‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 282 sur 1729 · CENDRE · texte numérisé non relu

CENDRE

le forment. — Le proloplasma est la partie essentielle de la cellule ; c'est lui qui se nourrit, s'accroît, respire. — Le noyau a un rôle principalement dans la reproduction de la cellule (To)/. division cellulaire).

Cellules mères, en Botanique, cellules qui se divisant en quatre donnent naissance au pollen, aux spores, etc.

Cellules initiales, cellules qui, par des divisions indéfiniment répétées, donnent naissance à un organe comme la racine ou la tige. La tige et la racine des Cryptogames vasculaircs présentent à leur exlrémilé une seule cellule initiale; les Phanérogames en ont plusieurs.

Fm Zoologie, on appelle improprement cellules : i' les alvéoles nue se construisent certains Hyménoptères ; 2° les loges qu'habitent les Polypes à polypier ou qui revêtent certains Bryozoaires.

Pour les Cellules des couvents et des prisons, voy. mo-

NASTf:RE et l'É.MTE.NCIER.

CELLULOÏD, matière complexe formée de mTOxyline (cellulose nitrique) et de camphre. Additionné a'àlcool, ce mélange est laminé, comprimé et étuvé lentement. 11 donne ainsi une matière élastique, transparente, susceptible d'un beau poli ; on peut la rendre opaque par l'addition de substances pulvérulentes diversement colorées. Ce produit, obtenu pour la première fois en Amérique en 1809, a trouvé immédiatement de nombreuses applications dans l'industrie d'imitation (ivoire, corail, etc.). On en fait des appareils de chirurgie, d'orthopédie, des manches de couteau, etc. ; on l'emploie même comme succédané du linge pour coiifectionner des cols et des manchettes (linge américain), etc. C'est une substance très combustible et il faut éviter de l'apiirocher d'un corps enflammé.

CELLULOSE (de cellule), substance qui compose la paroi de la cellule de presque tous les végétaux. Les fibres textiles du chanvre, du lin, du coton sont de la cellulose presque pure ; il en est de même de la moelle de Y.Eschynometie paludosa, communément appelée papier de rtz, qu'on emploie pour la confection des Heurs artiticielles. La cellulose est parfois imprégnée de substances étrangères : de carbonate de chaux (cystolithes de Ficus), de silice (Graminéfs), enfin de lignine : la cellulose lignifiée constitue le bois. La cellulose pure est blanche, diaphane; elle renferme du carbone, de l'hydrogène, et de l'oxvgène dans les rapports de C**H'°0*"; elle est insoluble* dans l'eau, l'alcool, l'éthcr et les huiles. Les solutions alcalines faibles sont sans action sur elle. Il en est de même des acides minéraux étendus. Elle se dissout dans une solution d'oxyde de cuivre ammoniacal ou liquide de Schweizer, réactif précieux, par conséquent, pour les analyses des tissus. L'acide sulfurique concentré et la potasse la convertissent d'abord en une matière gommeuse dite dexlrine, et enfin en glucose. L'acide nitrique fumant s'y combine et forme un composé explosif qui a reçu le nom de colonpoudre [Voy. CQ mot). Une importante modilicalion que subissent les tissus à cellulose, tels que le papier, consiste en ce que, plongés un instant dans l'acide sulfurique étendu, puis laves à l'eau, ils prennent la consistance du parchemin. C'est ainsi qu'on prépare le parchemin artificiel ou papier-parchemin, découvert en 1846 par Poumarède et Figuier. — La cellulose a été analysée pour la première fois par Gay-Lussac et Thenard.

Cellulose animale ou Tunicine. Voy. tuniciers.

CÉLOSIE, Celosia, genre de la famille des Amarantacées, est composé de plantes annuelles ou bisannuelles, à feuilles alternes, à fleurs hermaphrodites, en épis ou en panicules. 11 a pour type la C. à crête (C. cristala), belle plante veloutée, confondue longtemps avec les Amarantes, et que l'on cultive dans les jardins sous les noms A Ainaranle des jardiniers, de Passe-Velours ou de Créte^de-Coq. Les semis ont produit des variétés de diverses couleurs depuis le pourpre jusqu'au jaune d'or.

CELSIE (de Celsius, botaniste suédois), Celsia, genre de la famille des Scrofularinées, tribu des Verbascées. Ses espèces, peu nombreuses, sont herbacées ; elles croissent dans le Levant, l'Egypte et la Barbarie. L'espèce la plus connue est la C. du Levant, plante annuelle de 0°',40 de haut ; ses fleurs sont petites et d'un jaune pâle.

