AFFINITÉ
moins cher. On nVmpIit !o ballon qu'aux 5 4 environ, paixc que si le ballon était entièrement gonllé en quittant la Ifire. le gaz, tendant sans cesse à «e mettiv? en équilibre de pression avec l'air environnant, pourrait crever son enveloppe à une certaine hauteur : cette enveloppe est en fort talletas de soie et parfaitement gommée : elle est recouverte elle-même par le filet qui soutient la nacelle. 1,'aéronaute se munit aussi d'une provision de lest, dont il jette une partie quand il veut s'élever davantage et que le hiillon n'a plus de force ascensionnelle. Pour redescendre, il ouvre, au moyen d'une corde, une soupape ménagée à la partie supérieure du ballon, et par laquelle s'échappe alors une portion du gaz. L'invention du parachute [ioy. ce moti prévient une partie des dangers de la navigation aérienne. — Les aérostats n'ont guère été jusqu'ici qu'un spectacle destiné à amuser la foule dans les lèles publiques, dépendant on s'est servi des ballons pour reconnaître en temps de guerre les positions de l'ennemi ; on avait formé en 1795 une compagnie d'ingénieurs aérostiers. et à la bataille de Fleurus 1794). des officiers montés dans un ballon observaient les mouvements des Autrichiens. Les Russes tentèrent, en ISl^, de se servir des aérostats pour jeter sur l'armée française des projectiles incendiaires. — Biot et Gay-Lussac appli(|uèrent en 1804 l'aérostat à la solution de plusieurs problèmes de physique : Gay-Lussac - éleva à près de 7 000 mètres. Bixio et Barrai ont dépassé l'Ite hauteur en 1850, et plus récemment encore, MM. Glai- ~her, G. Tissandier, Crocé. Sivel. etc.. ont. à plusieurs reprises, exploré les liantes régions de l'air : les deux derniers • ni perdu la vie dans ces audacieuses tentatives. Quant aux ccensions scientifiques dans les régions moyemies de l'air, illes peuvent se faire en ballon captif et ne présentent alors aucun danger. L'emploi des ballons comme moyen de reconnaissance militaire a été repris en Amérique pendant la dernière guerre, mais combine avec la télégraphie électrique. Pendant le siège île Paris en 1870-1871. des communications régulières purent être établies avec la province au moven de ballons qui passaient par-dessus les lignes 0 inemies. Depuis quelques années, le service des ballons militaires a été complètement installé en France. De nom- Ireux essais ont été faits pour diriger les aérostats: malgré
auelques réussites partielles, le problème jwraît encore loin cire résolu.
AKROSTAT, constellation située entre le Poisson austral, 1.^ Capricorne et le Microscope, par îi^^O" d'ascension droite et cti' de déclinaison ; comprend "2 étoiles de 5" grandeur.
AÉROTHÉRAPIE (de àf,p, air. et ÔîpaTcjc-.v. soigner), méthode de traitement des maladies par l'air comprimé ou rarélié. L'asthme, l'emplivsème pulmonaire, la tuberculose pulmonaire à certaines périodes, ont été soumis à des traitements aérothérapiques.
iESCHYNANTHUS (du gr. aix/jw,. pudeur, et â>/6oî. fleur', genre de la famille des Gesnéracées, renferme des plantes sarmenteuses originaires de l'Asie tropicale, oii elles croissent, en fausses parasites, sur les arbres des forêts humides. On les cultive dans la serre chaude comme les I Orchidées, dans des corbeilles suspendues : leurs tiges sont ; |)eudantes et leurs Heurs en bouquets du plus beau rouge.
CSCHYNITE. minéral très rare qu'on trouve en Nonège et qui est un tilano-niobate de thorium, cérium, lanthane, j didyme, yttrium. fer, calcium.
^SCULUS, nom latin du genre vabronmer.
^SHNE. insecte Névroptère. Voy. libellule.
^THRA. 152' petite planète, trouvée le 13 juin 1875 par Watson. à Aiin Arbor (Etats-Unis). Voy. planètes.
^THUSE. .1-Jthiisa (du gr. aiôucrstu, enllammer). genre de la famille des Ombellileres. tribu des .Sésélinées, ainsi nommé à cause de l'àcreté du suc de la plante. L'-i. cynapiiim, ou Petite Ciguë, est très vénéneuse et peut cire confondue avec le persil ; elle en ditl'ère toutefois par l'odeur fétide qu'exhalent ses feuilles froissées, et par ses lleurs qui sont blanches, tandis que celles du persil sont verdàtres. Cette plante a les mêmes propriétés médicales que la Grande Ciguë: mais son emploi est plus dangereux.
AETITE ou IMERHE d'aigle. Voy. GÉODE.
