‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 296 sur 1729 · CERVELLE · texte numérisé non relu

CERVELLE

CÊTACÉ

ficiellc est, comme celle du cerveau, totalement insensible et iiioxcilal)ic; tandis que la lésion des parties blanches entraîne dos convulsions universelles. Suivant Willis, le cervelet présiderait aux fonctions de la vie orp^anique; suivant d'autres, Pourfour du Petit, Dugès, Foville, il serait un des foyers principaux de la sensibilité générale. Lussana l'a considéré comme l'organe du sens musculaire, c.-à-d. de celte sensibilité spéciale qui nous permet de mesurer et de gouverner les contractions des muscles pour l'accomplissement des mouvements que nous voulons produire. Flourens a prouvé que le cervelet a un rôle complètement distinct de celui du cerveau, et que ses lésions déterminent un désordre, une discordance très remarquables dans les mouvements de locomotion ; mais il est allé trop loin lorsque, exagérant cette propriété, il a considéré le cervelet comme le siège d'un principe particulier, celui <le la coordination des mouvements. On sait anj. qu'il existe beaucoup de centres coordinateurs de mouvements (p. ex. dans la moelle épinière), et le cervelet ne peut être que l'un de ces centres.

CERVELLE, nom vulgaire de la substance du Cerveau ou Encéphale (Voy. ces mots], se dit spécialement du cerveau des animaux, surtout des animaux de boucherie, employé comme aliment.

En Cuisme on ne se sert guère que des cervelles de veau, de mouton ; elles rendent service dans les garnitures de vol-au-vent, tourtes, etc. On peut encore les frire ou leur appliquer certaines sauces, telles que sauce aux tomates, italieime, etc.

CERVICAL (du lat. cervix, nuque), tout ce qui appartient à la partie postérieure du col. On compte 4 artères et autant de veines cervicales, 8 paires de nerfs cervicaux, 7 vertèbres cervicales dont la 1" est appelée atlas, la 2" axis, etc.

CERVIDÉS, famille de Ruminants. Voy. cerf. .

CERVOISE (du lat. cervisia), ancien nom de la bière. Voy. ce mot.

CERVULE (dimin. de cerf), Cervulus, genre de la famille des Cervidés, comprend des espèces particulières à l'ilindouslan et dont le bois est porté par un long pédicule osseux dépendant des os du front : ces animaux sont rares en France. On distingue le C. muntjac, le C. musc et le C. à petit bois.

CÉRYLE, oiseau. Voy. mautin-pècheur.

CÉSALPINIE (de Césalpin, botaniste du xvi° siècle), Cœsalpinia, genre-type de la famille des Césalpiniées (Légumineuses), renferme des végétaux arliorescents armés d'aiguillons, à feuilles alternes, à fleurs jaunes ou jaunâtres en grappes terminales. Ces végétaux sont particuliers aux régions tropicales. On remarque la C. épineuse [C. brasiliensis], qui fournit le bois de Brésil, ou Drésillet; la C. sappan, ou lirésillet des Indes, avec laquelle on teint en rouge; la C. crisla ou Bois de Fernambouc; la C. mimosoide. qui est contractile comme la sensitivc, etc.

CÉSALPINIÉES, famille de Légumineuses : fleurs irrégulières, non papilionacées, calice à 5 divisions, corolle à 5 pétales onguiculés : 10 étamines; ovaire libre, solitaire, style terminal; gousse polysperme. — Genres principaux: C,rsalpinia,Gymnocladus,Hieniato.vylon,Cassia,Senna, Swartzia, Dimorphandra, Bauhinia, Ceris, Krameria, Copaifera, etc.

CÉSARIENNE (opération), opération chirurgicale par laquelle on extrait l'enfant du sein de la mère au moyen •l'une incision pratiquée aux parois de l'abdomen. Cette opération était déjà en usage chez les Romains : ils donnaient aux enfants qui naissaient ainsi le surnom de Cxsar ou de Cxso; Scipion l'Africain et J. César durent la naissance à cette opération. Pendant longtemps elle ne fut pratiquée que sur des femmes mortes enceintes : Roussel proposa le premier, en 1581, de l'exécuter sur le vivant. Perfectionnée par Levret, Moriceau, Lauverjat, la méthode qu'il proposa eut un plein succès. On n'y recourt toutefois que dans le cas d'absolue nécessité.

CÉSIUM (du lat. csesius, gris bleu, à cause de la couleur des deux raies bleues qu'il produit dans le spectre), Cœ = 153, métal alcalin, découvert, en 1861, par Runsen et KircbbofT dans les eaux mères de la saline de Durkheim et depuis retrouvé dans plusieurs autres eaux minérales, telles que celles de Rourbonne. Il est le plus souvent accompagné de rubidium, de potassium, de sodium et de lithium. Certains minerais de l'île d'Elbe contiennent jusqu'à 34,07 p. 100 d'oxyde de césium.

