‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 279 sur 1729 · CÉLADON · texte numérisé non relu

CÉLADON

Sajou, a formé les mois Cébicns, 3° tribu de la famille des Sinçcs dans la classificalioii d'I.-G. St-Hilaire, et Cébins, plus usité aujourd'hui. Les Cébins ou Sapajous sont les Sinffes du Nouveau Conlinent : ils ont 56 ou 32 dents et 24 dénis de lait, une nueuc souvent prenante, tics narines écart écs el point de callosités. — Genres principaux : Hurleur, Lagnlriche, Eriode, Atèle, Sajou, Callilricfie, Saïmiri. yijclipilhèquc et Saki.

CECIDOMYIES, Cecidomyise, groupe d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Némocèrcs, tribu des Tipules : leurs larves, qui sont fort petites, dévorent les épis de blé et les jeunes pousses de certains arbres, tels que le genévrier, le saule, le lotier, etc.

CECILIA, 297° petite planète, trouvée le 9 sept. 1890, par (jliarlois, à Nice. Voy. planètes.

CÉCILIE, CcPCiZia, groupe de Batraciens serpentiformes, ainsi nommés parce que leurs yeux sont presque invisibles, forment la transition entre les Urodèles et les Brancliiféres. Les Gécilies sont aquatiques et ovovivipares ; elles habitent l'Amérique méridionale, l'Inde et l'Afrique. Leurs métamorphoses ne sont pas parfaitement connues.

CÉCITÉ (du lat. cxcitas\. Voy. aveugles.

CÉCROPIE (nom mylhol.), Cecropia, genre de la famille des Urlicacées, a été créé pour des arbres lactescents des Antilles, à tige creuse et renflée aux articulations (d'où leur nom vulg. de Bois canon, B. trompelte), et à fleurs dioiques, en épis amentiforraes ; le fruit est un akène ovoïcie, lisse, enveloppé par le calice. On cultive surtout la (]. peltata, vulg. Coulequin, des Antilles, qui s'élève à 10 m., et la C. paUnata, du Brésil.

CÉCROPS, genre de petits Crustacés suceurs, voisin des Argules et des Caliges, et qui vivent en parasites sur les branciiies du turbot.

CÉCUM, portion du gros intestin. Voy. c^ccm.

CÉDILLE (de l'ilal. zediglia, petit zêta), espèce de petite virgule qu'on met sous la lettre c devant les voyelles a, o, u, pour indiquer qu'elle doit être prononcée comme un s dur : Français, façon. Auparavant on écrivait Franczois. facion.

CÉDO-NULLI [je ne le cède à aucun], un des noms vulgaires d'une belle coquille du genre Cône. Voy. amiral.

CÉDRAT (de l'ilal. ceara<o, citronné), fruit du cédratiek.

CÉDRATIER, Citrus medica, espèce du genre Oranger, groupe des Citronniers, renferme des arbres à feuilles ovales lancéolées, d'un vert foncé ; à fleurs peu nombreuses, petites, violàlres, donnant naissance à de gros fruits lisses, d'abord rouges, puis verts, et enfin jaunes, nommés cédrats. Parmi les variétés, on distingue le grand et le petit pondre, et la pomme de paradis, cultivés à Florence et à Gènes. L'écorce du fruit est très épaisse, et recouverte d'un épiderme qui renferme une huile essentielle très odorante et fort estimée. On fait avec le cédrat des confitures assez recherchées; on en lire aussi une excellente liqueur. — Transporté très anciennement de l'Asie méridionale en Syrie et en Palestine, le cédratier devint pour les Juifs un arbre sacré. Ce sont eux qui l'apportèrent en Italie, d'où il se répandit dans le reste de l'Europe.

CÈDRE (du gr. nÉôpo;), Cedrus, genre de la famille des Conifères, tribu des Abiétinées, voisin des Pins et des Mélèzes, renferme des arbres célèbres par leur élévation et l'indestructibilité de leur bois, et recherchés dès les temps les plus reculés pour les constructions nautiques, pour les temples et autres grands édifices, ainsi que pour les cercueils : la plupart des étuis de momies égyptiennes sont en bois de cèdre. Le bois du cèdre est résineux [Voy. cédrie), blanchâtre, et dégage une odeur agréable, surtout quand on le brûle ; ses feuilles sont petites, courtes, eparses, raides et piquantes, d'un vert sombre; elles ne tombent pas comme celle du Mélèze ; ses rameaux horizontaux s'éloignent du tronc de la dislance de plus de 10 m. ; les fleurs sont dioïques : chatons mâles ovoïdes, chatons femelles presque cylindriques : le fruit est un cône ovale, arrondi en tous sens et dont les écailles ne font aucune sailhe. — Jadis le cèdre couvrait les hautes montagnes du Liban, auj. il en a disparu, et il y a été entièrement remplacé par des forêts de châtaigniers. Le fameux cèdre du Jardin des Plantes de Paris est né en Angleterre d'où il a été apporté en France, en 1734, par Bernard de Jussieu.