AFFAIRES ÉTRANGÈRES. Voy. ministères
AFFAISSEMENT, nom donné, en Géologie, à un phénomène par suite duquel certaines parties de l'écorce terrestre sont abaissées à un niveau inférieur à celui qu'elles occupaient primitivement. Les affaissements sont généralement compen es par l'exhaussement des régions en rapport avec la zone affaissée.
AFFALER is' du flamand aflialen, tirer en bas). Co mot, en t. de Marine, est snionyme de « s'échouer d. — On dit, en le prenant activement, affaler une manœuvre, pour l'abaisser, peser sur elle, afin de vaincre le frottement qui la retient.
AFFECTION (du lat. affectio], toute modification passive en général (ex. on appelle affections pathologiques les maladies de rorganisme^. Cependant, en Psychologie, on désigne spécialement par le nom d'affections une classe de sentiments actifs qui se rapportent à nos semblables ou à d'autres êtres, et qui sont opposés à l'amour de soi. On divise les afTections : en bienveillantes, telles que la svmpatliie, l'amour, l'amitié, la pitié, la reconnaissance,' les affections de famille, le patnolisme, l'humanité : et en malveillantes, telles que l'antipathie, la misanthropie, etc. [Voy. ANTiiATiiiE, sympathie). — En Médecine, le mot affection est synonyme de maladie.
AFFICHES idu lat. affigcre, atlacherj. En vertu de la loi du 28 juillet 1791, les affiches publiées par le gouvernement peuvent seules être imprimées sur papier blanc: les affiches des simples particuliers doivent être sur papier de couleur. Ces dernières sont, en outre, soumises à un droit de timbre et à de sévères règlements : la loi du 10 décembre 1850 prohibait toute publication politique au moyen d'affiches ou placanis; celle du Iti juillet 1850 3 renouvelé et aggravé les prescriptions antérieures.
affiches (petites-). En 1638, le médecin Benaudot Tt paraître, sous le titre de Bureau d'adresses, les Petites- Affiches de Paris, qui cessèrent à sa mort 1655). Ce recueil périodique, repris en 1715, se continue enc-orj aujourd'hui.
AFFILIATION {d'affilier; du lat. ad et filius), association à une compagnie, corporation ou communauté. L'affiliation à une corporation militaire étrangère emportait privation de la qualité de Français C. civ., art. 21 ancien, modifié par la loi du 26 juin 1889). — Pour l'affiliation à une société secrète, voy. société.
AFFILOIR. Voy. pierre a aigliser.
AFFINAGE (ilu préfixe a et de fin, adj.), opération par laquelle on sépare certains corps des substances qui en altéraient la pureté. Ce mot s'emploie surtout pour exprimer la séparation des métaux précieux, tels que l'or et l'argent, de leurs alliages avec les métaux communs, tels que le cuivre. — L'affinage de l'or a pour objet de séparer ce métal de l'argent et du cuivre. Autrefois on effectuait cette séparation par la méthode dite du départ, qui consistait à dissoudre le métal dans l'acide nitrique ; il se faisait du nitrate d'argent et de cuivre solubles, tandis que l'or restait à l'état métallique et insoluble. Mais, comme il v a toujours une certaine quantité d'or entraînée dans la dissolution, on remplace auj. l'acide nitrique par l'acide sulfurique bouillant. L'or d'affinage est d'habitude au titre de 998 millièmes: il peut contenir un peu de platine. — L'affinage de l'argent consiste à faire fondre ce métal dans un creuset : lorsque le métal est fondu, on jette dans le creuset du salpêtre qui se combine avec le cuivre sans toucher à l'argent; ce mélange surnage à la surface du bain, et l'on trouve au fond du creuset un culot d'areent fin. — On dit aussi affinage de la fonte : il s'agit alors de la décarburation de la fonte et de la préparation industrielle du fer ductile et malléable; l'opération consiste .n la chauffer fortement au contact de l'air, afin d'oxyder le carbone et les autres matières étrangères. C 'tle opération se pratique dans des fourneaux particuliers appelés puddlings ou fours à puddler ; l'opération porte alors le nom de puddlage.
AFFINITÉ (du lat. affinis]. En Droit, c'est le lien de famille entre un époux et les parents de l'autre époux, qu'on appelle parfois des affins. On dit auj. plus communément alliance, alliés. Voy. alliance.
En Chimie, l'Affinité ou Attraction chimique est la tendance qu'ont les corps à se combiner ensemble. Elle se distingue des autres attractions moléculaires en ce qu'elle donne naissance à des comp)sés dont les propriétés diffèrent de la moyenne de celles des corps composants. Le résultat de l'affinité est la combinaison chimique. Les anciens chimistes distinguaient plusieurs espèces d'affinités : affinité élective, prédisposante, divellente, quiescente, elc. On conserve encore quelquefois la première de ces dénominations. — Le mot affinité paraît avoir été employé p<iur la première fois par Barchusen. chimiste allemand, en 17t)5. Geoffroy l'aîné publia en 1718 la première taWe d'aiîinilés ;