CALEBASSE
métallique [do là \c nom Ae cale ination) \ auj. on \'a\>pellc oxyde : elle est le résultat de la combinaison de loxygêne de l'air avec le métal. Un très petit nombre de métaux, l'argent, l'or, le platine, etc., résistent à cette action de l'air par la calcination. Les matières organiques perdent, par la calcination, leurs éléments volatils ou combustibles ; elles laissent des cendres, si elles contiennent des substances minérales fixes. Il faut distinguer la calcination de la distillation (Voy. ce mot), celte dernière supposant l'action de la chaleur, mais à l'abri de l'air.
CALCITE (de calx, chaux), carlxjnale de chaux (GaO.CO*) cristallisé en rhomboèdres, dimorphe de VA7-agoiiile [Voy. ce mot). Les plus beaux cristaux, d'une limpidité parfaite, viennent d'Islande, et sont très recherchés pour les expériences d'optique à cause de leur double refraction énergique ; on les appelle spath d'Islande, à cause de leur clivage très facile, suivant les faces du rhomboèdre primitif [Voy. spath). La calcite cristallisée se rencontre dans presque tous les terrains calcaires, dans des fdons ou des géodes [loy. calcaire); les plus beaux cristaux, pour l'Europe, viennent du Cumberland et du Harz. La calcite est généralement du carbonate de chaux pur, mais peut contenir par isomorphismc un peu de magnésie ou de protoxyde de fer. Les variétés en petits cristaux groupés confusément constituent les marbres statuaires.
CALCITRAPA. Voy. cuacsse-trape et cextaurée.
CALCIUM (du lat. caLc, chaux), Ca = 59,91, corp simple métallique. Il a la couleur jaunâtre et l'éclat ou métal des cloches: il est très ductile. Sa densité est de 1,55. Chauffé dans l'air, il y brûle avec un éclat des plus vifs : il s'oxyde rapidement à l'air humide : U s'oxyde subitement au contact de l'eau, qu'il décomjmse, el se transforme en chaux {Voy. chaux). — Le calcium donne des sels très importants : les principaux sont : le carbonate de calcium, très répandu dans la nature sous la forme de marbre, craie, etc.. qui peut se décomposer par la chaleur et se transformer, par l'action de l'acide carbonique, en bicarbonate soluile ; il sert à préparer les sels de calcium ; — le phosphate de calcium, qui existe dans les os et dans VaiKitite: ce sel, traité par l'acide sulfurique, donne les superphosphates utilisés comme engrais ( Voy. ce mot) ; — le sulfate de calcium, ou gypse, qui. chauffé, perd de l'eau et donne du plâtre [Voy. im.âtre). On reconnaît les sels de calcium à ce qu'ils donnent un précipité insoluble d'oxalatc de calcium avec l'oxalate d'ammoniaque. Le calcium a été découvert en 1807 par Seebeck, et isolé par Humphry Davy en 1808, au moyen de la pile. Voy. chaux.
Chlorure de calcium. Voy. chlohdre.
Fluorure de calcium. Voy. fluorine.
CALCUL (du lat. calculus, caillou, parce que les anciens se servaient de cailloux pour calculer), en Mathématiques, ensemble des opérations qu'il faut faire sur des nombres ou sur des lettres pour résoudre une question d'arithméliiiue ou d'algèbre. On dit aussi Calcul différentiel. Calcul intégral, pour désigner l'ensemble des règles liécrivant les opérations à faire pour prendre des dérivées, des intégrales, et pour résoudre les questions dont la solution impliaue la considération des dérivées et des intégrales. In peu amisivement, ces mots désignent aussi l'ensemble des théories qui se rapportent à ces questions.
CALCL'L. On appelle calculs, en Pathologie, les concrélions qui se forment dans les réservoirs et canaux de l'organisme, tapissés par une muqueuse. — Les C. biliaires sont des concrétions formées aux dépens des éléments normaux de la bile (cholestérine, pigments biliaires, sels lie chaux). Ces calculs, dans leur migration, donnent lieu souvent aux coliques hépatiques ou à des abcès et fistules de la vésicule biliaire. Leur formation paraît dépendre d'un défaut de nutrition, amenant un excès d'acide dans l'organisme. — Les C. urinaires comprennent : les C. du rein, divisés en sable ou gravier, dont la migration dans l'uretère engendre la colique néphrétique, et en Calculs prop. dits, qui siègent dans le rein. Ils sont constitués par de l'acide urique, plus rarement par des phosphates ou des oxalates. — Les C. de la vessie sont formés pour 3/5 d'acide urique et d'urates et pour 2/5 de phosphates et d'oxalates de chaux. Leur volume, très variable, peut atteindre celui d'un œuf de poule. Les maladies causées par un excès d'acide dans l'organisme, comme chez les arthritiques, les goutteux, peuvent amener la formation de calculs. Mais certaines causes locales faisant stagner l'urine dans la vessie (rétrécissement de l'urèthre, hypertrophie
de la prostate) produisent le même résultat. La vessie s'enllainme alors, l'urine devient alcaline et les pliospliales se précipitent autour d'un gravier ou d'un petit caillot. La présence d'un corps étranger, comme un projeelilo, amène aussi autour de lui la formation d'un calcul de phospliate ammoniaco-magnésien. On a retrouve ainsi des balles eiichatonnées dans un calcul. — On distingue encore : les C. de la prostate, développés dans cette glande, restant à l'état de concrétions ou faisant saillie dans le canal ; — les C. de l'urèthre, nés sur place, ce qui est rare, ou provenant de la vessie, le plus souvent spontanément, parfois à la suite d'une séance de lithotritie : — les C. des conduits lacrymaux ou dacryolUhes, formés de phosphate et do carbonate de chaux; — lesC. des fosses nasales ou rhinolites, se formant autour d'un corps étranger; — les C. salivaires, siégeant jiarfois dans les glandes maxillaire et sublinguale même, mais le plus souvent dans le conduit de Wharton.
