‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 289 sur 1729 · CORPS · texte numérisé non relu

CORPS

CENTUMVIAS (du lat. cenliimviri], tribunal composé de cciil membres, à Home, jugeait les questions d'état, de propriété et de succession. Voy. le Dict. d'JIist. et de Géor/r.

CENTURIE (du lat. centuria), nom donné, chez les Romains, à une compagnie de cent hommes commandée par un centurion, et à une ancienne division politique du peuple. Voy. curie et le Dict. d'Hist. et de Géogr.

Les Genturies de Magdebourg sont un corps d'histoire ecclésiastique, écrit vers 1560 par des ministres protestants de Magdebourg. — Les G. de Nostradamus sont les prédictions attribuées à cet astrologue : elles sont rangées par centaines de quatrains ou de sizains.

CENTURION (du lat: centurio). Voy. CExiuRrE.

CÉNURE, Gœniirus, entozoaire qui habite le cerveau des agneaux et des herbivores en général et dont la présence cause la maîv^die appelée tournis (Voy. ce mol) : ce n'est qu'un ténia encore à l'état d'hydatide, mais qui peut se transformer en ténia complet, si on l'introduit dans l'estomac d'un carnassier. Voy. ténia.

CEP (du lat. cippus, tronçon, palissade ; ou du celtique ccap, tronc), souche ou pied de vigne. Voy. cépage et

VIGXE.

CÉPAGE (do cep], sarment de vigne cultivée employé comme plant ou bouture. On a reconnu de tout temps l'influence du cépage sur la qualité du vin. Cette influence est telle que plusieurs vins renommés tirent leur dénomination de celle des plants qui les ont produits : tels sont les vins muscats, et ceux oe Grenache, de Malvoisie, de Picardan, etc. Le choix du cépage est donc des plus importants pour le viticulteur. Les cépages américains ont des racines qui résistent au phylloxéra ; on les emploie en greffant dessus du cep français ou en prenant des hybrides «les deux ayant les qualités de la racine des uns et du fruit des autres [Voy. vigne). Cf. J. Bel, les Maladies de la Vigne et les meilleurs Gépages, 1890.

CÈPE ou CEP3, espèce de Champignon du genre Bolet. Voy. BOLET. — On l'emploie en Cuisine comme garniture ou légume. Conservé, il est l'objet d'un commerce important dans l'ouest et le sud-ouest de la France. Les cèpes de Bordeaux sont renommés.

CÉPÉE (de ce;>), touffe de tiges (^ui sortent de la souche d'un arbre après que le tronc a été coupé, comme on le voit dans les châtaigniers, les frênes, etc. Ces pousses, presque toujours trop nombreuses, se nuisent réci|)roquemenl. 11 faut avoir soin, à mesure qu'elles grandissent,

d'en retrancher une partie cl Uc ne conserver que les plu? fielles.

CÉPH/ELIS (du gr. x£«pa)ki^, tête, à cause des capitules que forment les fleurs), genre de la famiile oes Bubiacécs, est composé de plantes herbacées ou d'arbustes qui croissent dans les parties chaudes et humides de l'Amérique méridionale : feuilles opposées ; fleurs bractéolécs, réunies en capitules terminaux ou axillaires. L'espèce la plus commune cl en même temps la plus utile est le G. ipécacuanha, petit arbrisseau du Brésil qui fournit à la médecine une racine émétiipic d'un très grand emploi [Voy. iPÉCAcnANHA). Les autres espèces, comme le C. violet et le G. pourpre, se cultivent en serre.

CÉPHALACANTHE (du gr. Xc'jXaTi et àxavOa, épine], Gephalacanthus, genre de Poissons acanthoptérygiens, cle l'ordre des Squamodermes, famille des Joues-cuirassées, ressemble beaucoup aux Dactyloptères ou Poissons volants : il n'en diffère que par la brièveté de ses pectorales.

