‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 265 sur 1729 · DIVINATION · texte numérisé non relu

DIVINATION

CARTON, pâte desséchée faite avec des matières fibreuses i communes, de la paille, du Ixiis. des vieux papiers et des | cartons détrempés, malaxés et broyés à l'eau. On fabrique j le carton comme le papier, soit à la cuve, feuille par feuille, soit à la machine, d'une façon continue. Le carton épais. ' d'un seul jet. à la cuve, s'obtient par pression et égoullage d'une forte couche de pâle entre deux formes ou tamis grossiers. Les machines à carton sont analogues à celles qui produisent le jwpier, mais sont plus robustes et plus rudimentaires; on ontient le carton en feuille continue, que l'on découpe aux dimensions voulues et que l'on colle ensuite pour obtenir dilTérentes épaisseurs.

Les usages du carton sont multiples : la reliure des livres, des registres, la fabrication très variée du « cartonnage » pour emballage, les tissages à la Jacquard emploient le carton sous divers aspects, brut, lissé, coloré en pâte ou recouvert de papier.

On fabrique des objets légers et solides, comme des plateaux, des vases, avec de la pâte à carton mélangée à de la colle forte, moulée, vernie et cuite. Le carton-pâte ou carton-pierre est un mélange de craie et d'huile et de la pâte à carton ; le composé durcit à l'air et trouve son emploi chez les faliricants de moulures et de statuettes. On obtient un produit pour couverture de bâtiments légers avec du carton en rouleau recouvert sur une face de bitume, connu sous le nom de carton-bitume.

En Typographie, on nomme carton : 1° un feuillet qu'on réimprime pour le substituer dans le livre même à celui où l'on veut faire des corrections; 2° les moitiés ou parties détachées d'une feuille.

Dans le> Arts, on donne ce nom aux grands dessins faits par les peintres pour servir de modèle à leurs grands ta-

bleaux, et surtout aux peintures à fresque, sur vitraux, etc. ( Voy. dessi.n) ; ils sont faits au cravon noir rehaussé de blanc, et sont de la grandeur de la fresque. Les plus beaux cartons sont ceux de Raphaël, de Jules Romain, de Michel- Ange, de Léonard de Vinci.

CARTON DE MONTAGNE, Variété d'amiante en masses feutrées.

CARTONNIÈRE (guêpe). Voy. épipone.

CARTOUCHE (de l'ilal. caHoccio), nom donné à certains

ornements sculptés, peints ou dessinés en forme de papier

déroulé ou de toute autre figure, suivant la fantaisie de

l'artiste, au milieu desquels on a ménagé un espace destine

à recevoir une inscription, une devise, des armoiries, etc.

Le cartouche se place au frontispice d'un édifice, au lias

j d'un tableau, d'une gravure, d'une carte de géographie, etc.

I — Le cartouche de petite dimension prend le nom de

cartel.

Dans l'Art militaire, on nomme cartouche l'engin qui constitue la charge des armes à feu se chargeant par la j culasse. 11 se compose, pour les armes de guerre actuelles, d'un étui en laiton contenant la chaire de poudre et ferme par la balle. Le fond plat ou culot de l'étui est dispose I pour recevoir la capsule à demeure et permettre la trans- ! mission du feu de l'amorce à la poudre. Les cartouches des j armes de chasse ne diffèrent généralement des précédentes qu'en ce que le culot seul, qui porte la rapsule, est en métal, tandis que le reste de l'étui est en carton. La cartouche employée pour les armes se chargeant |jar la bouche était un petit paquet contenant la poudre et la balle nécessaires pour une charge, l'enveloppe servant de bourre. Cette cartouche, inventée à la fin du xvii» siècle, avait été adoptée pour l'armée française en 1738.

On donne également ce nom aux cylindres de matière explosible, enveloppés de papier fort ou de parchemin, en usage dans l'industrie et dans l'armée.

Dans l'Armée, le mot cartouche imprimée était autrefois synonyme de congé {Voy. l'ord. royale du 2 juillet 1716) ; la cartouche jaune, espèce de congé infamant, était donnée aux soldats dégradés, passés par les verges ou renvoyés comme indignes; elle a été abolie en 1790, avec les congés infamants.

CARTOUCHIÈRE. Fo^. giberne.

CARTULAIRE (du latin carttdarium), nom qu'on donne le plus souvent aux manuscrits contenant les actes et les titres des établissements religieux, mais qui s'applique on réalité à tout recueil du même genre concernant non seulement l'Eglise, mais encore les villes, corporations et individus. Les cartulaires ont souvent la forme de registres, quelquefois de rouleaux de feuilles de parchemin cousues bout à bout. Ils sont d'une grande utilité pour l'histoire, mais ils ont liesoin d'être consultés avec précaution, l'n dos plus anciens est le Cartulaire de l'Abbaye de St-Berlin, à St-Omer, rédigé vers 9()1 par le moine Folquin. Le nombre des cartulaires en France et à l'étranger est très considérable, mais la bibliographie en laisse à désirer. On peut citer, publié par M. Ulysse Robert dans le Cabinet historique (t. XXXIII et XXXIV). VInventaire des cartulaires conservés dans les Bibliothèques de Paris et aux Archives Nationales, suivi d'une bibliographie des cartidaires publiés en France depuis 1840.

CARTULAIRE, cartulorius, officier de l'Eglise, dont la charge consistait, dans l'origine, à garder les chartes ou papiers qui concernaient le public. Dans la suite, ce fut un grand dignitaire de la cour papale et de colle de Conslautinoplc.

CARUM, nom latin botanique du genre Carvi. Voy. ce mot.

CARUS (du gr. xipoî). assoupissement profond, dernier degré du coma, est caractérise par l'insensibilité à l'action des plus forts stimulants.

CARVI (du gr. xâoov), Carum, genre de la famille des Ombellifères. tribu îles Amminées, se compose d'herlies à racines tubéreuses et à Heurs blanches. Le CMrvi des prés (C carvi) est une plante bisannuelle, à tige lisse et rameuse, haute de 0 m. 60, garnie de fouilles pointues et de petites ilours d'un blanc jaunâtre : sa racine, fusiforme, allongée, de la grosseur du jiouce, analogue à celle du panais, devient comestible jiar la culture ; ses fruits {graines de carvi] sont brunâtres, d'une odeur forte et àromalitpie : ils fournissent une huile essentielle, et sont stimulants et carminalifs. Le C. noix de terre ou Itunion bulbeux [C. bulbocnKlanum] est une herbe vivaco. dont la racine, grosse comme une uoijt. blanche à l'intérieur.

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