‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 234 sur 1729 · II · texte numérisé non relu

II

-Nivôse, 1"...

21 déc.

Pluviôse, i". . .

20 jaiiv.

Vcnlôse, 1"...

19 févr.

Cermiiiai, 1"...

21 inai's.

21 in.

rioréal, !•'...

20 avril.

Prairial. 1"...

20 mai.

20 in.

21 in.

21 in.

-Messidor, 1"...

10 juin.

Thcrmiilor, 1". . .

10 juill.

Fructidor, 1". . .

18 août.

J.coni|plénient 1". . .

17 sept.

Un appelle Calendrier perpétuel un tableau permettant de trouver immédiatement, et pour une année quelconque, la concordance du nom d'un jour et de son quantième. Pour le construire, on écrit périodiquement, en regard des dilVérents jours de l'année, les lettres A, B, G, D, E, F, G. Si l'année commence par un mardi, p. ex., ce jour est désigné par la lettre A pendant toute l'année, mercredi l'est par li, jeudi par C, etc. La lettre qui désigne le dimanche porte le nom de lettre dominicale. Elle recule d'un rang tous les ans. parce que l'année commune se compose de 52 semaines et I jour. Dans les années bissextiles, • pii comprennent i jour de plus, il y a 2 lettres dominicales, une pour janvier et février, et "une pour les autres mois. — On conçoit d'après cela que dès qu'on connaîtra la lettre dominicale d'une année déterminée, on connaîtra celle de toutes les autres, et que le tableau ainsi dressé jiourra servir indéfiniment comme calendrier. On trouve un Calendrier perpétuel, précédé d'une table calculée pour 2200 années, dans VArl de vérifier les dates par les Bénédictins (Paris, 1785).

Pour plus de détails, on peut consulter : notre Dict. d'IIist. et de Géogr. ; le Traité du calendrier de Rivard [1° édition, rev. par Lalande et Puissant, Paris, 1816), et la Théorie du calendrier de L.-P. Fraiicœur (1842). L'Anmiaire du Bureau des longitudes de 1851 renferme une histoire du calemlrier. — 1 oy. cycle sol.»ire.

cAi.EXDiuEn DE n.oiu;, calendrier indiquant les noms des ileurs qui se développent dans chaque mois. Lamarek a compose pour le climat de Paris le calendrier de Flore suivant : Janvier, ellélwre noir ; — Février, aune, saulemarceau, noisetier, Daphne mezereum. Galanthus nivalis, etc. ; — Mars, cornouiller mâle, anémone hépatique,

buis, thuya, if, amandier, pêcher, abricotier, groseillier épineux, giroflée jaune, primevère, alaterne, etc. ; — Avril, prunier épineux, tulipe, jacinthe, orobe printanier, petite

[lervenche, frêne commun, charme. Iwuleau, orme, Iritilaire impériale, érables, poiriers, etc. : — Mai, pommiers, Ulas, marronnier, Ijois de Judée, merisier à grappes, cerisier, frêne à fleur, faux ébénier, pivoine, muguet, Ixiurraclie, fraisier, chêne, etc.; — Jh/», sauge, coquelicot, ciguë, tilleul, vigne, nénuphars, lin, seigle, avoine, orge, froment, digitale, pieds d'alouette, Uyperictim, etc.; — Juillet, hysope, menthes, origan, carotte, tanaisie, œillets, laitues, houblon, chanvre, salicaire, chicorée sauvage, Bignonia. Catalpa, etc. ; — Août, Scabiosa succisa,Parnassia, gratiole. balsamine des jardins, euphraise jaune, plusieurs Actœa. les Hudbeckia, Silphium, Coreopsis, Viburnum tinus, etc. ; — Septembre, Buscus racemosus, Aralia spinosa, lierre, cyclamen. Amaryllis lutca, colchique, safran ; — Octobre, aster grandiflore, hélianthe lubéreux. aster grêle. Anthémis grandiflora, etc.; — Sovembrc. chrysanthème, quelques tussilages odorants ihéliotrope d'hiver); — Décembre, ellébore noir (rose de Noël).

CALEXDKiER iirsTiQiE, Calendrier propre aux gens de la campagne, dans lequel on apprend les temps où il faut semer, planter, tailler la vigne, etc. Il existe plusieurs ouvrages de ce genre ; le plus estimé est le C. du bon cultivateur de Mathieu de Dumbasic. — Les amateurs de jardinage consulteront avec fruit le C. du jardinier, donné par Courlois-Gérard dans son Manuel du jardinage, et celui du Bon Jardinier de MM. de Vilmorin, Decaisne, etc.

CALENDULA, nom lalui botanique du genre Souci- Voy. ce mot.