CÉPHAL/EMATOIME (du gr. Tcs'jaÀi^ et at[xa, sang, avec la désinence orne), tumeur ou bosse sanguine qui se forme à la surface interne ou externe des os du crâne chez le nouveau-né. Quand elle fait saillie au dehors, elle n'offre aucune gravité et disparaît au bout de quelques jours par de simples applications de compresses résolutives; si elle persiste, on l'ouvre par une légère incision

CÉPHALALGIE (du gr. %zo3.'ki\ et àXyoî, douleur), nom sous lequel on désigne tout mal de tête, toute douleur qui occupe une région quelconque ou toute l'étendue de la tète et du crâne. On dislingue : la céphalée, ou céphalalgie persistante; Vhémicranie, ou migraine [Voy. migraine); le clou hystérigue {Voy. ci.ou), etc.

CÉPHALANTHE (du gr. XE'faÀ-/, et àv6o;, fleur), synonvme de calathide et de capitule. — C'est aussi le nom d un genre de la famille des lUibiacées, dont la principale espèce est le G. occidental ou Bois-Bouton, arbrisseau de l'Amérique du Nord que l'on cultive comme plante d'ornement.

CÉPHALÉE. Voy. cÉriiAi.Ai.GiE.

CÉPHALIQUE (du ^r. xsœaX'.xdc;, ce qui a rapport à la tète). — Artère céphalique, synonyme de carotide primitive [Voy. carotide). — Veine céphalique, veine superficielle de la lace antérieure et extérieure du bras, se forme, au pli du coude, par la réunion de la médiane céphalique, de la radiale superficielle, etc.; c'est une des veines sur lesquelles on pratique la saignée : on croyait autrefois que la saignée de cette veine était utile dans les maladies de la tète. — Remèdes céphaliques, antispasmodiques emplovés contre les maladies nerveuses de la tète.

CEPHALITE. Voy. encéphalite.

CÉPHALOBRANCHES (du gr. -«f aXVi, tète, et de branchies), sous-ordre de la classe des Annélides, ordre des Chétopodes : corps divisible en tète, thorax et abdomen; branchies insérées sur la première de ces parties. Ces animaux vivent habituellement dans des tubes calcaires ou membraneux, ce qui leur a fait donner le nom de Tuhicoles. Genres principaux : Serptile, Amphitrite, Tcrcbclle, Sabelle, etc.

CÉPHALOPODES (du gr. yt.trscLkf\ et iîoûç, ttoSôî, pied), 1" classe de l'embranchement des Mollusques, comprend des animaux formés d'un corps qui renferme les viscères et les branchies, et d'une tête surmontée de 8 ou 10 bras ou pieds, armés de ventouses. Tantôt les céphalopodes sont pourvus d'une coquille uniloculairc. comme l'Argonaute; tantôt, comme le Nautile, ils habitent la dernière cavité d'une coquille multiloculairc dont les loges aériennes sont traversées par un siphon membraneux ; tantôt enfin ils portent dans l'intérieur de leurs téguments soit une coquille formée de loges aériennes, comme la Spirule. soit un osselet calcaire ou corné, comme la Sèche. Plusieurs sont munis d'une poche remplie d'une substance noirâtre dont ils troublent l'eau autour d'eux pour se soustraire à leurs ennemis. Les sexes sont séparés sur des individus distincts. Tous les céphalopodes sont marins : ils sont très voraces, et se nourrissent de crustacés et de poissons, dont ils s'emparent avec leurs bras, et qu'ils dévorent à l'aide des deux fortes mandibules dont leur bouche est armée. — Les Géphalopodes se divisent en deux ordres : 1° les Acétabulifères ou Dibranrhiaux, formant deux sousordres, les Décapodes et les Octopodes. et renfermant les familles des Sépiadées, des Spirxtlidées, des Loligidées, des Teuthidées et des Bélemnitidées ; 2° les Tentaculi-

CËPHALOPTÈRE

Page 1