CESSION (du lat. cessio], transmission par acte Qtilic vifs d'un droit incorporel : on l'appelle aussi transport. Elle s'opère : pour les créances civdes par la tiaditiitn du titre, par la signification de la cession au débiteur de la créance cédée, à moins d'acceptation spontanée de sa pari (C. civ., art. 1()89 et suiv.) ; pour les lettres de change et billets à ordre, par l'endossement (C. de comm., art. 136- 140) ; pour les inscriptions de rente et les actions nominatives dans une société, par le transfert. — On appelle cédant celui nui transporte à un autre la créance, le droit ou l'action qu'il possède; cessionnaire celui auquel le transport est fait. Voy. Th. Ihic, Traité de la cession et de la transmission des créaiices (1891).

Cession de biens, abandon ou délaissement qu'un débiteur malheureux est admis à faire de tous ses biens à ses créanciers lorsqu'il se trouve hors d'état de payer ses dettes (Cod. civ., art. 1265). La cession de biens est volontaire ou judiciaire. Elle n'éteint point l'action des créanciers sur les biens que le débiteur peut acquérir par la suite ; elle n'avait d'autre effet que de soustraire le débiteur à la contrainte par corps et n a plus d'utilité depuis que cette dernière a été alwlie. La loi n'admet point au bénéfice de cession : 1° les siellionataires, les banqueroutiers frauduleux, les personnes condamnées pour fait d'escroquerie, ni les personnes comptables ; 2" les étrangers, les tuteurs, administrateurs ou dépositaires (C. de proc, art. 905) ; 3° les commerçants (C. de comm., art. 541).

Cession de droits successifs litigieux. Voy. retrait.

CESTE (du lat. cœstus), gantelet de cuir garni de fer ou de plomb, dont les athlètes se servaient dans les combats du pugilat. Pour se garantir les tempes et les oreilles des coups du ceste, les athlètes couvraient leur tète d'une calotte nommée ai7ipholide, et qui était d'airain doublé de drap. Virgile, dans Y Enéide (liv. V, v. 587-484), décrit un combat au ceste entre Enlelle et Rares.

GESTE (du gr. xeaxôî, ceinture de Vénus). Voy. ceinture.

GESTE, Cestum, genre de Cœlentérés, de la classe des Cténophores et voisin des Réroés ; ce sont des corps rubanés plus larges que longs et munis de cils latéraux ambulacraires ; on en trouve sur les côtes de la Méditerranée.

CESTODES (du gr. xeirirô; et de eISoi;, forme) ou CES> TOÏDES, ordre de la classe des Helminthes, se compose de vers formés d'anneaux allongés, aplatis comme des cestes ou rubans. Les Vers solitaires. Ténias et Bothriocéphales [Voy. ces mots) appartiennent à l'ordre des Cestodes.

CESTRE (du gr. vcéttcoî), flèche ou trait que les anciens lançaient à l'aide d'une fronde ; le fer de ce trait était long de deux palmes, et la hampe d'une demi-coudée. Le cestre fut inventé par les Macédoniens vers l'an 170 av. J.-C.

CESTREAU (du gr. xsaTpov), Cestrum, genre-type de la tribu des Cestrées, famille des Solanées, renferme des plantes [indigènes des parties chaudes de l'Amérique. Ce sont des arbrisseaux à feuilles toujours vertes, figurant très bien dans les jardins paysagers. Certaines espèces exhalent une odeur suave pendant le jour, d'autres le soir, ou bien la nuit; ainsi le C. à baies noires ou Jasmin vénéneux a une odeur nauséabonde le jour, agréable pendant la nuit. Le C. rose et le C. orangé sont cultivés pour la beauté de leurs fleurs.

CÉSURE (du lat. csfsura), coupe du vers, repos suspensif qui sépare les deux parties d'un vers et qui se marque après un certain nombre de syllabes. — Dans nos vers syllabiques. la place de la césure varie suivant le nombre de syllabes. Dans le vers alexandrin, elle se place ordinairement après la 6' syUabe ; dans le vers de 10 syllabes, après la 4"; dans celui de 8 syllabes, après la Z' où la 5". Les vers qui ont moins de 6 syllabes n'ont pas de césure obligée.

Dans les vers métriques (grecs et latins), on entend par césure un repos après la syllabe longue qui finit un mot et qui commence un pied : ce repos, d'ailleurs, ne suspend aucunement le sens. Le vers hexamètre exige au moins une césure après le 2' pied; le plus souvent il en a deux, l'une après le 1" et l'autre après le 3'; quelquefois il en a trois, comme dans ce vers de la 1" églogue de Virgile :

Silves I t7-em tenu | i mu | sam medi | taris a | vena.

Le vers pentamètre n'admet de césure qu'après le 1" et le 2° pied; le vers ïambique doit avoir, au moins, une césure au commencement du 3* pied.

