CASSITÉRITE
CASTRAMÉTATIOxN
CASSITÉRITE du gr. xajTÎTEpoî. ctain), oxyde d'étain naturel ISnU-). Ce minéral cristallise dans le système quadratique; les cristaux sont souvent groupés cl présentent un angle rentrant, qu'on appelle bec d'étain. Ce minéral est brun ou noir, parfois concrétionné [étain de bois). On le trouve dans les terrains anciens. Gîtes principaux : Villeder ^Morbihan) en beaux cristaux, Bohème, Comouailles, Uanca îles de la Sonde}.
CASSOLETTE (dimin. de cassolle , poêlon; de casse), réchaud de métal plus ou moins précieux dans lequel on fait brûler ou évaporer des parfums. — On donne aussi ce nom à un ornement d'Architecture, figui-ant un vase d'où s'échappent des flammes et qui se place sur un entablement, un arc de triomphe, un retable, un catafalque, etc.
CASSONADE, sucre brut et en jKtudre, qu'on apporte en Europe dans des caisses dites ca««OHs. Voy. sccre.
CASSUVIUM, plante. Voy. ac.uou et anacardier.
CASTAGNEAU, poisson. Voy. chkohis.
CASTAGNETTES (en esp. castaùetas, dimin. de caslaiia, châtaiguo, à cause de leur forme), instrument de percussion, composé de deux petites pièces de bois ou d'ivoire concaves, en forme de coquille, et jointes ensemble par un cordon. Les danseurs espagnols se les attachent aux poignets, et en les frappant l'une contre l'autre avec les doigts de chaque main ils font entendre un bruit cadencé
Ïui marque la mesure de leui-s mouvements. C'est au son es castagnettes que l'on danse le boléro, le fandango, etc. — Cet instrument est encore en usage en Espagne, en Sicile et dans quelques parties de l'Orient. Les anciens paraissent avoir connu quelque chose d'analogue.
CASTAGNEUX,nom vulgaire du Petit Grèbe. Tôt/. grèbe.
CASTAGNOLE (de l'ilal. caslagnolla). Brama, nom \-ulgaire d'un Poisson acanthoplérvgien, famille des Squamipennes. commun dans la Méditerranée, et qui est recherché pour sa chair tendre et délicate; son profd est élevé et sa longueur atteint de 0 m. 70 à 0 m. 80. Il est d'un gris brillant et métallique.
CASTANÉES, nom donné par Adanson à un groupe de la famille des .\menlacées, ayant pour type le Châtaignier [Castanea) et en partie analogue aux Cupulifères. Voy. ce mot.
CASTE (du portugais casta), désigne une catégorie spéciale d'une société humaine, différente de la classe, en ce que celle-ci est toujours ouverte et la caste toujours fermée. La classe dépend du libre choix et des aptitudes de l'individu : la caste dépend uniquement de la naissance. On naît, on vit et on meurt dans la caste que le sort vous a donnée. Beaucoup de nations ont connu le régime des castes : il existait au Mexique et au Pérou lors de l'arrivée des Espagnols ; quelques-imes le connaissent encore. Il a atteint son complet développement dans l'Inde, sous l'influence du Brahmanisme, dont il est la condition même d'existence. Dans la partie de l'Inde soumise à la loi de Brahma, la société civile comprend quatre grandes castes : 1" les brahmanes; 2° les kchatryas; 3" les vaisyas; 4° les soudras. Les trois premières sont seules appelées à la régénération spirituelle, qui manquera toujours au soudra. Audessous sont des castes secondaires, nées du mélange des trois castes entre elles. La société est ainsi divisée en une foule de petits groupes qaï ont tous un caractère professionnel. Les brahmanes sont prêtres, les kchatryas guerriers, les vaisyas négociants et agriculteurs, les soudras domestiques, les soùtas cochers, les ambachtas médecins, etc. Enfin, tout à fait au-dessous des castes les moins honorables se place une multitude sans nom. celle des parias ou tchandâlas, exclus de toute organisation sociale et dont le contact seul est une déchéance pour celui qui le subit. Le système des castes est un obstacle sérieux au progrès dans l'Inde. Mais, bien qu'il soit tout à fait opposé à la constitution actuelle des sociétés européennes, il faut lui reconnaître quelques avantages. Il a contribué au respect des traditions qtii fait la force d'un Etat, au maintien de l'esprit de discipline et du principe d'autorité. Il a assuré l'existence d'une société à laquelle le climat et le caractère même de la race semblent enlever tout esprit d'initiative.
CASTELA (du poète franc. R. Castel . genre de la famille des Ùchnacées ou des Simarubées, créé pour des arbrisseaux épineux d'Amérique, à feuilles alternes, d'un vert luisant, à fleurs jaunes et à fruits rouges, qu'on cultive comme plantes d'ornement.