Le traitement à employer varie avec chaque espèce de calcul. Contre les calculs résultant d'un excès d'acide dans l'organisme, calculs du rein par ex., on emploiera les alcalins, l'exercice, la vie en plein air, l'hydrothérapie. Mais si le rein suppure, la seule ressource est une opération chirurgicale ; de même, si les calculs hépatiques enflamment et font suppurer la vésicule biliaire. Contre les calculs vésicaux, on use de la lithotritie ou, suivant le cas, des différentes méthodes de taille (taille périnéale ou hypogastrique). Enfin les calculs de l'urèthre sont extraits par broiement ou incision. L'incision est également applicable aux dacryolithes et aux calculs salivaires.
CALCULATEUR mécanique, dit aussi .1/ac/e//ie à calculer. Machine arithmétique, arithmomètre, machine ingénieuse inventée vers 1642 jMir Bl. Pascal, et consistant en un svstème de roues et de pièces diverses au moyen desquelles des cliLlTres gravés sur ces pièces effectuent, par un mouvement circulaire, les principales opérations de l'arithmétique. — Leibniz perfectionna cette machine vers 1673, et dans ces derniers temps on en a construit de plus simples et de
Elus complètes à la fois qui rendent de vrais services dans 1 pratique et qui sont d'un prix relativement peu élevé.
CALE (du lat. tato, bois, bûche), morceau de bois ou de toute autre matière qu'on place sous un objet quelconque pour lui donner de l'assiette, le faire tenir d'aplomb.
CALE (de l'ital. cala, de calare, descendre), partie la plus basse de l'intérieur d'un bâtiment. La cale est divisée en plusieurs compartiments : la cale à l'eau, dite aussi grande cale, qui contient l'eau destinée à la consommation de l'équipage ; la cale au vin, emplacement qu'occupe la cambuse dans les grands bâtiments de l'État; Varchipompe, qui entoure les tuyaux ou corps des pompes; le puits aux boulet^, la fosse aux câbles, la fosse aux lions (corruption de /bsse aux liens), qui contient les rechanges du maître d'équipage : les autres compartiments portent le nom de soute. Voy. ce mot.
Cale de construction, espace sur le bord de la mer ou d'un bassin, disposé en pente afin de faciliter le lancement, et qui sert de chantier pour poser la quille des Iwtiments à construire ou à réparer ; elle prend le nom de cale couverte quand elle est surmontée d'un toit.
Cale flottante, ponton que l'on submerge en le char»
feant de pierres, et sur lequel on assujettit le navire que on veut caréner ou radouner : après quoi, en supprimant le poids dont on l'a chargé, le ponton se démerge et le navire se trouve monté sur une cale flottante et entouré d'une grande plate-forme superficielle, qui permet aux ouvriers de procéder à sa visite et à son radoub. Les cales flottantes ont été inventées en l'an xi par l'amiral Decrès.
Cale de quai, rampe construite en pente d«uce pour l'embarquement et le délarquement des marchandises.
On donnait autrefois le nom de cale à une peine afflictive en usage dans la marine et qui a été alwlie jtar un décret du 12 mars 1848; elle consistait à hisser le coupable jusqu'à la hauteur de la grande vergue, et a le laisser ensuite tomber de tout son poids dans la mer. Cette manière de donner la cale s'appelait C. simple ou mouillée. La C. sèche consistait à laisser tomber le patient en le retenant à quelque distance de la surface dt; l'eau.
CALE, coiffe en toile ou en soie qui ser^•it d'abord aux ecclésiastiques; calotte en vient (Voy. ce nom).
CALEBASSE, nom donné : 1° aux fruits de diverses Cucurbitacécs d'Afrique et d'Amérique dont les indigènes dessèchent le fruit pour en faire des ustensiles de ména^
CALECHE