‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 290 sur 1729 · CÉRAT · texte numérisé non relu

CÉRAT

fi res ou Tètrabramhiaitx. qui comprennent la famille des Saulilidées. Les C.lijménidéex et les Ainmonitidées, autrefois rangés dans les Tëlrabrancliiaiix, sont considérées aujourd'hui comme formant un 3° ordre, intermédiaire entre les deux autres.

CËPHALOPTÈRE (du gr. vcc'jaXr, et ■:TTÉpov, aile;, Cephalopteriis. genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux coniroslrcs. famille des Corvidés, renferme une seule espèce, le C. orné du Brésil, au plumage d'un l)eau bleu noir; sa tête est ornée d'une aigrette composée de plumes étroites et longues.

cÉPHAi.oPTÈRE, Cephaloptcra, genre de Poissons, de l'ordre des Plagiostomes et de la famille des Raies, à nageoires pectorales grandes, élargies et pointues; taille dépassant quelquefois 4 mètres. Le C. Masséna, type du genre, se prend avec les thons dans les madragues de la Méditerranée.

CÉPHALOTE du gr. xEsaÀf,), Cephaloles. genre de la famille des Chéiroptères (Chauves-Souris^ voisin des Roussettes, et appelé aussi Ha7-pie: — genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, triliu des Carabiques.

CÉPHALOTHORAX de xesaX-rj, tète, et Ocipa;. thorax), nom donné à la partie antérieure du corps chez les .arachnides et un grand nombre de Crustacés. Le céphalothorax résulte de la soudure plus ou moins complète de la tète avec le thorax.

CÈPHE, genre d'Insectes Hyménoptères térébranls, famille des Tenlhrédiniens, comprend une vingtaine d'espèces européennes, dont la principale est le C. dit charme. La larve de cet insecte vit sur les tiges des céréales, où elle cause de grands dommages.

CÉPHÉE (nom mvth.), constellation de l'hémisphère boréal, située entre le Dragon et Cassiopée ; son ascension droite movenne est 2I''4(!", sa déclinaison 65'. Elle compte 3 étoiles ue 5* grandeur, 4 de 4', 7)7 de 5'.

CEPS, genre de Champignons. Voy. bolet et cèpe.

CÉRAISTE (du gr. xEpâaxT,;. cornu, de la forme des grainesi, Cerasliiim, genre de la famille des Carvophyllées, tribu des Alsinées, renferme des espèces herlwcées, la plupart vivaces, presque toutes d'Europe. Elles sont recherchées à cause de la multitude et de l'éclatante blancheur de leurs couleurs. Le C. tomenteux (C. tomenlosinii , vulg. Argentine et Oreille-de-souris, a des (leurs d'un blanc pur et un feuillage argenté et cotonneux dont on tapisse les rochers dans les jardins paysagers.

CÉRAMBYCINS (dug.-type Cerambyx], tribu d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Longicornes. caractérisés par leur labre très apparent, leurs yeux toujours échancrés pour recevoir la liase des antennes, qui sont longues, leurs cuisses en forme de massue, et leurs couleurs brillantes. Ils habitent les contrées chaudes du midi de la France. — Genres principaux : Cerambyx, Callichrome, etc

CERAMBYX (du gr. XcpitxSy;). Voy. capricorne.

CÉRAMIE (du gr. xEpâti.ov, vase de terre, à cause de la forme des capsules), Ceramiiim. genre de la classe des Algues, section des Floridées, type de la famille des Céramiées. a pour caractères : des filaments cylindriques articulés par sections et marqués intérieurement d'une seule macule de matière colorante; des capsules externes, solitaires, nues, opaques. Leur couleur varie du pourpre au violet; elles ont la forme d'arbustes, et croissent dans l'Océan.

CÉRAMIQUE (art), du gr. xjpafioî, terre à potier, en lat. Figulina: crt qui a jiour objet la fabrication des poteries, faïences et porcelaines., employées soit comme vases et ustensiles, soit comme tuyaux, briques, tuiles, antéfixes et ornements pour la décoration intérieure et extérieure des édifices, ou bien encore comme bas-reliefs, statuettes, etc. Les substances qui entrent dans leur composition sont l'argile plastique, la terre de pipe, le kaolin, le grès. Elles peuvent être non vernissées [terre cuite, biscuit,, ou être glacées, soit par un vernis transparent de silex et de plomb [vases antiques!, ou de feldspath [porcelaine], soit par un émail composé d'une matière vitri- (iable et détain [faïence], soit par une couverte composée d'une matière vitrifiable et d'une terre qui ne fondent qu'à la température requise par la cuisson même de la pâte i9fès].