CELTIQUES ou DRUIDIQUES (mommests). Voy. mégalithiques (monuments).

celtiques (langues). Les Celtes appartiennent à la race mdoi-européenne, d'où sont sortis tous lès grands peuples de l'histoire. Ils occupèrent la Gaule, le nord de l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Islande; leur littérature, si toute-

fois ils en ont possédé une, a disparu sans exercer une influence, au moins directe, sur la nôtre. Pourtant certains récits légendaires ( Tristan et Yseult, p. ex.) paraissent avoir été empruntés par nos trouvères, vers le xii' siècle, aux

[(euplades, restées celtiques do langue et de mœurs, qui labitaicnl alors l'Armoriquc et l'ouest de l'Aiigletern!.

Le celtique moderne a deux branches principales : le gaélique (Irlande et Ecosse) et le breton (pays de Galles en Angleterre, Bretagne).

CELTIS, nom latin botanique du genre Micocoulier, type de la petite famille des Celtidées (Urticacées).

Voy. MICOCOULIER.

CELUTA, 180« petite planète, trouvée le 6 avril 1878 par Prosper Henry, à Paris. Voy. planètes.

CEIMBALO. Voy. clavecin.

CEMBRE ou CEiMBROT, espèce de Pin, le Pinus cembro. Voy. PIN.

CÉMENT, CÉMENTATION (du lat. cœmentum). En Chimie, on appelle cément toute matière dont on entoure un cor|)S métallique pour le soumettre à la cémentation, c.-à-d. pour déterminer en lui, à l'aide de cette matière, certaines combinaisons ou décompositions. Les céments varient suivant le corps sur lequel on opère, et le but qu'on se propose. Ainsi, le cément est forme de charbon lorsqu'on veut faire de l'ac/er artificiel [Voy. acier).

En Anatomie, on appelle cément une substance analogue au tissu osseux, qui recouvre la racine des dents, va en s'amincissant à mesure qu'elle se rapproche de la couronne, et forme même parfois une couche mince sur l'émail de cette dernière.

CÉNACLE (du lat. cœnaculum), salle à manger chez les anciens. Chez les Romains, elle était ordinairement située à l'étage le plus élevé de la maison et recevait le jour par en haut. Ce nom n'est plus guère usité qu'en parlant de la salle où le Sauveur célébra la Cène [Voy. ce mot). La maison qui contenait cette salle, et où les apôtres recurent le St-Esprit, était située à l'extrémité mériflionale de Jérusalem : on construisit plus tard sur son emplacement une église et un couvent, qui fut longtemps occupé par des Franciscains. — Par extension, on a appelé cénacle toute réunion d'hommes de lettres ou d'artistes qui vivent entre eux dans une admiration mutuelle de leurs œuvres. Les romantiques ont eu leur cénacle, les parnassiens ont encore le leur aujourd'hui.

CENDRE (du lat. cinis, cineris), résidu de la combustion. Les houilles, les tourbes et les végétaux sont les matières qui fournissent le plus de cendres. La cendre des v^étaux contient de la silice, de l'alumine, des oxydes de fer et de manganèse, des sels de chaux et de magnésie, et surtout de potasse et de soude : ces derniers abondent principalement dans les plantes oui croissent près de la mer ou dans son sein; les cendres oes graines ou semences contiennent beaucoup de phosphates. On se sert des cendres, surtout de celles qui proviennent des bois neufs, pour la lessive et dans les verreries; elles fournissent aussi à l'agriculture un bon amendement.

Au figiiré, le mot cendres se dit des restes de ceux qui ne sont plus, par allusion à l'usage qu'avaient les anciens de brûler les corps des morts, et d'en conserver les cendres dans des urnes funéraires.

Mercredi des cendres, le premier jour du Carême. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.

Cendre bleue, couleur d'un beau bleu qu'on emploie dans la peinture et dans la fabrication des papiers peints : on distingue la C. bleue naturelle, qui s'obtient par la pulvérisation du Bleu de montagne ou Azurite [ Voy. cuivre), et la C. bleue artificielle, oxyde de cuivre hydraté que l'on mêle avec de la chaux.

Cendre gravelée, carbonate brut de potasse, qui s'obtient

fiar l'incinération soit des sarments de la vigne, soit de la ie de vin desséchée : on l'emploie à ditiércnts usages ( Voy. potasse), mais surtout à la teinture.

Cendres d'orfèvre, cendres provenant des foyers où l'on fond l'or et l'argent, les débris de creusets, les balayun^s d'ateliers et tous les déchets qui renferment une quantité sensible de ces métaux : on lave ces cendres, puis on recueille les particules d'or et d'argent avec du mercure que l'on distille ensuite dans une cornue ; les cendres qui restent sont jetées dans un fourneau de fusion sur des charbons ardents et le peu de métal qui s'y trouve encore est liquéfié : on ajoute quelquefois du carbonate de potasse et des fondants. ■

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