CÉTACÉS, en lat. Ccte (du gr. yi.r,-zr\], ordre de Mammifères marins qui ont pour caractères principaux : une seule paire de meinbres, les membres antérieurs, toujours dé-

CÉTÉRACH

CHAGRIiN

pourvus d'ongles ; une queue analogue à celle des poissons, mais disposée transversalement : souvent une nageoire dorsale simplement cutanée; une seule sorte de dents, toujours à une seule racine ; des poumons, le sang chaud, et des mamelles placées sous le ventre près de l'anus. Les Cétacés vivent dans l'eau et n'en sortent jamais; mais ils ne peuvent plonger longtemps et sont obligés de venir à la surface respirer l'air ; leurs narines sont disposées de manière qu ils peuvent ouvrir la gueule pour saisir leur nourriture sans s'exposer à introduire de l'eau dans leurs voies aériennes ; plusieurs ont à l'arrière-bouche des évents par lesquels ils rejettent avec force l'eau que leur bouche a engloutie. Ces animaux atteignent quelquefois des proportions gigantesques ; ils se nourrissent de substances animales, mais le plus souvent de très petites espèces, de mollusques ou de petits crustacés. — L'ordre des Cétacés peut être subdivise en deux sous-ordres : les Cétodontes, qui sont pourvus de dents et qui comprennent les genres : (Cachalot, Hyperoodon, Ziphius. Dauphin, Marsouin, Narval, etc., et les Cétacés mysticètes, chez qui les dents sont remplacées par des fanons et qui comprennent les genres : Baleine, Rorqual, Mégaptère, etc. Voy. ces divers mots.

CÉTÉRACH (orig. arabe), genre de Fougères, famille des Pols'podiacées. confondu par quelques botanistes avec le Gy m iiog ranima, est caractérisé par les écailles larges et nombreuses qui cachent entièrement ses capsules : ces fougères croissent dans toute l'Europe à la surface des rochers et sur les vieux murs. Les feuilles du C. officinal C. ofâcinarum) sont légèrement amères et mucilagineuses : elles passaient autrefois pour dissoudre les calculs et guérir les maladies de la rate.

CÉTINE du gr. xt.toî, baleine). Voy. blanc de baleine.

CÉTINIQUE ou CÉTTLIQCE (acide). Voy. éthal.

CÉTIOSAURE à\x gr. xf.xo;, Iwlcine, et saûpa, lézard), genre de Reptiles fossiles gigantesques, de l'ordre des Dinosauriens sauropodes, dont les débris se rencontrent dans l'étage bathonien de diverses parties de l'Angleterre. Les Cétiosaures sont caractérisés principalement par leurs vertèbres dorsales opisthocèles et à structure caverneuse, et par leur membre antérieur presque égal en longueur au membre postérieur.

CÉTODONTES OU Cétacés à dents. Voy. cétacés.

CÉTOINE, Cetonia, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères, famille des Lamellicornes, voisins des Hannetons, comprend un grand nombre d'espèces remarquables 1>ar leurs couleurs métalliques et variées, mais de forme ourde et massive. Leur vol, rapide et bruyant, s'exécute avec leurs élytres fermés. Les Cétoines aiment à se' reposer sur les lilas et les roses, dont elles sucent le suc. La C. dorée, commune dans nos jardins, est d'un vert émeraude qui contraste agréablement avec l'incarnat de la rose; la C. stictiquc ou ponctuce et la C. velue sont communes sur les chardons.

CÉTRAIRE. Cetraria, genre de la famille des Lichens, membraneux ou en arbuscule, à fructifications en forme de bouclier cetra fuxées sur les bords du thalle. Ces plantes vivent sur la terre même, entre les mousses, ou sur les rochers. L'espèce tvpe est le Lichen d'Islande [C. islandica\ ainsi appelé de l'usage que les Islandais en font comme aliment. La médecine l'emploie dans les affections pulmonaires chroniques. Voy. lichen.

CÉTYLE, radical ; Voy. ce mot) qui a pour formule C'H'' et dont riiydrate est l'alcool cétylique.

CÉTYLIQUES (composés), corps renfermant le radical cétyle et (jui constituent une série analogue aux composés éthyliques. Le plus important de ces composés est l'alcool cétylique, obtenu en saponifiant le blanc de baleine par la potasse.

CÉVADILLE (de l'espagn. cebadilla, dimin. de cebada, orge , fruit du Veratrum officinal qui croît au Mexique : ee sont des ca|)sules allongées, réunies par 3 dans une même fleur, minces, rougeàtres, renfermant chacune 2 ou 3 graines oblongues, noirâtres, anguleuses et tronquées à leur sonunet. Les giaines contiennent de la vératrine [Voy. ce mot), à laquelle elles doivent leur âcreté violente; leur poudre (vulgairement Poudre de capucin], sans odeur, mais fortement sternutatoire, est un médicament dangereux, qu'on emploie à l'extérieur pour détruire la vermine, mais qui peut déterminer des accidents graves.

CtYX du Céyx de la Fable, époux d'Alcyone), genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux syndactyles, a été formé

de quelques espèces de Martins-pècheurs qui n'ont que 3 doigts au lieu de 4. L'espèce-type, V Alcyon tridaclyic, est un oiseau des Indes. Voy. martin-pèchecr.

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