‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 28 sur 1729 · AFFIRMATION · texte numérisé non relu

AFFIRMATION

AFFtT

d'autrps furent (lrc«st'OS par Weiizcl, Rorfrmanii, Guytoii- Morvpflu, fil'. LnHiniti" n'est pas susceptible de mesure; c'est un résultat d'ailions moléculaires qui nous échappent.

AFFIRMATION [du lat. al'firmalio). En Lojfiuue. c'est tnutot l'acte par lequel l'intelligence prononce sur la réalité d'un l'ail, tantôt celui par lecpiel elle attrihue luie (pialité à un être; af/iniialion est ainsi ojtposé à urt/alioti. llenfennce dans la pensée, l'allirmation constilue un jugement. Exprimée par la parole, elle devient une proposition.

En Droit, V Affirmation est la déclaration de la vérité d'un l'ail, avec ou sans serment. Il va .4. de compte, de créances, de procès-verbati.r, etc., selon les oi)Jets aux- (|uels l'aHirmation s'applique (C. civ., art. 1450. 19*24; {',. de proc. civ., art. bôi, 671; C. de comm., art. 581, 497: C. d'instr. crim., art. 18, etc.).

I.'nrl. 1781 du C. civ., aux termes duquel le maître était cru sur son allinnation, dans les contestations avec ses domestiques et ouvriers relatives à leur salaire, a été alirogé par la loi du 10 août 18(58.

AFFIXES (du lat. affixus), terme de Grammaire, se dit tantôt des particules qui se mettent à la lin des mots pour en uKiditier le sens, p. ex. pour y ajouter l'idée accessoire lie rapport à l'une des trois personnes, comme cela a lieu dans les langues sémitiques ; tantôt des parties accessoires d'im mot, c.-à-d. des parties autres que la racine : on distingue aloi-s les allixes en préfixes, qui précèdent la racine, et en su/fides, qui la suivent. Voy. ces mots.

Va/ fixe d'un point rapporté à des coordonnées rectangulaires dans un plan est le nombre imaginaire ( Voy. ce mot) dont la partie réelle et le coefficient de la partie imaginaire sont respectivement l'abscisse et l'ordonnée.

AFFLEUREMENT, en Géologie, intersection d'une couche avec la surface du sol. Les angles que forment les lignes d'allleurement avec le méridien astronomique définissent les directions d'une couche.

AFFLICTIVE (peine). Voy. peine.

AFFOUAGE (du b.-lat. afToagium: A'ad et focus). On nomme ain?i et le bois de cliaulfage qui se délivre annuellement aux habitants d'une commune, et le droit de recevoir ce bois. Cet usage, introduit par la loi du 26 nivôse an II, est imité d'une loi donnée à la Lorraine par Stanislas fie Pologne. En principe, le Ixiis d'affouage se partage par feu, et il est interdit de le vendre. Cod. for., art. 105 et 103: loi du 24 nov. 1885. — Yoy. Meaume, Traité des droits d'usage dans les forêts et de l'affouage, 1851.

AFFOUILLEMENT, se dit, en Géologie, (le l'action des eaux couranles sur les roches qui forment la berge du cours d'eau. Une rivière affouille toujours les rives concaves et aliuvionne sur les rives convexes.

AFFOURCHER. c'est mouiller deux ancres de telle façon que la droite qui les joint soit perpendiculaire à l'évitage présumé du navire sous l'action du vent ou du courant.

AFFRANCHI [d'affranchir], libertus, libertinus, manumissus. Un nommait ainsi, chez les anciens, les esclaves (fui recevaient de leurs maîtres la liberté. Chez les Grecs, les alfranchis n'étaient pas considérés comme citoyens, et ne jouissaient d'aucun droit. Ils étaient tenus de rendre encore certains services à leurs anciens maîtres ; ceux-ci, de leur côté, leur devaient aide et protection. Les alTrancliis ([uittaient le plus souvent leur nom d'esclaves. — A Rome, les allranchis étaient également dans une condition inférieure' : leur droit de suffrage était restreint, ils ne pouvaient ni arriver aux magistratures, ni porter l'anneau d'or, ni entrer dans les familles sénatoriales; jusque sous le règne d'Auguste, ils ne purent même pas contracter mariage avec des ingénus ( Voy. ce mot) et furent exclus de la légion, du juslwnorum, des Sacerdotia et du Sénat. Ils étaient de plus dans la dépendance de leur patron : celui-t>i avait la tutelle sur ses allranchis impubères, pouvait exiger d'eux des services honorifiques ou pécuniaires, p. ex. de l'accompagner au forum, ou de lui fournir un certain nombre de journées de travail: à leur mort, il leur succédait s'ils ne laissaient pas d'héritiers : enfin l'affranchi ingrat envers son patron redevenait esclave. Le patron était tenu de son côté d'assister l'affranchi. D'ailleurs tous les affranchis n'étaient pas citoyens romains; il y avait aussi : 1° les A. latins juniens, qui n'avaient pas le droit de cité, p. ex. ceux qui avaient été affranchis non solennellement ( Voy. affranchissement) ou avant l'âge de 30 ans: 2° les .4. déditices, (lui m- pouvaient habiter Rome ni cent milles autour de Rome : c'étaient ceux que leur maître avait condamnés

pendant leur esclavage à quelque châtiment grave. Sous Justinien, tous les alfranchis obtinrent Vingcnuitas. Longtemps méprisés, se livrant surtout au commerce, les allranchis arrivèrent cependant sous l'Empire à la fortune et a la domination : Pallas, sous Claude, et Narcisse, sous Néron, furent les maîtres du monde.