La céramique est un des arts les plus anciens. La cérami({ue chinoise se réclame d'uue haute antiquité» mais il

n'existe pas de vestiges qui permettent d'étudier ce qu'elle dut être anciennement. Par contre, on a trouvé dans les hypogées de l'Egypte des poteries émaillées de diverses couleurs ; on a recueilli également, dans les ruines de l'Assyrie, des briques émaillées qui servaient à la construction des édifices, etc. Les Phéniciens étaient d'habiles céramistes, qui exportaient leurs produits dans toutes les contrées que baigne la Méditerranée. C'est d'eux que les Grecs a| prirent l'industrie des vases peints; ils la portèrent ensuite au plus haut degré de prfection et produisirent des œuvres d'un goût exquis, soit par la pureté des formes, à laquelle ils attachaient autant d'importance qu'à la décoration, soit par cette décoration elle-même qui était polychrome ; on voit dans les musées des collections de vases destinés aux sacrifices, aux repas , à l'ornement des maisons, aux tombeaux, et couverts de sujets mvthologiques, bachiques, ou empruntés à la vie ordinaire, vases sur lesquels de grands travaux d'érudition ont été publiés depuis un siècle en Allemagne, en Angleterre, en France et en Italie (Toy. vases). De Grèce, une colonie apporta les mêmes procédés en Elrurie. Les Romains imprimèrent à la poterie usuelle un caractère de force et de commodité, comme on en peutjuger par les jarres et les sraphores qu'on emploie encore dans le midi de la France. .\u moven âge, on dalla parfois les églises et les châteaux avec "des carreaux, soit incrustés de terre colorée, soit émaillés ; on fit des vases de grès, mais l'art céramique proprement dit cesse d'être en grande faveur. L'Orient au contraire continue de faire des progrès en cet art. Au xiv« siècle, des poli<>rs maures s'installèrent à Majorque et y fabriquèrent une faïence à reflets irisés et métalliques [majolique hispanomoresque). L'imitation donna naissance à la majolique italienne, que les Français nommèrent faïence; au XV* siècle, Luca délia Robbia, d'après Vasari, inventa l'émail stannifère blanc et fabriqua des bas-reliefs coloriés, des médaillons, etc. , pour remplacer les mosaïques. Cet art

fiassa ensuite en France, oii l'on cite les faïences d'Oiron soi-disant service de Henri 11% les terres émaillées de Limoges, les plats de Bernard Palissy, les poteries de Nevers, de Moustiers et surtout de Rouen. C'est seulement au xviii' siècle que remonte l'invention de la terre de pipe ou faïence anglaise et de la porcelaine européenne. Les Anglais empruntèrent cette dernière aux Chinois, dont l'œuvre la plus célèbre est la tour de porcelaine de Nankin ; mais ces produits de la Chine trouvèrent presque aussitôt, en Saxe, à Meissen, et, en France, à la manufacture de Sè^Tes, une concurrence redoutable.

Consulter sur ce sujet : A. Brongniart, Traité des arts céramiques (1844), et avec M. Riocreux, Description du musée céramique de Sèvres (1845) ; J. Labarte, (jollection Debruge-Duménil (184'i); Marryat, Collections towards a history of potcry and porcelain (1850); A. Tainturier, les Terres émaillées de Bernard Palissy (1863); A. Demmin, Histoire de la céramique (18691 ; Alb. Jacquemart , Histoire de la céramique (1872); Champtteury, Bibliogr. céramique [l'USl]; Jacmicke. Die gesammte keramische Litteratur (1882); L. Gonse, l'Art japonais (1885); etc. Voy. grès, taSe^ck,

PORCELAINE, TERRE DE PIPE, CtC.

CÉRASINE (du lat. cerasus, cerise), mélange oui constitue la presque totalité des gommes qu'exsudent les cerisiers, amandiers, pruniers, etc. Ce n'est pas un principe chimique simple. Voy. gohmes.

CÉRASTE (du gr. xspiu-zr,^, comul, Vipera ceraslet, espèce de Vipère très venimeuse de l'Afrique septentrionale, est caractérisée par une petite corne pointue qu'elle porte sur chaque sourcil, ce qui lui a fait donner le nom de Serpent cornu : elle est grisâtre, et se tient cachée dans le sable en Afrique. On la voit gravée sur les anciens monuments égyptiens. Quelques zool(^stes lui ont donné le nom d' Aspic. Voy. ce mot.

CÉRAT (du lat. cera, cire\Ceratum, médicament externe magistral ou officinal, fonné d'huile et de cire, et queli^uefois de blanc de baleine, mais non de graisse ou de matières résineuses comme les pommades et les onguents. Le cérat simple, C. blanc ou C. de Galien, se fait avec de l'huile d'amandes douces et de la cire vierge auxquelles on incorpore de l'eau par battage; dans les h''>pitaux, on le fait avec de la cire jaune et il est tout aussi bon. En y ajoutant : quelques gouttes d'essence de roses, on a le C. à la rose ou labial; de l'eau de laurier-cerisj\ le C. calmant de Houx; du laudanum, le C. opiacé; du sous-acélal« de

CÉRATINE

Page 1