‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 281 sur 1729 · DIVIN. FÊTE. MARIAGE · texte numérisé non relu

DIVIN. FÊTE. MARIAGE

CÉLERI de lital. sellaro), Apium graveolens. variété de VAche transformée en plante potagère par la culture, qui lui fait perdre la saveur désagréable et l'odeur forte

Îu'il a dans l'état sauvage. On distingue : le C. creux, ou 'etit Céleri; le C. turc ou de Prusse; le C. nain frisé, très tendre et cassant: le C. plein, rouge et rose; le Gros Violet de Tours, plus gros que la plupart des autres ; enfin le C.-rave, dont la racine, en forme de navet, se mange cuite. On mange en salade la base des pétioles et des jeunes tiges du céleri; la racine et les graines ont été employées en médecine, la première comme apéritive, les secondes comme semences chaudes. — Pour faire blanchir les tiges du céleri, on le plante dans des fossés, et on l'enterre en amoncelant à son pied de la terre ou de la paille.

CÉLÉRIFÈRE, nom du premier appareil vélocipedique {Voy. vélocipédie).

CELESTA. instrument de musique inventé en 1886 par le facteur d'orgues Mustel. Le celesta est un instrument à clavier, de l'étendue de 4 octaves ; il est composé de lames métalliques mises en vibration par un mécanisme identique à celui du piano. Le celesta produit des sons d'une pureté cl d'une limpidité extraordmaires.

CÉLESTINE, Caelestina. genre de la famille des Composées, tribu des Eupatoriées, caractérisé par son réceptacle nu portant des fleurs à 5 divisions et par son fruit à 5 angles surmonté d'une aigrette en couronne, inégalement dentée. La C. bleue [C. cienilea, Ageratum cxruleum) '■• est une plante annuelle, originaire du Mexique, haute de Om. 50, à feuilles en cœur, crénelées, à fleurs d'un bleu céleste en corj-mbe terminal. La C. vivace (C. azurea) est d'un bleu plus foncé que la précédente.

cÉLESTixE, "lùl' petite planète, trouvée le 27 juin 1884 par Palisa, à Vienne. Voy. planètes.

CÉLESTINE, sulfate de strontiane naturel (SrO.SO'), cristallise en prismes orthorhombiques, isomorphes de l'anglésite et de la barjiine. On rencontre de beaux cristaux, accompagnés de soufre natif, en Sicile. Une variété fibreuse, d'un bleu ciel, se trouve dans les fissures des marnes du i terrain crétacé inférieur et a valu son nom à l'espèce. On la ! trouve aussi en nodules compacts à Montmartre, avec cris- 1 taux aeiculaires. |

En Cuisine on nomme célestines im salpicon de volaille, | truffes, etc., lié avec une sauce et maintenu froid ; on en i garnit <les rondelles de langues à l'écarlate. On fait des célestines de gibier, poisson, etc.

CÉLESTINS, ordre religieux. Voy. le Dict. d'Hiat. et de Géogr.

CÉLIBAT (du lat. cœlibatus). Chez la plupart des peuples de l'antiquité, les célilwtaires étaient notés d'infamie ou assujettis à des impôts humiliants, .\uguste, eflravé des progrès de la dépopulation, rendit contre eux la loi Papia Poppaea, qui ne fut abrogée que sous Justinien, mais qui était depuis longtemps tombée en désuétude. Le christianisme, en honorant les vertus de la vie monastique, modifia les idées à ce sujet ; et, dans les temps modernes, le principe de la liberté individuelle a empêché qu'on n'apportât aucun obstacle au célibat volontaire [Voy. virginh-é). Bien qu'il ne soit pas de loi divine, le célibat ecclésiastique remonte au berceau du christianisme. Dans les premiers siècles, on pouvait bien ordonner des hommes mariés, mais nul ne pouvait se marier après l'ordination. Depuis le concile de Nicée [blh . l'Eglise catholique a toujours déclaré le mariage incompatible avec les fonctions du sacerdoce; le concile de Latran (1215^ prononça e](pre*sément U nullité

du mariage des ecclésiastiques, et le concile de Trente confirma cette décision (15tk>). Le célibat a été depuis lors strictement observé dans l'Eglise. — Les prêtres grecs et les ministres des divers cultes réformés ne suivent pas U règle du céUbat.

