CATALEPSIE
sont aujounl'lini comprises dans les règlements sur le service en caniuagnc ; ces règles fixent, en particulier, tous les détails d installation des troupes dans les bivouacs suivaul la forme et l'étendue du terrain dont elles disposent.
CASTRAT (de l'ital. castralo), chanteur que l'on a mutilé dès l'enfanoe pour lui conserver la voix aiguë de coiilralto ou de soprano, et prévenir les changements nue la puberté fait subir au timbre de cet organe. Admis a'abord dans les chants d'église, les castrats s'introduisirent bientôt au théâtre, où ils excitèrent l'enthousiasme. Leur vogue ne paraît dater nue du xvi" siècle ; ils étaient surtout communs en Italie. Jusqu'au pontificat de Clément XIV, on toléra dans les Etats romains l'opération de la castration ; auj. les castrats ont presque entièrement disparu. Plusieurs ont joui d'une grande réputation, et ont acquis une nnmcnsc fortune, entre autres Caffarelli, Farinelii et Cresceatini.
CASTRATION (du lat. castratio). La castration a pour ell'et chez Ibomme, surtout quand elle a eu lieu dans l'enfaïK-e, d'arrêter le développement du corps, d'empêcher l'apparition de la barbe, de conserver à la voix un timbre clair et argentin. De tout temps on a pratiqué cette opération en Orient, pour fournir des gardiens aux sérails ( Yoy. eunuque) ; on y a eu recours en Italie dans ces derniers siècles pour obtenir une espèce particulière de voix.
Yoy. CASTRAT
La castration est pratiquée parfois dans un but thérapeutique. Chez la femme elle se pratique pour enlever les ovaires altérés ou pour le traitement de certaines tumeurs utérines. — On emploie aussi la castration pour dompter les animaux indociles, pour favoriser l'engraissement des bestiaux et des volailles, ou le développement de la toison chez les bêtes à laine ; enfin, pour limiter la reproduction de certaines espèces. Dans le même but on enlève aussi les ovaires aux femelles de certaines espèces, vaciies, truies, etc. Les animaux mâles qu'on soumet à cette opération sont surtout les taureaux, les béliers, les chevaux, les baudets, les verrats, les coqs, les moutons, etc. La plupart de ces animaux changent alors de nom : le taureau devietit bœuf; le bélier, mouton ; le verrat, cochon ; le coq, chapon ; le cheval devient cheval hongre.
CASUARINE ou filao, Casuarina, genre type et unique de la famille des Casuarinées. Ce sont de grands arbres originaires de l'Asie tropicale et des îles de l'archipel Indien; ils sont remarquables par leurs liges privées de feuilles, à rameaux grêles, verticillés ; par leurs fleurs mono'îques ou dio'iques ; les fleurs mâles ont une seule étamine et sont en épis, les femelles sont disposées en chatons. Les plus belles espèces sont la C. à feuilles de jii-èle ou Filao de l'Inde, de 10 m. de haut ; la C. tuberculeuse et la C. distyle, que l'on cultive dans nos serres. Leur bois n'offre point les couches concentriques des végétaux dicotylédones, mais des cercles nombreux avec des cellules comparables à celles des rayons médullaires : il est très dur et très compact. Les indigènes l'emploient pour la construction de leurs pirogues et la fabrication de leurs armes.
CASUEL (du lat. casualis, éventuel), se dit spécialement des rétributions accidentelles accordées aux curés, vicaires ou desservants des paroisses pour certaines fonctions de leur ministère, comme baptêmes, mariages, sépultures, messes, etc. Le casuel a son origine dans les dons volontaires que les fidèles de la primitive Église offraient à leurs prêtres, et qui constituaient alors tout le revenu des ministres du culte. Aujourd'hui que les fonctions ecclésiastiques sont rétribuées par l'Etat, le casuel sert encore à suptiléer à l'insuffisance de certains traitements : seulement la ui du 8 avril 1802 a exigé que les évêques ou les fabriques des paroisses établissent un tarif de ce qu'il était permis aux prêtres de recevoir dans l'exercice de leur ministère, et que ce tarif fût soumis préalablement à l'autorité civile ou judiciaire. Une partie des oblations des fidèles va, non aux prêtres, mais aux fabriques. — Voy.