osseux qui soudait les extrémités divisées et se durcissait. Dupuytren, reprenant les idées de Duhamel, donna sa théorie dans laquelle : le périoste sécrète autour des deux fragments du tissu osseux [virole externe) ; dans l'intérieur du canal médullaire se forme aussi une tige osseuse [virole interne) ; les deux \"iroles constituent le cal provisoire, et par leur immobilisation, permettent alors au cal définitif àe se former dans l'interstice des deux fragments. Celui-ci une fois constitué, le cal provisoire se résorlM.*. — Aujourd'hui on sait oue, dans mic 1" période^ du sanj s'épanche dans le canal médul-

laire, entre les fragments, sous le périoste et même entre les muscles déchirés : il se mélange avec de la sérosité épanchée dans le foyer de la fracture. Du 6' au 15» jour, cette masse s'épaissit et prend un aspect fibreux. Elle est constituée par des éléments embryonnaires venus de la moelle, du périoste de l'os, etc. Au 15' jour, cette masse devient grisâtre, dense et se vascularise ; il s'y produit des cellules cartilagineuses. Vers la fin de cette "période, qui dure jusqu'au 40^ jour, apparaissent, dans la masse cartilagineuse, des points osseux. Dans la "ô' période, <^m va du 40" au 60* jour, ces noyaux osseux envahissent tout le ! cal provisoire, et du 60« au 120' la résorption des viroles interne et externe commence, de sorte qu'il ne reste plus que le tissu osseux intermédiaire au fragment. Le canal médullaire est reconstitué. Le cal peut ne pas être formé au l)out de 3 mois. On dit alors qu'il y a retard dans la consolidation. Si au bout de 6 mois," 9 mois, 1 an, il n'y a pas de consolidation, on dit qu'il y a pseudarthrose. Le cal peut être difforme si les fraginents sont réunis dans une attitude vicieuse, ou bien il peut être simplement exubérant ; on y remédie par V ostéotomie et Vostéoclasie. Enfin le cal peut être extrêmement douloureux.

En Botanique, on nomme cal la sul)stance qui ferme pendant l'hiver les cribles des tubes criblés du liber; elle est différente de la cellulose.

CALADION, Caladium, genre de la famille des Aroïdées, voisin du Gouet, renferme des plantes herbacées vivaces, que l'on cultive en serre pour la beauté de leur feuillage, notamment le C. bicolor, à feuilles radicales en forme de bouclier, d'un rouge vif au centre et le bord entouré d'une bande verte, et le C. seguinum, à feuilles ovales mouchetées de blanc. Le C. odorttm a des fleurs d'un blanc verdàtre qui répandent une odeur suave; son spadice, ainsi que celui du C. scordifolium, s'échauffe sensiblement au moment de la floraison. — Deux espèces sont comestibles, le C. esculentum, commun en Egypte, et le C. «agittatum, connu aux Antilles sous le nom de ckou caraïbe.

CALAÏTE, synonyme de Turquoise. Voy. turquoise.

CALALOU, sorte de potage en usage dans les colonies des deux Indes, a pour lase la décoction du fruit de la Ketmie comestible et d'herbes cuites, comme la Morelle à fruit noir, les Amarantes verte et blanche. On y ajoute du poivre long, du girofle, etc.

CALAMAGROSTIS (du gr. xaXafiâvocoaTiî), Calamagrostis, genre de la famille des Graminées, tribu des Arundinacées. Le C. des sables, vulg. Roseau des sables, est .une plante vivaee, à racines très longues et traçantes, qui fixe les sables mouvants. Aussi les peuples du Jutland et de la Zélande la sèment-ils en lignes serrées, pour opposer une barrière aux sables que l'océan jette sur la grève. Cette espèce et le 6'. lancéolé servent aussi d'engrais et de fourrage pour les bestiaux.

CALAMBOUR ou calambac, bois de couleur verdàtre et très odorant, se tire des Indes, et sert à faire des chapelets et des ouvrages de marqueterie.

CALAMÉES (du g.-tvpe Calamus, rotang), tribu de la famille des Palmiers, l'oy. palmiers.

CALAMENT (du gr. %<xkz]ii-A-r\) , Calaminlha, genre de la famille des Labiées, tribu des Saturéiées, délaclié du genre Mélisse : fleurs pourpres, à calice bilabié et en grappes terminales. Le C. officinal est stomachique comme la mélisse. Le C grandiflore et le C. écarlate se cultivent dans les jardins conune plantes d'ornement.

CALAMICHTHE (du gr. xiXa[xo;, roseau, et Iy6j;, poisson), Calamichthys, genre de Poissons, de l'ordre des Ganoïdes rhombifères, découvert au Calabar, sur la côte occidentale de l'Afrique.

CALAMINE, silicate de zinc hydrate (2ZnO.SiO»-f H»0), en petits cristaux orthorhombiques.s'électrisant par la chaleur, ou en masses mamelonnées ou compactes, quelquefois terreuses. Limpide, blanche ou jaunâtre, elle a été souvent confondue avec le carbonate de zinc ou smithsonite [Voy. ce mol). On la trouve à la Vieille-Montagne (Belgique), au Laurium (Grèce), etc.

ciALAMITE (du lat. calamus, roseau), végétaux fossiles des terrains paléozoïques supérieurs (dévonien, carboniférien, permien) et très répandus dans les formations houillères. Les Calamités, qui appartiennent au groupe des Equisélacées hétérosporées, sfmt représentées par des tiges simples, paraissant dépourvues de feuilles, présentant des entre-nœuds espacés ; leur surface est creusée de cannelures longitudinales, rappelant celles des Equisetum.

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