CALENTUHE

CAr.LIDIE

CALENTURE (fie l'espagnol calenlura, lièvre; du lai. calere, avoir chaud), délire furieux auquel les navigateurs sont sujets sous la zone torride. avec désir irrésistible de se jeter à la mer; ce délire paraît dû à l'Iiyperémie cérébrale ol constitue une des variétés de l'ensemble d'accidciils connus sous le nom de coup de chaleur, d'msolatioii.

CALEPIN, registre destiné à recevoir toute espèce de notes ou de renseignements, doit son nom à Ambroise Calepin, savant italien du xv' siècle, auteur d'un dictionnaire qui a été longtemps très répandu. Ce mot a été remplacé de nos jours par ceux A' agenda ci surtout de carnet.

Voy. CAHXKT.

CALFAT (du verbe arabe kalafa, boucher), ouvrier chargé de calfater ou de l'ermirr tout accès à l'eau qui tend continuellement à pénétrer dans l'intérieur des navires. Le calfatage consiste à boucher les lentes des jointures du bordage ou des membres du vaisseau, en y chassant avec force, au moyen d'un maillet et d'un ciseau, de l'étoupe provenant de vieux cordages et autres matières, et en recouvrant le tout d'une couche de brai bouillant. 11 m faut pas confondre calfatage avec calfeutrage.

CALIBRE (de l'arabe qâlib, moule), est, dans plusieurs industries, svnonjine de patron, et désigne une pièce en tôle mince découpée suivant le profil de l'objet à exécuter. Elle est spécialement utile aux ouvriers forgerons, ajusteurs et tourneurs qui ne savent pas lire un dessin coté et exécutent leurs pièces conformément aux calibres qui leur sont remis.

En Artillerie, ce mot désigne le nombre adopté pour indiquer la puissance d'une arme à feu. C'est, po>u' toutes les armes de guerre nouvelles, le nombre entier de centimètres ou de millimètres contenu dans leur diamètre intérieur. Le calibre des mortiere et obusiers lisses est le nombre de centimètres contenu dans le diamètre de leurs projectiles. Celui des canons lisses était le nombre de livres anciennes contenu dans le poids de leur projectile. Par analogie on a pris, comme calibre des pièces obtenues en rayant les anciens canons et des jpremières pièces se chargeant par la culasse, le nombre tle kilogrammes contenu dans le poids de leui"s projectiles chargés. Le calibre des armes portatives était le nombre à la livre de balles sphériques en plomb qu'elles pouvaient tirer. Cette règle est encore suivie pour les armes de chasse.

Vers 1550, le nombre de calibres à employer pour bouches à feu fut fixé à 6. Ces 6 calibres, modifiés à la fin du xvii" siècle, ont été conservés jusqu'à l'adoption définitive des canons en acier. Actuellement l'artillerie n'emploie pour les pièces de campagne et de montagne que les a calibres 80 et 90 mm., maïs le reste de son matériel olfre une grande variété de calibres en raison du maintien en service de beaucoup d'anciennes pièces. En 1718 il fut décidé que toutes les armes portatives devaient tirer la balle de 18 à la livre; l'unité de calibre ainsi obtenue a été depuis maintenue autant que possible. Aujourd'hui les armes à feu portatives sont toutes du calibre de 8 mm.

CALICE (du gr. xàXu;), vase consacré par l'évèque, et q^ui sert au sacrifice de la messe : on y verse le vin eucharistique. Les anciens calices étaient d'or, d'argent, quelquefois de cuivre, d'étain, de corne, de verre, de bois, etc. ; quelques-uns étaient munis d'anses. Ils étaient très grands, et servaient à la communion des fidèles, qui communiaient alors sous les deux espèces. Le communiant buvait le vin du calice en l'aspirant au moyen d'un chalumeau d'argent. Aujourd'hui il n'est permis de se servir que de calices d'or, d'argent ou de plaqué, dorés à l'intérieur, et l'officiant boit seul le vin au calice. Les ecclésiastiques engagés dans les ordres majeurs ont seuls le droit de purifier le calice; mais la permission d'y loucher est accordée aux sacristains laïques.

En Botanique, on donne ce nom à l'enveloppe la plus extérieure des organes de la fractification dans les fleurs qui ont un périanlhe double. Tournefort et Linné nommaient aussi calice le périanlhe simple, lorsqu'il est de couleur verte et peu apparent. Jussieu a nommé calice tout périanlhe simple, quelles que soient sa couleur, sa consistance et sa forme. Le calice est monophylle ou wjonosépale, polyphylle ou polysépale, selon que ses folioles sont réunies dans une étendue plus ou moins grande, ou bien entièrement indépendantes les unes des autres. Dans le premier cas, si l'union des parties a lieu seulement à la base, celte portion inférieure est appelée le fond du

calice: si elle a lieu jusqu'à une liauleur un peu considérable, la [Kjrtion réunie se nummc tube ; dans les deux cas, la portion où les sépales restent libres est ajipelée limbe.

