‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 235 sur 1729 · CALOMEL · texte numérisé non relu

CALOMEL

lU volent avec facilité, et font entendre, lorsqu'on les inquiète, im bruit particulier produit par le frottement du protothorax contre la Ijase de lécusson. Les plus communs eliL'z nous sont : le C. variable des chantiers, le C. sanguin des maisons, et le C. portefaix qu'on trouve partout.

CALLIGRAPHE, calucr-iphie idu gr. xiAAOî et voicpo), écrire. Voy. écrivaix et écriture.

CALLIMORPHE (du gr. xiWo^ et piopoVi, forme), Callimorpha, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, a pour type la C. du séneçon [Bombyx jacobea], qui se trouve à Paris. Ces insectes ont le corps svelte et les ailes ornées de couleurs vives et brillantes. Quoique rangé parmi les insectes nocturnes, ils

volent CAL

pendant le jour, et ont les mœurs des Bombyces. LIONYIWE (du gr. xaAA:u)vjjjLo;i, Calliànymus, genrt' do Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Gobioïdes. a |)Our caractères : ouïes ouvertes par un seul trou de chaque côté de la nuque ; nageoires ventrales placées sous la gorge, écartées et plus longues que les pectorales : tête oldongue et déprimée ; peau lisse, couleurs variées et brillantes. Le C. lyre, vulg. Doucet ou Savary, est un poisson de la Méditerranée, de c-ouleur orangée, tacheté de violet. Sa chair est bonne à manger. — Voy. aussi nRA>oscoPE.

CALLIOPE, 22' petite planète, trouvée le 16 nov. 1852 par Hind. à l'observatoire de M. Bishop, à Londres. Voy. planètes.

CALLIOPSIS 'du gr. xiaXo; et ô-^iî, vue;, plante. Voy. conÉopsis.

CALLIPHORE. Calliphora, genre d'Insectes de l'ordre des Diptères et de la famille des Muscidés: la principale espèce est la C. vomitoria, ou Mouche bleue de la viande. Les œufs de l'animai, pondus à la surface de la viande, s'y développent rapidement et donnent les larves bien connues sous le nom d'asticots.

CALLISTÉIWON (du gr. xiA).'); et T-f,awv, étamine), genre de la famille des Myrtacées. tribu des Leptospennées. détaciié du genre Métrosidéros, se compose d'arbres de l'Australie qui n'atteignent chez nous que la taille d'un arbrisseau et qu'on cultive pour leui-s fleurs rangées en forme de goupdlon autour ou au sommet des rameaux et remarquables par l'élégance de leurs étamines. Le C. en panache (G. lanceolatum) a des fleurs rouge foncé et des feuilles ponctuées coriaces qui répandent une odeur aromatique; c'est sur cette espèce qu'on grelle toutes les autres, les C. speciosum, salignum, lineare, rigidum pinifolium . viridiflorttm.

CALLISTÈPHE (du gr. xiAAo; beau et îtéso; cou- T'iniie . nom générique de la Reine marguerite.

CALLISTO, 4' satellite de Jupiter; fait sa révolution autour de Ju|)iter en 16 j. 18 h. 5 m.; s'écarte de Jupiter au 8 lus de 9'45" à ro|)position de la planète. Sa masse est les .000043 de celle de Jupiter. Son diamètre apparent vu de la Terre est i'.S. Son éclat est celui d'une étoile de 7'' grandeur. Voy. satellite.

CALLISTO. 204" petite planète, trouvée le 8 cet. 1875 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.

CALLITRICHE (lu gr. xaÀAÎOp'.;. à la belle chevelure), Callithrix, Simia sa6cPa. espèce du genre Guenon. Voy. GCENON et aussi cébus.

CALLITRICHE, CalUtriche, genre de plantes aquatiques oe la famille des Euphorbiacées, ainsi nommées à cause delà forme de leurs longues racines vermiculaires et de leurs tiges délicates et flottantes; il a pour type le C.printanier {C. verna), à feuilles d'un beau vert, en forme de rosette; à fleurs d'un blanc sale, qui croît dans les étangs où il est habituellement submergé, et qui peut servir à lamenderaenl des terres. — Quelques botanistes font de ce genre le type de la famille des Callitrichinées.

CALLITRIS, genre de la tribu des Cuuressinées. le même que le Thuya articuléavix fournit lasanaaraque. Ioj/.thcta.

CALLORHYNQUE (du gr. xi^'Xoî, beauté, et pûvyo-^ bec . pf)iss<>n. Voy. chihèbe.

CALLOSITÉ (du lat. callositas, de calUnn, cal), induration (|ui se forme accidentellement à la plante des pieds, par rcllet de la marche, ou à la paume des mains, par suite de travaux rudes. — Chez les Animaux, on donne ce nom à certaines parties que recouvre un»' peau plus éjwisse, souvent rugueuse, dépourvue de poils, et quelquefois colorée, comme sur la poitrine et les genoux des chameaux, aux fesses des singes, etc.

