‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 272 sur 1729 · CATAPLASME · texte numérisé non relu

CATAPLASME

une de? formes de V hypnotisme [Votj. ce mot), caractérisée par une perte plus ou moins complète de la sensibilité extérieure et des mouvements volontaires, et surtout par une raideur tétanique des muscles qui fait que le corps conserve durant tout l'accès la position qu'il avait au moment de l'invasion ou celle qu'on lui donne ; les muscles respiratoires continuent alors à se mouvoir, mais la respiration est fort aifaiblie. Comme causes prédisposantes, on signale l'existence d'autres maladies nerveuses, comme l'hystérie, l'épilepsie, la chorée, l'hypocondrie ; im caractère mélancolique, irritable, etc. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes. Les causes détenninanles sont toutes les émotions subites, violentes ou pénibles, la colère, la teneur, la contemplation, l'extase, avec laquelle la catalepsie |)araît quelquefois se confondre. Les magnétiseurs assurent pouvoir produire à volonté sur certains sujets la catalepsie, soit totale, soit partielle. — L'invasion de l'accès est souvent précédée de céphalalgie, de pesanteurs dans les membres, de palpitations, de bâillements, de soupirs, de légères secousses convulsives; quelquefois il survient sans prodrome. Le malade est pris, ou graduellement ou tout à coup, d'une raideur convulsive des muscles, générale ou partielle; les traits sont immobiles, les yeux ouverts et le regard fixe. Le nombre, la durée et la' fréquence des attaques sont indéterminés : après quelques minutes, après plusieurs heures, ou même un certain nombre de jours, l'accès cesse, laissant des douleurs de tête, de l'agitation et une fatigue générale. Les malades semblent se réveiller, et ne conservent le plus souvent aucim souvenir de ce qui s'est passé durant et même avant l'accès. La catalepsie peut être confondue avec la mort ; il parait trop certain que des individus atteints de catalepsie ont été enterrés vivants. Pour faire cesser une attaque de catalepsie, on emploie les stimulations externes : on titille les narines avec les Iwrbes d'une plume: on en approche un flacon d'ammoniaque; on excite la peau à l'aide de frictions, et même en fustigeant les pieds et les mains. L'électricité, l'acupuncture ont quelquefois été employées avec avantage. Dans l'intervalle des accès, le traitement doit être réglé sur les causes présumées ou connues de la maladie, sur le tempérament, les habitudes, etc. — Pour mieux connaître ce singulier état, consulter : Bourdin, Traité de la Catalepsie (1841), et Favrot, De la Catalepsie, de l'Extase et de l'Hystérie il844).

CATALOGUE (du gr. xaiiAoyo;), se dit, en général, de toute liste d'objets de même nature enregistrés par ordre, de manière à pouvoir être retrouvés au liesoin ; il s'apphque spécialement aux livres, ainsi qu'aux collections des musées. L'art du bibliothécaire consiste surtout à bien classer les livres et à les bien cataloguer. On distingue plusieurs espèces de catalogues : le C. local, qui indique l'emplacement des livres dans une bibhothèque; le C. nominal, qui contient la liste alphabétique des ouvrages ; et le C. réel. où les ou\Tages sont classés dans un ordre systématique. Un grand nombre de systèmes de classification ont été pr()j)osés |>ar les bibliographes : ils sont exposés et appréciés dans le Dictionnaire de Bibliologie de Peignot. au mot Système bibliographique, et dans le Cotirs élémentaire de Bibliographie de M. Achard. Le plus ordinairement, les matières sont rangées dans l'ordre suivant : Théol(^e. Jurisprudence, Sciences et Arts, Lettres, Histoire, Géographie. Polygraphie, Collections, Bibliographie; mais on comprend mic cet ordre doit être motlifié selon la composition de la oibliothèque qu'il s'agit de cataloguer. — Il existe, tant en France qu'à l'étranger, beaucoup de catalogues imprimés des bibliothèques publiques. Les plus remarquables sont ceux de la Bibliothèque nationale de Paris, des Bibl. de Ste-Geneviève, de l'Arsenal et de la Cour de cassation, aussi à Paris ; celui de la Bibl. impériale de Vienne, celui de la Bibl. de Gœttingue. etc. Quant aux catalogues de collections particulières, les meilleurs sont dus : en France, à G. Martin, à l'abbé Boudot, à Barrois, aux bibliographes de Bure. Brunet, Renouard, Quérard, Van Praët et Barbier: en Allemagne, à Reimann. Fabricius, Georgi, Heinsius: en Angleterre, à Maittaire, Nicoll et Dibdin; en Russie, à de Pougens (bibl. Boutourline) et Stroïef (bibl. Tolstoï), etc. Yoy. bibliographie et bibliothèque.

Cataloaues détoiles, listes d'étoiles donnant les coordonnées fie ces étoiles par rapport à l'équinoxe moyen du commencement d'une même année: dans ces listes, les étoiles sont rangées à l'ordinaire par ordre d'ascensions dn)ites. Le plus ancien catalogue d'étoiles est celui que

' Ptolémée nous a conservé dans son Almageste, et qui renj ferme 1022 étoiles. Chez les modernes, les plus célèbres sont : le C. de Flamsteed, pubhé en 1725. et connu sous le nom de C. britannique; ceux de La Caille, Bradlev et T. Mayer. Parmi les travaux les plus récents, il faut citer le C. de Bode, celui de Piazzi, publié à Palerme, et contenant 6500 étoiles; l'Histoire céleste de Lalande, le caUlogue de Weisse, comprenant 75000 étoiles observées par Bessel ; les divers catalogues d'Argelander, comptant plus de 300000 étoiles; le catalogue do la British Astron. Assoc., fondé sur les observations précises faites avant son apparition ; les célèbres catalogues de Greenwich ; ceux de circumpolaires de Groombndge et de Carrington, de Rûmker, de Schjellerup, de Lamont, de Yamall, de Glasgow' de y Astronomische Gesellschaft, de l'Obsenatoire de Paris, etc.

Il a été construit aussi des catalogues spéciaux d'étoiles doubles, notamment celui de G. Ilerschel. comptant plus de 10000 couples ; des catalogues de nébuleuses, dont le plus récent, publié dans les Mem. of the B. Astr. Soc. par Dreyer, compte 7640 nébuleuses ou amas. Voy. cartes

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