Outre le Cèdre du Liban, le genre Cèdre renferme le C. de l Himalaya, plus connu sous le nom de Déodora

[Voy. ce mot), et le C. de l'Atlas, qui n est cultivé dans nos jardins que depuis le milieu de ce siècle. — On donne aussi le nom de Cèdre à des arbres qui sont tout à fait étrangers au cèdre véritable; on nomme : C. acajou, la Swiclénie mahogoni ; C. blanc et C. de Coa ou de Busaco, deux Cyprès; C. d'encens ou d'Espagne, le Genévrier à encens; C. des Bermudes, C. lycien, C. de Virginie, divers Genévriers ; C de la Jamaïque, le Guazuma ; C. de Sibérie, une espèce de Pin; C. rouge, l'Iciquier, etc.

CÉDRÉLACÉES (de Cedrela, g.-typc], famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, détachée des .Méliacées, dont elles diffèrent par leurs étaraines quelquefois distinctes, et par leurs ovules au nombre de 4 au moinsdans chaque loge. Ces plantes, toutes tropicales, sont des arbres en général très élevés, à feuilles pennées, à bois dur, odorant et coloré, que l'on emploie dans la menuiserie. Genres : Cedrela, Swietenia (Acajou à meubles), etc.

CÉDRÈLE, Cedrela, genre-type de Ta famille des Cédrclacées, est composé d'arbres à feuilles persistantes ; à fleurs petites, blanches, en paniculc terminale ; à fruit capsulaire. Ace genre appartiennent le C. odorant [C. odorata), \u\g. Acajou à planches [Voy. acajod) ; le C. velouté [C. velutina) et le C. loon, des Indes Orientales, dont l'écorce a des propriétés fébrifuges, etc.

CÉDRIE (de cèdre), résine qui coule du cèdre, en forme de larmes. Les anciens s'en servaient pour embaumer les corps : de là le nom de vie des morts qu'on lui donne quelquefois.

CÉDULAIRE (de cédule). On désigne quelquefois par ce mot le créancier chirographaire. Voy. ce mot.

CÉDULE (du lat. schedula, feuillet, page). On appelait autrefois cédule l'acte sous seing privé; on dit plus généralement billet. Voy. ce mot.

Cédule de citation, permission que délivre le juge de paix de citer à bref délai.

Dans l'ancien Droit français, on appelait C. évocatoire l'acte par lequel on demandait au conseil privé l'évocation d'un procès, sur le fondement qu'il y avait un certain nombre de juges qui se trouvaient parents ou alliés de la partie adverse.

Dans le Droit de la Révolution on appelait cédule hypothécaire un titre constatant un engagement hypothécaire et négociable à ordre.

On donne aussi le nom de cédules et de contre-cédules à beaucoup d'actes employés dans les provisions consisloriales émanées de la cour de Rome.

CEINTES (de ceindre), se dit, en Marine, de tous les cordages, câbles, grelins, aussières, etc., qui ceignent, lient ou environnent un vaisseau. On dit aussi préceintes.

CEINTRE. Voy. cistre.

CEINTURE (du lat. cinctura), cordon, ruban ou écharpe dont on se ceint, peut servir d'ornement et d'attache pour les vêtements amples et flottants, ou d'insigne et de décoration [Voy. écharpe), etc.; souvent aussi la ceinture tient lieu de poche ou de bourse, ou sert à soutenir des armes, tels que poignards, pistolets, etc.

Ceinture de Vénus ou Ceste, ceinture qu'Homère donne à Vénus [Iliade, ch. xiv, v. 215), avait le pouvoir d'inspirer de l'amour et de charmer les cœurs: elle renfermait les grâces, les attraits, le sourire engageant, le doux parler^ el rendait aimable la personne qui la portait, même aux yeux de celui qui avait cessé d'aimer.

Ceinture de deuil ou Litre, large bande noire qu'aux funérailles d'un grand personnage on met autour de l'église, à une certaine hauteur, et sur laquelle sont placées^ les armoiries du défunt.

Ceinture de Hilden, ceinture de cuir dont les Chirurgiens se servaient autrefois pour la réduction des luxations et des fractures.

Ceinture érysipélateuse, C. dartreuse. Voy. zona.

CEINTURON (augmentât, de ceinture), ceinture de cuir à laquelle on suspend un sabre, une épée, un couteau de chasse, une giberne ou une cartouchière, etc. Dans l'armée française, le ceinturon a été généralement remplacé par les buffleteries [Voy. ce mot).

CÉLADON, berger du roman de VAstrée (par d'Urfé],

3ui, désespéré des froideurs de sa bergère, se précipita ans les eaux du Lignon, et qui. sauvé par trois nymphes, resta néanmoins insensible à leurs charmes : ce personnage est devenu le type de l'amant sentimental et langoureux-

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