ANIMALE
CALORIE (du lat. calor). C'est l'unité de chaleur : elle est égale à la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 0" à 1° C. la température d'un kilogramme d'eau. Pratiquement il faut ime calorie pour élever de 1° C. la température de !''« d'eau, quelle que soit cette température, c.-à-d. que la chaleur spécifique de l'eau est sensiblement constante, lin emploie aussi la petite calorie, égale à la millième p.irtie de la calorie.
CALORIFÈRE (du lat. calor et /'ero, porter), nom qu'on donne à toute espèce d'appareils destines à porter la chaleur dans les appartements, les serres, les séchoirs, les ateliers, etc. On distingue : l" les C. à air chaud, composés d'une chambre de chauffage et de tuyaux destinés à porter où l'on veut l'air échaulfé; 2° les' C. à vapeur, composés d'une chaudière pour la formation de la vapeur, de tuyaux de conduite qui transportent la vapeur, tuyaux de condensation où la vapeur retourne à l'état liquide, et de tuyaux de dégorgement qui lui fournissent une issue; 3^ les C. à eau cliaude, composés d'une chaudière et de tuyaux dans lesquels passe constamment de l'eau bouillante, qui échaulfé l'air ambiant [Voy. thehmosumion). — Les tuyaux des calorifères sont enferre, en fonte ou en cuivre; dans les habitations, les tuyaux de fonte sont préférables aux tuyaux de cuivre, qui portent une odeur desagréable ; mais ceux-ci sont employés de préférence dans les séchoirs des fabriques, parce qu'ils conduisent mieux la chaleur et n'ont pas l'inconvénient de tacher les étoffes. Le foyer est généralement placé dans une cave ; il en part des tuyaux
aui se raniilient dans tout l'édilice. — On fai)riquc aussi es calorifères mobiles et portatifs, qui ne sont guère que des poêles. Voy. ce mot.
L'art de construire les calorifères n'était pas inconnu aux anciens : on trouve mentionnés chez les Romains des caliducs qui remplissaient le même office que nos calorifères; longtemps oublié, il a été remis en pratique à la fin du XVII" siècle par Bonnemain; auj. il est partout répandu.
Voy. CHAUFFAGE.
CALORIFICATION, se dit, en Phvsiologie, de la fonction par laquelle un être vivant produit'de la chaleur. Les phénomènes de calorificalion sont surtout marqués cl:ez les animaux à sang chaud; mais, bien que moins accentués et passant en général inaperçus, ils n'en existent pas moins chez les animaux inférieurs, et même chez les végétaux à diverses périodes de leur développement.
CALORIMÉTRIE (du ht. calor. chaleur, et du gr. IxîTpov, mesurej, ensemble des méthodes à l'aide des-
quelles on détermine les quantités de chaleur. Ces méthodes sont : l. La viclhode des mélamjes, dans la(|uelle la chaleur dégagée par un corps chaud sert : 1" à échaullcr une masse d'eau ou d'un autre liquide, placée dans un vase métallique appelé calorimètre; l'élévation de température permet de calculer, quand on connaît le poids et la ciialeur spécifique des corps échauffés, le nombre de calories cédées. Cette méthode a été surtout emjiloyée par Regnault et par M. Berthelot, à qui l'on doit i)lusieurs excellents tvpes de calorimètres; — 2° à échauller du mercure placé dans une sorte de gros thermomètre; le corps chaud se met dans un moufle, pénétrant au sein du mercure, e». on mesure les quantités de chaleur par la dilatation de ce dernier; cet appareil est diî à l'avre et Silbermann; il n'est pas très précis, mais est d'un emploi commode; — 3° à fondre de la glace ; ici le corps chau<l revient à zéro el chaque kilogramme de glace tondue exige l'absorption de 80 calories. Celte méthode est due à lUack, qui opérait au sein d'un bloc de glace limpide et sans (issure, et mesurait directement par la balance le poids de l'eau fondue. Un appareil analogue, dîi à Laplace et Lavoisier, ne présente qu'une exactitude très médiocre. Dunsen a donné un calorimètre de glace, dans lequel la quantité de glace fondue s'apprécie par la diminution de volume qui résulte de la transformation de glace à zéro en eau à la même température; c'est un des meilleurs appareils calorimctrifiues qui existent. — IL La méthode du refroidissement : elle repose sur ce fait, qu'une même surface perd, dans le même temps, par le rayonnement, une même quantité de chaleur [wur une température constante, de sorte que. quel que soit le corps renfermé dans une enveloj)pe, la chaleur émanant de la surface dans un temps donne dépendra entièrement de celte surface, et non ae la nature du corps enfermé ; si l'on enferme dans une semblable enveloppe des poids égaux de deux corps contenant des quantités de chaleur différentes, la durée de leur refroidissement sera dans le rapport de ces quantités de chaleur.
On détermine par ces diverses méthodes : les chaleurs spécifiques, les chaleurs latentes de fusion et de vaporisation, les chaleurs de combustion. Voy. ces mots.
CALORIQUE, nom de la cause inconnue des phénomènes de chal;nir. Voy. chaleur.
CALOSAURE (du gr. xaXôî, beau, etca-jpa, lézard). t,'a losnurus, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Lacertiens, établi pour une seule espèce, le Lézard de Lesrkenault, qui habite l'IIindonstan.
CALOSOIME (du gr. xa).ôî, beau, et (Twiia, corps), Calosoma, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères. famille des Carabiques, renferme des insectes assez grands, très voraces, à l'abdomen ])resquc carré, et a pour type le C. sycophante, long de 0 m. 015, d'un noir violet ; sa larve vit sur le chêne, dans le nid des chenilles processionnaires, dont elle se nourrit. Le C. inquisiteur vit, ainsi fine le précédent, sur le chêne, et fait la chasse aux chenilles et aux petits insectes. Le C. à points d'or se trouve en Algérie.
CALOTES. nom latin du genre galéote.
CALOTTE (diminutif de cale, petit béguin porté en dessous). La calotte semble d'origine fort ancienne; les |)euples de l'Orient la portent tantôt seule, tantôt entourée d'un turban. On la trouve en France chez les ecclésiastiques dès le XII' siècle. Louis XI portait une calotte sous son chapeau. Au xvi" siècle elle devint une coiffure à part et prit le nom de toque. La calotte, autorisée par le concile de Milan, devint aussi une pièce indispensable du costume des prêtres séculiers (xvi' siècle) ; sous Louis XIV elle fut d'un usage presque général pour les laïques dune profession grave. Sous Louis XV les cavaliers la perlaient sous leur chapeau. Aujourd'hui elle est encore en usage dans les professions sédentaires et chez les bourgeois retirés. Les pharmaciens portent volontiers la calotte de velours. L'Eglise n'a pas non plus renoncé à ce genre de coiffure : la couleur suit celle de la soutane : violette pour les évoques, rouge pour les cardinaux, rouge bordée d'hermine blanche et à oreilles pour le pape.
En .\nalomie, on appelle calotte du crâne la partie supérieure de celte cavité ; C. apnne'vrotique, l'aponévrose des muscles frontaux. — Voy. teigne.
Calotte, en Architecture. Voy. voûte
Calotte sphrrique. Voy. zone.
CALOYER (du gr. xaT^ôç, beau, el yépoyj, vieillard), moine grec. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.