CASTILLE (le l'espagn. castillo, du lat. caslellum. château;, nom donné, au movcn âge, à des imitations de
châteaux forts ou de tours, dont on faisait usage dans les pas d'armes ou dans les tournois pour simuler des assauts et défenses de places. Voy. tournoi.
CASTINE de l'ail. Kalkstein. pierre à chaux), fondant calcaire que l'on emploie dans les hauts fourneaux lorsque le mmerai de fer contient une trop forte proportion d«rgile. Voy. foxte.
CAS'TOR (du gr. xaTTwp) ou biètrk (du lat. fiber dérivé lui-même du celtique). Castor, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs. Les Castors ont environ 1 m. dé long sur 0 m. 50 de haut ; leurs formes sont lourdes et ramassées; leur pelage, bien fourni, est d'un roux marron. Ils ont les doigts des pieds de derrière unis par une membrane, et une grande queue ovale, aplatie horizontalement et couverte d'écaillés. Ils habitent toutes les contrées froides et tempérées de notre hémisphère, la Sibérie,
l'Europe jusqu'au Rht'me, et l'Amérique du >"ord. Le
C. du Canada [C. fiber) est célèbre par son industrie. L'été, il habite des terriers qu'il creuse sur le bord des \ fleuves, et l'hiver des huttes au'il se construit sur le bord I ou au milieu des eaux. Ces nuttes ont deux étages, l'un sous l'eau, pour ses provisions, l'autre au-dessus pour son I habitation. Dans les eaux courantes, il établit des digue* j solidement construites, pour avoir mi étang dont le niveau I reste invariable. Pour cela, il coupe, il ébranche des ai- I bres, les roule dans le fleuve et les abandonne au coursiii I jusqu'au lieu qu'il a choisi ; là des castors plongent pour ! creuser un trou au fond du fleuve ; d'autres y posent verj ticalement l'extrémité du pieu, qu'ils fixent avec du mor- I tier. Deux rangées de pieux étant ainsi formées, ils les I entrelacent avec des branches flexibles, et en comblent I l'intervalle avec des pierres et de la terre gâchée. Ces ■ digues ont de 3 à 4 m. de base et plus de 60 m. de lon- I gueur. — Les castors vivent le plus souvent en société : I leurs troupes se composent de 2 à 300 individus. I.es espèces qui habitent 1 Europe ne bâtissent pas, parce que i le voisinage de l'homme les en empêche. Ces derniers castors sont plus grands, leur poil est plus rude et leur queue plus longue.
Le Castor fournit au commerce le castoréum ( Voy. ciaprès), des peaux qui servent de fourrure, et un poil dont on fait un excellent feutre avec lequel on fabnaue les chapeaux dits de castor. Les peaux de castor se aistinguent dans le commerce en C. neuf, C. sec et C. gras. Les premières sont celles des castors qui ont été tués pendant l'hiver et avant la mue : ce sont les meilleures ; les castors secs proviennent de la chasse d'été ; enfin, les castors gras sont des peaux que les sauvages ont portées : tes deux dernières espèces ne servent guère que jwur la fabrication des chapeaux. On tisse aussi le poil de castor en le mêlant à de la laine de Ségovie, et on en fabrique une étoffe connue sous le nom de castorine.
L'huile de castor, des pharmaciens anglais, est de l'iiuilc de ricin. Voy. ricix.
CASTOR et GÉJiEADX, étoilc double qui paraît être de It grandeur, mais qui est en réalite formée de deux étoiles des grandeurs 2,3 et 2,7, situées à 5 secondes l'une de l'autre.
CASTOR, var. de Pétalite, ainsi nommée de son association avec le Pollux. ( Voy. ce mot)
CASTORÉUM (de Ca»/or), substance animale particulière, jaune, sirupeuse et fétide à l'état frais, qui est sécrétée j»ar deux glandes situées sous la queue du Castor, l'une à droite et l'autre à gauche du canal commun où viennent déboucher les organes de la génération et ceux de la défécation. On estime surtout celui qui vient de Sibérie. Ix; castoréum desséché est d'une odeur plus ou moins forte, pénétrante, fétide ; il renferme principalement une huile acre et volatile qui contient de l'acide phénique, de l'acide benzoïque et de la salicine ; elle y est unie à des résines, de la cnolestérine, des produits liiliaires, des sels et une sorte de substance grasse non saponifiable appelée casto rine. On emploie le castoréum en médecine comme anl spasmodique; les anciens en connaissaient déjà l'efficacit • pour la guérison des affections nerveuses et autres malrdies des femmes. Il parait devoir ses propriétés à l'huile essentielle.
CASTORINE. Voy. castor et castorécm.
CASTRAMÉTATiON (du \n\.. castra, camp, et metari, mesurer . Ce mol tombe en désuétude. Il désignait la partie de l'Art militaire qui enseigne à choisir et à disjwscr l'emplacement d'un camp. Les règles relatives à cet art
CASTIUT