‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 283 sur 1729 · CENSURE · texte numérisé non relu

CENSURE

■ Cendres volcaniques, malii'res pulvérulentes que rejel- Icnt les volcans en éruption : elles contiennent les éléments dissociés de la lave sous forme de petits cristaux de fer oxydulé. d'augite, de feldspath, etc., ou de fragments vitreux. Les cendres volcanimies sont souvent projetées à de grandes hauteurs et entraînées par le vent à des dislances considérables du lieu d'éruption. Celles qui avaient été rejetées par le Krakatau en 1885 se répandirent sur une grande partie de la surface de la Terre et on leur attribue les lueurs crépusculaires qui furent visibles dans nos régions pendant l'hiver suivant.

CENDRÉE ,de cendre). On donne ce nom : 1» à l'oxyde de plomb produit par l'action de l'air pendant la fusion de ce métal ; — 2" au petit plomb dont on se sert à la chasse du mcim gibier ; — 3" à un mélange de pierre à chaux calcinée et de cendres de charlwn de terre, qui sert de ciment pour les coupelles et qu'on emploie aussi quelquefois comme ciment hydraulique.

CEN DRILLE (de cendre], nom vulgaire de la Mésange. Voif. ce mot.

CENDRURE (de cendre), piquctures, petites veines, petits trous que l'on rencontre quelquefois dans l'acier, et qui constituent la plus mauvaise qualité.

CÈNE du lat. cxna , dernier repas que Jésus-Christ fit avec ïOi apôtres [Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.). En Peinture, on cite les Cènes de Léonard de Vinci, du Poussin, du Tintoret, de Véronèse, de l'Albane, de Philippe de Champagne, de llolbein, de Rubens, etc. On a le dessin d'une Cc)te de Raphaël, gravé par Marc Antoine.

CÉNELLE. fruit de V Aubépine et du Houx.

CÉNOBION du gr. xo'.vô€'.ov, communauté), se dit, en Dotaiiii|ue. d'un fruit composé de plusieurs petites loges sans valves, ni sutures, sans style et sans stigmate, conmie dans les Labiées, les Ochnacées, la Bourrache, la Vipérine. Les petits péricarpes qui le composent sont appelés crèmes.

CÉNOBITE (du lat. cœnobila, du gr. xoivôêiov). Voy. asa-

CIIOUÈTE cl MOINE.

CÉNOMANIEN (étage) (du lat. Cenomani, le Mans', nom donné, en Géologie, à l'étage iid'érieur des terrains crétacés supérieurs. Dans le nord du bassin de Paris et en Normandie, il est représenté par une craie souvent glauconieuse, dans laquelle on peut distinguer trois zones, caractérisées chacune par une espèce spéciale de Turrililes et d'I]ulas(er; on y trouve, en outre, Amtnoniles inflalits, à la base, et Ammonites varions et rotomagensis, dans les niveaux supérieurs. Dans les régions méridionales, le Céiiomanien se trouve surtout à l'état de dépots détritiques, dans lesquels viennent souvent s'intercaler des calcaires à rudistes Caprina adversa, Sphierulites foliaceus , qui, en certains points, notamment sur les Iwrds de l'Adriatique, envahissent tout l'étage. Ce faciès méridional pénètre par le détroit poitevin dans le sud-ouest du liassin parisien, et pr.'nd un développement considérable dans le Maine • (grès du Maine à Trigonia sulcataria, marnes à Ostrea biauriculata, Ostrea columba, etc.). L'étage cénomanien présente une très grande extension sur toute la surface du globe ; presque partout il repose en transgression sur des couches plus anciennes ( Voy. crétacé).

CÉNOMYCE (du gr. xîvô;, vide, et piûxtiç, champignon; parce que les thèques en sont difficilement visibles, Cladonia, genre de la famille des Lichens. On y compte plus de 50 espèces, presque toutes croissant en toufles d'un jaune verdàtre, sur la terre, au milieu des mousses, ou sur les bois pourris. La plus intéressante est le C. des rennes ICladonia rangiferina). aliment unique de ces animaux pendant les longs hivers de la Laponie. Le Cladonia songuinea est employé au Brésil contre les aphtes des nouveau-nés.

CÉNOTAPHE (du gr. xôvoTis'.ov), tombeau vide dressé à la mémoire d'une personne morte, dont on n'a pas le corps. Les cénotaphes doivent leur origine à cette croyance des anciens, que les mânes de ceux qui n'avaient point reçu les honneurs de la sépulture erraient sur les bords du Styx sans pouvoir entrer dans le séjour des morts.

CENS (du lat. census), nom donné par les Romains au dénombrement du peuple et au recensement des fortunes que les censeurs taisaient tous les cinq ans. L'inscription sur les listes du cens était la constatation légale de rétal de citoyen; ce fut iiar suite un des modes de l'affranchiss«^i:ient. Le cens uit, dit-on, créé par Servius Tullius, &• roi de Rome. — Les Romains appelaient aussi cent une

redevance annuelle imposée aux immeubles dans les provinces.

Le cens était jadis en France une rétribution perçucv annuellement par un seigneur, dit alors seigneur censier, sur une chose ou sur une personne. On emploie encore ce mot dans ^uelaues provinces pour signifier rente, revenu.

Avant l'établissement du sulTrage universel en France, on appelait cens électoral la quotité d'impositions néces^ saire pour être électeur ou éligible : l'électeur par le cens était dit électeur censitaire. De 1814 à 1830, le cens électoral était, pour les électeurs, de 500 fr. ; depuis 1850. il fut abaissé à 200 fr.; le cens d'éligibilité, fixé à 1000 fr. de contributions directes en 1814, avait été réduit en 1850 à 500 fr.

CENSEUR (du lat. censor), magistrat romain chaîné du recensement et de la surveillance des mœurs. Voy. cidessus CENS, et le Bicl. d'Hist. et de Géogr., au mot

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