CELLAIRE (du lat. cella, loge), Cellaria. genre de Brvozoaires : ce sont des animaux marins, dont les parties dures forment un système articulé, cartilagineux, cylindrique, rameux. à cellules éparses sur leur surface, tes espèces en sont communes dans les mers d'Europe.

CELLÉPORIOÉES (du lat. cella et de pore), famille de Bryozoaires, dont les cellules testacées ou cornées, ovales ou hexagones, sont toujours disposées d'un seul côté d'une surface encroûtante et toujours adhérentes à un autre corps.

— Les Cellépores [Celleporse], qui constituent le genretype, se trouvent en plaques plus ou moins étendues sur toutes les productions marines; ils adhèrent aux rochers, aux plantes, aux crustacés, aux mollusques teslacés.

CELLÉRIER (du lat. cellarium, cellier), titre d'office qu'on donne dans un monastère au religieux qui a soin des pro\isions, de la dépense de bouche, du temporel de la maison. Les communautés des religieuses ont des cellérières. — Chez les anciens, ce nom était synonyme d'intendant. Sous les empereurs romains, le cellé'rier était un officier chargé de l'examen des comptes.

CELLULAIRE (de cellule). Les Ânatomistes nomment tissu cellulaire un tissu organique composé d'un assemblage de lamelles, de filaments, mous, blanchâtres, extensibles, entre-croisés en une foule de sens, et laissant dans leurs intervalles des cellules plus ou moins distinctes. Ce tissu entoure et pénètre tous les organes; il est surtout abondant sous la peau et entre les muscles {Voy. cellule).

— Les Botanistes appellent ainsi la réunion de petites ca- Tités ovales, oblongues ou hexagonales, qui forme la première trame du végétal {Voy. cellulose]. Xnç plante cellulaire est une plante composée de tissu cellulaire arrondi ou allongé, mais ne contenant pas de vaisseaux.

En Histolç^ie, on a donné le nom de Théorie cellulaire à une théorie universellement admise auj. Tous les tissus ou du moins leurs éléments anatomiques dérivent directement, par simple changement de forme ou par soudure, des cellules qui primitivement constituent l'embryon. L'animal sort d'un œuf qui est une cellule : cette cellule se partage en un grand nombre d'autres; leur échafaudage constitue l'être nouveau. On peut concevoir dans ces faits deux étapes : 1" l'origine cellulaire : tout être vivant vient d'une cellule; la semence, l'œuf, à l'origine des chosej, sont des cellules ; elles se subdivisent en d'autres cellules, cellules embryonnaires : l'être vivant commence donc par im assemblage de cellules; 2° la métamorphose : les éléments des végétaux ifibres, tubes, etc.) et ceux des tissus animaux sont les cellules embryonnaires elles-mêmes, qui, en avançant en âge, ont changé de forme, se sont métamorphosées. Ainsi pour les appareils organisés il n'y a pas de création nouvelle, il y a simplement une métamorphose de ce qui existait.

En Législation, on appelle Régime ou Système cellulaire le système d'après lequel les prisonniers sont renfermés isolément dans des cellules séparées : il a l'avantage d'éviter la corruption des détenus les uiis par les autres; mais, appliqué d'une manière absolue, comme dans les premiers temps de son étaMissement, ce syslètne offre de grands dangers; aussi l'a-t-on progressivement adouci {Voy. pésite.ncier) ; — Voiture cellulaire, une voiture divisée en compartiments, au moyen de laquelle on transporte les prisonniers au lieu de leur déteutioa, sans qu'ils communiquent ensemble pendant la route. Depuis 1837, cette voiture a remplacé la chaîne des forçats.

CELLULE (du lat. cellula). En Histologie, on donne le nom de cellules à des corps, visibles seulement au microscope, et qui sont les éléments primitifs dont l'assemblage forme les tissus du corps {Voy. cellulaire'. La cellule complète est formée par une enveloppe remplie d'un liquide granuleux, le protoplasma, au milieu duquel se trouve un corps solide, le noyau, et dans celui-ci une tache, le nucléole. L'acide acétique éclaircit le protoplasma et rend le novau plus apparent. La cellule n'est complète que chez l'embryon; si on l'examine chez l'adulte, souvent on ne lui trouve pas d'enveloppe, parlant pas de cavité. Les tissus étant un assemblage de cellules, leur vie est la résultante des infimes vies de leurs éléments, et la vie de l'être tout entier est la résultante de U vie des tissus qm

(IILLULOÏD

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