AFFRANCHISSEMENT. Chez les anciens, l'affranchissement était l'acte par le(jU(!l on donnait la liberté à un esclave. A Sparte, le peuple seul pouvait affranchir les esdavtis ; il n'usait de ce droit que pour récompenser des services rendus aux citoyens ou à l'Etat. On d('clarail l'esclave libre en lui mettant une couronne sur la tète. A Athènes, le maître pouvait affranchir son esclave : il le

Iirésentait à un archonte, et h; déclarait libre en lui mettant a main sur la tête ; ensuite un héraut annorurait l'affranchissement au peuple. Quelquefois la répulilique affranchissait un esclave, et lui accordait le droit de citoyen lorsqu'il avait rendu de grands services. On affranchissait aussi chez les Grecs par vente fictive à la divinité. — A Rome, il y avait 5 modes d'affranchissement : 1° le cens : l'esclave devenait libre quand il était inscrit avec le consentement de son maître sur les registres du cens {] oy. c • mot) ; 2" la vindicte : une personne revendiquait la liberté d'un esclave devant le magistrat en le toucliant avec une baguette [vindicta] : le maître ne résistait pas, et le magistrat prononçait que l'esclave était libre ; 5" le testament : un maître ordonnait par son testament que son esclave fût libre, ou confiait à son héritier le soin de l'allranchir. C'étaient là les modes solennels de ralfranchissemenl : il pouvait aussi se faire par lettre ou déclaration devant témoins: mais alors l'esclave n'acquérait pas le droit de cité. L'affranchissement devint une cause grave d'abus vers la fin de la République. Les lois .Elia Seiitia (4 ans après J.-C.) et Fnfia Caninia essayèrent d'y remédi(^r en limitant les cas d'affranchissement. Justi'nien supprima ces restrictions.

AFFRANCHISSEMENT. Voy . POSTE et TIMBRES

AFFRÈTEMENT. Voy. fret et charte-partie.

AFFRONTÉ, t. de Blason. C'est exactement le contraire d'adossé. Deux animaux front à front sont affrontés. Se dit de toutes les pièces en général placées dans cette situation.

AFFUSION (du lat. affusio], moyen thérapeutique qui consiste à faire tomber de l'eau sur le corps, en masse assez considérable pour atteindre à la fois une grande étendue de la surface cutanée, ou à envelopper le malade dans un drap mouillé, où il reste de 10 à 15 secondes. On l'emploie contre l'aliénation mentale, les affections nerveuses, le tétanos. L'afl'usion produit une percussion et un refroi(lissement subit; elle (létermine la conslriction des vaisseaux capillaires et la concentration du sang sur les organes intérieurs; aussi ne doit-on l'emplover qu'avec prudence. Elle n'est salutaire qu'à condition d'être suivie d'une réaction en sens inverse, constatée par le retour à la température primitive de la peaw.

AFFUT, en termes de Chasse, lieu où l'on se cache pour attendre un animal quelconque à la rentrée ou à h sortie du bois.

AFFÛT. En Artillerie. Vaffât est le bâti qui supporte une bouche à feu. Un affût se compose essentiellement de deux flasques reliés par des entretoises et portant un encastrement destiné à recevoir les tourillons de la pièce. L'affût sert au pointage en direction et porte l'appareil de pointage en hauteur. On dislingue : 1'^. roulant (A. de campagne. A. de siège, en tôle d'acier), dont les fiasques s'appuient en avant sur l'essieu de deux roues et se rapprochent à l'arri(Te pour former la ffèche ; l'extrémité de cette fh'-che (la crosse) repose à terre pendant le tir et s'accroche à un avanl- Irain pour les routes ; r,4 . glissant (A. de mortiers, d'obusiers, A. de marine), dont les flasques portent sur la plateforme: VA. à châssis (A. de côte, de casemate, de marine), qui repose sur un châssis sur lequel il peut glisser. Ce châssis est muni de roulettes et pivote autour d'un axe. de façon à permettre le pointage dans toutes les directions. Ces derniers affûts sont encore, en général, en fonte ou en

lK)is.

Les affûts ordinaires prennent, sous l'action du tir, un mouvement de recul qu'on limite par divers moyens, tels aue salwts d'enrayage, freins, etc. Dans les 'affûts à déformation, la pièce est supportée par un mécanisme qui lui pc^rmet de se déplacer par rapport aux flasques et de revenir automatiquement à sa position de départ. Ces atfùts.

AFFLTAGE

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