En Pathologie, on appelle ainsi les bords exubérants et durs de certains ulcères et fistules {Voy. ces mots).

CALLOV EN (de helloway, en Angleterre), nom donne, en Géologie, a celui des étages jurassiques qui suit 1 étage bathonicn et précède l'étage oxfordien. En France a se comiK)se généralement de calcaires plus ou moins argileux, d argiles avec intcrcalations d'oolitlies ferrugineuses. Il comprend : une zone inférieure, à Ammonites macrocephalus, calloviensis et Kœnigi (mine noire de Poix-Terron dans les Ardennes) ; une zone movenne à Ammonites anceps, coronatus, Jason (minerai's de fer de la \oulte); une zone supérieure à Ammonites athleta, Lambertt, ornatus. Ces trois zones ae retrouvent à peu près partout où l'étage callovien est représenté : en France, en Angleterre, en Allemagne, en Russie et jusque dans l'Inde et l'Amérique méridionale. Dans les Alpes orientales, le callovien est caractérisé par des calcaires compacts renfermant des Brachiopodes particuliers. — Le Callovien correspond à une période de transgressivité des mers jurassisiques ; c'est ainsi que les parties centrale et septentrionale de la Russie, qui formaient un continent à l'époque du Jurassique inférieur et moyen, ont été envahies par la nier calloyienne, par conséquent au début même du Jurassique supérieur.

CALLUNA, nom générique de la Bruyère vulgaire. Voy.

BRCTÈRE.

CALMANDE, étolîe de laine lustrée d'im côté comme le satin ; elle ne se fabrique plus.

CALMANTS. Ce mot s'applique, en Médecine, à tous les médicaments adoucissants, anodins, antispasmodiques et narcotiques. Voy. ces mots.

CALMAR ou E>coRXET (du lat. calamarium, encrier en forme de cometj, Loligo, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Dibranchiaux décapodes, et tvpe de la famille des Loligidés : corps charnu, contenu dans un sac allongé, atténué et garni d'appendices en forme d'ailes à sa base ; lame cornée et transparente enchâssée dans l'intérieur du corps; bouche terminale entourée de 10 bras garnis de ventouses, dont 2 plus grands que les autres. Les calmars habitent la haute mer, mais ils viennent sur les côtes, pour la ponte. Ils nagent à reculons avec une extrême vitesse, et sont très voraces. Leur chair est comestible. Comme les seiches, ils ont près du cœur une poche qui renferme une liqueur noire, espèce d'encre employée en peinture sous le nom de sépia. On se sert des calmai-s comme d'appât dans la pèche de la morue. Ils forment un grand nombre d'espèces qui se trouvent en abondance dans toutes les mers. On n'en connaît qu'une seule espèce fossile, appartenant aux terrains toarciens.

CALMAR ET, Loligopsis, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Dibranchiaux, présentant comme les Calmars un corps charnu contenu dans xm sac oblong et ailé à st liase. Leur osselet intérieur est pourvu d'une longue tige supérieure ; leur bouche terminale est entourée de 8 bras sessiles. Les calmarets ne forment qu'mi petit nombre d'espèces.

CALOBATE (du gr. xxXoSirrjî ?) , Calobata, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères athéricères, tribu des Muscidés, ainsi nommé à cause de sa marche rapide et élégante; on le voit, en effet, courir légèrement sur les feuilles des arbrisseaux. La C. pétronelle, ou Mouche de St Pierre, doit son nom à la faculté qu'elle possède de marcher sur l'eau, comme le fit St Pierre.

CALODROME (du gr. xâ^ov. échasse. et ôpotisJ;, coureur), Calodromus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des RhjTichophorcs, tribu des Curculionides : corps allongé, tête courte, tarses postérieurs extraordinairemenl longs. Le C. Harrisii, tj-pe du genre, se trouve à Manille.

CALOMEL ou caloxélas (du gr. xxXô;, beau, et fjiiAx;, noir; parce qu'il noircit à la lumière), Protochlortire de mercure. Chlorure mercureux. Mercure doux, combinaison de chlore et de mercure dont la formule est Ilg-Cl*. C'est un corps blanc, insipide, insoluble dans l'eau, volatil sans décomposition, et cristallisable. Il est attaquable par les acides, par les alcalis et par les chlorures alcalins, qui le transforment plus ou moins rapidement, suivant la concentration, en nichlorure. Il noircit lentement sous l'influence de l'air et de la lumière et immédiatement sous celle de l'ammoniaque. On le prépare en sublimant un mélange de bichlorure de mercure et de mercure hiétallique. ou bien un mélange de sel marin et de sulfate mercureux. A l'état natif, le calomel se trouve en très petits cristaux quadratiques, blancs ou gris, avec

CAIXJMxME

Page 1