CALICI FLORES, f'oy. cai.vciflores.

CALICOT (de Calicut, ville de l'Inde, d'où est venu ce tissu), toile de colon, moins fine que la percale, et dont le tissu n'est point croisé, sert à faire des chemises, des draps, des rideaux, etc. Le calicot se fabrique auj. en France ; il y est à très bon marché.

CALICULE (dimin. de calice). Les Botanistes nomment ainsi tantôt un calice accessoire placé en dehors du vrai calice, tantôt une rangée de petites bractées placées à la base d'un involucre.

CALIDRIS, genre d'oiseaux Echassiers. Voy. maudèciie.

CALIFES ou KHALIFES (de l'arabe klialifa], successeurs de Mahomet et souverains arabes. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

CALIGE (du lai. caliga, bottine), Caligus, genre de petits Crustacés suceurs qui vivent en parasites sous les écailles des Saumons, des Merlans, etc. Ils doivent leur nom aux soies plumeuses dont leurs pattes sont garnies.

CALIORNE (de l'ilal. caliorna), gros et fort cordage qu'on emploie dans la Marine ; il passe dans deux moufles à trois poulies, et sert à guider cl à élever de gros fardeaux. On l'attache quelquefois à une poulie sous la hune de misaine, et quelquefois au grand étai au-dessus de la grande écoutille.

CALITOR, nom d'un cépage autrefois très répandu dans le midi de la France; il donne un vin faible, peu coloré, très altérable; on ne cultive plus guère auj. que le Calitor blanc, assez fertile.

CALLE, Calla, genre de la famille des Aroidées, renferme des plantes berbacées à lige rampante, à odeur fétide, dont le suc est acre et vénéneux. La C. des marais (C. palustris), commune dans le nord de l'Europe, a luie racine épaisse et charnue qui contient une fécule abondante et nutritive.

CALLEUX (du lat. callosus, de callum, cal). En Anatomie, on nomme corps calleux une longue et large bande de substance blanche qui réunit l'un à l'autre les deux hémisphères du cerveau. Cette bande n'est pas plane dans toutes ses parties : elle se recourbe en avant et forme h; genou ; elle se recourbe en volute postérieurement et forme le bourrelet; enfin, sur les côtés, elle s'infléchit encore en se confondant avec la matière cérébrale qui constitue le plafond, puis encore le plancher des ventricules latéraux du cerveau. C'est dans cet organe que La Peyronie avait arbitrairement placé le siège de l'âme, et Treviranus la faculté de comparaison : en réalité, il ne sert qu'à mettre en relation les deux moitiés symétriques du cerveau et à empêcher ainsi l'isolement de leurs fonctions. Le corps calleux a encore été appelé mésolobe et grande commissure cérébrale. Voy. cerveau.

En Pathologie, on appelle ulcère calleux celui dont les bords sont épais et durs.

CALLIANIRE, Callianira, genre de Cœlentérés, da l'ordre des Cténophores et voisin des Bérocs (Voy. ce mot), dont les espèces se trouvent dans toutes les mers. Sous-genres : Leucothoa, Mnemia. Calymna, Ocyroe.

CALLICARPE (du gr. xâXXoî, beauté, et xapirôî, fruit), Callicarpa, genre de la famille des Verbénacées, trii«i des Viticées. Le C. d'Amérique, petit arbrisseau cotonneux, est cultivé dans les jardins pour ses fruits d'un beau rouge qui font de l'effet dans les bosquets. Il demande l'orangerie pendant l'hiver. Le C tomenteux des Indes, à feuilles odorantes, ne se cultive qu'en serre chaude.

CALLICHROME (du gr. xâXko^ et ypwjjLa, couleur), Callichroma, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptèrestétramères, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, à couleurs métalliques très brillantes, de taille souvent assez grande. Le C. des Alpes ou Acanthoptère rosalie, d'un bleu cendré avec des taches noires sur les élylres, compte parmi les plus beaux insectes.

CALLICHTHYS, genre de Poissons du Brésil, de la famille des Siluroïdes, de petite taille, à corps cuirassé de forme courte, vit dans la vase des marais, peut séjourner longtemps hors de l'eau et même, disent les indigènes, traverser les prairies humides à la recherche d'autres eaux, lorsque le soleil a desséché les lagunes qu'il habile.

CALLIDIE (du gr. --tâXîkO; et sToo;. forme), CaUidium, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères lélramères, famille des Longicornes ; leurs larves . vivent dans le bois>

CALLIGR.\PHE

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